Montmoreau
commune française du département de la Charente
From Wikipedia, the free encyclopedia
Montmoreau (en saintongeais Muntmoura) est une commune nouvelle française située dans le département de la Charente, en région Nouvelle-Aquitaine. Elle a été créée le .
| Montmoreau | |||||
Avenue de l'Aquitaine à Montmoreau-Saint-Cybard. | |||||
Blason |
|||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Nouvelle-Aquitaine | ||||
| Département | Charente | ||||
| Arrondissement | Angoulême | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Lavalette Tude Dronne (siège) |
||||
| Maire Mandat |
Jean-Michel Bolvin 2020-2026 |
||||
| Code postal | 16190 | ||||
| Code commune | 16230 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Montmoréliens | ||||
| Population municipale |
2 403 hab. (2023) | ||||
| Densité | 37 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 45° 23′ 55″ nord, 0° 07′ 52″ est | ||||
| Altitude | Min. 59 m Max. 201 m |
||||
| Superficie | 64,85 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Tude-et-Lavalette | ||||
| Législatives | Deuxième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Charente
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
| |||||
| Liens | |||||
| Site web | montmoreau.fr | ||||
| modifier |
|||||
Elle est issue du regroupement des cinq communes d'Aignes-et-Puypéroux, Montmoreau-Saint-Cybard, Saint-Amant-de-Montmoreau, Saint-Eutrope et Saint-Laurent-de-Belzagot devenues des communes déléguées[1],[2].
Géographie
Communes limitrophes
Milieux naturels et biodiversité
Natura 2000
Arrosé par la Tude et par ses petits affluents (la Gace, la Gaveronne, le ruisseau de l'Étang Gouyat et la Velonde), le territoire communal est concerné par le site Vallée de la Tude, identifié dans le réseau Natura 2000 comme important pour la conservation d'espèces animales européennes menacées[3],[4].
Seize espèces animales inscrites à l'annexe II de la directive 92/43/CEE de l'Union européenne y ont été répertoriées[3].
- un amphibien : le Sonneur à ventre jaune (Bombina variegata) ;
- un crustacé, l'Écrevisse à pattes blanches (Austropotamobius pallipes) ;
- six insectes : l'Agrion de Mercure (Coenagrion mercuriale), le Cerf-volant (mâle) ou la Grande biche (femelle) (Lucanus cervus), la Cordulie à corps fin (Oxygastra curtisii), le Cuivré des marais (Lycaena dispar), le Damier de la succise (Euphydryas aurinia) et le Gomphe de Graslin (Gomphus graslinii) ;
- cinq mammifères : la Loutre d'Europe (Lutra lutra) et le Vison d'Europe (Mustela lutreola), et trois chauves-souris : la Barbastelle d'Europe (Barbastella barbastellus), le Murin à oreilles échancrées (Myotis emarginatus) et le Petit rhinolophe (Rhinolophus hipposideros) ;
- deux poissons : le Chabot fluviatile (Cottus perifretum) et la Lamproie de Planer (Lampetra planeri) ;
- un reptile : la Cistude (Emys orbicularis).
Vingt-six autres espèces animales importantes y ont été recensées dont quatorze sont concernées par l'annexe IV de la directive habitats.
Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique
À Montmoreau, sur un périmètre quasi identique à celui du site Natura 2000 ci-dessus, les vallées de la Tude et de ses petits affluents font partie de la zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique de type II nommée « Vallées de la Nizonne, de la Tude et de la Dronne en Poitou-Charentes »[5],[6].
Vingt-deux espèces déterminantes d'animaux y ont été répertoriées[5] :
- un amphibien : la Rainette verte (Hyla arborea) ;
- un crustacé, l'Écrevisse à pattes blanches (Austropotamobius pallipes) ;
- cinq insectes dont trois lépidoptères : l'Azuré de la sanguisorbe (Phengaris teleius), le Cuivré des marais (Lycaena dispar) et le Fadet des laîches (Coenonympha oedippus) et deux odonates : l'Agrion de Mercure (Coenagrion mercuriale) et la Cordulie à corps fin (Oxygastra curtisii) ;
- sept mammifères : la Loutre d'Europe (Lutra lutra) et le Vison d'Europe (Mustela lutreola), ainsi que cinq chauves-souris : le Murin à moustaches (Myotis mystacinus), l'Oreillard roux (Plecotus auritus), la Pipistrelle de Kuhl (Pipistrellus kuhlii), le Petit rhinolophe (Rhinolophus hipposideros) et la Sérotine commune (Eptesicus serotinus) ;
- quatre oiseaux : l'Alouette lulu (Lullula arborea), le Martin-pêcheur d'Europe (Alcedo atthis), le Milan noir (Milvus migrans) et le Tarier des prés (Saxicola rubetra) ;
- trois poissons : le Chabot commun (Cottus gobio), la Lamproie de Planer (Lampetra planeri) et le Toxostome (Parachondrostoma toxostoma) ;
- un reptile : la Cistude (Emys orbicularis).
