Molines-en-Queyras

commune française du département des Hautes-Alpes From Wikipedia, the free encyclopedia

Molines-en-Queyras (en occitan Morinas) est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes, dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Son territoire fait partie du parc naturel régional du Queyras.

Faits en bref Administration, Pays ...
Molines-en-Queyras
Molines-en-Queyras
Panneau à l'entrée du village.
Blason de Molines-en-Queyras
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Hautes-Alpes
Arrondissement Briançon
Intercommunalité Communauté de communes du Guillestrois et du Queyras
Maire
Mandat
Valérie Garcin
2020-2026
Code postal 05350
Code commune 05077
Démographie
Population
municipale
307 hab. (2023 en évolution de +2,33 % par rapport à 2017)
Densité 5,7 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 43′ 54″ nord, 6° 50′ 38″ est
Altitude Min. 1 625 m
Max. 3 160 m
Superficie 53,62 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Guillestre
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Molines-en-Queyras
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Molines-en-Queyras
Liens
Site web http://www.mairie-molinesenqueyras.fr
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    Géographie

    Molines est irriguée par l'Aigue Agnelle, descendant du col homophone qui sert de frontière avec l'Italie, situé aussi sur la commune. Aigue signifie "eau". La végétation ligneuse à cette altitude est essentiellement résineuse. Elle est constituée principalement de mélèzes qui ont la particularité de roussir en automne avant de perdre leurs aiguilles en hiver. La flore est colorée pour s'adapter au climat de montagne: la plante emblématique car récurrente est l’épilobe, aux longues tiges dominées par une fleur fuchsia.

    Elle est composée de sept hameaux : Molines, la Rua, Gaudissard, Clot la Chalp, Pierre-Grosse (1 926 mètres), le Coin et Fontgillarde (1 990 mètres). Un huitième, Costeroux (2 100 mètres) n'est plus habité depuis 150 ans.

    Le Coin et Pierre Grosse depuis l'ancien canal de Rouchas Frach.

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[3] et est dans la région climatique Alpes du sud, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 850 à 1 000 mm, minimale en été[4]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 5,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 18,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 853 mm, avec 6,9 jours de précipitations en janvier et 7,3 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Véran à km à vol d'oiseau[7], est de 5,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 734,4 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 30,7 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −26 °C, atteinte le [Note 1].

    Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[10], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Molines-en-Queyras est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[12] et hors attraction des villes[13],[14].

    Occupation des sols

    Le tableau ci-dessous présente l'occupation des sols de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).

    Davantage d’informations Type d’occupation, Pourcentage ...
    Occupation des sols en 2018
    Type d’occupation Pourcentage Superficie
    (en hectares)
    Prairies et autres surfaces toujours en herbe 4,1 % 221
    Systèmes culturaux et parcellaires complexes 1,6 % 82
    Forêts de conifères 18,9 % 1009
    Pelouses et pâturages naturels 46,2 % 2470
    Landes et broussailles 0,9 % 47
    Forêt et végétation arbustive en mutation 4,1 % 219
    Roches nues 14,7 % 786
    Végétation clairsemée 9,6 % 509
    Source : Corine Land Cover[15]
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    Toponymie

    Le nom de la localité est attesté sous la forme Millunaricii dès 739 dans le cartulaire de l'abbaye de Saint Hugues, puis Molini en 1301 et en 1345.

    Ce nom désigne un lieu où fonctionnaient des moulins à eau[16], comme l'indique également le blason. Ces derniers commencent à se répandre au cours des IXe et Xe siècles, mais c’est à la fin du XIIe et au XIIIe siècles qu’ils se multiplient. Outre à moudre le blé, ils servent à alimenter des installations mécaniques tels que les marteaux de forge, les foulons pour la teinte des tissus, et plus tard les scieries. Le moindre cours d’eau pouvait être aménagé, quitte à ne faire fonctionner les moulins que sur une courte période de l’année, lorsque l’écoulement le permettait. Les noms des villages de Molines-en-Queyras et Molines-en-Champsaur attestent encore aujourd’hui de l’importance de ces installations[17].

    Le Queyras en est éponyme.

