Mike Borowski

homme politique et journaliste français From Wikipedia, the free encyclopedia

Mike Borowski est un homme politique et journaliste français, né le à Paris.

Faits en bref Naissance, Nationalité ...
Mike Borowski
Biographie
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Nationalité
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Partis politiques
Membre de
Mouvement national des jeunes sarkozystes (d) (-)
Les Jeunes Populaires (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Œuvres principales
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Ancien membre de l'Union pour un mouvement populaire (UMP) en Seine-Saint-Denis, il est le fondateur du site web « La gauche m'a tuer » en 2011, qui est accusé de diffuser de fausses informations d'extrême droite. Il intervient ensuite sur le site web et magazine Géopolitique profonde de Franck Pengam.

Biographie

Origines

Mike Borowski-Felice[1], originaire de Seine-Saint-Denis[2], naît en 1981[3] à Paris[réf. souhaitée].

Carrière politique au RPR puis à l'UMP

Mike Borowski s'engage tôt en politique et intègre à 18 ans le Rassemblement pour la République (RPR), qui se fond en 2002 dans l'Union pour un mouvement populaire (UMP)[4]. En 2007, il cofonde avec Madi Seydi le Mouvement national des jeunes sarkozystes, association indépendante des Jeunes Populaires[5], « pour montrer que, dans nos cités, il y a des sarkozystes », selon ses propos[2]. Il devient assistant parlementaire du sénateur Christian Demuynck[5].

En 2010, il dénonce des « magouilles » après l'élection de Benjamin Lancar à la tête des Jeunes Populaires, contre qui il s'était présenté[6], mais en n’obtenant que 2 % des voix des conseillers nationaux[4],[7]. Il devient délégué de l'UMP dans la première circonscription de la Seine-Saint-Denis[8] mais porte une candidature dissidente aux élections législatives qui suivent[9], après avoir été écarté pour un candidat issu d'une alliance avec le Nouveau Centre[8]. Il bénéficie de l'investiture du MoDem[10],[11]. Il obtient près de 5 % des voix et la droite n'accède pas au second tour[12].

Il est exclu en conséquence de l'UMP[8]. En 2013, il participe à la fondation du collectif Contre-attaque, aux côtés de Jean Robin et Christian Vanneste, avec l'ambition d'occuper un espace entre l'UMP et le Front national[13].

Site web « La gauche m'a tuer »

Au sein des Jeunes Populaires, Mike Borowski fonde le site Web « La gauche m'a tuer » en amont de l'élection présidentielle de 2012[9] (avec d'autres pages Facebook[14]). Dès son lancement, le site se fait remarquer par ses buzz[10]. La société qui est l’appui juridique du site est créée en 2014[3]. Borowski gère ensuite seul le site, par lequel il diffuse de nombreuses infox, régulièrement dénoncées par les services de vérification des faits de la presse[9],[15],[16],[17]. Entre 2015 et 2018, selon l'outil de mesure d'audience BuzzSumo, ses articles sont plus populaires sur les réseaux sociaux que ceux des médias Libération ou Europe 1[9]. Financée par les abonnements, la publicité et la vente de goodies[18], la société du site engrange 41 000 euros de chiffre d'affaires en 2015[9].

La ligne du site évolue vers l'extrême droite[15],[17] et devient l'un des plus suivis parmi les identitaires[4]. Les articles, publiés avec des titres racoleurs, dénoncent les Roms  des « parasites » qui « rapinent » , les migrants  des « envahisseurs » qui « occupent » la France [9], l'islam[4], les taxes ou le « laxisme » judiciaire[9]. De nombreux articles partagent des publications d'autres sites d'extrême droite, comme Dreuz.info ou celui de Radio Courtoisie[4]. Mike Borowski revendique un média d'opinion, sur le modèle de Boulevard Voltaire, participant à la « réacosphère »[19].

La page Facebook de « La gauche m'a tuer » figure parmi celles de l'extrême droite française les plus visitées et draine, d'après Mike Borowski, la moitié du trafic vers le site Web[20]. Cependant, dans le cadre de la lutte contre les infox, Facebook diminue la visibilité de la page en 2018, jusqu'à la fermer  par erreur  pendant un mois. La chaîne YouTube du site est fermée en 2018, que Mike Borowski remplace par une nouvelle, lancée dans le cadre du mouvement des Gilets jaunes, intitulée « Droitards méchants »[9]. Le site « La gauche m’a tuer » et la société qui le soutient ferment en 2019[3].

Durant les années qui suivent, Mike Borowski anime les sites complotistes « Planetes360 »[21] et « Gérard Infos » ainsi qu'une chaîne YouTube, qui sont régulièrement épinglés par les médias de « vérification des faits » pour sa diffusion de fausses informations[22]. Il prend part aux mobilisations antivax et anti-passe sanitaire[23],[24].

Participation au média Géopolitique profonde

Mike Borowski rejoint ensuite le média fondé par Franck Pengam, Géopolitique profonde, qui s’appuie sur un site web, une chaîne YouTube[25] et une chaîne Twitter (média en ligne dans lequel Borowski anime une tranche horaire mobile), ainsi qu’un magazine mensuel publié à partir de 2023.

Blast parle de Géopolitique profonde comme d'un « site conspirationniste » d'extrême droite, proche de la « bollosphère » et défendant les intérêts de la Russie de Vladimir Poutine[26]. Depuis le début de la Guerre en Ukraine, le média multiplierait « les marques de soutien » à son égard et ses membres seraient « dans les petits papiers des autorités russes »[27].

En 2021, contacté par une Française se présentant comme journaliste indépendante exerçant sous le pseudonyme de Natacha Rey[28], Borowski participe à la diffusion de la rumeur « Jean-Michel Trogneux », selon laquelle l’épouse du président de la République Emmanuel Macron, Brigitte Macron, est née de sexe masculin avec le prénom Jean-Michel[22] et a usurpé l’identité de sa sœur cadette de huit années, prénommée Brigitte. Cette rumeur, également relayée par Xavier Poussard, rédacteur en chef de la revue Faits et Documents, est reprise à partir du printemps 2024 par la blogueuse américaine Candace Owens. Borowski commente régulièrement l’avancement de cette chronique sur ce média Géopolitique profonde[29].

Notes et références

Annexes

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