Nîmes Université

université publique française située à Nîmes, créée en 2007 From Wikipedia, the free encyclopedia

Avec près de 6000 étudiants et une cinquantaine de formations, Nîmes Université est le premier opérateur d’enseignement supérieur dans le Gard.

Fondation
2007
Forme juridique
Établissement Public Expérimental
Nom officiel
Nîmes Université
Faits en bref Fondation, Type ...
Nîmes Université
Logo de Nîmes Université.
Histoire
Fondation
2007
Statut
Type
Forme juridique
Établissement Public Expérimental
Nom officiel
Nîmes Université
Président
Benoit Roig (depuis 2019)
Directrice Général des Services Pascale Bourrat (depuis 2025)
Pascale Bourrat (d) (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Membre de
Convention de Coordination des Territoires de la région Occitanie
Site web
Chiffres-clés
Étudiants
5993 (2024)
Enseignants
145 (2024)
Budget
33 000 000  (2025)
Localisation
Pays
Localisation
Fermer

L’université propose une large offre de formation accessible à tous, autant pour les jeunes et leurs études supérieures que pour les professionnels souhaitant développer leurs compétences. Ces formations pluridisciplinaires et professionnalisantes tendent à répondre aux besoins du monde socio-économique et préparent aux métiers de demain. La qualité des enseignements, la proximité avec les enseignants-chercheurs et l’implication des équipes créent un environnement favorable à la réussite et à l’épanouissement des étudiants. C’est un marqueur désormais reconnu de notre établissement auprès des acteurs institutionnels et professionnels avec lesquels nous travaillons au quotidien.

Nîmes Université déploie également une activité de recherche interdisciplinaire, structurée autour de deux axes identitaires : la gestion des risques et le design social. En lien étroit avec de nombreux partenaires, l’université joue un rôle clé dans la production et la diffusion des savoirs et contribue au développement de son territoire.

Nîmes Université a amorcé une reconfiguration locale et régionale du paysage de l’enseignement supérieur en devenant, le 1er janvier 2025, un Etablissement Public Expérimental (EPE). Réunissant actuellement 9 partenaires gardois : l'École supérieure des beaux-arts de Nîmes et l'Institut de formation des métiers éducatifs de Nîmes, les lycées Ernest Hemingway et Dhuoda, le GRETA-CFA Gard-Lozère, Purple Campus, la Chambre de Commerce et d’Industrie de Nîmes, le Centre Hospitalier Universitaire, et l’Éteablissement Public du Pont du Gard. L’EPE Nîmes Université constitue une alliance originale et inédite en France, au service des besoins et d’insertion professionnelle. Encore ouverte à d’autres partenaires, la dynamique de l’EPE est un levier de développement et d’attractivité pour le rayonnement du territoire.

Historique

Construction progressive

L'IUT de Nîmes, première délocalisation universitaire dans la ville.

Les premières structures universitaires ouvertes à Nîmes sont des composantes de l'université de Montpellier, après 1969, des trois universités montpelliéraines. Les premiers départements d'IUT ouvrent en 1968, et la même année, une capacité en droit est ouvert. Ce dernier enseignement est complété en 1971 par l'ouverture d'un premier cycle complet en droit. La ville dispose aussi depuis 1972 d'un cursus complet d’études médicales. L'IUT devient un IUT de plein exercice en 1992[1].

Vers la création de l'université

Au début des années 1990, plusieurs collectivités locales expriment leurs volontés sur le projet de création d'une université à Nîmes. En 1990, le schéma régional d’aménagement et de développement du territoire de Languedoc-Roussillon va dans le sens d'une université de plein exercice, en faisant le parallèle avec la création de l'université de Perpignan qui avait permis à son époque d'éviter le départ des étudiants vers la région voisine. En 1995, le schéma régional de l’enseignement supérieur et de la recherche fait état de l'esprit des milieux locaux, eux aussi favorables à la création d'une université : « La création d’une université de plein exercice est une revendication ancienne des milieux économiques et des élus nîmois, mais elle s’impose désormais avec une acuité toute particulière à une brève échéance ». La même année, le maire de Nîmes affirme vouloir passer à l’horizon 2000 de l’université à Nîmes à une Université de Nîmes[2].

