Milo Yiannopoulos

journaliste et éditorialiste britannique From Wikipedia, the free encyclopedia

Milo Yiannopoulos (/jəˈnɒpələs/[1], grec moderne : Μίλων Γιαννόπουλος)[2], de son vrai nom Milo Hanrahan, occasionnellement connu sous son nom de plume Milo Andreas Wagner, né le à Chatham (Kent), est un journaliste, éditorialiste, entrepreneur et polémiste d'extrême droite britannique[3]. Il est le fondateur de The Kernel, un magazine en ligne sur les nouvelles technologies qu'il vend au Daily Dot en 2014. Il gagne en notoriété après ses passages dans les médias et son rôle de commentateur sur la controverse du Gamergate[4].

Nom dans la langue maternelle
Milo HanrahanVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
Milo Andreas WagnerVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Faits en bref Naissance, Nom dans la langue maternelle ...
Milo Yiannopoulos
Milo Yiannopoulos au Westminster Central Hall de Londres en 2013, à l'occasion d'une conférence.
Biographie
Naissance
Nom dans la langue maternelle
Milo HanrahanVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
Milo Andreas WagnerVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Wolfson College
Université de Manchester
Simon Langton Grammar School for Boys (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Période d'activité
Depuis Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Breitbart News (-)Voir et modifier les données sur Wikidata
Idéologie
Anti-islamisme (d), antiféminismeVoir et modifier les données sur Wikidata
Mouvement
Site web
(en) trnt.laVoir et modifier les données sur Wikidata
signature de Milo Yiannopoulos
Signature.
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Ancien éditeur pour Breitbart News, Milo Yiannopoulos est classé à deux reprises parmi les 100 personnes les plus influentes de l'économie numérique britannique par le magazine américain Wired[5]. Il dénonce notamment l'islam, le féminisme et le politiquement correct dans ses tribunes.

Famille

Milo Yiannopoulos est élevé par sa mère et son beau-père. Ce dernier est architecte[6]. D'après le magazine américain Tablet, il a des origines juives allemandes du côté de sa mère et irlandaises et grecques du côté de son père[7]. Proche de sa grand-mère paternelle, il adopte à sa majorité le nom de famille de celle-ci, Yiannopoulos, abandonnant son nom de famille de naissance, Hanrahan[8],[9],[10].

Études

Yiannopoulos a étudié à l'université de Manchester mais abandonne sans obtenir de diplôme[11]. Il a ensuite étudié au collège Wolfson de Cambridge, où il a commencé l'étude de la littérature anglaise, qu'il a abandonnée après deux ans[12],[13].

Breitbart

Il était l'un des contributeurs du site web d'actualité américain Breitbart News, une figure de la droite alternative américaine[10] et un grand soutien de Donald Trump[14]. En , il est rattrapé par un ancien podcast dans lequel il tient des propos sur la sexualité jugés par certains comme défendant la pédophilie. Il donne sa démission le [14].

Controverses

Twitter

Sous le pseudonyme de « Nero »[15],[16] (référence à l'empereur romain Néron) Yiannopoulos se fait connaître par ses remarques politiques sur les réseaux sociaux, dont Twitter. Il se fait certifier son compte Twitter, avant que le réseau social ne lui retire sa certification[17].

En , Yiannopoulos caractérise le remake du film SOS Fantômes comme un film « destiné à aider les femmes entre deux âges solitaires à mieux supporter le fait d'avoir été laissées en plan »[18]. Après la sortie du film, des trolls s'en prennent sur Twitter à l'actrice afro-américaine Leslie Jones avec des insultes racistes et des commentaires intolérants. Yiannopoulos rédige trois tweets publics au sujet de Jones dans lesquels il déclare : « SOS Fantôme recueille tellement peu de succès qu'ils ont envoyé Leslie Jones jouer les victimes sur Twitter », avant de décrire la réponse qu'elle lui adresse comme « quasiment illettrée » et de l'appeler un « mec noir »[16],[19],[20]. De nombreux médias ont décrit les tweets de Yiannopoulos comme des encouragements au harcèlement de Jones[21],[22]. Yiannopoulos est ensuite banni à titre permanent de Twitter, pour ce que la société décrit comme « inciter ou s'engager dans le harcèlement ciblé de tiers »[23],[24],[25].

Yiannopoulos affirme qu'il a été banni à cause de ses convictions conservatrices[26]. Après son bannissement de Twitter, le hashtag #FreeMilo (#LibérezMilo en français) commence à obtenir du succès sur le site auprès de ceux qui s'opposent à la décision prise par Twitter[27].

Dans une interview donnée à l'occasion de la convention nationale du parti républicain de 2016, il remercie Twitter pour l'avoir banni en faisant valoir qu'il pensait que cela avait renforcé sa célébrité[28].

Tuerie de Christchurch

Le ministère de l'Intérieur australien décide de faire annuler les conférences que Milo Yiannopoulos devait donner dans le pays à la suite de ses commentaires controversé au sujet des attentats de Christchurch. Il avait notamment affirmé que les attentats s'étaient produits en raison de la tolérance des autorités vis-à-vis du « gauchisme extrémiste » et des « cultures religieuses barbares », poussant les gens à se radicaliser[29].

Publications

  • (en) Dangerous, Miami, Dangerous Books (autopublié), 2017, 285 p. (ISBN 978-0-692-89344-9).
  • (en) Diabolical: How Pope Francis Has Betrayed Clerical Abuse Victims Like Me—And Why He Has to Go, New York, Bombardier Books, 2018, 155 p. (ISBN 978-1-64293-163-1).

Références

Liens externes

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