Maude Abbott

médecin canadienne From Wikipedia, the free encyclopedia

Maude Abbott, dont le nom complet est Maude Elizabeth Seymour Abbott, née le à Saint-André-Est au Québec et morte le , est une médecin canadienne spécialiste des maladies cardiovasculaires congénitales. Elle était surnommée la « tornade bienfaisante »[1].

Décès
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MontréalVoir et modifier les données sur Wikidata
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Faits en bref Naissance, Décès ...
Maude Abbott
Maude Abbott en 1904.
Biographie
Naissance
Décès
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Nationalité
Domicile
Formation
Université McGill (certificat universitaire (en)) (jusqu'en )
Université McGill (baccalauréat ès arts) (jusqu'en )
Université Bishop'sVoir et modifier les données sur Wikidata
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Biographie

Maude Abbott est née le à Saint-André-Est, au Québec sous le nom de Maude Elizabeth Seymour Babin[1]. Avant sa naissance, son père fut l'objet d'un scandale et se réfugia alors aux États-Unis avec sa femme. Pour une raison inconnue, la mère de Maude retourna au Québec sans son mari et donna naissance à Maude. Alors que Maude n'était âge que de 11 mois, sa mère mourut de la tuberculose. Sa grand-mère maternelle l'adopta alors, avec sa sœur aînée, Alice, et changea leur nom de famille pour celui d'Abbott[1].

En 1886, Maude obtint une bourse pour les filles pour étudier au Collège Royal Victoria qui est affilié avec l'Université McGill. « Par précaution, » elle obtint un diplôme en enseignement ainsi qu'un baccalauréat ès arts en 1890[1].

Maude voulait étudier la médecine à l'Université McGill, mais, à cette époque, la faculté de médecine n'acceptait pas les femmes[1],[2]. Elle lança donc une pétition publique, obtint l'appui du quotidien The Gazette et amassa de l'argent afin que les femmes y soient acceptées, mais l'Université McGill ne changea pas de position[1]. Ainsi, en 1890, elle s'inscrivit plutôt à lUniversité Bishop's à Lennoxville qui l'accepta et où elle fut la seule femme inscrite en médecine. En 1894, elle y obtint son diplôme de médecine[1],[3].

Par la suite, Maude se rendit en Europe afin de parfaire ses connaissances. À cette époque, sa sœur Alice attrapa la diphtérie et Maude prit soin d'elle tout en poursuivant sa carrière en médecine[1].

À son retour à Montréal, elle fut invitée par le docteur Charles Martin à prendre part à ses projets de recherche à l'Hôpital Royal Victoria. C'est ainsi que Maude commença ses première recherches en se plongeant dans l'étude du cœur et en réalisant une étude sur ses bruits fonctionnels. Son article scientifique fut publié, mais c'est un homme qui le lut devant la Montreal Medico-Chirurgical Society puisque les femmes n'étaient pas admises au sein de cette société. À la suite de cette conférence, la Montreal Medico-Chirurgical Society changea de position et Maude devint la première femme à y être admise[1].

Lors d'un congrès à Baltimore aux États-Unis, Maude rencontra le docteur William Osler qui l'encouragea à poursuivre ses études sur les maladies cardiovasculaires congénitales. Elle développa également ses connaissances en muséologie médicale et en écriture médicale qui étaient aussi des champs de connaissances de prédilection de William Osler[1].

En 1898, en suivant les traces de William Osler, Maude fut nommée conservatrice adjointe du Medical Museum of McGill University. En 1904, ses qualités d'organisation et de classement lui valent une lettre de la part de William Osler au recteur de l'Université McGill déclarant que « [c'est] le meilleur travail que McGill a réalisé à ce jour ; elle a des dons d'organisation exceptionnels et il n'y a aucune collection en Amérique du Nord et en Grande-Bretagne qui s'en approche »[1].

En 1905, Maude fut invitée à rédiger un chapitre sur les cardiopathies congénitales dans l'ouvrage publié par William Osler intitulé « Systems of Modern Medicine »[1]. En 1910, elle obtint un diplôme honorifique en médecine de l'Université McGill. Celui-ci lui permit d'être chargée de cours en médecine. Plusieurs années plus tard, elle fut promue comme assistant professeur, mais elle ne fut jamais nommée professeure titulaire[1].

De 1908 à 1924, elle tint, pour l'International Association of Medical Museums, qu'elle avait fondé avec William Osler, un scrapbook contenant de la correspondance, des bulletins, des listes de membres, des règlements et des minutes de réunion[4].

En 1924, elle fonda, avec cinq autre femmes, une association nommée « Les femmes médecins du Canada » qui devint plus tard la Fédération des femmes médecins du Canada[1].

En 1936, elle publia un ouvrage intitulé « Atlas of Congenital Cardiac Diseases » répertoriant plus de 1 000 cas étudiés et proposant un nouveau système de classification de ces maladies[1]. La même année, elle prit sa retraite et l'Université McGill lui décerna un doctorat honorifique en médecine[1]. Maude Abbott meurt à Montréal le d'une hémorragie cérébrale à l'âge de 71 ans[1].

En 1993, elle fut désignée comme personnalité d'intérêt historique national au Canada[1]. L'année suivante, elle fut intronisée au Temple de la renommée médicale canadienne en même temps que son mentor William Osler ainsi que d'autres médecins[1].

Publications

Maude Abbott a publié plus de 140 ouvrages et articles scientifiques[1]. En plus de ses publications en médecine, elle a également publié 11 ouvrages historiques[1].

Parmi ses publications, on trouve :

  • (en) « On so-called functional heart murmurs », Montreal Medical Journal, (lire en ligne)
  • (en) « Pigmentation cirrhosis of the liver in a case of hæmochromatosis », The Journal of Pathology and Bacteriology, (lire en ligne)
  • (en) Florence Nightingale as seen in her portraits. With a sketch of her life, and an account of her relations to the origin of the Red Cross Society, Boston, (lire en ligne)
  • (en) « An early Canadian biologist, Michel Sarrazin (1659–1735) — His life and times », Canadian Medical Association Journal, vol. 5, no 19, , p. 600-607 (lire en ligne [PDF])
  • (en) History of medecine in the province of Quebec, (lire en ligne)

Notes et références

Annexes

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