Lac de Tibériade

plus grand lac d'eau douce d'Israël From Wikipedia, the free encyclopedia

Le lac de Tibériade (hébreu : יָם כִּנֶּרֶת ; arabe : بحيرة طبريا), mer de Galilée, lac de Kinneret ou encore lac de Génézareth est un lac naturel d'eau douce d'une superficie de 166 km2 situé dans le nord-est d'Israël, à l'ouest de la Syrie, entre le plateau du Golan et la Galilée.

Faits en bref Administration, Pays ...
Lac de Tibériade
Image illustrative de l’article Lac de Tibériade
Le lac de Tibériade vu par le satellite Spot.
Administration
Pays Drapeau d’Israël Israël
Subdivision TibériadeVoir et modifier les données sur Wikidata
Fait partie de Vallée du rift du JourdainVoir et modifier les données sur Wikidata
Géographie
Coordonnées 32° 48′ 18″ N, 35° 35′ 14″ E
Type Lac naturel
Superficie 166 km2
Longueur 21 km
Largeur 13 km
Périmètre 53 kmVoir et modifier les données sur Wikidata
Altitude −212 m
Profondeur
 · Maximale
 · Moyenne

entre 40 et 49 m
25,6 m
Volume 4,1 G m3
Débit moyen 15,8 m3/s
Hydrographie
Bassin versant 273 km2
Alimentation Jourdain, Nahal Amud, Nahal Zalmon
Émissaire(s) Jourdain
Durée de rétention 5 ans
Géolocalisation sur la carte : Israël
(Voir situation sur carte : Israël)
Lac de Tibériade
Géolocalisation sur la carte : district nord
(Voir situation sur carte : district nord)
Lac de Tibériade
Géolocalisation sur la carte : plateau du Golan
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Lac de Tibériade
Géolocalisation sur la carte : Syrie
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Lac de Tibériade
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Situé à plus de 200 m au-dessous du niveau de la mer, il est traversé par le fleuve Jourdain. Riche en poissons, il est réputé pour ses tempêtes violentes à cause des différences de température avec les hauteurs environnantes.

Étymologie et appellations

En hébreu, le nom du lac est « mer de Kinneret » (ים כנרת). Il apparaît sous la forme Kinerot dans les scripts d'Ugarit dans l'épopée de Danel et Aqhat, au XIVe siècle avant notre ère.

Il figure dans la Bible hébraïque, soit le livre des Nombres (parasha Massei 34,11)[1] :

«...puis elle [la frontière] suivra le bord oriental de la mer de Kinneret »

et dans le livre de Josué (13,27)[2], en parlant du territoire de Gad :

«…avec le Jourdain pour limite, jusqu’à l’extrémité de la mer de Kinneret, au bord oriental du Jourdain. »

Une explication du nom Kinneret provient d’une allusion à sa forme, kinnor (כנור) signifiant « lyre », d’où kinneret « en forme de lyre ». Selon le Talmud, le nom du lac lui vient du fait que « ses fruits sont doux comme le son de la lyre » (Talmud de Babylone, Meguila 6a). D’après le Talmud de Jérusalem (Méguila 1:1), le nom Kinneret proviendrait des arbres kinnar qui poussaient autour du lac, terme interprété par Marcus Jastrow comme désignant le jujubier de Palestine (Ziziphus spina-christi) et par Moses Margolies comme désignant des roseaux, ce qui donnerait au toponyme le sens de « lieu des roseaux ». Le consensus scientifique est que l'origine du nom est dérivée de l'importante ville de Kinneret de l'âge du bronze et du fer, fouillée à Tell el-'Oreimeh[3].

