Michael Franks
auteur-compositeur-interprète américain
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Michael Franks est un auteur-compositeur-interprète américain né le , à La Jolla, en Californie.
La Jolla (Californie), États-Unis
| Surnom | SOJG |
|---|---|
| Naissance |
La Jolla (Californie), États-Unis |
| Nationalité |
|
| Activité principale | auteur-compositeur-interprète |
| Genre musical | Pop, smooth jazz, bossa nova, blues, folk rock, country rock |
| Instruments | Vocal, cabasa, guitare, banjo, mandoline |
| Années actives | Depuis 1973 |
| Labels |
Warner Bros. Records Reprise Records DRG Rhino Koch Records Shanachie |
| Site officiel | michaelfranks.com |
Son style évolue entre pop et smooth jazz. Il enregistre avec un grand nombre de musiciens ; Walter Becker de Steely Dan, Mark Egan Pat Metheny Group, Larry Carlton, Joe Sample The Crusaders, Michael Brecker, Astrud Gilberto, David Sanborn, Peggy Lee, Chuck Loeb, Bonnie Raitt, Art Garfunkel...
En août 2025, dans une interview accordée au journal américain Detroit Free Press, Michael Franks annonce qu’il enregistre un nouvel album prévu pour 2026[1].
Biographie
Enfance
Michael Franks naît le en Californie, à La Jolla, élégant quartier balnéaire situé au Nord du centre-ville de San Diego. Il y grandit avec ses parents et sa petite sœur Christine.
Le blues et le folk sont alors très populaires aux États-Unis. Ses parents Betty et Gerald ne sont pas musiciens. Ils écoutent cependant beaucoup de disques. Notamment les chanteuses en vogue de l’époque; Peggy Lee, June Christy, Patti Page. Michael prend goût au blues, au folk, au swing.
Adolescence
À l’âge de 14 ans, il s’offre sa première guitare acoustique pour 29,95 $ (environ 315 $ d’aujourd’hui). C’est une Marco Polo de la marque japonaise K Yairi. Six cours particuliers sont inclus avec l’achat. Ce sera le seul véritable enseignement musical qu’il recevra[2].
Pendant ses années lycée, il chante du folk rock en s'accompagnant à la guitare. Il écrit aussi quelques nouvelles et un peu de poésie. Certains écrits sont publiés dans de petits magazines confidentiels. Il est en institution jésuite et il lit beaucoup. Il adore la poésie; John Berryman, Robert Frost.
En dernière année de lycée, il découvre Theodore Roethke. Son introspection, ses subtiles variations de rythme, son sens de l’imagerie... L’écrivain, qui publie notamment dans divers magazines littéraires, est, comme lui, un grand amoureux de la nature. Sa plume la prend souvent comme fondement. Roethke joue très bien au tennis. Il enseigne l’anglais à l’Université de Washington. Ses cours sont immensément populaires. Michael veut y aller mais il ne peut pas se le permettre. Trop loin de San Diego. Il reste en Californie pour ses études universitaires. Il ne rencontrera pas le poète qui décèdera l’année suivante d’une crise cardiaque.
Études
Originaire de Californie, Michael Franks part pour Los Angeles en 1962 et intègre l’UCLA. Il y étudie la littérature comparée et obtient en 1966 un Bachelor of Arts (B.A.)[note 1] en littérature comparée.
En 1968, il décroche un Master of Arts (M.A.)[note 2] en littérature comparée à l’Université de l'Oregon.
Il poursuit ensuite des études doctorales en littérature américaine et, dans ce cadre, séjourne plusieurs mois au Canada comme assistant maître de conférences à l’Université de Montréal, où il perfectionne son français.
Carrière
De retour en Californie au début des années 1970, Michael Franks enseigne à temps partiel à UCLA et écrit ses premières chansons. Il conçoit également une comédie musicale universitaire anti-guerre intitulée Anthems in E-flat, montée sur le campus et mettant en scène un jeune Mark Hamill avant sa gloire dans Star Wars[3].
