Moëslains
commune française du département de la Haute-Marne
From Wikipedia, the free encyclopedia
Moëslains [mwalɛ̃] est une commune française située dans le département de la Haute-Marne, en région Grand Est.
| Moëslains | |||||
L'entrée du village. | |||||
Blason |
|||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Grand Est | ||||
| Département | Haute-Marne | ||||
| Arrondissement | Saint-Dizier | ||||
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération Saint-Dizier, Der et Blaise | ||||
| Maire Mandat |
Michel Hurson 2020-2026 |
||||
| Code postal | 52100 | ||||
| Code commune | 52327 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Mediolanais, Mediolanaises | ||||
| Population municipale |
467 hab. (2023 |
||||
| Densité | 288 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 37′ 16″ nord, 4° 53′ 46″ est | ||||
| Altitude | Min. 125 m Max. 157 m |
||||
| Superficie | 1,62 km2 | ||||
| Type | Bourg rural | ||||
| Unité urbaine | Saint-Dizier (banlieue) |
||||
| Aire d'attraction | Saint-Dizier (commune de la couronne) |
||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Saint-Dizier-1 | ||||
| Législatives | Deuxième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Haute-Marne
Géolocalisation sur la carte : Grand Est
| |||||
| Liens | |||||
| Site web | moeslains.fr | ||||
| modifier |
|||||
Géographie
Moëslains est un village situé à 5 km à l'ouest de Saint-Dizier, en aval de la Marne.
Hydrographie
La commune est dans la région hydrographique « la Seine de sa source au confluent de l'Oise (exclu) » au sein du bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la Marne et le canal d'Amenée du Barrage Réservoir Marne[1],[Carte 1].
La Marne prend sa source sur le plateau de Langres, dans la commune de Saints-Geosmes (Haute-Marne) et se jette dans la Seine entre Charenton-le-Pont et Alfortville (Val-de-Marne) dans le quartier de Conflans-l'Archevêque[2].
Le canal d'amenée du Barrage-réservoir Marne est un canal, chenal et un cours d'eau naturel non navigable de 19 km reliant Saint-Dizier à Giffaumont-Champaubert où il se jette dans le canal de restitution[3].


Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[6] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[7]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 885 mm, avec 12,9 jours de précipitations en janvier et 9,1 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Dizier à 5 km à vol d'oiseau[10], est de 11,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 794,5 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,4 °C, atteinte le ; la température minimale est de −22,5 °C, atteinte le [Note 2].
Urbanisme
Typologie
Au , Moëslains est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[13]. Elle appartient à l'unité urbaine de Saint-Dizier[Note 3], une agglomération inter-départementale regroupant six communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 4],[14],[15]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Dizier, dont elle est une commune de la couronne[Note 5],[15]. Cette aire, qui regroupe 72 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[16],[17].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (64,7 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (64,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (64,7 %), forêts (18,2 %), zones urbanisées (16 %), mines, décharges et chantiers (1 %), zones humides intérieures (0,1 %)[18]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Castrum Mediolanense (1062) ; Mediolanum castrum (XIe siècle) ; In pago Catalaunensi, ecclesia Sancte Marie apud Mediolanum castrum (1107) ; Moelem (1170) ; Mellain (vers 1172) ; Moeleun (1189) ; Meelen (1190) ; Maalain, Moelin (vers 1200) ; Moielan (1204-1210 environ) ; Molen (1230) ; Moielain (1240) ; Moyelans (1301) ; Moelain (1304) ; Molain (1329) ; Moîlain (1450) ; Moillain (1576) ; Moilin-sur-Marne (1771) ; Moelains (XVIIIe siècle) ; Moëslains (1889)[19].
De l'adjectif gaulois Medio « central » en composition, notamment avec le gaulois lann, « endroit consacré ». C’est ainsi que le curé de Moëslains, qui sait que le village est désigné Mediolanum (Mediolanum castrum au XIe siècle) dans un texte latin, pense « que l’origine de ce mot vient de ce que Moëslains tient le milieu entre les villages de Valcourt et de Hoëricourt »[20].
Traditionnellement les linguistes et toponymistes attribuent à ce toponyme le sens de « [localité au] milieu de la plaine » ou « plaine du milieu »[21] sur la base du gaulois medio- (medios) « du milieu, central », apparenté directement au vieux breton med, met et par l'indo-européen au latin medius[22]. Le second élément -lano- serait un mot *lanon non attesté en gaulois, mais reconstitué d'après le latin plānus « plat ». L'interprétation actuelle est plutôt « sanctuaire entre deux » ou intermédiaire, à mi-lieu[23].
L'historien français Henri Martin a suggéré dès le XIXe siècle que Mediolanum pouvait signifier « centre de la région », identifiant ainsi un sanctuaire « central », c'est-à-dire un lieu de culte[24] et de nombreux chercheurs après lui considèrent cette théorie du XIXe siècle comme exacte[25], avec la nuance toutefois de « centre sacré »[22].
Se limitant à la question du sens de Mediolanum, Christian-Joseph Guyonvarc'h l'attribue sans hésiter au vocabulaire religieux du celtique continental, et le rapproche du Medionemeton évoqué à propos du locus consecratus (lieu consacré) de Jules César : Medionemeton, Mediolanum, Vindolana et toutes les formations de ce genre ont désigné sans nul doute à l'origine un enclos ou une clairière, au moins un espace libre symbolisant le centre religieux et culturel de la peuplade gauloise, de la tribu ou de la cité. De plus, le second élément du nom, -lanum, peut être interprété comme une forme de lanos, « plein », avec le sens de « parfait, complet ». Le toponyme « indique selon toute apparence un endroit où pouvait se réaliser une espèce de plénitude religieuse, un centre de perfection ».
Histoire
Il existait un château de Moëlain, construit lors de la seconde moitié du XIe, où le seigneur était Vitier de Moëslains qui, de retour de Terre-Sainte fit construire une chapelle dédiée au saint Sépulcre sur le lieu d'ermitage de Saint Louvent[26]. En 1200, la seigneurie dépendait de la châtellenie de Rosnay donc du comté de Vertus[27].
Politique et administration
Population et société
Démographie
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[28]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[29].
En 2023, la commune comptait 467 habitants[Note 6], en évolution de +9,88 % par rapport à 2017 (Haute-Marne : −4,16 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Pyramide des âges
Lieux et monuments
- Église Saint-Nicolas, de la deuxième moitié du XIXe siècle.
- La Chapelle Saint-Aubin du XVIe siècle, classée Monument Historique en 1862. Elle contient deux statues classées : une Vierge à l'Enfant du XVIe et une statue de saint Aubin du XVIIIe.
Personnalités liées à la commune
Héraldique
| Blason | Coupé émanché de deux pièces: au 1 de gueules au léopard d'or, au 2 d'azur à deux crosserons adossés d'argent[32]. |
|
|---|---|---|
| Détails | Créé par JF Binon. Adopté le 9 novembre 2015 |
Voir aussi
Bibliographie
- Berton-Guyot, Haute-Marne l'encyclopédie, éd. Crépin-Leblond, 2001, p232.
Articles connexes
Liens externes
- Moëslains sur le site de l'Institut géographique national
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