Contrairement aux pouvoirs politiques, la plupart des universités de Montpellier sont à cette époque opposées à l'autonomisation de leurs structures nîmoises. Pour Montpellier I, la création d'une université à Nîmes signifiait la division de son UFR de médecine, et donc de la réduction de son numerus clausus. Pour Montpellier II, la situation était ambivalente, car elle reconnaissait l'identité nîmoise d'un département de son UFR de sciences, tout en s'opposant elle aussi à la création d'une université de plein exercice. L'absence d'équipe de recherche à Nîmes rendait difficile la constitution d'une UFR, et par ailleurs cela aurait signifié le rattachement de l'IUT de Nîmes, fort de 1 000 étudiants à l'époque et d'un potentiel de recherche important pour l'université. Enfin, pour l’Université de Montpellier Paul-Valéry, la seule université locale favorable à une université autonome à Nîmes, l'ouverture d'enseignements dans cette ville permettait de désengorger son campus principal après une forte hausse de ses effectifs. Pour ces différentes raisons, les universités-mères n'ont pas coordonné leurs actions sur le site de la nouvelle université[3].

Mise en projet

Plusieurs scénarios sont envisagés pour la création de la nouvelle université, et en 1995, 1998 et 2000, trois missions sont mises en place par le ministère chargé de l'enseignement supérieur pour étudier leurs faisabilités[4].

Un projet d'« université du grand delta » est formulé, projet qui prévoit de réunir le site nîmois avec l'université d’Avignon. La proximité de ces deux villes et d'Arles, ainsi que des expériences concluantes d'université multisites mises en place les années précédentes[n 1] font que le projet est soutenu dès 1997 par la présidence de l'université d’Avignon, qui espère ainsi dépasser le seuil des 10 000 étudiants, mais aussi par le ministère de l'Éducation nationale dans un rapport de 2000. Cependant, l'opposition à ce projet est forte, car les villes concernées, à la limite de deux régions, de trois départements et de deux académies, dépendant d'administrations différentes[4], mais aussi parce que le projet pourrait passer pour une forme d'annexion du site de Nîmes par l'université d’Avignon, créée dès 1984. Dès 2000, ce projet est écarté[5].

Un projet d'« université de Nîmes » est aussi formulé, avec deux approches possibles. Une université thématique est ainsi proposée dès la mission de 1995, centrée sur le thème des « sciences de la valorisation des patrimoines », mais celui-ci est repoussé par les universités montpelliéraines. Elles critiquent ce projet pour n'avoir pas un thème suffisamment cohérent avec les projets d’établissement tels que définis dans les contrats quadriennaux, et craignent par ailleurs de devoir y abandonner certaines de leurs compétences et de leurs disciplines. Le ministère de l'Éducation nationale propose en 1999 une autre approche en faisant figurer Nîmes dans une liste de six villes où il propose de créer des universités technologiques, mais le projet reste à l'époque sans suite[5].

Enfin, dans un rapport de 2000 du ministère de l'Éducation nationale, deux urgences sont mises en lumière concernant le site nîmois de l'époque, à savoir, lui conférer une identité et une autonomie, mais aussi, lui trouver une solution juridique et institutionnelle. Le statut d'EPA est alors privilégié, et celui-ci voit le jour par un décret du , rattaché aux universités de Montpellier[6].

Création et développement

Le centre universitaire de formation et de recherche (CUFR)

La médecine reste rattachée à l'université Montpellier 1.

Le CUFR est créé en 2002, a minima, et ne réunit pas toutes les composantes universitaires présentes à Nîmes. Ni l'IUT de Nîmes, ni l'antenne de médecine ne rejoignent l'Établissement public à caractère administratif (EPA), un IUT ne pouvant pas, selon les textes en vigueur, être rattaché à ce type de structure[6].

