Mir@bel

base de connaissance sur les revues et leurs accès en ligne From Wikipedia, the free encyclopedia

Mir@bel (Mutualisation d’Informations sur les Revues et leurs Accès dans les Bases En Ligne) désigne à la fois une base de connaissance participative d'informations sur les revues, ainsi que le réseau de professionnels (documentalistes, bibliothécaires, éditeurs) enrichissant cette base. Ainsi on devient membre partenaire de Mir@bel (le réseau) pour alimenter Mir@bel (la base de connaissance).

DescriptionBase de connaissance participative valorisant les contenus accessibles en ligne de revues ; ISSN 2678-0038
SloganLe site web qui facilite l'accès aux revues
Faits en bref Adresse, Description ...
Logo de Mir@bel
Logo de Mir@bel

Adresse https://reseau-mirabel.info/
Description Base de connaissance participative valorisant les contenus accessibles en ligne de revues ; ISSN 2678-0038
Slogan Le site web qui facilite l'accès aux revues
Commercial non
Publicité non
Type de site Base de connaissance
Langue français, anglais
Nombre d'inscrits 124 établissements membres et 24 partenaires éditeurs (novembre 2025)
Siège social Lyon
Drapeau de la France France
Propriétaire Sciences Po Lyon
Créé par Sciences Po Lyon, Sciences Po Grenoble, Bibliothèque Diderot de Lyon.
Lancement 2009
État actuel En activité
Fermer

Historique

Mir@bel est lancé en 2009 à l'initiative de trois établissements[1] : Sciences Po Lyon, Sciences Po Grenoble et l'École normale supérieure de Lyon, le projet ayant émergé au sein de leurs bibliothèques. En 2016 la Maison des Sciences de l'Homme de Dijon (MSH Dijon, CNRS / uB) et l'École nationale des travaux publics de l'État (ENTPE) rejoignent les établissements pilotes du réseau, remplaçant ainsi la Bibliothèque Diderot de Lyon.

Le prototype de Mir@bel est présenté lors de la « Journée d'étude sur la mutualisation des systèmes de signalement des contenus de périodiques en sciences humaines et sociales », le à Lyon[1].

Une deuxième version proposant une nouvelle interface et de nouvelles fonctionnalités est mise en place en 2012[2]. En , le réseau annonce la diffusion de ses contenus sous licence ouverte puis en avril 2020, le code source de l'application est libéré sous licence Affero GPL et placé sur Gitlab.

En 2020, sous l’égide du Comité pour la science ouverte, Mir@bel noue un partenariat avec l'équipe du Jisc (en) ayant développé la base Sherpa Romeo[3]. Un groupe de travail est lancé à cet effet[4] piloté par Bernard Teissier[5],[6]. Ainsi naît en février 2022 un service de déclaration des politiques de publication[7],[8] pour les revues scientifiques françaises, animé par un groupe de modération au sein du réseau Mir@bel.

En 2020[9], puis 2023[10], le réseau Mir@bel est deux fois lauréat de l'appel à projet du Fonds national pour la science ouverte (FNSO), sous la coordination de Sophie Fotiadi[11].

Contenu

La base de connaissance Mir@bel longtemps dédiée aux revues scientifiques de sciences humaines et sociales (SHS) s’est progressivement enrichie de publications issues d’autres disciplines[12] en sciences, techniques et médecine (STM) ainsi que de revues professionnelles, de magazines, de journaux de presse.

La couverture thématique de Mir@bel est intrinsèquement liée aux besoins et à l’investissement des membres du réseau qui l’alimentent. Pour exemple, les bibliothèques des établissements de sciences politiques[13] l’ont investie pour signaler les accès en ligne aux revues dans cette discipline, de même pour les documentalistes du réseau des écoles d’architecture[14] ou les membres du réseau Frantiq au profit des revues en archéologie ou sciences de l'Antiquité[15].

Les revues référencées sont majoritairement anglophones, francophones, hispanophones ou germanophones ; les deux-tiers des revues sont bilingues. Les revues référencées sont autant en cours de publication qu'ayant cessé de paraître.