Vingt-neuf autres espèces animales (quatre mammifères et vingt-cinq oiseaux) y ont été recensées[5].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[7]. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec[8]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique et le climat océanique altéré[9] et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (19,5 °C), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à 20 jours)[10]. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[11],[12].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 12,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 2,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 864 mm, avec 10,8 jours de précipitations en janvier et 6,9 jours en juillet[7]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Passirac à 16 km à vol d'oiseau[13], est de 12,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 947,1 mm[14],[15]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,5 °C, atteinte le ; la température minimale est de −15,9 °C, atteinte le [Note 1].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[16], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
Typologie
Au , Montmoreau est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[17]. Elle est située hors unité urbaine[2] et hors attraction des villes[18],[19].
Risques majeurs
Le territoire de la commune de Montmoreau est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), feux de forêts et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses[20]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[21].
Risques naturels
Montmoreau est exposée au risque de feu de forêt du fait de la présence sur son territoire du bois de Pérignac – Puypéroux. Un plan départemental de protection des forêts contre les incendies (PDPFCI) a été élaboré pour la période 2017-2026, faisant suite à un plan 2007-2016[22]. Les mesures individuelles de prévention contre les incendies sont précisées par divers arrêtés préfectoraux et s’appliquent dans les zones exposées aux incendies de forêt et à moins de 200 mètres de celles-ci. L’arrêté du règlemente l'emploi du feu en interdisant notamment d’apporter du feu, de fumer et de jeter des mégots de cigarette dans les espaces sensibles et sur les voies qui les traversent sous peine de sanctions. L'arrêté du rend le débroussaillement obligatoire, incombant au propriétaire ou ayant droit[Note 2],[22],[23],[24].

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 98,8 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (67,4 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 1 427 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 1 418 sont en aléa moyen ou fort, soit 99 %, à comparer aux 81 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[25],[26].
Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[27].
La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1983, 1986, 1988, 1992, 1999 et 2007. Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 2005 et par des mouvements de terrain en 1999[20].
Risques technologiques
Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une ou des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[28].
Toponymie
Voir celle de l'ancienne commune de Montmoreau-Saint-Cybard.
Histoire
La commune est née du regroupement des communes d'Aignes-et-Puypéroux, de Montmoreau-Saint-Cybard, de Saint-Amant-de-Montmoreau, de Saint-Eutrope et de Saint-Laurent-de-Belzagot, qui deviennent des communes déléguées, le [1].
Son chef-lieu se situe sur l'ancienne commune de Montmoreau-Saint-Cybard.
La commune nouvelle de Montmoreau est la commune siège de la communauté de communes Lavalette Tude Dronne.
Politique et administration
Composition
La commune nouvelle est formée par la réunion de 5 anciennes communes :
| Nom | Code Insee |
Intercommunalité | Superficie (km2) |
Population (dernière pop. de réf.) |
Densité (hab./km2) |
|---|---|---|---|---|---|
| Montmoreau-Saint-Cybard (siège) |
16230 | CC Tude et Dronne | 12 | 1 056 (2014) | 88 |
| Aignes-et-Puypéroux | 16004 | CC Tude et Dronne | 12,99 | 264 (2014) | 20 |
| Saint-Amant-de-Montmoreau | 16294 | CC Tude et Dronne | 27,2 | 699 (2014) | 26 |
| Saint-Eutrope | 16314 | CC Tude et Dronne | 2,67 | 172 (2014) | 64 |
| Saint-Laurent-de-Belzagot | 16328 | CC Tude et Dronne | 9,99 | 409 (2014) | 41 |
Liste des maires
Elections Municipales
2020
| Candidat | Étiquette | Premier Tour | Sièges | ||
|---|---|---|---|---|---|
| Votes | % | CM | CC | ||
| Jean-Michel Bolvin | LR | 437 | 100,00% | 27 | 8 |
| Inscrits | 1 801 | 100,00% | |||
| Abstentions | 1 123 | 62,35% | |||
| Votants | 678 | 37,65% | |||
| Blancs | 34 | 1,89% | |||
| Nuls | 207 | 11,49% | |||
| Exprimés | 437 | 24,26% | |||
2026
Politique environnementale
Dans son palmarès 2025, le Conseil national de villes et villages fleuris de France a attribué deux fleurs à la commune[31].
Population et société
Économie
Il convient de se reporter aux articles consacrés aux anciennes communes fusionnées.
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
Il convient de se reporter aux articles consacrés aux anciennes communes fusionnées.
Personnalités liées à la commune
Il convient de se reporter aux articles consacrés aux anciennes communes fusionnées.
Héraldique
| Blason | D'argent à deux fasces de gueules, à un lion d'azur couronné, armé et lampassé d'or brochant[33]. |
|
|---|---|---|
| Détails | Inspiré des armes de la famille de Mareuil, qui portait de gueules au chef d'argent à un lion d'azur, couronné, armé et lampassé d'or brochant en remplaçant le chef par deux fasces, donnant cinq pièces représentant les cinq communes initiales. Adopté le . |
Voir aussi
Bibliographie
Articles connexes
Liens externes
- Site de la mairie
- Ressource relative à la géographie :