    La commune s'appelle Molinas-en-Queiràs en occitan haut-alpin.

    Histoire

    L'histoire de Molines bénéficie de traces écrites exceptionnelles, les transitons de Molines, des registres écrits qui relataient les faits les plus marquants, les catastrophes, les épidémies qui avaient lieu dans le village, à la manière d'une chronique ou d'un journal rédigé par Paul Ebren et sa famille, du hameau de Fontgillarde.

    Certains transitons sont visibles aux Archives départementales de Gap. On y retrouve l'histoire des hameaux du village, y compris le plus haut d'entre eux, le hameau de Costeroux, sur la route du col Agnel, aujourd'hui disparu après une histoire riche en rebondissements.

    Ces livres de familles dressaient, à l’origine, l’état des chemins ruraux, encore appelée transitons et la liste des consuls, élus pour gérer le village. Ensuite, les chefs de famille y notèrent les événements survenus dans la communauté ou, en dehors, à ses habitants (accidents, incendies, passages de troupes, travaux).

    Les Transitons, rapportés par Jean Tivollier, l'historien du Queyras, mêlent les cahiers de plusieurs familles, entre 1469 et 1908 et forment le chapitre 25 de sa monographie du Queyras, parue en 1913.

    Économie

    Molines-en-Queyras est une station de ski de petite dimension. La station est située sur le massif de Beauregard ; son point le plus haut est le pic de Château Renard, à près de 3 000 m d'altitude. Molines appartient également au grand réseau de pistes de ski de fond du Queyras.

    Politique et administration

    Liste des maires

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
    1978 1995 Siméon Michel    
    mars 2001 juillet 2020 Francis Martin[18]   Agriculteur exploitant
    juillet 2020 en cours Valérie Garcin[18],[19]   Employée de commerce
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    Panorama de la vallée de Molines-en-Queyras
    Molines-en-Queyras et sa vallée.

    Intercommunalité

    Molines-en-Queyras fait partie:

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[21].

    En 2023, la commune comptait 307 habitants[Note 2], en évolution de +2,33 % par rapport à 2017 (Hautes-Alpes : +1,55 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    8911 0029309701 0301 0501 0059761 017
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    979894881845796792869790721
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    731703609556484448401367323
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
    269244288375336322325307303
    Davantage d’informations - ...
    2021 2023 - - - - - - -
    304307-------
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    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2006[23].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Lieux et sites

    Maison du XVe siècle au hameau de la Rua.
    Église de Molines-en-Queyras.

    L'église Saint-Romain est classée Monument Historique [24],[25]. Détruite pendant les guerres de religion, elle fut reconstruite entre 1628 et 1637. Les cloches sont apparentes en haut d'un clocher carré couvert d'une toiture en mélèze. Elle a été rénovée il y a deux ans[Quand ?].

    Autre site fréquemment visité, le vieux four à pain, conservé au cœur du village.

    Les hameaux et le village méritent l'intérêt et notamment leurs vieilles fustes, qui peuvent avoir plusieurs siècles. Certaines fermes ont été répertoriées sur l'inventaire général des Monuments historiques. Une maison du hameau de la Rua[26] a été classée Monument historique le .

    Refuges

    On notamment un refuge important sur la commune de Molines-en-Queyras : le Refuge Agnel. Par ailleurs, un ancien refuge a fermé : celui de la Rua.

    Personnalités liées à la commune

    • François Dufay (1962-2009), journaliste et écrivain, mortellement renversé par une voiture dans la commune où il passait des vacances d'hiver en famille.

    Héraldique

    Davantage d’informations Blason, Détails ...
    Blason de Molines-en-Queyras Blason
    D'azur au moulin à vent d'argent, les ailes d'or, surmonté d'un pavillon de gueules.
    Détails
    Le statut officiel du blason reste à déterminer.
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    Voir aussi

    Bibliographie

    • Tivollier, Jean, Molines en Queyras, éditions Transhumances, 2016
    • Wailly, Bénédicte de, Chansons et danses dans le Queyras d'autrefois, éditions Transhumances, 2022

    Articles connexes

    Liens externes

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    Notes et références

    Related Articles

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