Parallèlement, il commence à composer pour le cinéma. En 1973, Sonny Terry et Brownie McGhee enregistrent trois de ses titres, dont la chanson à succès White Boy Lost in the Blues, pour leur album Sonny & Brownie. Franks y joue de la guitare, du banjo et de la mandoline, puis les accompagne en tournée.
À partir de cette période, Michael Franks compose également pour le cinéma et la télévision (bandes originales, musiques additionnelles, apparitions). Pour connaître l'ensemble de ses contributions, voir la section Filmographie.
Années 1970
Après un premier album paru chez Brut Records en 1973 (Michael Franks), orienté folk-rock et country, Franks signe chez Warner Bros. Records où il entame une collaboration fructueuse qui marquera toute la décennie[4].
C’est avec The Art of Tea (1976), son premier album chez Warner, que Michael Franks connaît la reconnaissance internationale. Produit par Tommy LiPuma, l’album réunit un ensemble de musiciens de jazz de premier plan : le saxophoniste Michael Brecker, le saxophoniste David Sanborn, le guitariste Larry Carlton, ainsi que Joe Sample (claviers) et Wilton Felder (basse), tous deux membres des The Crusaders[5]. Le jeu élégant et inventif de Joe Sample contribue largement à l’atmosphère sophistiquée et feutrée de l’album, tandis que la guitare expressive et urbaine de Larry Carlton apporte une dimension chaleureuse et moderne aux compositions.
Avec ses compositions raffinées, dont « Popsicle Toes » (qui devient son premier succès aux États-Unis), l’album impose immédiatement le style de Franks : un mélange unique de jazz-pop, de poésie et d’humour subtil. The Art of Tea est aujourd’hui considéré comme son disque culte, un classique du jazz vocal des années 1970[6].
Deux ans plus tard, il enregistre Sleeping Gypsy (1977), produit également par Tommy LiPuma, avec des arrangements du Brésilien Claus Ogerman. Admirateur de longue date d’Antônio Carlos Jobim, Michael Franks lui rend hommage avec « Antonio’s Song » et « Down in Brazil », deux titres emblématiques de l’album. Particularité de l’enregistrement : Franks a enregistré ses parties vocales aux États-Unis, tandis qu’une partie de l’accompagnement, réalisée par des musiciens brésiliens dont le percussionniste Ray Armando, a été produite au Brésil, sans que les artistes ne se rencontrent en studio[7].
En 1978 paraît Burchfield Nines, qui se distingue par un style plus sophistiqué et citadin, en résonance avec l’installation de Michael Franks sur la Côte Est des États-Unis. Toujours arrangé par Claus Ogerman, l’album se caractérise par des orchestrations luxuriantes, évoquant la peinture d’Charles Ephraim Burchfield, à qui le titre rend hommage.
Enfin, Tiger in the Rain (1979), produit par Tommy LiPuma et Kenny Rankin, met en avant des chansons devenues emblématiques comme « Tiger in the Rain » et « Don’t Be Blue ». Celle-ci, malgré un titre mélancolique, est une composition enlevée, jazzy et swingante, qui reflète l’élégance caractéristique du style de Franks à la fin des années 1970.
Années 1980
Au début des années 1980, Michael Franks poursuit son exploration du jazz-pop et de la bossa nova tout en élargissant sa palette sonore. Il publie en 1980 One Bad Habit, qui poursuit la veine sophistiquée de ses disques précédents, puis en 1982 Objects of Desire, marqué par des arrangements plus contemporains et la présence de deux duos avec des chanteuses invitées, dont la renommée Bonnie Raitt sur « Ladies' Nite » et S. Renee Diggs sur « Love Duet ». Ces collaborations confirment l’ouverture de Franks vers des sonorités plus soul et R&B au début de la décennie.