Des difficultés apparaissent aussi avec les universités présentes à Montpellier. L'EPA reste rattaché à ces universités, et dépend donc des orientations de ses deux conseils propres, mais aussi des neuf conseils des trois universités montpelliéraines. Ainsi, lorsque les demandes d’habilitation de la filière littéraire du centre universitaire de Nîmes sont transmises au ministère via l'Université de Montpellier Paul-Valéry, celles-ci ont toutes un avis défavorable formulé par cette dernière. En juillet 2003, aucune des conventions que le centre doit conclure avec chacune de ses universités de rattachement n'est approuvée par celle-ci, posant notamment des problèmes pour la validation des diplômes ou pour l'organisation de la recherche[6]. Des conflits apparaissent aussi au sujet des dotations que les universités perçoivent du ministère en fonction du nombre d'étudiants scolarisés, les universités de Montpellier refusant de reverser au centre nîmois les dotations reçues en 2003 pour ses étudiants[7].

L'université

L'établissement accède au statut d'université sur statut provisoire, par le décret no 2007-733 du [8]. Son premier président, Jacques Marignan, est élu en décembre de la même année[9]. Elle accède par ailleurs aux compétences élargies le [10], et adopte ses statuts définitifs en 2012[11],[12]. Elle participe au projet de PRES Université Montpellier Sud de France avec le statut de membre associé lorsque celui-ci est lancé en 2009[13], ainsi qu'aux appels d'offres auxquels elle participe dans le cadre du grand emprunt[14].

Elle se distingue par la qualité de ses enseignements qui repose en partie sur la proximité possible avec le corps enseignant dans un écosystème à taille humaine porté vers la réussite des étudiants. Nîmes Université se déploie sur trois sites patrimoniaux de la ville de Nîmes et participe à leur réhabilitation. Elle propose également des formations délocalisées afin de compléter le maillage territorial de l’offre de formations dans l’objectif de toujours se faire figure de proue des besoins du monde socio-économique.

L'université voit aussi courant 2010 réapparaître à Nîmes le projet de création d'une deuxième université, sous la forme d'une université de technologie, portée par l'Université de technologie de Troyes et par le député Yvan Lachaud[15], mais repoussé par plusieurs des membres de l'université[16].

L'université de Nîmes est choisie en 2011 comme établissement porteur du Centre universitaire de formation et de recherche de Mayotte, créé par décret du , et dont les statuts s'inspirent de l'établissement nîmois[17]. En , Emmanuel Roux est élu président, succédant à Jacques Marignan[18], avant que Benoît Roig ne lui succède à son tour en [19].

Benoit Roig

Originaire de Narbonne, Benoit Roig a mené en parallèle ses études, une carrière sportive de haut niveau, comme rugbyman professionnel à Narbonne puis au Rugby Club Nîmois (1991-2001).

Après un DEA en chimie à l’Université de Montpellier, il soutient en 1999 sa thèse de doctorat à l’Université d’Aix-Marseille, consacrée aux applications analytiques environnementales.

Sa carrière académique débute en 1999 comme maître-assistant à l’École des Mines d’Alès, où il enseigne et mène des recherches jusqu’en 2010. Cette année-là, il devient professeur des universités et responsable de l’unité biodiagnostic à l’École des Hautes Études en Santé Publique (EHESP) à Rennes, avant de rejoindre Nîmes Université en 2013 pour y enseigner la chimie.

À Nîmes Université, sa mission principale est de créer la première équipe de recherche pluridisciplinaire. Dix-huit mois plus tard, l’équipe CHROME (Risques chroniques et émergents) est reconnue par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, suivie de la création de l’École doctorale 583 « Risques et Société ».

Il était également vice-président Recherche et Innovation et directeur de l’équipe CHROME depuis 2014 avant d’être élu président de Nîmes Université le 22 janvier 2019.

Ses travaux de recherche portent sur les sciences du risque, en particulier les contaminants environnementaux et leurs effets sur la santé des populations.

