Nikolaï Timofeïev-Ressovski
biologiste et généticien soviétique
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Nikolaï Vladimirovitch Timofeïev-Ressovski (en russe : Николай Владимирович Тимофеев-Ресовский), né le et mort le , est un biologiste et généticien soviétique.
| Naissance | |
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| Sépulture |
Cimetière Kontchalovskoïé (d) |
| Nom dans la langue maternelle |
Николай Владимирович Тимофеев-Ресовский |
| Nationalité | |
| Formation | |
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| Père |
Wladimir Wiktorovich Timoféeff-Ressovsky (d) |
| Conjoint |
Elena Timofeeva-Resovskaya (en) |
| A travaillé pour |
Institut des problèmes biomédicaux (- Centre de recherche de radiologie médicale d'Obninsk (d) (- Institute of Plant and Animal Ecology (en) (- |
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| Membre de | |
| Maître | |
| Directeurs de thèse | |
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| Distinctions |
Biographie
Famille
Nikolaï Timofeïev-Ressovski est issu d'une famille noble déchue, et est un lointain descendant de Stepan Razine[1].
Carrière scientifique
En 1922 alors qu'il était encore étudiant, il est envoyé par l'URSS à Berlin pour une durée indéterminée auprès du neurologue Oskar Vogt, il refuse de retourner dans son pays malgré les consignes qui lui sont données en 1937 et travaillera à Berlin jusqu'à la prise de la ville par l'Armée rouge en 1945[1]. Il a mené des recherches sur les effets des rayonnements ionisants sur l'ADN, la génétique et la microévolution. Il s'est également opposé aux thèses pseudo-scientifiques de Trofim Lyssenko.
Détention en URSS
Après la Seconde Guerre mondiale Timofeïev-Ressovski est rapatrié de force en URSS et condamné à passer dix ans au Goulag. Il est pendant quelque temps durant sa phase de détention à Moscou le compagnon de cellule d'Alexandre Soljenitsyne, qui raconte sa rencontre avec lui dans L'Archipel du Goulag, il participe notamment à l'animation de séminaires scientifiques pour les prisonniers de sa cellule[1]. Depuis 1964, il est à la tête du département de génétique des radiations au sein de l'Institut de radiologie médicale de l'Académie des sciences médicales de l'URSS[2].
Postérité
Sa vie a été décrite par Daniil Granine dans le roman Zubr (1987), et sa rencontre avec Soljenitsyne est racontée dans L'Archipel du Goulag (1972).