Michael Sata
homme politique zambien
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Michael Sata, né le à Mpika et mort le à Londres, est un homme d'État zambien. Dirigeant du Front patriotique (PF), il est président de la République de Zambie du à sa mort.
| Michael Sata | |
Michael Sata en 2014. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Président de la république de Zambie[N 1] | |
| – (3 ans, 1 mois et 5 jours) |
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| Élection | |
| Vice-président | Guy Scott |
| Prédécesseur | Rupiah Banda |
| Successeur | Guy Scott (intérim) Edgar Lungu |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Michael Chilufya Sata |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Mpika (Rhodésie du Nord) |
| Date de décès | (à 77 ans) |
| Lieu de décès | Londres (Royaume-Uni) |
| Nationalité | Zambienne |
| Parti politique | Front patriotique |
| Religion | Catholicisme |
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| Présidents de la République de Zambie | |
| modifier |
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Biographie
Gouverneur de Lusaka dans les années 1990, il quitte le parti au pouvoir (le MMD) pour entrer dans l'opposition et fonder le Front patriotique (PF)[1]. C'est sous la bannière de celui-ci qu'il se présentera à quatre reprises à l'élection présidentielle.
Candidat à l'élection présidentielle de 2001, il recueille 3,4 % des voix. Lors des législatives qui se tiennent au même moment, son parti obtient 2,8 % des suffrages et un seul des 159 sièges du Parlement. Se présentant à nouveau au scrutin présidentiel de 2006, il recueille 29,4 % des voix, loin derrière le président sortant, Levy Mwanawasa (43 %), mais devant Hakainde Hichilema (25,3 %)[2]. Les élections législatives permettent au FP de remporter 46 des 158 sièges à pourvoir.
À la suite du décès du président Mwanawasa, Sata fait à nouveau acte de candidature pour l'élection présidentielle de 2008. En tête dans les premiers résultats[3], il est finalement battu (38,1 %) par le président par intérim, Rupiah Banda (40,1 %)[4]. Dénonçant de nombreuses fraudes, il annonce qu'il va déposer un recours en vue d'obtenir un nouveau décompte des bulletins[5].
Lors de la campagne présidentielle de 2011, il prône une politique de redistribution des revenus générés par l'exploitation du cuivre et en jouant sur un fort sentiment anti-chinois[1]. Il est déclaré vainqueur du scrutin avec 45 % des voix contre 36 % au président Banda[1]. Il prête serment dès l'annonce des résultats, le [6].
Il meurt à Londres le , à l'hôpital King Edward VII[7].