Tous les écrivains de la Torah et du Nouveau Testament utilisent le terme « mer » (hébreu יָם yam, grec θάλασσα / thálassa, « mer[4] ») pour désigner cette grande étendue d'eau douce, à l'exception de Luc, qui l'appelle λίμνη Γεννησαρέτ / límnē Gennēsarét, « lac de Gennèsaret », forme grecque de Chinnereth[5]. Le Talmud babylonien ainsi que Flavius Josèphe mentionnent la « Mer de Ginosar » - un autre nom dérivé de Kinneret - d'après la petite plaine fertile de Ginosar qui se trouve sur son côté ouest[6]. Ce nom a été transmis dans les langues européennes sous la forme Génésareth.

Il est appelé « lac de Tibériade » dans la Mishna, le Talmud et la Tosefta à cause de sa proximité avec la ville de Tibériade. Sa désignation comme « lac de Guinossar » se rencontre aussi.

Les versions grecque et latine (Mare Galilaeae) des Évangiles, utilisent le nom de « mer de Galilée ». C’est également le cas en anglais aujourd'hui (Sea of Galilee).

Des Omeyyades à la période mamelouke, le lac est connu en arabe sous le nom de Bahr al-Minya, la « mer de Minya », d'après le complexe qasr omeyyade dont les ruines sont encore visibles à Khirbat al-Minya[7].

À l'époque contemporaine, il est appelé (translit.) « Kinneret » ou « mer de Kinneret » en hébreu. La langue arabe (بحيرة طبريا, buhayrat tabariya) et le français utilisent le nom de « lac de Tibériade ».

Géographie

Généralités

Le lac de Tibériade est considéré comme le lac d'eau douce le plus bas de la Terre et le deuxième lac le plus bas du monde (après la mer Morte et la dépression de l'Afar)[8].

Dans sa forme actuelle, il était précédé par le (en)lac Lisan (en) qui s'étendait du nord de la mer de Galilée à (en)Hatzeva (en) au sud, à plus de 200 km du point le plus méridional actuel du lac. Ce lac Lisan a été précédé par le lac Ovadia, un lac d'eau douce beaucoup plus petit. Le lac Kinneret s'est formé sous sa forme actuelle il y a moins de 20 000 ans, à la suite de l'affaissement tectonique et du rétrécissement du lac Lisan[9].

Il est situé dans le nord-est d'Israël, entre le plateau du Golan et la région de Galilée, dans la vallée du Rift du Jourdain et dans la partie nord du fossé syro-africain[10],[11]. Formée par la séparation des plaques africaine et arabique, la région est ainsi sujette à des tremblements de terre et dans le passé, à une activité volcanique[12],[13]. Cela est indiqué par l'abondant basalte et à d'autres roches ignées qui définissent la géologie de la Galilée[13],[14]. Ainsi, on trouve notamment dans la zone entourant le lac des roches telles que du gravier, du gypse, du basalte, du calcaire, de l'argile, du silex, de la marne et d'autres encore[15].

L'altitude du lac de Tibériade fluctue entre 215 et 209 mètres sous le niveau de la mer (selon les précipitations et la variation des saisons). Il mesure environ 53 km de circonférence, environ 21 km de long et 13 km de large. Sa superficie est de 166,7 km2 à son maximum et sa profondeur maximale est d'environ 43 mètres[16].

Le lac est alimenté en partie par des sources souterraines mais sa source principale est le Jourdain qui le traverse du nord au sud avec le dérivant contrôlé par le barrage de Degania.

Hydrographie

Le lac reçoit de l'eau principalement du fleuve Jourdain qui s'y déverse au nord et en ressort au sud.

Il constitue aujourd'hui une ressource hydraulique importante pour Israël. En 2016, le lac fournit environ 10 % des besoins en eau potable d'Israël et environ 50 millions de mètres cubes d'eau par an à la Jordanie. Il est prévu que les Jordaniens construisent une nouvelle usine de dessalement permettant l'achat par Israël d'environ 30 millions de mètres cubes d'eau par an avec en contrepartie, la fourniture à la Jordanie d'une quantité équivalente d'eau provenant du lac de Tibériade et du nord du pays[17].

Jauge stylisé reprenant la forme du lac de Tibériade, mesurant en permanence numériquement le niveau de l'eau.