En 1983, il publie Passionfruit, produit par Rob Mounsey et enregistré à New York. L’album atteint la 4ᵉ place du classement Billboard Traditional Jazz Albums et marque également un pic commercial dans sa carrière, porté par le single « When Sly Calls (Don’t Touch That Phone) », largement diffusé en France et devenu une référence pour le grand public francophone[8][source insuffisante]. Selon AllMusic, cet album représente le sommet commercial de Michael Franks, avec une esthétique culte dans le jazz-pop des années 1980[6].
Il enchaîne ensuite avec Skin Dive (1985), son premier album à incorporer de manière plus marquée les sonorités électroniques et les boîtes à rythmes typiques de la décennie. On y trouve notamment le duo « When I Give My Love to You » avec Brenda Russell[9]. Moins bien accueilli par les fans, l’album reste néanmoins une étape dans son adaptation aux tendances sonores des années 1980.
En 1987, il publie The Camera Never Lies, qui prolonge cette orientation électronique tout en renforçant l’aspect jazz de certaines compositions. Le morceau « When I Think of Us » met en valeur le bassiste Mark Egan, reconnu pour son jeu de basse fretless[note 3] et ses collaborations avec le Pat Metheny Group, dont les lignes fluides apportent une profondeur mélodique et une couleur fusion caractéristique.
Le titre « Doctor Sax » illustre également cette rencontre entre jazz et production 1980s : le morceau met en vedette le saxophoniste ténor Michael Brecker, dont l’improvisation virtuose apporte une dimension très jazz à un titre pourtant bâti sur une esthétique électro-pop[10]. Cet album reflète la volonté de Michael Franks d’intégrer les tendances contemporaines tout en restant fidèle à l’élégance de son écriture.
Michael Franks écrit un recueil de poèmes dont certains sont devenus des chansons sous le titre Poems from the Road[11].
Style musical et influences
Le style de Michael Franks est marqué par une fusion entre pop sophistiquée, jazz doux (smooth jazz), bossa nova et folk rock. Sa voix feutrée et posée, son phrasé quasi parlé et son écriture poétique confèrent à sa musique une atmosphère intimiste et raffinée[12].
Ses textes, souvent empreints d’humour discret, de références littéraires et de métaphores poétiques, reflètent sa formation académique en littérature comparée[13]. Franks cite notamment la poésie de Theodore Roethke parmi ses influences précoces.
Sur le plan musical, il a été influencé par les chanteurs de jazz et de swing de son enfance (Nat King Cole, Peggy Lee, Johnny Mercer, Irving Berlin) et par la bossa nova brésilienne, en particulier Antonio Carlos Jobim, auquel il rend hommage dans l’album Abandoned Garden (1995)[14].
Certains critiques rapprochent son œuvre du mouvement quiet storm, un courant musical né dans les années 1970 autour de Smokey Robinson, caractérisé par des chansons lentes, feutrées et sensuelles mêlant soul, jazz et pop[15]. Bien qu’il soit davantage classé dans le jazz-pop, Michael Franks partage avec ce genre une esthétique douce et atmosphérique, privilégiant l’intimité et l’élégance des arrangements.
Ses chansons ont été reprises par des artistes de styles variés, parmi lesquels Diana Krall, The Manhattan Transfer, Kurt Elling, Shirley Bassey, Natalie Cole et Jean-Louis Murat, témoignant de son influence transversale entre jazz, pop et chanson[16].
