Millac

commune française du département de la Vienne From Wikipedia, the free encyclopedia

Millac est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Nouvelle-Aquitaine.

Faits en bref Administration, Pays ...
Millac
Millac
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Vienne
Arrondissement Montmorillon
Intercommunalité Communauté de communes Vienne et Gartempe
Maire
Mandat
Bernard Savard
2020-2026
Code postal 86150
Code commune 86159
Démographie
Population
municipale
462 hab. (2023 en évolution de −16,46 % par rapport à 2017)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 11′ 26″ nord, 0° 41′ 17″ est
Altitude Min. 98 m
Max. 216 m
Superficie 40,59 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Lussac-les-Châteaux
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Millac
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Millac
Liens
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    Géographie

    Localisation et accès

    Millac est située au sud-est de la Vienne, à la frontière de la Charente.

    Communes limitrophes

    Climat

    Historiquement, la commune est exposée à un climat océanique limousin[1]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Poitou-Charentes, caractérisée par un bon ensoleillement, particulièrement en été et des vents modérés[2].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 866 mm, avec 11,8 jours de précipitations en janvier et 7,2 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune du Vigeant à 4,83 km à vol d'oiseau[4], est de 0,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 0,0 mm[5],[6]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d’émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[7].

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Millac est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[8]. Elle est située hors unité urbaine[9] et hors attraction des villes[10],[11].

    Occupation des sols

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (86,5 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (87,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (37 %), terres arables (34,5 %), zones agricoles hétérogènes (15,1 %), forêts (10,4 %), eaux continentales[Note 1] (1,8 %), zones urbanisées (0,9 %), mines, décharges et chantiers (0,4 %)[12]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    Risques majeurs

    Le territoire de la commune de Millac est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à deux risques technologiques, le transport de matières dangereuses et la rupture d'un barrage, et à un risque particulier : le risque de radon[13]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[14].

    Risques naturels

    Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment la Vienne et la Blourde. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1993, 1999 et 2010[15],[13]. Le risque inondation est pris en compte dans l'aménagement du territoire de la commune par le biais du plan de prévention des risques inondation (PPRI) de la « vallée de la Vienne "amont" - Section Availles-Limouzine/Valdivienne », approuvé le et par le PPRI « Vienne Communauté de Communes Vienne et Gartempe (CCVG) », prescrit le [16].

    Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Millac.

    Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels[17]. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie[18]. 46 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (79,5 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national)[Carte 2]. Depuis le , en application de la loi ÉLAN, différentes contraintes s'imposent aux vendeurs, maîtres d'ouvrages ou constructeurs de biens situés dans une zone classée en aléa moyen ou fort[Note 2],[19].

    La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 2016, 2019 et 2020 et par des mouvements de terrain en 1999 et 2010[13].

    Risque technologique

    La commune est en outre située en aval des barrages de Lavaud-Gelade et de Vassivière dans la Creuse, des ouvrages de classe A[Note 3]. À ce titre elle est susceptible d’être touchée par l’onde de submersion consécutive à la rupture d'un de ces ouvrages[21].

    Risque particulier

    Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Selon la classification de 2018, la commune de Millac est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif[22].

    Toponymie

    Le nom du village proviendrait de l'anthroponyme gallo-romain Aemilius (Émile) avec le suffixe latin de propriété -acum, signifiant domaine d'Émile[23].

    Histoire

    Pendant la Seconde Guerre mondiale, plusieurs policiers des Renseignements généraux de Poitiers résistaient, affiliés au réseau Éleuthère[24]. Parmi eux, se trouvaient Antoine Cantin, Mosellan, inspecteur né en 1919 et affilié aux MUR, qui avertissaient les résistants menacés, et infiltraient les collaborateurs pour retrouver ceux qui s’infiltraient dans les mouvements de résistance[25]. Son collègue Henri Guibert résiste lui aussi, ainsi que leur adjointe Fernande Gaillard, niçoise[25]. Ils ralentissent et sabotent l’action des services de répression contre la Résistance[24]. À la mi-juillet, ils sont envoyés par leur supérieur vérifier des dénonciations à L'Isle-Jourdain ; ils se présentent au chef du maquis, qui les chasse et arrête Fernande Gaillard, puis Antoine Cantin deux jours plus tard. Sans chercher à vérifier si les deux policiers appartiennent à la Résistance, le chef du maquis, le capitaine Blondel alias Michel, les fait juger et fusiller le 17 juillet. Ils n’ont pas pu prévenir les gendarmes de l'Isle-Jourdain, qui étaient favorables à la Résistance et avaient été dénoncés ; ils sont arrêtés et meurent en déportation[25],[24] C’est Guibert, déporté et évadé de Buchenwald qui enquête à partir de 1947 sur Blondel, devenu lieutenant-colonel dans l’armée[25]. Il est soutenu par les anciens du réseau Éleuthère et le journal Le Républicain lorrain[24]. En 1949, Antoine Cantin est réhabilité et le ministère de la Guerre lui attribue la Croix de guerre à titre posthume[25]. Il continue son enquête pour retrouver Fernande Gaillard, portée disparue, et la retrouve seulement en 1962 au cimetière de Millac, où elle a été enterrée comme inconnue le 23 juillet 1944. Des enquêtes sont menées, l’ancien chef du maquis interrogé, qui répond se souvenir de l’affaire mais « estime qu’elle n’a pas le droit à la mention Mort pour la France »[25], ce qui aurait été reconnaître son erreur[25]. C’est un historien, Luc Rudolph, qui reprend le dossier en 2015 et obtient la réhabilitation de Fernande Gaillard en 2017 auprès de l’ONAC ; elle obtient la mention Mort pour la France, son nom est gravé sur le monument aux morts de la commune de Millac, et la médaille d'or de la police nationale, reçue par sa petite-fille en 2018[25].