Des travaux de canalisations permettent l'approvisionnement des villes d'Israël en eau douce et l'irrigation à des fins agricoles, essentiellement dans le désert du Néguev. Le développement du dessalement de l'eau de mer en Israël qui diminue les pompages dans les eaux du lac de Tibériade n'empêche pas le lac d'atteindre un de ses niveaux les plus bas à l'automne 2017 en raison de la sécheresse du précédent hiver[18]. La situation s'aggrave à l'automne 2018[19]. Afin de lutter contre la baisse de niveau du lac, le gouvernement israélien approuve le un plan pour l'alimenter en eau dessalée. Il prévoit que d'ici 2022, 100 millions de mètres cubes d'eau y soient déversés annuellement. Le projet prévoit la construction de deux usines de dessalement, une en Galilée occidentale, l'autre à Nahal Sorek, pour une capacité totale de 300 millions de mètres cubes par an[20]. À la suite de pluies abondantes en 2019 et 2020, le niveau remonte et atteint les 209,275 mètres sous le niveau de la mer le , un niveau qui n'avait jamais été atteint depuis juillet 2004[21],[22]. À la fin de l'été 2022, le niveau du lac reste relativement haut, ne se situant qu’à un mètre en dessous de sa pleine capacité, selon les mesures prises par les experts le 13 septembre 2022[23]. En novembre 2025, le niveau du lac est de 213,33 mètres au-dessous du niveau de la mer et à 33 centimètres au-dessus de la limite basse, en-deçà de laquelle le pompage risque d’endommager l’écosystème aquiatique[24].

Évolution récente du niveau du lac de Tibériade, avec une remontée particulière en 2019-2020.

En décembre 2022 est inaugurée la première tranche d'un système de pompage et de traitement de l'eau permettant l'alimentation en eau de mer dessalée du lac de Tibériade qui devrait permettre d'éviter de trop fortes baisses du niveau du lac[25]. Ce système devrait devenir pleinement opérationnel en novembre 2025 lors d'une nouvelle période de sécheresse qui interdit le pompage des eaux du lac pour l'agriculture[26].

En novembre 2025, l’eau traitée issue du système national de dessalement s’écoule dans la rivière saisonnière Tsalmon, par la source d’Ein Ravid. L'eau du Tzalmon se déverse ensuite lentement à raison de 1 000 mètres cubes par heure (débit qui peut être augmenté) dans le lac de Tibériade menacé par la sécheresse, afin de relever le niveau du lac d’environ 0,5 centimètre par mois[24].

Carte bathymétrique du lac.

Caractéristiques

  • Superficie : 166 km2 (soit 23 449,3 terrains de foot)
  • Longueur : 21 km
  • Largeur : 13 km
  • Périmètre : 53 km
  • Profondeur moyenne : 25,6 m
  • Temps de renouvellement : 5 ans
  • Débit annuel : 700 000 000 m3 en entrée et 500 000 000 m3 en sortie.

Histoire

Détail de la carte de la Terre Sainte de Nicholas Visscher, où l'on distingue « Cinneret » à côté de « Tiberias », combinant la géographie réelle et biblique, et incluse dans la Bible néerlandaise d'Abraham van den Broeck (1657).

Sur la rive ouest du lac, est construite la ville éponyme de Tibériade (Tiberias). Capitale de la Galilée, elle fut fondée par le roi Hérode Antipas en l'honneur de l'empereur romain Tibère. C'est aujourd'hui une station balnéaire de 31 000 habitants, réputée pour ses sources chaudes et pour son climat sec.

Il existe de nombreux sites archéologiques et historiques autour du lac de Tibériade, notamment Hattin, site de la bataille de Hattin (1187) lors de laquelle le sultan Saladin battit 1 200 chevaliers croisés. Sous les eaux du lac, au sud-ouest, se trouve une énorme structure conique de blocs de basalte non taillés, découverte par des archéologues en 2013. Encore énigmatique, elle pèserait environ 60 000 tonnes[27]. La Bible mentionne de telles œuvres humaines sous le terme araméen Yegar-Sahadouthâ monceau-témoignage ») ; une autre hypothèse voudrait qu'il s'agisse d'une nurserie à poissons.