L'EPE Nîmes université

L’EPE Nîmes Université a été créé le 1er janvier 2025. Il œuvre collectivement à un projet territorial visant à offrir aux étudiants des conditions d’études optimales pour réussir, tout en contribuant aux enjeux de société.

Les objectifs de l’EPE

L’EPE a pour ambition de créer une synergie entre les partenaires gardois afin de proposer des formations complémentaires et des parcours adaptés aux jeunes du territoire tout en s’assurant de retenir les talents locaux grâce à une offre attractive. L’objectif de l’EPE est avant tout chose d’être au service de la réussites des étudiants, de leur insertion professionnelle et de la formation continue des actifs.

La composition de l’EPE

L’EPE Nîmes Université réunit neuf établissements qui en font sa force par leurs différentes spécialités et leurs différents horizons d’expertises qui valorisent l’ensemble des projets que l’EPE soutient. Nîmes Université se positionne comme porteur du projet avec l’esban et l’IFME comme établissements composantes. En établissements associés on retrouve le lycée Dhuoda et le lycée Ernest Hemingway, la CCI, Purple Campus, le GRETA-CFA Gard Lozère ainsi que le Pont du Gard. Le CHU de Nîmes s’inscrit comme établissement partenaire.

Les membres conservent leur personnalité morale et leurs prérogatives, garantissant leur autonomie et leur visibilité, tout en favorisant une construction commune au sein de l’EPE.

La gouvernance de l’EPE

Elle est assurée par le conseil d’administration, qui décide de la politique et de la stratégie de l’établissement, après avis du directoire, du conseil de la recherche, du conseil de la vie étudiante et du conseil de la formation. Chaque établissement composante et associé dispose de sièges au conseil d’administration.

Ce nouveau périmètre affirme l’ancrage territorial de Nîmes Université, en complémentarité avec les autres établissements d’enseignement et de recherche de la région.

La création de l’EPE s’inscrit dans le cadre du projet GARDENER – Excellence gardoise pour répondre aux besoins des territoires vulnérables, lauréat de l’Appel à projets « Excellence sous toutes ses formes », porté par Nîmes Université en collaboration avec le CHU de Nîmes et l’ESBAN.

Composantes

Facultés

Le site des Carmes accueille la faculté des Sciences dans le centre-ville.

L'université est divisée en cinq facultés :

·       La faculté Psychologie et STAPS, dirigée par Aurélie Goncalves. Elle compte en 2024  près de 1400 étudiants inscrits dans trois licences, quatre masters  et deux diplômes universitaires.

·       La faculté de Design, dirigée par Lucile Haute. Elle compte près d'un millier d'étudiants inscrits dans une licence générale, deux licences professionnelles et deux masters.

·       La faculté des Sciences, co-dirigée par Christian Siatka et Fabrice Bardin. Elle compte en 2024 près de 1200 d'étudiants inscrits dans trois licences générales, cinq licences professionnelles, trois masters et un diplôme universitaire.

·       La faculté Droit, Economie et Gestion, dirigée par Aurore Fournier. Elle compte en 2024 près de 2000 étudiants inscrits dans deux licences générales, six licences professionnelles, quatre masters et sept diplômes universitaires.

·       La faculté Lettres, Langues et Histoire, co-dirigée par Isabelle Guizard-Ortega et Yoan Verilhac. Elle compte en 2024 près de 1200 étudiants inscrits dans quatre licences, deux masters et trois diplômes universitaires.

Bibliothèque universitaire de Nîmes

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Bibliothèque universitaire de Nîmes
Histoire
Fondation
Cadre
Type
Pays
Organisation
Directrice
Anne-Laurence Mennessier (d) (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web
Fermer

