Mont Circé
mont d'Italie
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Le mont Circé, écrit Circée[2],[3],[4],[5],[6] dans les ouvrages plus anciens en français (en italien : Monte Circeo ; en latin : Circæus Mons[7]) et aussi appelé mont Circéen[8], est un petit massif calcaire isolé, haut de 541 mètres et situé au bord de la mer Tyrrhénienne au sud du Latium, en Italie. Sur son faîte se dresse le phare du Mont Circé. Il fait partie du parc national du Circé.
Toponymie
Le mont doit son nom à la légendaire magicienne Circé qui y aurait résidé à l'époque où celui-ci aurait été encore une île. Jean Bérard écrit, dans la notice de L'Odyssée d'Homère publié dans la Bibliothèque de la Pléiade : « Au Monte Circeo, qui depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours a gardé en son nom le souvenir de la terrible magicienne, à mi-chemin entre l'embouchure du Tibre et le golfe de Naples, il [Victor Bérard] a localisé le port et la haute demeure de Circé[9]. »
En français, la graphie dominante du nom de ce massif jusqu’à la fin du XVIIIe siècle était « Circée »[10],[11],[12],[13],[14].
Histoire
Le Circéion fut, selon Théophraste au IVe siècle av. J.-C., une île de quatre-vingt stades ; il considère l'atterrissement comme récent, et causé par les alluvions de certains cours d'eau, qui ont formé une plage. Le philosophe Théophraste explique dans son ouvrage Histoires des plantes[15] qu'en son temps, près du mont Circé, on montrait le prétendu tombeau d'Elpénor[16]. Le mont abrite de nombreuses grottes, comme la grotte des Chèvres, dont beaucoup ont livré des gisements archéologiques importants, notamment la grotte Guattari à San Felice Circeo.
Ce massif donna son nom au Circée[17], département de l’éphémère République romaine qui exista de 1798 à 1799.