Antique embarcation romaine extraite des eaux de la mer de Galilée lors d'une opération spéciale à Ginosar.

Durant l'hiver 1986, a été découverte dans le lac, près de ce qui est généralement considéré comme l'ancienne Magdala / Tarichée, un exemplaire unique de barque romaine[28] (longueur 8,3 m, largeur 2,6 m, profondeur 1,2 m) pour la pêche et le transport de marchandises. Le carbone 14 situe la construction de cette barque au Ier siècle de notre ère, ce qui lui vaut parfois le surnom de « barque de Pierre » ou « barque de Jésus ».

Au XIXe siècle, Moshe Reisher (1840-1880) parle de la mer de Galilée dans son livre Les Portes de Jérusalem (שערי ירושלים) publié en 1866[29],[30] :

« Elle mesure douze heures de long et six de large. De magnifiques montagnes l'entourent. Ses eaux sont pures et bonnes, nous en buvons beaucoup et il semblerait qu'on y vienne pour des sacrifices. On y trouve aussi de nombreux gros poissons de diverses espèces et de très bonne qualité, dont certains sont vendus à Safed et dans les environs. »

Timbre de Degania montrant la mer de Kinneret, par le Jewish National Fund (1916)

Au cours des années 1880, les terres d'al-Manshiyya Samakh et de Khirbat Umm Juni, en bordure du lac de Tibériade, sont achetées par Baha' Allah, fondateur de la secte religieuse baha'ie)[31]. En 1908, Dr Arthur Ruppin, directeur de l'Institut Palestine, acheta, pour le compte du Keren Kayemeth Leisraël (KKL), environ 3 000 dunams de terres incultes à Umm Juni, sur la rive sud du lac Kinneret[32]. L'année suivante, un premier groupe sioniste socialiste, composé de sept jeunes de Romny, s'installe sur une partie de ces terres, suivi par d'autres groupes qui fondent le kibboutz Degania qui, dès 1911, obtient une « récolte raisonnable » grâce à l'abondance de l'eau du lac permettant le développement d'un système d'irrigation gravitaire[33].

La délimitation définitive des frontières entre la Palestine mandataire de 1922 et le mandat français de Syrie en 1923, en vertu de l'accord Paulet–Newcombe octroya aux Britanniques la juridiction sur l'ensemble des eaux du lac. Seule la rive nord-est fut cédée à la Syrie, soit une frontière sise à 10 mètres du rivage du lac de Tibériade, à marée haute[34],[35]. Le lac de Tibériade marquait ainsi la frontière orientale de la Palestine d'alors, tout en étant intégralement inclus dans ses frontières. Cependant, un accord franco-britannique autorisait notamment les Français à prélever de l'eau du lac de Tibériade pour l'approvisionnement des colonies syriennes et prévoyait que les droits existants sur l'utilisation des eaux du Jourdain par les habitants de la Syrie soient maintenus[36].

Lors du plan de partage de la Palestine en 1947, les territoires mandataires se trouvant dans ce secteur furent intégralement placés sous l'autorité d'Israël. Alors que les Syriens exigeaient le maintien et le respect de l'accord franco-britannique les autorisant à pomper l'eau du lac de Tibériade, Israël était disposé à n'autoriser qu'un pompage limité pour les besoins des colonies syriennes situées sur les rives du lac, à condition que sa pleine souveraineté sur le lac soit reconnue[37].

En mai 1948, la Syrie envahit le nouvel État d'Israël, et capture le territoire le long du lac de Tibériade[38]. Dans les accords de Rhodes de 1949 entre Israël et les pays arabes l'entourant, établissant les lignes d'armistice provisoires, le tracé de la frontière obligatoire fut adopté, de sorte que la mer de Galilée fut juridiquement incluse dans son intégralité au sein des frontières de l'État d'Israël[39]. Dans les faits, la Syrie prit le contrôle de la partie nord-est du lac et occupa une bande de 250 mètres de large, au pied du plateau du Golan .