Discographie
| Albums studio↙ | 18 |
|---|---|
| Albums live↙ | 1 |
| Compilations↙ | 7 |
| Singles↙ | 28 |
Albums studio
| Année | Date de sortie | Titre | Label | Producteur(s) | Lieu d'enregistrement |
|---|---|---|---|---|---|
| 1973 | 1973 | Michael Franks | Brut (réédité sous le titre Previously Unavailable) | Richard Markowitz | Los Angeles (studios divers) |
| 1976 | février 1976 | The Art of Tea | Reprise | Tommy LiPuma | Los Angeles, Warner Bros. Studios |
| 1977 | 1977 | Sleeping Gypsy | Warner Brothers | Tommy LiPuma | Rio de Janeiro (Brésil), avec Antonio Carlos Jobim |
| 1978 | 1978 | Burchfield Nines | Warner Brothers | Tommy LiPuma | Los Angeles |
| 1979 | 1979 | Tiger in the Rain | Warner Brothers | Tommy LiPuma | Los Angeles |
| 1980 | 1980 | One Bad Habit | Warner Brothers | Tommy LiPuma | Los Angeles |
| 1982 | 1982 | Objects of Desire | Warner Brothers | — | Los Angeles |
| 1983 | 1983 | Passionfruit | Warner Brothers | — | Los Angeles |
| 1985 | 1985 | Skin Dive | Warner Brothers | — | Los Angeles / New York |
| 1987 | 1987 | The Camera Never Lies | Warner Brothers | — | Los Angeles |
| 1990 | 12 juin 1990 | Blue Pacific | Reprise | Tommy LiPuma, Walter Becker, Jeff Lorber | Los Angeles (Capitol Studios, Conway Studios) |
| 1993 | 13 avril 1993 | Dragonfly Summer | Reprise | — | Los Angeles |
| 1995 | 1995 | Abandoned Garden | Reprise | — | Los Angeles |
| 1999 | 1999 | Barefoot on the Beach | Windham Hill | — | Los Angeles |
| 2003 | 2003 | Watching the Snow | Rhino / Koch Records | — | New York |
| 2006 | 2006 | Rendezvous in Rio | Koch Records | — | Rio de Janeiro / Los Angeles |
| 2011 | 2011 | Time Together | Shanachie Records | — | New York |
| 2018 | 8 juin 2018 | The Music in My Head | Shanachie Records | Gil Goldstein, Chuck Loeb, et autres | New York |
En août 2025, dans une interview au Detroit Free Press, Michael Franks annonce qu’il enregistre un nouvel album à Catskill (État de New York) avec des musiciens locaux, et précise que quatre titres sont déjà quasiment terminés. La sortie de cet album est prévue en 2026[17].
Albums live
| Année | Titre | Label | Lieu d'enregistrement |
|---|---|---|---|
| 1980 | Michael Franks with Crossfire Live | Warner Music Australia | Concerts en Australie et Nouvelle-Zélande (Capitol Theatre et St James Tavern à Sydney ; Auckland Town Hall à Auckland) en septembre 1980 |
Les Compilations
| Année | Album | Label |
|---|---|---|
| 1983 | Best Collection 1975–1983 | Warner Bros. |
| 1988 | Indispensable | Warner Bros. |
| 1998 | The Best of Michael Franks: A Backward Glance | Warner Bros. |
| 2003 | The Michael Franks Anthology: The Art of Love | Warner Bros. |
| 2004 | Love Songs | Warner Bros. |
| 2012 | Michael Franks: Original Album Series | Rhino Entertainment |
| 2012 | The Dream 1973-2011 | Rhino France |
Singles
- 1973 – Can't Seem to Shake This Rock 'n Roll / Just Like Key Largo
- 1975 – Popsicle Toes / I Don’t Know Why I’m So Happy I’m Sad[18]