    Politique et administration

    Liste des maires

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs[26]
    Période Identité Étiquette Qualité
    mars 2001 mars 2008 Jean-Pierre Dardillac    
    mars 2008 en cours Danielle Maytraud    
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    Instances judiciaires et administratives

    La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel de Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

    Services publics

    Les réformes successives de La Poste ont conduit à la fermeture de nombreux bureaux de poste ou à leur transformation en simple relais. Toutefois, la commune a pu maintenir le sien.

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[27]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[28].

    En 2023, la commune comptait 462 habitants[Note 4], en évolution de −16,46 % par rapport à 2017 (Vienne : +0,46 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    7549777951 0211 1291 1761 0791 1461 210
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    1 2569901 0081 0461 0521 0681 1401 1771 150
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    1 1601 1461 1111 1031 059936973974902
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
    806692662598579588527505554
    Davantage d’informations - ...
    2021 2023 - - - - - - -
    495462-------
    Fermer
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[29] puis Insee à partir de 2006[30].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    En 2008, selon l’Insee, la densité de population de la commune était de 13 hab./km2 contre 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 pour la France.

    La diminution de 11 % de la population de la commune de 1999 à 2006 s’intègre dans une évolution générale à l’ensemble des communes rurales du département de la Vienne. Les zones rurales perdent de leurs habitants au profit d’une vaste région circonscrite autour des deux grandes métropoles du département : Poitiers et Châtellerault, et plus particulièrement au profit des cantons limitrophes de la préfecture.

    Économie

    Selon la direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes[31], il n'y a plus que 29 exploitations agricoles en 2010 contre 37 en 2000.

    Les surfaces agricoles utilisées ont paradoxalement augmenté de 9 % et sont passées de 2 478 hectares en 2000 à 2 712 hectares en 2010[31]. Ces chiffres indiquent une concentration des terres sur un nombre plus faible d’exploitations. Cette tendance est conforme à l’évolution constatée sur tout le département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, chaque exploitation a gagné en moyenne 20 hectares[32].

    27 % des surfaces agricoles sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais aussi orges et maïs), 12 % pour les oléagineux (colza et tournesol), 1 % pour les protéagineux, 30 % pour le fourrage et 25 % restent en herbes[31].

    Huit exploitations en 2010 (contre onze en 2000) abritent un élevage de bovins (825 têtes en 2010 contre 513 têtes en 2000). Seize exploitations en 2010 (contre 29 en 2000) abritent un élevage important d'ovins (6 988 têtes en 2010 contre 11 115 têtes en 2000)[31]. Cette évolution est conforme à la tendance globale du département de la Vienne. En effet, le troupeau d’ovins, exclusivement destiné à la production de viande, a diminué de 43,7 % de 1990 à 2007[33]. En 2011, le nombre de têtes dans le département de la Vienneétait de 214 300 têtes[34]. L'élevage de volailles a disparu au cours de cette décennie (559 têtes réparties sur 22 exploitations)[31].

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    Le vallon du puits du Tourlet

    Le vallon, qui est une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF)[36],au fond duquel coule le ruisseau du Puits de Tourlet est situé dans l’extrême sud-est du département de la Vienne entre l’Isle-Jourdain et Availles-Limouzine, sur la rive droite de la Vienne. Le vallon est d’orientation générale ouest-est.

    Le vallon aux sols acides, présente des versants pentus aux expositions très contrastées - majoritairement sud ou sud-ouest sur la rive droite et nord ou nord-est pour la rive gauche - générant des micro-climats tranchés.

    De ce fait, la forêt qui s’étage le long des versants, a adopté un boisement diversifié : une chênaie acidophile à Chêne pédonculé sur les sols à tendance sableuse et peu profonds des pentes raides, une chênaie-charmaie sur les substrats plus argileux des bas de versants et une aulnaie-frênaie en fond de thalweg dans la zone d’influence de la nappe du ruisseau.

    La strate herbacée mélange de nombreuses plantes sylvatiques banales avec des espèces à affinités submontagnardes comme :

    • le Myosotis des bois,
    • le Compagnon rouge,
    • la Jacinthe des bois,
    • l’Ornithogale des Pyrénées,
    • l’Aconit tue-loup : il s’agit d’une robuste Renonculacée dont la tige, haute jusqu’à un mètre, porte de grandes feuilles profondément divisées et produit à partir du mois de juin une grappe plus ou moins rameuse de fleurs jaune pâle en forme de casque allongé très caractéristiques. Elle est répandue dans les Pyrénées, les Alpes et le Massif central mais rarissime dans les plaines atlantiques. En Poitou-Charentes, l’aconit se trouve dans des sites très dispersés, presque tous situés dans la partie granitique du département de la Vienne (quelques très rares cas sont connus sur calcaire toutefois comme à Ligugé), toujours en situation fraîche, en général en fond de vallons ombragés ou en bordure de ruisseaux ou de petites rivières.
    • la Scille à deux feuilles est abondante sur le site. Répandue dans l’Est et le Centre de la France, elle se raréfie fortement vers l’ouest et s’arrête à la vallée de la Vienne qui constitue dans la région sa limite géographique naturelle.

    Personnalités liées à la commune

    Voir aussi

    Articles de Wikipédia

    Liens externes

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    Sources

    Related Articles

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