Nendaz

commune suisse From Wikipedia, the free encyclopedia

Nendaz (prononcé [nɛ̃dˈa][3], /nda/ ou /nãda/ ou localement[réf. nécessaire] [ˈnɛ̃ːd][4]) est une commune suisse du canton du Valais, située dans le district de Conthey.

Localité(s)Aproz, Baar, Basse-Nendaz (chef-lieu), Beuson, Bieudron, Bleusy, Brignon, Clèbes, Condémines, Cor, Fey, Haute-Nendaz, Les Bioleys (de Brignon), Nendaz-Station, Planchouet, Saclentse, Siviez, Sornard, Verrey
Faits en bref Administration, Pays ...
Nendaz
Nendaz
Les localités de Nendaz-Station, Haute-Nendaz, Sornard et Basse-Nendaz vue depuis Veysonnaz.
Blason de Nendaz
Blason
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Drapeau du canton du Valais Valais
District Conthey
Localité(s) Aproz, Baar, Basse-Nendaz (chef-lieu), Beuson, Bieudron, Bleusy, Brignon, Clèbes, Condémines, Cor, Fey, Haute-Nendaz, Les Bioleys (de Brignon), Nendaz-Station, Planchouet, Saclentse, Siviez, Sornard, Verrey
Communes limitrophes Ardon, Val de Bagnes, Chamoson, Conthey, Hérémence, Isérables, Riddes, Sion, Vétroz, Vex, Veysonnaz
Président Frédéric Fragnière Le Centre)
NPA 1993 Clèbes 1994 Aproz
1996 Basse-Nendaz, Baar
1997 Haute-Nendaz
No OFS 6024
Démographie
Gentilé Nendard, Nendette
Population
permanente
7 314 hab. (31 décembre 2024)
Densité 85 hab./km2
Langue Français
Géographie
Coordonnées 46° 11′ 00″ nord, 7° 17′ 00″ est
Altitude Min. 460 m
Max. 3 336 m
Superficie 86,01 km2
Localisation
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Nendaz
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Nendaz
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Nendaz
Liens
Site web www.nendaz.org
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]
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    Géographie

    Le territoire de Nendaz s'étend sur 86,01 km2[2]. Lors du relevé de 2013-2018, les surfaces d'habitations et d'infrastructures représentaient 5,9 % de sa superficie, les surfaces agricoles 24,3 %, les surfaces boisées 32,3 % et les surfaces improductives 37,4 %[5].

    La commune de Nendaz est formée de 15 villages et de 2 hameaux répartis sur les bords du Rhône à Aproz (située à 460 mètres d'altitude), jusqu'au hameau de Siviez à 1 760 m d'altitude. Son point le plus haut est le sommet de la Rosablanche à 3 336 m.

    Nendaz touche 11 communes depuis 2017 et jusqu'à 13 avant 2013, et c'est le record en Valais[6] :

    Localités

    Davantage d’informations Rive gauche de la Printze, Rive droite de la Printze ...
    Rive gauche de la PrintzeRive droite de la PrintzeLocalités disparues[6]
    AprozBaarLe Végenand (ou Visinand)
    BieudronBrignonLe Saviésan
    CoorBeusonLe Châtelard
    FeyClèbesVernay
    Bleusy
    Les CondéminesVerrey (ancien nom : Heis)
    Basse-Nendaz
    Sornard
    Saclentse
    Haute-Nendaz
    Nendaz-Station
    Planchouet
    Siviez (Super-Nendaz)
    Fermer

    Le village de Vernay, qui se trouvait à l'endroit appelé « Chardonnay », le long du chemin qui mène à Saclentse, a été détruit par une avalanche la nuit de Noël 1737. Selon l'Abbé Joseph Fournier, les hameaux du Vernay, du Vésenand et du Saviésan auraient disparu lors de la Peste Noire de 1346[7].

    Toponymie

    Le nom de la commune, qui se prononce /nda/ ou /nãda/, dérive probablement d'un mot celtique latinisé en nemeta et signifiant bois sacré ou sanctuaire. La première occurrence écrite du toponyme, sous la forme de Nenda, remonte à 984[8].

    En patois, il s'écrit Nînda[réf. nécessaire].

    Histoire

    Photo aérienne (1968).

    Les plus anciens vestiges de peuplement dans le val de Nendaz datent du néolithique récent (env. 2000 av. J.-C.). Parmi les civilisations anciennes, seuls les Romains ont laissé de menues traces de passage.

    L'histoire officielle de la commune commence le 19 mars 985 lorsqu'une charte atteste l'existence de Basse-Nendaz et de ce qui est aujourd'hui Haute-Nendaz. Les références aux autres villages n'interviendront qu'à partir du XIIe siècle.

    Longtemps l'histoire du vallon, qui n'est pas encore une entité politique, est liée à celle de Conthey sous dépendance burgonde d'abord, puis partagée entre les droits du prince-évêque de Sion, ceux de l'Abbaye de Saint-Maurice et ceux de la Maison de Savoie. C'est une période de troubles, voire de conflits. Le , le comte Amédée VI de Savoie accorde à Nendaz des lettres de franchises, privilèges qui lui valent de s'organiser selon ses intérêts.