- 1977 – The Lady Wants to Know / In The Eye Of The Storm[19]
- 1978 – When the Cookie Jar Is Empty (stereo) / When the Cookie Jar Is Empty (mono)[20]
- 1979 – When It's Over
- 1980 – On My Way Home to You
- 1980 – One Bad Habit
- 1980 – Baseball
- 1982 – Jealousy / No Deposit Love[21]
- 1982 – Comin' Home to You / No Deposit Love[22]
- 1985 – Alone At Night / When Sly Calls (Don't Touch That Phone)[23]
- 1985 – When Sly Calls (Don’t Touch That Phone) / Never Satisfied[24]
- 1985 – Your Secret's Safe with Me (radio edit) / Your Secret's Safe with Me (album version)[25]
- 1985 – When I Give My Love to You (feat. Brenda Russell) / When She Is Mine[26]
- 1985 – Queen of the Underground[27]
- 1987 – Island Life / Innuendo
- 1987 – The Camera Never Lies
- 1987 – Doctor Sax / Face to Face
- 1990 – The Art of Love / Blue Pacific[28]
- 1990 – Speak to Me[29]
- 1991 – Practice Makes Perfect[30]
- 1991 – Woman in the Waves[31]
- 1992 – The Dream (avec Yellowjackets)[32]
- 1993 – Soulmate
- 2003 – Christmas in Kyoto
- 2004 – Smash Up 1
- 2020 – Jealousy (Geyster Remix)
- 2024 – Chain Reaction (DoctorSoul’s "You Can't Fake It" – Extended Re–Therapy) / When Sly Calls (DoctorSoul “Don't Touch That Phone” Extended Re-Therapy) / When Sly Calls (DoctorSoul “Don't Touch That Phone” Radio Re-Therapy)[33]
Duos
| Année | Titre / Duo | Album (Label) |
|---|---|---|
| 1982 | Ladies' Nite / avec Bonnie Raitt | Michael Franks Objects Of Desire (Warner Bros.)[34] |
| 1982 | Love Duet / avec S. Renee Diggs | Michael Franks Objects Of Desire (Warner Bros.)[34] |
| 1985 | When I Give My Love To You / avec Brenda Russell | Michael Franks Skin Dive (Warner Bros.)[35] |
| 1990 | Crayon Sun (Safe at Home) / avec Livingston Taylor | Michael Franks Blue Pacific (Reprise)[36] |
| 1992 | [Think...] Where Are You Going? / avec Me Phi Me | Me Phi Me One (RCA Records)[37] |
| 1993 | You Were Meant For Me / avec Peggy Lee | Michael Franks Dragonfly Summer (Reprise)[38] |
| 1994 | Tell Me All About It / avec Laura Fygi | Laura Fygi The Lady Wants to Know (Mercury)[39] |
| 1996 | Christmas Time Is Here / avec David Benoit | David Benoit Remembering Christmas (DRG)[40] |
| 1999 | Now Love Has No End / avec Valerie Simpson | Michael Franks Barefoot On The Beach (Windham Hill Records)[41] |
| 2018 | The Cool School / avec Leo Sidran | Leo Sidran The Music of Michael Franks (Bonzaï Records)[42] |
| 2023 | Visible Light / avec Patrice Rushen | Nicholas Payton Drip (Paytone Records)[43] |
Reprises
Les chansons de Michael Franks sont reprises par divers artistes : The Manhattan Transfer, Diana Krall Popsicle Toes, Patti Labelle, Ringo Starr Monkey-see Monkey-do, Kurt Elling, Dee Dee Bridgewater, Shirley Bassey Nightmoves, The Carpenters B'wana He No Home, The Crusaders Chain Reaction, Jean-Louis Murat Antonio's Song, Peggy Lee A Robinsong, Carmen McRae Underneath The Apple Tree, Natalie Cole Tell Me All About It. Gordon Haskell et Leo Sidran (fils de Ben Sidran) consacrent un album entier à la musique de Michael Franks[44].
