Montcléra
commune française du département du Lot
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Montcléra est une commune française, située dans l'ouest du département du Lot en région Occitanie. Elle est également dans la Bouriane, une région naturelle sablonneuse et collinaire couverte de forêt avec comme essence principale des châtaigniers.
| Montcléra | |||||
Mairie | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Occitanie | ||||
| Département | Lot | ||||
| Arrondissement | Gourdon | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Cazals-Salviac | ||||
| Maire Mandat |
Guy Theulet 2020-2026 |
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| Code postal | 46250 | ||||
| Code commune | 46200 | ||||
| Démographie | |||||
| Population municipale |
292 hab. (2023 |
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| Densité | 14 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 44° 37′ 16″ nord, 1° 12′ 40″ est | ||||
| Altitude | Min. 154 m Max. 311 m |
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| Superficie | 20,91 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Puy-l'Évêque | ||||
| Législatives | Première circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Lot
Géolocalisation sur la carte : région Occitanie
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| Liens | |||||
| Site web | www.montclera46.fr | ||||
| modifier |
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Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par le ruisseau de la Masse et par divers autres petits cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable composé de deux zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.
Montcléra est une commune rurale qui compte 292 habitants en 2023, après avoir connu un pic de population de 1 018 habitants en 1846. Ses habitants sont appelés les Clérimontiens ou Clérimontiennes.
Géographie
Commune située dans le Quercy en Bouriane sur la route departementale 673 entre Fumel et Gourdon.
Communes limitrophes
Les communes limitrophes sont Les Arques, Cazals, Frayssinet-le-Gélat, Gindou, Goujounac, Marminiac et Saint-Caprais.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[4] et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (19,5 °C), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à 20 jours)[5]. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 12,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 904 mm, avec 11,6 jours de précipitations en janvier et 6,5 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Anglars-Juillac à 15 km à vol d'oiseau[8], est de 13,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 822,6 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 42,1 °C, atteinte le ; la température minimale est de −15 °C, atteinte le [Note 1].
Milieux naturels et biodiversité
L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Une ZNIEFF de type 1[Note 2] est recensée sur la commune[11] : la « vallée de la Masse entre le Périé et la Passade » (53 ha), couvrant 3 communes du département[12] et une ZNIEFF de type 2[Note 3],[11] : les « ruisseaux de l'Herm et de la Masse » (661 ha), couvrant 8 communes du département[13].
- Cartes des ZNIEFF de type 1 et 2 à Montcléra.
- Carte de la ZNIEFF de type 1 sur la commune.
- Carte de la ZNIEFF de type 2 sur la commune.
Urbanisme
Typologie
Au , Montcléra est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 1]. Elle est située hors unité urbaine[I 2] et hors attraction des villes[I 3],[I 4].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (69,1 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (68,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (69,1 %), zones agricoles hétérogènes (30,9 %)[14]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Risques majeurs
Le territoire de la commune de Montcléra est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité très faible)[15]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[16].
Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment le ruisseau de la Masse. La cartographie des zones inondables en ex-Midi-Pyrénées réalisée dans le cadre du XIe Contrat de plan État-région, visant à informer les citoyens et les décideurs sur le risque d’inondation, est accessible sur le site de la DREAL Occitanie[17]. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1992 et 1999[18],[15].
Montcléra est exposée au risque de feu de forêt. Un plan départemental de protection des forêts contre les incendies a été approuvé par arrêté préfectoral le pour la période 2015-2025. Les propriétaires doivent ainsi couper les broussailles, les arbustes et les branches basses sur une profondeur de 50 mètres, aux abords des constructions, chantiers, travaux et installations de toute nature, situées à moins de 200 mètres de terrains en nature de bois, forêts, plantations, reboisements, landes ou friches. Le brûlage des déchets issus de l’entretien des parcs et jardins des ménages et des collectivités est interdit. L’écobuage est également interdit, ainsi que les feux de type méchouis et barbecues, à l’exception de ceux prévus dans des installations fixes (non situées sous couvert d'arbres) constituant une dépendance d'habitation[19].

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des affaissements et effondrements liés aux cavités souterraines (hors mines), des éboulements, chutes de pierres et de blocs, des glissements de terrain et des tassements différentiels[20]. Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[21].
Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 99,3 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (67,7 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 228 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 228 sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 72 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[22],[Carte 2].
Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[21].
Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989, 2011 et 2020 et par des mouvements de terrain en 1999[15].