En 2009, la base indique principalement, pour chaque revue, les sources possibles de texte intégral des articles, les sommaires des numéros, les résumés des articles et les références bibliographiques[16]. Elle évolue ensuite en signalant de nombreux rebonds complémentaires permettant d'accéder à tout l'environnement en ligne d'une revue[17]. Ainsi, Mir@bel contribue à la qualité des métadonnées des revues[18],[19], notamment grâce à des mises à jour automatisées depuis plusieurs plateformes de diffusion[20] (nommées « ressources » dans Mir@bel) comme Cairn.info, Érudit, OpenEdition, Persée ou les plateformes d'éditeurs ou les pépinières de revues[21] fédérées au sein du réseau Repères, mais également grâce au travail de veille individuel des membres du réseau et à un partenariat renforcé[22],[23],[19] avec l'Agence Bibliographique de l'Enseignement Supérieur (ABES) ou le Centre ISSN France[24],[25].

À partir de 2021, les éditeurs français de revues sont décrits dans Mir@bel en incluant leur identifiant IdRef pour aboutir à un alignement des deux bases depuis 2024[26].

Depuis 2022, plus d'une centaine d'éditeurs (maisons d'édition, sociétés savantes[27], laboratoire ayant développé une activité éditoriale...) bénéficie du service de déclaration des politiques de publication[4] dans Mir@bel.

En 2024, plus de 20 000 revues sont signalées dont 6000 quotidiennement mises à jour de manière automatisée[28].

Organisation et fonctionnement

Le réseau Mir@bel repose sur des conventions mais ne dispose pas d'une personnalité juridique propre[29]. En 2024, il est piloté par 4 établissements Sciences Po Lyon, Sciences Po Grenoble, la MSH Dijon et l'ENTPE, qui envisagent les orientations et une feuille de route annuelle, en relation avec un comité de pilotage opérationnel ouvert aux membres partenaires qui souhaitent s’y investir.

Deux types de partenariat peuvent être contractés pour participer au réseau :

  • une convention de partenariat est signée entre les établissements membres veilleurs avec Sciences Po Lyon par délégation pour les autres établissements pilotes ;
  • un partenariat plus souple pour les éditeurs[30] se traduit par une lettre d’engagement.

La base de connaissance est ainsi alimentée de 3 façons par :

  • des partenaires veilleurs au sein d'établissements ayant signé une convention, majoritairement représentés par des bibliothèques universitaires[31] ou d'autres services documentaires[32] ;
  • des partenaires éditeurs représentant des maisons d'édition publiques et privées mais aussi quelques laboratoires ayant développé une activité éditoriale ;
  • des partenaires ressources représentant essentiellement des plateformes de diffusion avec lesquelles une automatisation des mises à jour a été mise en œuvre.

Le fonctionnement du réseau et l'alimentation de sa base de connaissance reposent sur le partage et la mutualisation des informations sur les revues[33],[34]. Plusieurs dizaines de bibliothèques et d'établissements francophones l'utilisent et vérifient son contenu[29].

L'interface est développée par SILECS[35], société de service en informatique spécialisée dans les solutions informatiques libres. La base de connaissance a été financée à ses débuts par la Région Rhône-Alpes, et reçoit depuis plusieurs années de nouveaux financements issus de dépôts de projets lauréats[36] ou de soutiens financiers institutionnels[37].

Exemples d'applications et interconnexions

Schéma de présentation de la production des données dans Mirabel (mars 2023)

Afin d'enrichir les catalogues des bibliothèques, un webservice permet la récupération automatique des données Mir@bel dans les systèmes intégrés de gestion de bibliothèque (SIGB) comme Koha[38],[39], Bokeh[40], Syracuse[41], C3RB ou PMB[42].

Parmi ses fonctionnalités, Mir@bel intègre les identifiants de nombreuses bases d'autorité externes et fournit des liens rebonds vers celles-ci. On peut notamment citer : JSTOR, Cairn, Érudit, Persée, OpenEdition Journals, Sherpa/Romeo, DOAJ et Wikidata.

Mir@bel a déployé un service de déclaration des politiques de publication pour les revues scientifiques françaises qui a vocation à alimenter la base Sherpa Romeo et par ricochet l'archive ouverte HAL[43]également.

Le projet Mir@bel2022 lauréat du FNSO[9], regroupe 14 partenaires engagés à "coopérer pour faciliter le référencement des revues en accès ouvert dans le DOAJ et à contribuer à l'amélioration du partage des métadonnées sur les revues scientifiques et leurs structures éditoriales"[3].

Notes et références

Voir aussi

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