Neussargues-Moissac
commune française du Cantal (2025-)
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Neussargues-Moissac est une commune française située dans le département du Cantal, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Du au , elle est devenue une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Neussargues en Pinatelle. Elle a retrouvé le statut de commune de plein exercice le .
| Neussargues-Moissac | |
Vue panoramique de Neussargues-Moissac. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Auvergne-Rhône-Alpes |
| Département | Cantal |
| Arrondissement | Saint-Flour |
| Intercommunalité | Hautes Terres Communauté |
| Maire Mandat |
Michel Porteneuve 2025-2026 |
| Code postal | 15170 |
| Code commune | 15141 |
| Démographie | |
| Gentilé | Neussarguais, Neussarguaises |
| Population municipale |
824 hab. (2023) |
| Densité | 60 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 45° 07′ 45″ nord, 2° 58′ 37″ est |
| Altitude | Min. 738 m Max. 1 022 m |
| Superficie | 13,62 km2 |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Murat |
| Législatives | Deuxième circonscription |
| Localisation | |
| modifier |
|
Géographie
Localisation
Neussargues-Moissac est un petit village du Cantal, situé aux pieds des Monts du Cézallier, au carrefour des vallées des rivières Alagnon et d'Allanche.
Dressé près du village, le rocher de Laval est une masse magmatique âgée de 4,5 millions d'années.
Les communes limitrophes sont Celles, Chalinargues, Coltines, Joursac, Sainte-Anastasie et Talizat.
| Chalinargues | Sainte-Anastasie | Joursac | ||
| N | Talizat | |||
| O Neussargues-Moissac E | ||||
| S | ||||
| Celles | Coltines |
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[3] et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Ouest et nord-ouest du Massif Central » et « Nord-est du Massif Central »[4]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 8,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 8,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 905 mm, avec 9,7 jours de précipitations en janvier et 7 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Coltines à 4 km à vol d'oiseau[7], est de 7,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 734,2 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 35,9 °C, atteinte le ; la température minimale est de −21,9 °C, atteinte le [Note 1].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[10], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
Toponymie
En auvergnat, la commune se nomme Nuçargue-Moissac [njyˈsargə mujˈsa].
Histoire
Le site est très anciennement occupé. En amont de Moissac, la falaise de la Cuze domine un abri mésolithique et néolithique. Le village de Moissac était occupé dès les premiers siècles de notre ère par les Gallo-romains et un tertre funéraire avec plusieurs strates de sarcophages mérovingiens a été découvert au début du XXe siècle dans l'ancien pré à dîme marqué par une ancienne croix de cimetière de style baroque.
Sous l'Ancien Régime, la paroisse se nommait Moissac parce qu'il s'agissait d'un prieuré créé sur une terre qui lui avait été donnée en 804 par l'abbaye de Moissac (Tarn-et-Garonne)[11], dont Durand de Bredon sera abbé en 1047 alors qu'Odilon de Mercœur était abbé de Cluny.
La commune s'appelait Moissac jusqu'en 1871. En 1872, le chef-lieu de la commune est déplacé au hameau de Neussargues[12], localité qui s'est développée au XIXe siècle grâce à la présence de la route nationale 122 et surtout d'une importante gare de chemin de fer. La commune prend le nom du hameau. En 1900 elle est rebaptisée « Neussargues-Moissac »[12].
En , elle fusionne avec les communes de Celles, Chalinargues, Chavagnac et Sainte-Anastasie pour constituer la commune nouvelle de Neussargues en Pinatelle dont elle est le chef-lieu[13],[14].
À la suite de la demande de quatre des cinq anciennes communes constitutives de Neussargues en Pinatelle dont Neussargues-Moissac, elle redevient une commune de plein exercice le [15],[16].
Politique et administration
Population et société

Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[21].
En 2023, la commune comptait 824 habitants[Note 2], en évolution de −13,72 % par rapport à 2017 (Cantal : −0,65 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Économie

La gare de Neussargues a longtemps été un nœud ferroviaire important (gare de bifurcation) entre la ligne de Neussargues à Béziers, dite ligne des Causses, la ligne Figeac - Arvant reliant Clermont-Ferrand à Aurillac et la ligne de Neussargues à Bort-les-Orgues (aujourd'hui déclassée), mais cet aspect a fortement décliné aujourd'hui.
Les principales activités de la commune tournent actuellement autour de fabrique de sacs en plastique, de la carrière sous le rocher de Laval, d'une entreprise de fromagerie et des abattoirs municipaux.
Neussargues essaie également de développer le tourisme dans la commune, avec notamment la construction d'un camping équipé de chalets.
Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments
- Le château Benoît, propriété privée, qui fut séjourné par le compositeur Olivier Messiaen après son mariage. Ce château donna naissance à deux de ses œuvres, L'Ascension et la Messe pour 8 sopranos et 4 violons en 1933[25]. Sur un mur de la porte, il y a une plaque :
« ÉPRIS D'IDÉAL / CLAIR ET OLIVIER / CRÉATEURS D'UNE / MUSIQUE NOUVELLE / VÉCURENT ICI / DES JOURS DE BONHEUR. »[26] - L'église de l'Immaculée-Conception, située devant ce chateau.
- Le château Marguerite, propriété privée, construit en pierre en 1880.
- L'église Saint-Hilaire de Moissac, dont l'intérieur est classé Monument historique.
- Hameau de Giraltat, ancienne grange dîmière de la paroisse de Moissac
Personnalités liées à la commune
- Pierre Fontanier (1765 - † 1844)
- Olivier Messiaen (1908 - † 1992), compositeur et organiste français[27],[28]
- Claire Delbos (1906 - † 1959), violoniste, première épouse d'Olivier Messiaen, de laquelle la famille possédait le château Benoît[24]. Pendant la Deuxième guerre mondiale, elle restait à Neussargues, en attendant la rentrée de son époux, devenu prisonnier[29],[30].
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
- Ressource relative à la géographie :
- Jean-Paul Sermain, « Pierre Fontanier dans son pays (pp. 17 et sq: Description détaillées de Moissac et de Neussargues) », sur Google Books (consulté le )

