Max Warschawski
rabbin français
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Max Warschawski, né le à Strasbourg dans le département français du Bas-Rhin, et mort le à Jérusalem en Israël, est l’ancien grand-rabbin de Strasbourg et du Bas-Rhin. C’est un historien du judaïsme alsacien et militant pour la paix.
Strasbourg,
| Max Warschawski הרב מאיר שמעון בן יצחק הלוי (מקס) ורשבסקי | |
Le grand-rabbin Max Warschawski. Strasbourg 1980. | |
| Présentation | |
|---|---|
| Nom de naissance | Meïr Shimeon ben Yitzhak HaLevi Max Warschawski |
| Naissance | Strasbourg, |
| Décès | (à 81 ans) Jérusalem, |
| Lieu de sépulture | Jérusalem |
| Prédécesseur | Grand-rabbin Abraham Deutsch |
| Successeur | Grand-rabbin René Gutman |
| Prise de ses fonctions | 1948 |
| Fin d'exercice | 1987 |
| Père | Shimeon Warschawski |
| Mère | Kaïla Tovas Staschewska |
| Épouse 1 | Mireille Metzger (1924-2012) |
| Enfants 1 | Michel Warschawski, Judith, Daniel, Evelyne, Babeth, Annie, Joël. |
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Biographie
Né à Strasbourg dans une famille polonaise[1], il est membre du groupe de jeunesse Yechouroun[2] et des Éclaireurs israélites de France. Il parle le judéo-alsacien[1].
Seconde Guerre mondiale
Sa famille quitte Strasbourg à la veille de l'évacuation et s'installe à Vichy. Il continue ses études dans cette ville jusqu'en 1941, puis il part pour Limoges, où il est placé à l'internat. En 1942, le Rabbin Deutsch crée une école destiné à amener de jeunes élèves à s'orienter vers le rabbinat en parallèle du baccalauréat.
Il rejoint la compagnie de Marc Haguenau dirigée par les E.I.F., dans le Tarn.
Après la guerre
A la fin de la guerre, après l'armistice, Max Warschawski retourne à Limoges pour travailler comme éducateur dans une maison de filles. Puis il étudie au Séminaire israélite de France de 1945 à 1947. Il passe ensuite une année à Londres, au Jewish College, où il obtient une smikha[3],[4]
Il est rabbin de Bischheim de 1948 à 1954. Il épouse Mireille Metzger et fonde une famille de sept enfants. Puis, il devient adjoint du grand-rabbin de Strasbourg, Abraham Deutsch auquel il succède en 1970. À sa retraite, en 1987, le Grand rabbin René Gutman assure sa succession.
Alya
Max et Mireille Warschawski s'installent en Israël, à Jérusalem. Il poursuit ses travaux sur l'histoire du judaïsme alsacien, et s'engage activement dans des mouvements cherchant à favoriser la paix dans la région. Père du militant pacifiste d’extrême gauche israélien Michel Warschawski, le couple est proche à la fin des années 1990 du parti sioniste religieux de gauche lié au Parti travailliste, Meimad.
Max Warschawski meurt à l’âge de 81 ans à Jérusalem.
Honneurs
Le , il est fait chevalier de la Légion d'honneur par le grand-rabbin de France Jacob Kaplan.
Hommages et distinctions
Officier de la Légion d'honneur Il est fait chevalier le , puis est promu officier le [5].- La communauté israélite de Strasbourg aménage un espace culturel Max-Warschawski dans ses locaux.
- Une voie de Strasbourg, l’allée Max-Warschawski, aménagée à côté du cimetière israélite de Cronenbourg en 2015 lui rend hommage.
Publications
- Max et Mireille Warschawski, Ma Bible illustrée, cours d’histoire juive pour la préparation des examens du Conseil pour l’éducation et la culture juive en France., Keren Hasefer ve Halimoud. 3 vol. (ISBN 2-913302-39-4)
- Michel Rothé et Max Warschawski, Les Synagogues d'Alsace et leur histoire., Chalom Bisamme, Jérusalem.
Galerie
- Le grand-rabbin de France Jacob Kaplan remet les insignes de chevalier de la Légion d’honneur au grand-rabbin Max Warschawski à l’hospice Élisa de Strasbourg, le .
- Le grand-rabbin Max Warschawski en chaire, à la grande synagogue de la Paix, 1980.
- Plaque mémorielle de l’espace Max-Warschawski.
- L’allée Max-Warschawski à Cronenbourg.