Monique Jacot
photographe suisse
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Monique Jacot (née le à Neuchâtel et morte le ) est une photographe et reporter-photographe indépendante suisse, connue notamment pour son travail sur la condition féminine en Suisse.
Biographie
Origine et famille
Monique Jacot naît le à Neuchâtel. Elle est originaire de Donatyre, dans le canton de Vaud[1]. Son père, Willy Jacot, est chef de vente ; sa mère est née Irène Moschini[1].
Elle épouse Yvan Dalain, photographe puis réalisateur à la Télévision suisse romande[1]. Ils ont deux enfants, Jean-Benoît Lévy[2], devenu graphiste à San Francisco, et Stéphane-Clémence Lévy[3],[4], devenue peintre et scénographe[5].
Elle rencontre en 1977 l'imprimeur d'art Jean Genoud[3], avec lequel elle reste en couple jusqu'à la mort de ce dernier en 2022[6].
Études et parcours professionnel
Après l'école publique pour jeunes filles[7], elle étudie à l'école des Arts et Métiers de Vevey de 1953 à 1956. Gertrude Fehr fait partie de ses professeurs[1],[3], et Jeanloup Sieff de ses camarades d'étude[7].
Elle est l’une des premières femmes photojournalistes[3]. Elle voyage au Yémen à de nombreuses reprises au cours des années 1980[8], et réalise des reportages pour des revues consacrées à la photographie, dont Camera, et collabore au magazine féminin Elle pendant huit ans, puis comme photographe indépendante elle publie dans de nombreux magazines ou revues dont L'Illustré, Schweizer Illustrierte, Du, Réalités, Vogue[9]. Elle travaille aussi pour l'Organisation mondiale de la santé à partir de 1959[10].
À partir de la fin des années 1980, Monique Jacot publie des ouvrages sur la condition féminine : Femmes de la terre en 1989, Printemps de femmes en 1994 et Cadences : l'usine au féminin en 1999[1],[3].
En 2000, elle obtient une résidence de 5 mois dans l’atelier d'artistes suisses de Shabramant, au Caire (Égypte), à l'occasion duquel elle photographie le delta du Nil[11].
Publication et legs
En 2002, Monique Jacot publie l'ouvrage À jour rassemblant une quarantaine de travaux photographiques poétiques et expérimentaux qui se situent entre le reportage et le rêve[12].
En 2020, elle lègue 2 000 photos à trois associations de la région de Lavaux, dans le but de les rendre accessibles au public[13].
Fin de vie et mort
Elle vivait à Épesses en Lavaux[6].
Elle meurt dans la matinée[14] du 6 août 2024[15], à l'âge de 89 ans.
Expositions
- En 2005, une rétrospective lui est consacrée par la Fondation suisse pour la photographie[16],[17].
- En 2020, le Musée Jenisch Vevey lui consacre une exposition intitulée Transferts et héliogrammes[18].
- En 2022, le musée cantonal pour la photographie de Lausanne, Photo Élysée, lui consacre une exposition intitulée Monique Jacot. La figure et ses doubles[19].
Bibliographie
- Monique Jacot, édité par Peter Pfrunder. Textes de Matthias Christen, Christophe Gallaz, Sylvie Henguely, Nathalie Herschdorfer, Guido Magnaguagno et Peter Pfrunder, 2005, Fotostiftung Schweiz, 216 p.[16]
Prix et distinctions
- 1974 : Prix fédéral des arts appliqués[10]
- 2005 : Grand prix de la photographie de la Fondation vaudoise pour la culture[20]
- 2020 : Grand Prix Design, attribué sur la recommandation de la Commission suisse du design[21],[22].
Vidéogramme
- Monique Jacot, voix au chapitre[23], dialogue avec Vladimir Nabokov, Radio télévision suisse, 3 février 1975, 25 min.
