Merey
commune française du département de l'Eure
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Merey est une commune française située dans le département de l'Eure, en région Normandie.
| Merey | |
Rue de Merey. | |
Blason |
|
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Eure |
| Arrondissement | Les Andelys |
| Intercommunalité | Seine Normandie Agglomération |
| Maire Mandat |
Romain Bourgine (par intérim) 2020-2026 |
| Code postal | 27640 |
| Code commune | 27400 |
| Démographie | |
| Gentilé | Mereyens |
| Population municipale |
347 hab. (2023 |
| Densité | 40 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 58′ 00″ nord, 1° 24′ 30″ est |
| Altitude | Min. 45 m Max. 133 m |
| Superficie | 8,66 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Paris (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Pacy-sur-Eure |
| Législatives | Première circonscription |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | www.merey27.fr |
| modifier |
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Géographie
Localisation
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par l'Eure et divers autres petits cours d'eau[3],[Carte 1].
L'Eure, un canal, chenal et cours d'eau naturel non navigable d'une longueur de 229 km, prend sa source dans la commune de Longny les Villages et se jette dans la Seine à Saint-Pierre-lès-Elbeuf, après avoir traversé 91 communes[4].

Huit plans d'eau complètent le réseau hydrographique : la mare de Grandigé (0 ha), la mare de Pacy (0 ha), la mare du Mai (0 ha), le plan d'eau 1 de la Haie Vive (1 ha), le plan d'eau 2 de la Gravière, d'une superficie totale de 1,9 ha (1,4 ha sur la commune), le plan d'eau 2 de la Haie Vive (4,4 ha), le plan d'eau de la Croix Marthe, d'une superficie totale de 4,7 ha (0,1 ha sur la commune) et Longues Mares (0,1 ha)[Carte 1],[5].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[6]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[7]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[8] et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à 150 mm) et un hiver froid (3,5 °C)[9]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[10],[11].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 649 mm, avec 10,9 jours de précipitations en janvier et 7,9 jours en juillet[6]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Guichainville à 16 km à vol d'oiseau[12], est de 11,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 659,6 mm[13],[14]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,5 °C, atteinte le ; la température minimale est de −18,4 °C, atteinte le [Note 2].
Urbanisme
Typologie
Au , Merey est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[15]. Elle est située hors unité urbaine[16]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[16].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (74,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (74,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (74,4 %), terres arables (11,2 %), zones urbanisées (5,9 %), zones agricoles hétérogènes (4,1 %), prairies (3,1 %), eaux continentales[Note 4] (1,2 %)[17]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Madriacensis pagi vers 692[18], pago Madriacensi en 707[18], Merri en 1205 (cartulaire normand)[19], Mere (charte de Robert de Leicester)[19] au XIIIe siècle, Merré (reg. Philippe Auguste)[19] vers 1247, Méreil en 1591[19], Merey vers 1757[20], Mereil en 1591 (lettre de Henri IV)[19], Merei-sur-Eure en 1828 (Louis Du Bois)[19], Merey vers 1850[20].
Selon Adolphe de Dion, archéologue du XIXe siècle, les formes Madriacensis pagi vers 692 et pago Madriacensi en 707 ne sont pas attribuables à Merey[21], ainsi que Madrinniaco vers 999 qui devrait aboutir à une forme *Marigny[22].
Ce n'est pas exact, car Madriacensis est une forme latinisée à partir d'un radical Madriac- en ajoutant le suffixe latin indiquant la provenance, l'origine -ensis. D'où le latin vulgaire -esi- > -eis > -ois (exemples : gaulois, danois, cannois, etc.). Quant au *Madriacum que sous-entend Madriac-, il a très bien pu aboutir à Merey. C'est pourquoi les toponymistes considèrent ces formes, excepté celle de 999 plus tardive et sans rapport avec les deux formes primitives, comme valides[23],[18].
On peut rattacher ce nom de lieu à la famille des toponymes gaulois et gallo-romains du type Matriacus, Matriacum (gaulois *Matriacon) composés du nom de personne Matrius[18] ou du gaulois matir « mère » (attesté par exemple dans le Plomb du Larzac : adiega matir aiias « Adiega, mère d'Aiia »[24]) suivi du suffixe gaulois et gallo-romain -(i)acus, locatif, puis de propriété, d'où le sens global de « propriété de Matrius » ou « lieu de (dédié à) la (déesse) Mère[25]. La proximité de l'église avec la rivière Eure rend plausible cette hypothèse, et justement dédiée à Notre-Dame, mère du Christ, détruite en 1835, et qui a peut-être remplacé un culte gallo-romain à la déesse Mère et des eaux sacrées chez les Celtes[25]. Cependant, il existe également la possibilité du nom d'homme bas latin (roman) Materius, bien représenté, par exemple dans Méré (Yonne, Matiriacensis ager vers 680 (cart. gén. de l'Yonne, I, 19); Madriacus Xe siècle)[23].
Histoire
- Paléolithique
Un atelier d'instruments en silex a été mis en évidence dans la commune de Merey, en 1872[26].
- Mérovingiens
Des plaques boucles d'époque mérovingienne ont été trouvées dans la commune de Merey[27]. Merey était le centre d'un pagus mérovingien, le pagus Madriacensis (voir supra) de contours incertains, mais qui s'étendait très certainement jusqu'aux environs de Nantes[28],[23].
- Capétiens
Un donjon de bois a été archéologiquement identifié, il s'élevait sur la motte de Mérey. C'est le seul identifié en Normandie orientale[29].
Le village a possédé une église Notre-Dame. Après la Révolution, elle fut vendue en 1813 et détruite en 1835.
Héraldique
Les armes de la ville se blasonnent ainsi : écartelé : au 1) de sinople à la feuille de chêne d'or en bande, au 2) d’argent aux trois merlettes de sable, à la filière de gueules, au 3) d’argent à la roue de moulin de sable soutenue d'une jumelle ondée alésée d’azur, au 4) de sinople à la hure de sanglier d'or défendue d'argent. |
Politique et administration
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[30]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[31].
En 2023, la commune comptait 347 habitants[Note 5], en évolution de −0,29 % par rapport à 2017 (Eure : +0,14 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Lieux et monuments
- Château à motte du début du XIIe siècle[34], sommairement étudiée en 1938. Jacques Le Maho rappelle qu'une seule tour de bois sur une motte a été archéologiquement identifiée en Normandie : c'est celle de Merey.
- Les Deux Vallées, domaine résidentiel privé, allée de Madrie.
- Résidence La Haie Vive, domaine résidentiel privé.
Personnalités liées à la commune
- Adolphe Clary-Baroux (1865-1933), peintre, est venu y réaliser un tableau du pont de Merey-sur-Eure.
Voir aussi
Article connexe
Liens externes
- Site officiel
- Ressources relatives à la géographie :
- Merey sur le site de l'Institut géographique national
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