Toponymie
Histoire
Brandélis de Gironde obtint de Louis XIII, en décembre 1616, l'érection en marquisat de la terre de Montcléra, vicomté de Lavaur (tenue de sa femme, Louise de Gontaut-Biron) et dépendances. Il mourut en 1621 au siège de Montauban. Sa postérité s'éteignit en 1792[24].
Les consuls de Moncléra sous l'Ancien Régime sont[25] :
| Année | Nom | Résidence (Lieu dit) |
|---|---|---|
| 1758 | Dantony Olive | |
| 1759 | ||
| 1760 | ||
| 1761 | Sr Martin | |
| 1762 | ||
| 1763 | Calmeles |
Politique et administration
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[27]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[28].
En 2023, la commune comptait 292 habitants[Note 4], en évolution de +7,75 % par rapport à 2017 (Lot : +1,52 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Économie
Revenus
En 2018, la commune compte 133 ménages fiscaux[Note 5], regroupant 251 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 18 790 €[I 5] (20 740 € dans le département[I 6]).
Emploi
| 2008 | 2013 | 2018 | |
|---|---|---|---|
| Commune[I 7] | 6,7 % | 4,8 % | 6,1 % |
| Département[I 8] | 7,3 % | 8,9 % | 9,6 % |
| France entière[I 9] | 8,3 % | 10 % | 10 % |
En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 147 personnes, parmi lesquelles on compte 72,8 % d'actifs (66,7 % ayant un emploi et 6,1 % de chômeurs) et 27,2 % d'inactifs[Note 6],[I 7]. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui de la France et du département.
La commune est hors attraction des villes[Carte 3],[I 10]. Elle compte 67 emplois en 2018, contre 61 en 2013 et 70 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 100, soit un indicateur de concentration d'emploi de 66,7 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 45,6 %[I 11].
Sur ces 100 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 35 travaillent dans la commune, soit 35 % des habitants[I 12]. Pour se rendre au travail, 88 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 5 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 7 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 13].
Activités hors agriculture
26 établissements[Note 7] sont implantés à Montcléra au [I 14]. Le secteur de l'industrie manufacturière, des industries extractives et autres est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 34,6 % du nombre total d'établissements de la commune (9 sur les 26 entreprises implantées à Montcléra), contre 14 % au niveau départemental[I 15].
Agriculture
La commune est dans la « Bourianne », une petite région agricole occupant une partiede l'ouest du territoire du département du Lot[31]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 8] sur la commune est la polyculture et/ou le polyélevage[Carte 4].
| 1988 | 2000 | 2010 | 2020 | |
|---|---|---|---|---|
| Exploitations | 36 | 17 | 12 | 12 |
| SAU[Note 9] (ha) | 387 | 300 | 248 | 214 |
Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 36 lors du recensement agricole de 1988[Note 10] à 17 en 2000 puis à 12 en 2010[33] et enfin à 12 en 2020[Carte 5], soit une baisse de 67 % en 32 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 60 % de ses exploitations[34],[Carte 6]. La surface agricole utilisée sur la commune a également diminué, passant de 387 ha en 1988 à 214 ha en 2020[Carte 7]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 11 à 18 ha[33].
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- Le château de Montcléra[35] est un bel édifice du XVe siècle, remanié à la Renaissance. Il présente essentiellement un corps de logis rectangulaire flanqué de tours rondes à machicoulis, avec une tour aux toits rouges. le donjon n'existe plus, même si il reste des vestiges de son emplacement. La façade pourvue de chaînes d'angle, est percée d'une porte cochère et d'une porte piétonne, toutes deux en plein cintre. L'ensemble est entouré d'un beau parc. Ce fut le siège d'une seigneurie créée au début du XIVe siècle d'un démembrement de la juridiction royale de Cazals en faveur d'Arnaud de Commarque. Elle passa ensuite aux De Gironde puis, au début du XIXe siècle, à la famille Dupuy. L'édifice est classé et partiellement inscrit au titre des monuments historiques en 1925 et 1929[36].
- L'église Saint-Caprais de Montcléra, de fondation romane était, au Moyen Âge, une annexe de Cazals. Remaniée à diverses époques, elle a été flanquée de chapelles latérales à l'époque gothique et sa nef prolongée en 1870. Elle a été restaurée récemment et son intérieur comporte trois retables aux décors très riches parmi les plus beaux de la région.
Châtelet d'entrée du château. Château. Centre ville avec la mairie et l'église. Chevet de l'église.