Le service commun de documentation (SCD) gère les fonds documentaires de l'université. Il comprend une seule BU (Bibliothèque Universitaire), située sur le site Vauban et ouverte 58h30 par semaine. La BU occupe un bâtiment de 3000 m2 environ, sur 3 niveaux, conçu par l'architecte Andrea Bruno en 1995. La BU propose environ 400 places, dont une quarantaine équipée de PC et des collections variées : livres imprimés, une centaine d'abonnements papier, un fonds de DVD, une ludothèque, une testothèque à destination des étudiants et enseignants de la faculté de psychologie, ainsi que de la documentation en ligne (revues en ligne, bases de données). Le budget documentaire s'élève à 200.000 € environ, dont un tiers affecté à l'acquisition de ressources physiques, et 2/3 à l'acquisition de ressources en ligne. Un service de navette documentaire est mis en place avec les autres sites universitaires nîmois ne disposant pas d'offre documentaire. En 2024, des travaux de rénovation et modernisation de la BU ont été entrepris et devraient se poursuivre sur l'ensemble des espaces de la BU dans les prochaines années.

Enseignement et recherche

Formation

Nîmes Université propose à la rentrée 2025 un total de 56 formations : treize licences générales, seize licences professionnelles, quinze master et treize diplômes universitaires.

Un service de formation professionnelle universitaire est aussi assuré par l'université. Celui-ci était initialement géré par l'université Montpellier 2 qui en avait la charge jusqu'en 2008, date à laquelle Nîmes Université en a récupéré la gestion. Il compte, en 2024, 267 étudiants inscrits à un diplôme d’université. De plus, Nîmes Université ne cesse de se renouveler dans le choix de ses formations continues afin de proposer aux actifs des offres de formations en adéquations avec les besoins mouvants du monde socio-économique.

Relations internationales

L’université est partie prenante dans des programmes d’échanges généraux tels qu’Erasmus, et est aussi liée à des universités étrangères par des conventions bilatérales. En 2024, dix-huit conventions étaient actives avec des universités allemandes, belges, brésiliennes, canadiennes, colombiennes, espagnoles, hongroises, italiennes, marocaines, mexicaines, moldaves, polonaises, roumaines, serbes, slovènes, suédoises et tchèques.    

Le nombre d'étudiants concerné par ces protocoles est variable. Une vingtaine d'étudiants de l'université est scolarisée chaque année dans une université partenaire, le Québec étant la destination de près de la moitié de ceux-ci. En 2024, Nîmes Université a accueilli 706 étudiants internatioonaux. Les enseignants sont aussi concernés par ces échanges. Les personnels étrangers peuvent compter sur un financement de la région, et une dizaine d'enseignants a été accueillie par ce biais entre 2006 et 2010[20].

Recherche

La majorité des enseignants de Nîmes Université cumulent des activités de recherche qui nourrissent le contenu de leurs enseignements. La recherche menée à Nîmes Université s’appuie sur une dynamique pluridisciplinaire et un ancrage territorial fort, qui s’organise avec des partenaires privés et/ou publics, à l’échelle locale, nationale et européenne. Aujourd’hui, l’établissement compte 80 enseignants-chercheurs et 50 doctorants répartis au sein de 2 laboratoires internes et de 4 Unités Propres de Recherche.

Les laboratoires internes :

  • ENACT : explore les dimensions émotions, neuro-cognition et apprentissage pour identifier les processus de maintien des troubles et proposer des thérapies innovantes.
  • SITé : développe des modèles expérimentaux de développement territorial et culturel par la création artistique et le design, et interroge la pédagogie de et par la création-située.

Les Unités Propres de Recherches (UPR) :

  • CHROME : mène des recherches transdisciplinaires sur la détection, l’évaluation et la gestion des risques chroniques et émergents.
  • PROJEKT : conçoit des programmes de recherche-projet en design, centrés sur l’innovation sociale.
  • APSY-v : étudie le rôle de l’activité physique et des processus psychologiques dans la perception et la gestion des risques chez les publics vulnérables.
  • MIPA : mène des travaux fondamentaux en calcul des variations et des recherches appliquées en optique et imagerie pour la biologie-santé.

Enfin, les Doctorants de Nîmes Universités sont inscrits à l’École Doctorale 583 "Risques et Société", qui fédère les travaux autour des sciences du risque dans une approche interdisciplinaire.