Liste des chansons reprises :
Abandoned Garden
- Cam Giles – The Fabric of Michael Franks (Newmarket Music, 2023)
Alone at Night
- Rebecca Parris – Spring (MusicMasters, 1993)
Antonio's Song
- Ana Caram – Amazonia (Chesky Records, 1990)
- Chris Connor – New Again (Contemporary Records, 1988)
- Gordon Haskell – The Lady Wants to Know (RandM, 2009)
- Jean-Louis Murat – Le Mendiant à Rio sur Le Manteau de Pluie (Virgin Records, 1991)
- Leo Sidran – The Music of Michael Franks (Bonzaï Records, 2018)
- Norbert Gottschalk – Solo (Acoustic Music Records, 2006)
Barefoot On The Beach
- Cam Giles – The Fabric of Michael Franks (Newmarket Music, 2023)
Bwana He No Home
- The Carpenters – Passage (A&M Records, 1977)
- Gordon Haskell – The Lady Wants to Know (RandM, 2009)
Chain Reaction
- Cam Giles – The Fabric of Michael Franks (Newmarket Music, 2023)
- The Crusaders (instrumental) – Chain Reaction (Blue Thumb, 1975)
Doctor Sax
- Cam Giles – The Fabric of Michael Franks (Newmarket Music, 2023)
Don't Be Blue
- Cam Giles – The Fabric of Michael Franks (Newmarket Music, 2023)
- Mark Murphy – Stolen Moments (Muse Records, 1978)
Down In Brazil
- Cal Collins (instrumental) – S'Us Four Jazz Guitar Cincinnati Style (J-Curve Records, 2006)
- Chris Connor – New Again (Contemporary Records, 1988)
- Clementine – Mes Nuits, Mes Jours (Orange Blue, 1990)
- Daniela Soledade – Pretty Word (Blue Line Music, 2022)
- James Hammel – Do it All Over Again (BMI, 2005)
- Kris Russell – single (auto production, 2017)
- Leonard Brothers – Time After Time (JAGGG Records, 2007)
- Libby York – Sunday in New York (Blujazz, 2003)
- Marlene Arden – S Wonderful (Tosky, 2012)
- Nat Jones – Nat Jones And The Jeff Colella Trio (Plaza Mayor, 2010)
- Norbert Gottschalk – Solo (Acoustic Music Records, 2006)
- Rory
– Chic To Cheek (CD Baby, 2007)
Hourglass
- Cam Giles – The Fabric of Michael Franks (Newmarket Music, 2023)
- Gordon Haskell – The Lady Wants to Know (RandM, 2009)
Vivaldi’s Song
- Patetico – Najine Ljubezni Prt dans l'album slovène Patetico (Založba Sanje, 2006)
White Boy Lost in the Blues
- Catfish John Tisdell – White Boy Lost in the Blues (CD Baby, 2018)
- Lyle Lovett – Release Me (Lost Highway, 2012)
- Michael Harrison – Lost in the Blues (Dark Star Recording, 2006)
Wrestle a Live Nude Girl
- Gordon Haskell – The Lady Wants to Know (RandM, 2009)
- Leo Sidran – The Music of Michael Franks (Bonzaï Records, 2018)
You Were Meant for Me
- Leo Sidran – The Music of Michael Franks (Bonzaï Records, 2018)
Bibliographie / Songbooks
En plus de sa discographie, Michael Franks a également publié quelques ouvrages, allant du recueil de partitions à un recueil de poèmes.
- Michael Franks Songbook, Alfred Music (Alfred Publishing), 1986, 128–132 pages, (ISBN 978-0769204567) — recueil de partitions (piano/guitare/voix) et paroles regroupant une trentaine de chansons de Michael Franks (édition anglaise)[45],[46].
- Poems from the Road, Michael Franks, édition en tirage limité. Poèmes de l’artiste, certains sont devenues des chansons. (Livret de 36 pages vendu via le site officiel de Michael Franks) ; certaines annonces commerciales mentionnent une édition Little Phoebe Press (vers 2009) ; tirage et détails bibliographiques complets non confirmés dans les catalogues de bibliothèques usuels[47],[48],[49].
