Montambert
commune française du département de la Nièvre
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Montambert est une commune française située dans le département de la Nièvre, en région Bourgogne-Franche-Comté.
| Montambert | |||||
La mairie. | |||||
| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Bourgogne-Franche-Comté | ||||
| Département | Nièvre | ||||
| Arrondissement | Château-Chinon (Ville) | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Bazois Loire Morvan | ||||
| Maire Mandat |
Marie-Christine Roy 2020-2026 |
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| Code postal | 58250 | ||||
| Code commune | 58172 | ||||
| Démographie | |||||
| Population municipale |
114 hab. (2023 |
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| Densité | 4,4 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 46° 46′ 16″ nord, 3° 40′ 40″ est | ||||
| Altitude | Min. 198 m Max. 252 m |
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| Superficie | 25,97 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Luzy | ||||
| Législatives | Deuxième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Nièvre
Géolocalisation sur la carte : Bourgogne-Franche-Comté
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| Liens | |||||
| Site web | www.montambert.fr | ||||
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Géographie
Localisation
On accède au village de Montambert par la N 81 et la D 979. Ce village est desservi par la gare de Cercy-la-Tour.
« Situé dans un vallon, entouré de bois, au sol peu fertile et recouvert de nombreux bois d'un rapport médiocre par manque de débouché. Les bois servaient pour les forges et alimentaient en charbon de bois la capitale ».
Telle est la description qu'en fait Née de La Rochelle en 1827[1].
Le village est situé à une altitude moyenne de 231 mètres, à 20 km du parc naturel régional du Morvan.
Hydrographie
- Rivière : la Cressonne ;
- Étangs : on en compte 32 sur territoire communal.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[4] et est dans la région climatique Centre et contreforts nord du Massif Central, caractérisée par un air sec en été et un bon ensoleillement[5]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 862 mm, avec 12,5 jours de précipitations en janvier et 7,5 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Vitry-sur-Loire à 10 km à vol d'oiseau[8], est de 11,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 824,9 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 42 °C, atteinte le ; la température minimale est de −21,5 °C, atteinte le [Note 1].
Villages, hameaux, lieux-dits, écarts,
(liste non exhaustive)
- Tannay-sur-Loire (rattaché en 1827) - Domaine Doré - Domaine Guillin - Domaine Joyon - la Réserve - les Cours - les Basses Naudées - Bruyères de Mont.
Communes limitrophes
| Cercy-la-Tour | Fours | |||
| Saint-Hilaire-Fontaine | N | La Nocle-Maulaix | ||
| O Montambert E | ||||
| S | ||||
| Cronat (Saône-et-Loire) |
Urbanisme
Typologie
Au , Montambert est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[12] et hors attraction des villes[13],[14].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (56,6 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (56,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (56,6 %), prairies (22,8 %), zones agricoles hétérogènes (13,2 %), terres arables (5,2 %), eaux continentales[Note 2] (2,2 %)[15]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie
On relève les formes suivantes : Mons-Amberti (XIVe siècle), Montambert (1459), Montauber (1464), Prioratus Montis-Umberti (vers 1500)[16].
En 1793, le bourg portait le nom de Montembert ; en 1801 de Montaubers et le devient Montambert, après avoir été Montambert-Tannay.
Tannay est une ancienne commune, attestée sous la forme Thanedus en 1453, rattachée en 1827[17].
Histoire
L'église de Monte Ansberti est, semble t'il, donnée au prieuré de La Charité-sur-Loire en 1075 par le comte Guillaume Ier de Nevers. Cependant, on ne trouve aucune trace de ce don dans les sources écrites. Les bulles papales de Pascal II en 1107, puis de Lucius II, en 1144, confirment que la paroisse dépend de la « fille ainée de Cluny » ; un prieuré est alors érigé peu après et occupé par quelques moines clunisiens.
Politique et administration
Liste des maires
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[19].
En 2023, la commune comptait 114 habitants[Note 3], en évolution de −7,32 % par rapport à 2017 (Nièvre : −2,78 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Enseignement
Dépend de l'académie de Dijon, les écoles primaires de la commune dépendent de l'Inspection académique de la Nièvre et pour le calendrier des vacances scolaires de la zone B.
Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments
- Religieux
- L'église, ex-prieuré Saint-Pierre d'Antioche de Montambert
Inscrit MH (1981), est paroissiale et les bâtiments conventuels sont privés. Les principaux éléments datent des XIe et XIIe siècles : chœur, abside, chapelles latérales et base du clocher. La commune est classée site clunisien depuis 2004.
- Civils
- Demeure dite : Château du Pont de Cressonne à l'est du hameau de Tannay-sur-Loire, (propriété privée). Première moitié du XVIIe siècle ; 2e moitié du XIXe siècle ; 1er quart du XXe siècle[22]. Les seigneurs du lieu furent inhumés dans l'église de Tannay-sur-Loire. Les propriétaires successifs sont les familles : Gerbault (1580) ; Pélerin de Mary (1590) ; Marie Petit (1603) ; François d'Escorailles (1626) qui portait : « D'azur à trois bandes d'or » ; Pierre Cézaro Duprez qui vendit à Gaspard Chaussin d'Harly qui le conserva jusqu'à la Révolution ; puis la famille Vion de Gaillon ;
- Maison éclusière de Montambert ;
- Mairie-école : édifice construit sur le C.V.O.7 après 1830 d'après Gauthier dont le maître d'œuvre est inconnu. Il possède un étage carré avec un escalier intérieur. La construction est en moellons et briques recouverts d'enduit. Le toit est à longs pans ; pignon ; couverture en ardoises[23] ;
- Ferme Chez Doré : ensemble du début du XIXe siècle ; porcherie ; étable ; grange ; poulailler ; fenil. Sous-sol ; rez-de-chaussée ; escalier droit ; escalier extérieur. Toit à longs pans recouvert en tuile plate ; appentis. Comble à surcroît ; corniche à trois rangs de briques superposés[24] ;
- Croix de chemin : située devant la mairie-école, à proximité de l'église. Elle est en calcaire ; brique ; fonte ; ferronnerie à décor végétal d'une hauteur de 4,25 m sur 1,09 m et une profondeur de 1,07 m. Propriété de la commune[25] ;
- Croix du cimetière : en béton fer et fonte ferronnerie, ange de 213 cm de haut sur 100 cm de large et 100 cm de profondeur, maître-d 'œuvre inconnu, datée du XIXe siècle, propriété de la commune[26] ;
- Presbytère : maison avec jardin et enclos sur rez-de-chaussée datée de 1854 dont l'architecte est inconnu[27].
Voir aussi
Bibliographie
- Lespinasse René de, Cartulaire du prieuré de La Charité-sur-Loire, ordre de Cluny, Nevers, Gremion, 1887, p. 363-365, 392, 417 et 422.
Articles connexes
Liens externes
- Montambert sur le site de l'Institut géographique national
- Site de la commune : https://www.montambert.fr/
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