    La bataille de la Planta (1475) a pour conséquence de mettre le Bas-Valais dans le giron des 7 dizains du Haut-Valais, pour un bail de plus de 3 siècles. Nendaz devient donc à l'instar du reste du Bas-Valais un pays sujet du Haut-Valais.

    Comme le reste du Valais, Nendaz fait partie de la République du Valais du Premier Empire, avant de rejoindre la Confédération suisse en 1815. En 1848, Nendaz élit son premier conseil communal et son premier président, Jean-François Blanc, de Haute-Nendaz.

    La construction de la première télécabine Haute-Nendaz / Tracouet, en 1958 lance l'activité touristique dans la commune. Actuellement, Nendaz compte 20 000 lits et se profile au 4e rang des stations valaisannes[9].

    L'incendie de Basse-Nendaz en 1812

    Le , jour de l'Ascension, un grand incendie, d'origine inconnue, ravage le village de Basse-Nendaz. Une partie du village est sauvée grâce à l'intervention rapide de la troupe en garnison à Conthey et d'un grand nombre d'hommes venus de Sion.

    Le 25 mai, le président de la commune de Nendaz, Jacques Michelet, fait part de ce sinistre au préfet du département du Simplon, Derville Maléchard. Dans une lettre datée du (quatre jours avant le début de la retraite de la Campagne de Russie), l'Empereur Napoléon accorde une indemnité de 3 000 francs aux victimes de cet incendie[7].

    L'incendie de Clèbes en 1904

    Le lundi 8 août 1904, en fin d'après-midi, un incendie se déclare dans le village de Clèbes, par temps sec et chaud. Lorsque le tocsin de l'église de Basse-Nendaz retentit, les habitants abandonnent leurs travaux pour porter secours, mais, en raison des distances et des fortes pentes, les cinq pompes à incendie de la commune arrivent trop tard. Le feu s'est rapidement propagé parmi les constructions en bois, serrées les unes contre les autres. Le village est rebâti presque entièrement en pierre[7].

    Politique

    Les organes politiques principaux de la commune de Nendaz sont le Conseil communal (pouvoir exécutif) et l'Assemblée primaire (pouvoir législatif). Un remplacement de l'Assemblée primaire par un Conseil général (art. 78 Cst du canton du Valais) est refusé en votation populaire le 1er juin 2008 par 50,3 % des votants (taux de participation : 56%)[10]. Jusqu'en 2020, le Conseil communal comporte 11 sièges. Le 21 juin 2020, une réduction du nombre de sièges de 11 à 9 est acceptée par 91% des votants (taux de participation : 35%)[11]. Pour la législature 2025-2029, trois partis sont représentés au Conseil communal : Le Centre (6 sièges), le Parti libéral-radical (PLR) (2 sièges) et le Parti socialiste (PS) (1 siège)[réf. souhaitée].

    Force électorale des trois principaux partis politiques de la commune de Nendaz

    Les résultats des élections communales d'octobre 2024 permettent d'indiquer la force respective des partis politiques de Nendaz : Le Centre : 58,3 %, Parti libéral-radical : 22,9 %, Parti socialiste : 12,8 %[réf. souhaitée].

    Présente pour la première fois à l'occasion des élections communales de 2004, l'UDC recueille 5,1 % des suffrages[réf. souhaitée].

    À l'exception de la législature 1957-1960, le PDC a toujours détenu la majorité absolue des sièges du Conseil communal[12].

    Population et société

    Gentilés et surnoms

    Les habitants de la commune se nomment les Nendards (fém. : Nendettes)[4]. Ceux de la localité de Beuson se nomment les Beusonards[13] ; ceux de Brignon, les Brignonards[14] ; ceux de Fey, les Feysans[15].

    Les habitants de la localité d'Aproz sont surnommés les Renoilles, soit les grenouilles en patois valaisan[16] ; ceux de Baar, les Pecàs-Peis, soit les mangeurs de haricots[17] ; ceux de Basse-Nendaz, les Corbés, soit les Corbeaux[4] ; ceux de Beuson, é Beussanâ[13] ou Beussonàs[18], soit les tachetés[13]; ceux de Brignon, les Cosses (du nom de ses ruelles étroites ou des recoins malpropres)[14]; ceux des Clèbes[19] et de Verrey, les Reusses, soit les Russes[20] ; ceux de Fey, les Canàs[18], soit les canards[15] ; ceux de Haute-Nendaz, è Tsamo[4] ou Tsames[18], soit les chamois[4].

    Démographie

    Évolution de la population

    La commune compte 7 314 habitants au 31 décembre 2024 pour une densité de population de 85 hab/km2[1]. Sur la période 2010-2023, sa population a augmenté de 20,1 % (canton : 17,0 % ; Suisse : 9,4 %)[21].

    Évolution de la population de Nendaz entre 1850 et 2020[22],[1]

    Pyramide des âges

    En 2023, le taux de personnes de moins de 30 ans s'élève à 28,5 %, au-dessous de la valeur cantonale (31 %). Le taux de personnes de plus de 60 ans est quant à lui de 29,5 %, alors qu'il est de 27,5 % au niveau cantonal[23].

