Montoldre

commune française du département de l'Allier From Wikipedia, the free encyclopedia

Montoldre est une commune française, située dans le département de l'Allier en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Faits en bref Administration, Pays ...
Montoldre
Montoldre
Le donjon de Gayette.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Allier
Arrondissement Vichy
Intercommunalité Communauté de communes Entr'Allier Besbre et Loire
Maire
Mandat
Marie-Josée Margelidon-Fouquet
2020-2026
Code postal 03150
Code commune 03187
Démographie
Gentilé Montoldrois, Montoldroises [1]
Population
municipale
590 hab. (2023 en évolution de −6,65 % par rapport à 2017)
Densité 31 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 20′ 07″ nord, 3° 26′ 50″ est
Altitude Min. 239 m
Max. 307 m
Superficie 18,9 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Varennes-sur-Allier
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Saint-Pourçain-sur-Sioule
Législatives Première circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Montoldre
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
Montoldre
Géolocalisation sur la carte : Allier
Voir sur la carte topographique de l'Allier
Montoldre
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
Voir sur la carte administrative d'Auvergne-Rhône-Alpes
Montoldre
Liens
Site web http://montodre.interco-abl.fr
    Fermer

    Géographie

    Représentations cartographiques de la commune
    Carte OpenStreetMap
    Carte topographique
    Carte avec les communes environnantes

    Localisation

    Jusqu'en , Montoldre faisait partie du canton de Varennes-sur-Allier. À la suite du redécoupage des cantons du département, la commune est rattachée au canton de Saint-Pourçain-sur-Sioule[2].

    Valençon est un village situé au sud de la commune, à proximité du ruisseau du même nom.

    Lieux-dits : Chèvre Noire, les Guis, les Ponthus, les Ponies, les Cinquins...

    Communes limitrophes

    Six communes sont limitrophes de Montoldre[3] :

    Hydrographie

    La commune est traversée, à la frontière avec Rongères, par le ruisseau du Valençon[3].

    Voies de communication et transports

    La commune est desservie par les routes départementales 21 (de Varennes-sur-Allier à Jaligny-sur-Besbre), 268 et 521[3].

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique altéré et le climat de montagne ou de marges de montagne[6] et est dans la région climatique Centre et contreforts nord du Massif Central, caractérisée par un air sec en été et un bon ensoleillement[7]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 4,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 766 mm, avec 10,7 jours de précipitations en janvier et 7,4 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Paray-sous-Briailles à km à vol d'oiseau[10], est de 11,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 744,7 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 42,4 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −27 °C, atteinte le [Note 1].

    Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[13], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Montoldre est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[14]. Elle est située hors unité urbaine[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Varennes-sur-Allier, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 3 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[I 2],[I 3].

    Occupation des sols

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (77,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (77,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (42,9 %), terres arables (26,1 %), forêts (19,3 %), zones agricoles hétérogènes (8,4 %), zones urbanisées (3,3 %)[15].

    L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

    Histoire

    Politique et administration

    Tendances politiques et résultats

    Aux élections législatives de 2012, Guy Chambefort, élu dans la 1re circonscription, a recueilli 105 voix sur les 194 exprimés. 55,68 % des électeurs ont voté (206 votants sur 370 inscrits)[16].

    Aux élections départementales de 2015, le binôme Catherine Corti - Bernard Coulon, élu dans le canton de Saint-Pourçain-sur-Sioule, a recueilli 70,97 % des suffrages exprimés. 54,38 % des électeurs ont voté (205 votants sur 377 inscrits)[17].

    Administration municipale

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
    mars 2001 mars 2008 Louis Guinatier SE  
    mars 2008 mars 2014 Hélène Verdier    
    mars 2014 en cours
    (au 8 juillet 2020)
    Marie-Josée Margelidon-Fouquet[18] DVG Enseignante
    4e vice-présidente de la communauté de communes Varennes-Forterre[19] (2014-2016)
    Fermer

    Population et société

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[21].