Filmographie
Acteur
- 1986 : ABC Afterschool Special (série télévisée, saison 14, épisode 6, Are You My Mother?)[50] de Joseph Manduke, avec Michael York (Chet Gordon), Beth Miller (Britney Gordon), et Michael Franks dans son propre rôle. Il aide père et fille à sortir d’un conflit
- 1987 : Throb (série télévisée, saison 2, épisode 7 Last Night at the Fire Station)[51] de Phil Ramuno, avec Jonathan Prince (Zach). Parmi les guest stars de l'épisode, The Byrds, Timothy B. Schmit du groupe Eagles, Michael Franks. Il chante en direct son titre Island Life
Compositeur (BO / Musiques de films)
- 1972 : L'Apache (Cry for Me, Billy)[52] de William A. Graham, avec Harry Dean Stanton (Luke), Cliff Potts (Billy) et Maria Potts créditée à l’affiche sous son pseudonyme Xochitl (Little Sparrow). Michael Franks interprète The Ballad of Billy, chanson générique du film. À la 54ème minute, il interprète Little Sparrow, titre qu’il écrit et compose spécialement pour ce long-métrage du genre Western. L’année suivante, il réenregistre Little Sparrow et l’intègre à son premier album Michael Franks
- 1974 : Zandy's Bride[53] de Jan Troell, avec Gene Hackman (Zandy) et Liv Ullmann (Hannah). Bande Originale
- 1974 : Cockfighter[54] de Monte Hellman, avec Warren Oates (Frank Mansfield), Harry Dean Stanton (Jack Burke) et Laurie Bird (Dody White). Bande Originale. Non distribué à sa sortie dans les salles françaises de cinéma, le film sort en DVD en 2006 et en Blu-ray (Master restauré HD) en 2023
- 1986 : ABC Afterschool Special (série télévisée, saison 14, épisode 6, Are You My Mother?)[55] de Joseph Manduke, avec Michael York (Chet Gordon), Beth Miller (Britney Gordon), et en special guest Michael Franks interprétant son personnage. Parallèlement, il compose, écrit et chante pour l’épisode le titre Life On The Street. La chanson est diffusée à la radio lors d’une séquence, puis sous forme de clip vidéo en générique de fin
- 2002 : Bad Company[56] de Joel Schumacher, avec Anthony Hopkins (Gaylord Oakes) et Chris Rock (Jake Hayes). Plage N°9 de la BO du film. Compositeur de It’s Killing Me (In My Mind) interprété par Blu Cantrell. Titre adapté d’après la musique originale de Never Say Die
Compositeur (Films & séries TV / répertoire discographique)
- 1976 : The Anger in Jenny de Shaun Costello. Titres utilisés : Nightmoves et Eggplant
- 1978 : Le Temps d'une romance (Moment by Moment) de Jane Wagner, avec Lily Tomlin (Trisha) et John Travolta (lStrip). Titre utilisé durant la scène où les deux personnages se rencontrent sur la plage : The Lady Wants to Know
- 1987 : L'Impossible Alibi (The Last Innocent Man) Téléfilm de Roger Spottiswoode, avec Ed Harris et Roxanne Hart. Titre utilisé : Mr Blue
- 1992 : Get a life (série télévisée, saison 2, épisode 10 Bad Fish) de David Mirkin. Titre utilisé à la 16e minute : Monkey See - Monkey Do
Passages TV
En parallèle de sa carrière discographique et de ses compositions pour le cinéma et la télévision, Michael Franks a également fait plusieurs apparitions à la télévision. Il a été invité dans divers pays, soit pour des interviews, soit pour interpréter ses chansons en direct ou en play-back. Voici quelques passages marquants :
France
En France, Michael Franks a été invité dans plusieurs émissions, notamment sur Antenne 2 et Canal+.
- 1982 : Michael Franks, un Californien très musicien à Paris — reportage « Made in Franks », filmé et réalisé par Jean-Pierre Janssen, reportage de Thierry Denizeau, diffusé dans le journal télévisé d’Antenne 2[57]. Dans ce reportage, Michael Franks se présente en français avant de poursuivre l’entretien en anglais.
- 1985 : Canal+ – 1er anniversaire de la chaîne, émission « Bercy Beaucoup » (spectacle diffusé le lundi 4 novembre 1985 à 20h30 sur Canal+)[58]. Michael Franks interprète en play-back « Your Secret’s Safe with Me ».