En avril 1949, le président syrien Hosni al-Zaim proposa la signature d'un traité de paix avec Israël et l'installation de trois cent mille réfugiés palestiniens en Syrie en échange de la cession par Israël de la moitié du lac de Tibériade mais le président israélien David Ben Gourion rejeta cette proposition[40].

Dans les années 1950, Israël formula un plan pour relier le lac de Tibériade au reste de l'infrastructure de l'eau du pays via l'Aqueduc national d'Israël, afin de répondre à la demande en eau du pays en croissance. Le transporteur fut achevé en 1964. Le plan israélien, auquel la Ligue arabe s'opposa tout en approuvant son propre plan de dérivation des rivières du Jourdain, suscita des confrontations politiques et parfois même armées sur le bassin du Jourdain.

Depuis l'occupation israélienne du plateau du Golan en 1967, la rive orientale du lac est entièrement sous contrôle israélien, annexée de manière unilatérale par l'État hébreu en 1981. Cette annexion n'étant pas reconnue par la communauté internationale, cette dernière en demande la restitution à la Syrie qui en fait un sujet au cœur d'un éventuel processus de paix entre les deux pays.

Lors des négociations avec la Syrie en 2000, cette dernière revendiqua son droit d'accès au rivage du lac de Tibériade mais Israël rejeta cette revendication, arguant que selon les frontières de l'armistice de 1949-1967, le territoire syrien s'arrête à 10 mètres du rivage[35],[41].

Tandis qu'Israël se réclame des frontières de 1923, la Syrie voudrait un retour aux positions du , incluant donc une partie de la rive orientale du lac dans son territoire[42],[43].

Importance culturelle et religieuse

Judaïsme

Cimetière du kibboutz Kinneret et tombe de Naomi Shemer (l'avant-dernière).

Le lac est un lieu de pèlerinage pour les Juifs. Les pèlerins juifs viennent y prier :

Le lac donne son nom au kibboutz Kvoutzat Kinneret situé à proximité. Dans le cimetière de Kinneret, qui surplombe le lac, sont enterrés plusieurs idéologues socialistes et pionniers sionistes de la seconde et de la troisième aliyah. Dans ce cimetière, sont enterrées les artistes Rachel Bluwstein, connue sous le nom de Rachel hameshoreret (la poétesse Rachel) et Naomi Shemer, autrice-compositrice israélienne.

Beaucoup de chanteurs israéliens ont consacré des chansons au lac de Tibériade.

Christianisme

Vue du lac de Tibériade depuis le mont des Béatitudes.

Le lac de Tibériade a une grande importance pour les chrétiens. Au bord de ses rives, dont les collines boisées et les petites plaines fertiles abritaient de nombreux villages de pêcheurs et d'agriculteurs, ont lieu de nombreux épisodes de la vie de Jésus, rapportés dans les Évangiles : ainsi, la première rencontre de Jésus avec ses disciples et futurs apôtres Simon (Pierre), André, Jacques et Jean (Mc, 15, 16 et Mc, 15, 19), la tempête apaisée (Lc 8, 12, 25), la pêche miraculeuse (Lc 5, 4-6), la marche sur les eaux (Mt 14, 22-33), ou la dernière apparition de Jésus aux disciples alors qu'il est ressuscité (Jn 21, verset 1).

Le lac est un lieu de pèlerinage chrétien :

Islam

Selon un hadîth[46], son assèchement est l'un des signes mineurs de la fin des temps, qui signe l'émergence du faux-messie, le dajjal. Surtout, cet événement indique l’arrivée de Gog et de Magog, responsables de l’assèchement de ce lac.

Représentations graphiques

Notes et références

Voir aussi

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