    La même année, la commune compte 3 628 hommes pour 3 568 femmes, soit un taux de 50,4 % d'hommes, supérieur à celui du canton (49,9 %)[23].

    Davantage d’informations Hommes, Classe d’âge ...
    Pyramide des âges de Nendaz en 2023 (%)[23]
    HommesClasse d’âgeFemmes
    0,4 
    90 ans ou +
    0,9 
    8,1 
    75 à 89 ans
    10,4 
    19,8 
    60 à 74 ans
    19,3 
    20,0 
    45 à 59 ans
    20,7 
    22,0 
    30 à 44 ans
    21,5 
    15,3 
    15 à 29 ans
    13,1 
    14,4 
    - de 14 ans
    14,1 
    Fermer
    Davantage d’informations Hommes, Classe d’âge ...
    Pyramide des âges dans le canton du Valais en 2023 (%)[23]
    HommesClasse d’âgeFemmes
    0,6 
    90 ans ou +
    1,3 
    8,0 
    75 à 89 ans
    10,1 
    17,1 
    60 à 74 ans
    17,9 
    21,0 
    45 à 59 ans
    20,7 
    21,3 
    30 à 44 ans
    20,1 
    17,3 
    15 à 29 ans
    16,0 
    14,7 
    - de 14 ans
    14,0 
    Fermer

    Le début du XXIe siècle révèle une modification de structure de la population, propre aux pays développés : le vieillissement. La « pyramide des âges » permet de visualiser l'érosion que subit la base, la jeunesse. À Nendaz, les jeunes de moins de 20 ans représentaient encore 26,6 % de la population en 1990 ; ils ne sont plus que 20,7 % en 2012[24].

    Familles

    L'hégémonie des familles bourgeoises traditionnelles est en net recul. En effet, ces familles représentaient 89 % de la population nendette en 1977 ; en 2012 cette proportion est de 55 %[24]. Parmi les plus nombreuses, dans l'ordre décroissant : les Fournier, Délèze, Mariéthoz, Bornet, Praz, Glassey, Bourban, Lathion, Charbonnet, Michelet, Métrailler, Devènes, Fragnière, Clerc, Darioli, Pitteloud, Martin, Broccard[réf. nécessaire].

    Les deux plus anciennes familles sont les Délèze en 1219 et les Praz (Prato) qui se trouvent déjà au XIIIe siècle, en 1221. Puis on rencontre encore les Bornet (1344) ou les Cartoblat (1379)[7].

    Économie

    La commune compte 4 661 résidences secondaires en 2020[25].

    Industrie

    • Aproz Sources Minérales SA est une usine d'embouteillage du groupe Migros

    Tourisme

    Les remontées mécaniques de Nendaz font partie du domaine des « 4 Vallées » avec Verbier, La Tzoumaz, Veysonnaz, Thyon, les Collons. Nendaz offre une large variété de forfaits de ski adaptés à tous les types de skieurs, avec des options flexibles et des tarifs avantageux pour profiter pleinement du domaine des 4 Vallées[26].

    Culture et patrimoine

    Patrimoine bâti

    Chapelle Saint-Michel du vieux village de Haute-Nendaz.

    La chapelle de Saint Michel de Haute-Nendaz est fondée en 1499 par les frères Anthillioz (Antoine) et Thomas Blanchar, en l'honneur de Saint Michel et de la Vierge Marie. Des indulgences sont accordées par l'évêque de Sion, le cardinal Mathieu Schiner, le 1er mars 1500[7]. Elle est ornée de fresques (fin du XIXe) du peintre Charles-Frédéric Brun, plus connu sous le nom du « Déserteur ».

    Une chapelle Saint-Sébastien se trouve située au bord de la route qui mène à Fey sur un promontoire rocheux dominant la vallée du Rhône. La chapelle est dédiée à Saint Sébastien.

    Personnalités liées à la commune

    Nendaz dans la littérature

    Nendaz est le lieu de l'action de la nouvelle Le Déserteur de Jean Giono. Le « déserteur », fuyant la France dans les années 1850, est accueilli à Nendaz par le président de la commune et y reste vingt ans jusqu'à sa mort.

    Héraldique

    Blason Blasonnement :
    « D'argent à la bande de gueules accompagnée de deux grenades du même à grains d'or, tigées et feuillées de sinople, posées en pal[27]. »

    Les armoiries de Nendaz sont issues d'un sceau de la fin du XIXe siècle et sont adoptées officiellement en 1941. Pour certains auteurs, la grenade symbolise la sincérité et la libéralité par son fruit ouvert ainsi que la fécondité et l'union par ses grains serrés. Entre le XIXe siècle et 1941, la commune utilise d'autres armes avec une composition moderne, similaires à celles de Nax ou Mase. Celles-ci étaient d'azur et comportaient un sapin de sinople sur un mont avec deux chèvres ou deux chamois broutant l'arbre[28].

    Notes et références

    Voir aussi

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