    En 2023, la commune comptait 590 habitants[Note 3], en évolution de −6,65 % par rapport à 2017 (Allier : −1,39 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    581594474647645664650664766
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    701781801839810867820877820
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    782784759620581621602613614
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
    669704668647645605635638634
    Davantage d’informations - ...
    2017 2022 2023 - - - - - -
    632602590------
    Fermer
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2006[23].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    Le donjon de Gayette

    Édifice protégé[24], le donjon et le puits sont classés au titre des monuments historiques en 1925, les façades et toiture du XVIIIe siècle sont inscrits en 1988, tandis que la chapelle est classée en 1989[25].

    Histoire

    Les premiers possesseurs du donjon de Gayette dont on trouve les noms, quittances ou autres dans les archives remontent en 1437. On trouve connu sous les noms de Nesmond, celui qui fut ensuite désigné Lhermite de Gayette, de lui nous ne savons plus rien ou peu de choses.

    Jehan de Gayette, fils de Lhermite, mourut en 1474, ne laissant que trois filles : Guilberte, mariée au seigneur de Valorgues, Catherine, religieuse au prieuré de Marcigny et Madeleine, qui fut la dernière châtelaine de Gayette. La duchesse Anne de Bourbon fut la marraine de Madeleine de Gayette, qui avait à peine 10 ans quand sa marraine lui fit épouser son jeune chambellan François de Boucé, et la nomma presque aussitôt dame d’honneur de la petite Suzanne. En 1494, sans doute après la mort de son beau-père, François de Boucé fit hommage au duc, de ses deux fiefs de Gayette et de Boucé.

    Gayette est un château féodal construit vers 1412[26], qui se compose d'un donjon rectangulaire couronné de mâchicoulis et flanqué d'une tour d'escalier carrée, d'un pont-levis, de créneaux, de meurtrières et d'un mur d’enceinte. Quand il fut construit au XVe siècle, une enceinte d’eau et de forêts l’entourait. Les étangs furent desséchés et transformés en prairies, qui séparent les anciennes chaussées. Là, il perdit un peu de son aspect féodal. Ce fut sous François Ier que Gayette est passé des mains des seigneurs de Gayette à celles des Paingré de Farinvillier. On ne connait pas exactement la date et le temps où eut lieu ce changement, mais ce fut certainement après le passage et le séjour du connétable de Bourbon, et le procès de Madeleine de Gayette en 1594. Ce fut à cette date que Madeleine reçut en son château les deux émissaires des rois de France et d’Angleterre. André Calin, émissaire de François Ier, avertit Madeleine de faire fuir le connétable, car l’émissaire du roi d’Angleterre, Henri VIII, Jean Russel était à la recherche de celui-ci pour demander l’entrée en France des troupes impériales par la Picardie. L’un de ces émissaires fut découvert, arrêté à Moulins, où il fut mis à la torture pour livrer les noms de ses hôtes. Il nomma Madeleine de Gayette qui fut aussitôt arrêtée, emprisonnée pendant plus d’un mois, et eut à subir de longs et nombreux interrogatoires qui nous livrèrent de précieux renseignements. Telle cette réponse à l’envoyé du roi d’Angleterre, lui montrant la chambre où Charles avait couché, il y a déjà plusieurs mois : « C’est-icy-que-luy-ai-promis-ma-foy-et-latiendrait. » Pas de précisions certaines du lieu et du jour de la rencontre.[réf. nécessaire]

    Autres monuments

    Économie

    La commune abrite un établissement de l'IRSTEA (Institut national de recherche en sciences et technologies pour l'environnement et l'agriculture, ex-Cemagref) dépendant de l'IRSTEA de Clermont-Ferrand[28].

    Personnalités liées à la commune

    Voir aussi

    Articles connexes

    Liens externes

    Sur les autres projets Wikimedia :

    Notes et références

    Related Articles

    Wikiwand AI