Pays-Bas
Aux Pays-Bas, Michael Franks participe en 1978 à l’émission Music Gallery, très populaire à l’époque et présentée par Pim Jacobs.
- 1978 : émission Music Gallery (Metropole Orchestra dirigé par Rogier van Otterloo, avec Piet Noordijk au saxophone) : Michael Franks interprète « The Lady Wants to Know » en direct[59].
- 1978 : émission Music Gallery (même série) : Michael Franks interprète « Eggplant » avec le Metropole Orchestra[60].
Tournées Européennes
Cette section présente les concerts de Michael Franks réalisés en Europe et dans les pays francophones, incluant les dates, lieux, et musiciens lorsqu’ils sont connus[61].
- 13 mars 1984 – Marseille (France) : Le Stadium.
- 14 mars 1984 – Montpellier (France) : Palais des sports.
- 15 mars 1984 – Lyon (France) : Bourse du travail.
- 29 juin 1986 – Montréal (Canada) : concert au Festival international de jazz de Montréal.
- 4 juillet 1989 – Vienne (Isère) (France) : Festival Jazz à Vienne.
Michael Franks (voc), Alex Foster (sax), Chuck Loeb (g), Gil Goldstein (p), Mark Egan (b), Robin Gould (batterie), Manolo Badrena (perc)[62],[63].
- 9 juillet 1989 – Montreux (Suisse) : concert au Montreux Jazz Festival.
- 13 juillet 1989 – Saint-Sébastien (Espagne) : 24ᵉ édition du Festival de Jazz Jazzaldia.
Michael Franks (voc), Gil Goldstein (p, claviers), Chuck Loeb (g), Alex Foster (sax), Mark Egan (b), Robin Gould (batterie), Manuel Badrena (perc)[65],[66].
- 12 juillet 1991 – Kristianstad (Suède) : concert dans le cadre de sa tournée européenne.
- 3 juillet 1992 – Montréal (Canada) : concert au Festival international de jazz de Montréal.
Michael Franks (voc), Charles Blenzig (p, claviers), Mark Egan (b), David Mann (sax, flûte), Willard Dyson (batterie), Veronica Nunn (chant)[67],[68].
- 12 juillet 2010 – Monte-Carlo (Monaco) : concert au Sporting Summer Festival aux côtés de Gino Vannelli[69],[70].
Vie personnelle
La vie personnelle de Michael Franks est marquée par une grande discrétion. Néanmoins, certains aspects comme sa vie familiale, son mode de vie, son engagement écologique et une anecdote liée à son surnom « Some Old Jazz Guy » sont régulièrement évoqués dans les interviews et la presse spécialisée.
Vie familiale
Michael Franks est marié à Claudia depuis la fin des années 1970. Le couple partage une vie discrète, principalement à Woodstock (État de New York), où le chanteur a composé une grande partie de ses titres[71].
Mode de vie
Végétarien, attentif à son hygiène de vie, Franks évoque souvent dans ses entretiens son intérêt pour l’alimentation saine et l’équilibre personnel[72].
Engagement écologique
Il manifeste aussi une sensibilité écologique exprimée dans plusieurs de ses chansons où apparaissent des thèmes liés à la nature, à l’environnement ou aux menaces sur l’écosystème. Dans Living on the Inside (album Blue Pacific, 1990) et The Dream 1973–2011, il souligne par exemple l’importance de la préservation de la planète[73].
Some Old Jazz Guy
Le surnom SOJG (pour Some Old Jazz Guy) est utilisé par Michael Franks depuis le début des années 2000. En 2000, alors qu’il se produit au House of Blues de La Nouvelle-Orléans, un employé de la salle de concert répond à un couple demandant qui joue ce soir-là : « I don’t know… some old jazz guy » (« un vieux gars du jazz »). Amusé, Franks adopte le surnom et l’utilise avec autodérision pour se désigner auprès de ses fans[74].