Melocoton

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Melocoton est une chanson de l'autrice-compositrice-interprète Colette Magny qu'elle enregistre en 1963, et qui est reprise dans les années 1990 et 2020 par plusieurs artistes, dont la chanteuse belge Axelle Red.

Enregistré 1963
Durée 1:41
Genre Ballade
Faits en bref Enregistré, Durée ...
Melocoton
Description de cette image, également commentée ci-après
Enfants dans un jardin,
peinture de Władysław Podkowiński.
Chanson de Colette Magny
extrait de l'album Melocoton
Enregistré 1963
Durée 1:41
Genre Ballade
Auteur Colette Magny
Label CBS

Pistes de Melocoton

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Ce titre est également celui d'un album de quatorze chansons interprétées par Colette Magny et distribué en 1965.

Historique et contexte

Colette Magny en 1972.

La chanson est tout d'abord publiée en 1963 par les disques CBS en tant que titre principal accompagné de trois autres morceaux (Basin Street blues, Co-opération et Nobody knows when you're down and out) sur un super 45 tours[1].

La même année, le passage de Colette Magny au Petit Conservatoire de Mireille[2],[3] lui offre une notoriété fulgurante et le succès de Melocoton la propulse au hit-parade, tandis que sa popularité lui permet d'assurer la première partie de la chanteuse Sylvie Vartan à l’Olympia[4],[5] où, avec son « aimable comptine[2] », « elle séduit de façon inattendue le public venu entendre la jeune chanteuse yéyé[6]. »

Considérée comme son seul « tube », notamment par Louis-Jean Calvet, dans son livre Cent ans de chansons françaises[6] et par Valérie Lehoux dans Télérama[7], la chanson sera ensuite distribuée en 1965 dans un album au titre identique et dont elle est le septième enregistrement. Selon Périne Lecoy, nièce de Colette Magny, le texte évoque sa famille et plus particulièrement les neveux de Colette Magny[8].

Le thème

La chanson se présente sous la forme d'une étrange comptine[9] énoncée par deux enfants dans laquelle Colette Magny évoque sa mère et ses neveux Périne, Christophe, Benoît et Grégoire[8], ces deux derniers apparaissant dès la première strophe sous les noms de Melocoton et Boule d'or :

« Melocoton et Boule d'or,
Deux gosses dans un jardin »

Boule d'or ne cesse de poser des questions sur les membres de sa famille plus âgés sous des formes très directes, auxquelles Melocoton (son frère) répond à chaque fois par une courte phrase servant de refrain :

« J'en sais rien, viens, donne-moi la main »

strophe répétée de nombreuses fois par la chanteuse, ce qui caractérise ce titre et lui donne son aspect particulier[10].

Analyse

Accompagnée sur l'enregistrement par le guitariste américain de blues Mickey Baker[11], Colette Magny, connue pour ses chansons contestataires mais aussi pour ses reprises de blues contemporains, sort de son répertoire habituel avec cette comptine familiale, « qu’un passage à la télévision — au Petit Conservatoire de Mireille — avait suffi à immortaliser[2] » en 1963[5],[3].

Présentation de l'album Melocoton

Cet album, édité par CBS en 1965 (et réédité par Sony en 2000[12]) comprend quatorze chansons, la chanson éponyme constituant le septième morceau :

Colette Magny a par la suite enregistré trois autres versions de Melocoton parues dans trois albums différents :

1983 : Chansons pour Titine[13]

1992 : Inédits 91[14]

2021 : Avignon 1969 (enregistrement public)[15]

Reprises et postérité

Axelle Red, ici en 2013.

Reprises

Utilisation de la chanson

En 2018, la chanson sert d'accompagnement musical à une scène du film L'Ordre des médecins, un drame français réalisé par David Roux[22], et est reprise dans le générique final.

Références

Liens externes

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