Matricula
liste nominative des pauvres et indigents à charge de l'église chrétienne locale dès le VIe siècle
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Historique
La matricule est inspirée des diaconies romaines, qui étaient des institutions caritatives gérées par les diacres. La matricula s'est répandue dans les villes de Gaule dès le VIe siècle[1].
Le Concile d'Orléans de 511 évoque indirectement cette pratique, en prescrivant le soin des pauvres comme devoir ecclésiastique[1].
Elle est attestée à Reims et à Laon, sous saint Remi vers 520, à Tours en 585, puis dans d'autres centres religieux[1].
Être inscrit sur la matricula signifiait recevoir une aide régulière, mais aussi être reconnu comme membre de la communauté chrétienne dans le besoin. L'Église voyait dans l'assistance aux pauvres un acte spirituel, une manière de servir le Christ à travers les plus démunis[2]. Les aumôniers étaient chargés de distribuer les biens, souvent dans des lieux appelés Hôtels-Dieu[2].
