Mike Borowski
homme politique et journaliste français
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Mike Borowski est un homme politique et journaliste français, né le à Paris.
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Ancien membre de l'Union pour un mouvement populaire (UMP) en Seine-Saint-Denis, il est le fondateur du site web « La gauche m'a tuer » en 2011, qui est accusé de diffuser de fausses informations d'extrême droite. Il intervient ensuite sur le site web et magazine Géopolitique profonde de Franck Pengam.
Biographie
Origines
Mike Borowski-Felice[1], originaire de Seine-Saint-Denis[2], naît en 1981[3] à Paris[réf. souhaitée].
Carrière politique au RPR puis à l'UMP
Mike Borowski s'engage tôt en politique et intègre à 18 ans le Rassemblement pour la République (RPR), qui se fond en 2002 dans l'Union pour un mouvement populaire (UMP)[4]. En 2007, il cofonde avec Madi Seydi le Mouvement national des jeunes sarkozystes, association indépendante des Jeunes Populaires[5], « pour montrer que, dans nos cités, il y a des sarkozystes », selon ses propos[2]. Il devient assistant parlementaire du sénateur Christian Demuynck[5].
En 2010, il dénonce des « magouilles » après l'élection de Benjamin Lancar à la tête des Jeunes Populaires, contre qui il s'était présenté[6], mais en n’obtenant que 2 % des voix des conseillers nationaux[4],[7]. Il devient délégué de l'UMP dans la première circonscription de la Seine-Saint-Denis[8] mais porte une candidature dissidente aux élections législatives qui suivent[9], après avoir été écarté pour un candidat issu d'une alliance avec le Nouveau Centre[8]. Il bénéficie de l'investiture du MoDem[10],[11]. Il obtient près de 5 % des voix et la droite n'accède pas au second tour[12].
Il est exclu en conséquence de l'UMP[8]. En 2013, il participe à la fondation du collectif Contre-attaque, aux côtés de Jean Robin et Christian Vanneste, avec l'ambition d'occuper un espace entre l'UMP et le Front national[13].
Site web « La gauche m'a tuer »
Au sein des Jeunes Populaires, Mike Borowski fonde le site Web « La gauche m'a tuer » en amont de l'élection présidentielle de 2012[9] (avec d'autres pages Facebook[14]). Dès son lancement, le site se fait remarquer par ses buzz[10]. La société qui est l’appui juridique du site est créée en 2014[3]. Borowski gère ensuite seul le site, par lequel il diffuse de nombreuses infox, régulièrement dénoncées par les services de vérification des faits de la presse[9],[15],[16],[17]. Entre 2015 et 2018, selon l'outil de mesure d'audience BuzzSumo, ses articles sont plus populaires sur les réseaux sociaux que ceux des médias Libération ou Europe 1[9]. Financée par les abonnements, la publicité et la vente de goodies[18], la société du site engrange 41 000 euros de chiffre d'affaires en 2015[9].
La ligne du site évolue vers l'extrême droite[15],[17] et devient l'un des plus suivis parmi les identitaires[4]. Les articles, publiés avec des titres racoleurs, dénoncent les Roms — des « parasites » qui « rapinent » —, les migrants — des « envahisseurs » qui « occupent » la France —[9], l'islam[4], les taxes ou le « laxisme » judiciaire[9]. De nombreux articles partagent des publications d'autres sites d'extrême droite, comme Dreuz.info ou celui de Radio Courtoisie[4]. Mike Borowski revendique un média d'opinion, sur le modèle de Boulevard Voltaire, participant à la « réacosphère »[19].
La page Facebook de « La gauche m'a tuer » figure parmi celles de l'extrême droite française les plus visitées et draine, d'après Mike Borowski, la moitié du trafic vers le site Web[20]. Cependant, dans le cadre de la lutte contre les infox, Facebook diminue la visibilité de la page en 2018, jusqu'à la fermer — par erreur — pendant un mois. La chaîne YouTube du site est fermée en 2018, que Mike Borowski remplace par une nouvelle, lancée dans le cadre du mouvement des Gilets jaunes, intitulée « Droitards méchants »[9]. Le site « La gauche m’a tuer » et la société qui le soutient ferment en 2019[3].
Durant les années qui suivent, Mike Borowski anime les sites complotistes « Planetes360 »[21] et « Gérard Infos » ainsi qu'une chaîne YouTube, qui sont régulièrement épinglés par les médias de « vérification des faits » pour sa diffusion de fausses informations[22]. Il prend part aux mobilisations antivax et anti-passe sanitaire[23],[24].
Participation au média Géopolitique profonde
Mike Borowski rejoint ensuite le média fondé par Franck Pengam, Géopolitique profonde, qui s’appuie sur un site web, une chaîne YouTube[25] et une chaîne Twitter (média en ligne dans lequel Borowski anime une tranche horaire mobile), ainsi qu’un magazine mensuel publié à partir de 2023.
Blast parle de Géopolitique profonde comme d'un « site conspirationniste » d'extrême droite, proche de la « bollosphère » et défendant les intérêts de la Russie de Vladimir Poutine[26]. Depuis le début de la Guerre en Ukraine, le média multiplierait « les marques de soutien » à son égard et ses membres seraient « dans les petits papiers des autorités russes »[27].
En 2021, contacté par une Française se présentant comme journaliste indépendante exerçant sous le pseudonyme de Natacha Rey[28], Borowski participe à la diffusion de la rumeur « Jean-Michel Trogneux », selon laquelle l’épouse du président de la République Emmanuel Macron, Brigitte Macron, est née de sexe masculin avec le prénom Jean-Michel[22] et a usurpé l’identité de sa sœur cadette de huit années, prénommée Brigitte. Cette rumeur, également relayée par Xavier Poussard, rédacteur en chef de la revue Faits et Documents, est reprise à partir du printemps 2024 par la blogueuse américaine Candace Owens. Borowski commente régulièrement l’avancement de cette chronique sur ce média Géopolitique profonde[29].