La valorisation de la recherche passe par la tenue d'événements scientifiques comme l'organisation de colloques ou de séminaires, ainsi que par l'organisation d'activités destinées à un public non-universitaire comme la « Nuit des Chercheurs », « Fête de la Science », ou les « Mardis d'Unîmes ». Les chercheurs sont aussi engagés sur des activités de conseil, d'expertise, et d'innovation, et l'université héberge des activités de recherche menées par des partenaires extérieurs[21].

Depuis le , Nîmes Université accueille sa première équipe de recherche labellisée[22].

Patrimoine de l’université

Les activités de l'université sont réparties sur trois sites, à Nîmes, et plusieurs campus délocalisés.

Le site Vauban

Le site Vauban est situé dans une ancienne citadelle du même nom. Celui-ci est construit entre 1687 et 1688 par le Nîmois Jacques Cubizol et par l'architecte du roi Jacques Papot, à base de plans établis par un ingénieur du roi Louis XIV, Jean François Ferry, inspiré du travail de Vauban. Le site est par la suite utilisé comme prison dès 1820 sous le nom de « maison Centrale de détention pour le département du Gard » et le reste jusqu'en juin 1991, date à laquelle il est réhabilité par l'architecte Andrea Bruno pour le transformer en site universitaire, puis inauguré le .

Sur ce site sont regroupés sur 15 230 m2[23] les pôles d'enseignement et de recherche en arts, Droit, économie et AES, lettres, et psychologie et STAPS. Il comporte par ailleurs plusieurs infrastructures comme :

  • la bibliothèque principale de l'université
  • les services administratifs
  • Un pôle sport santé nutrition[24] : nouveau bâtiment inauguré en 2023[25] comportant un Pôle sportif constitué d’une halle des sports, d’une salle de danse et de gymnastique et d’un dojo ; un Centre de santé étudiante composé d’un espace santé occupé par la médecine préventive et un foyer des étudiants ; un Pôle restauration du CROUS avec une cafétéria "La brasserie de la Pinède".
  • un bâtiment dédié au numérique, le Bâtiment G, a ouvert ses portes en 2025. Il regroupe plusieurs espaces innovants : une salle de réalité virtuelle, un plateau de tournage Twitch, un studio de tournage, ainsi qu’une salle de montage. Le bâtiment G, porté par le projet DemoES ANANÎMES : Université Numérique Avancée, financé par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et lAgence Nationale de la Recherche, vise à impulser une véritable dynamique numérique au sein de l’établissement. Son objectif est de mettre à disposition des outils innovants pour faciliter la réussite des étudiants, depuis leur accueil jusqu’à l’obtention de leur diplôme.

Le site des Carmes

Le site des Carmes, pôle « Sciences ».

Le site des Carmes est situé dans le centre-ville de Nîmes, dans un bâtiment construit sur le site de l'ancienne église des Carmes. Celle-ci est détruite dans la deuxième moitié du XIXe siècle pour laisser sa place à un « Théâtre de la Renaissance » qui donne au site sa façade actuelle. Il est détruit par deux fois par le feu, une première fois en 1885, puis le après avoir été reconstruit en 1887, en prenant au passage le nom de « Théâtre de la Scala ». Le site connaît par la suite plusieurs utilisations, dont celle de grand magasin, les « Dames de France », avant que le site ne soit reconverti en structure universitaire[26]. Le site scientifique actuel est inauguré en 1998[27].

Le site regroupe sur 5 330 m2[23] la majorité de la partie scientifique de l'établissement, avec les activités d'enseignement en biologie, chimie, mathématiques, informatique et physique, ainsi que les laboratoires de recherche LCBO (Laboratoire de Chimie Bio-Organique) et MIPA (Mathématiques, Informatique, Physique et Applications). Il héberge par ailleurs un incubateur d'entreprises de biotechnologies, et compte aussi une bibliothèque et une cafétéria[27].

Le site Hoche

Aile gauche du site Hoche après sa réhabilitation, avec le dôme de la chapelle

Le complexe universitaire Hoche s'inscrit dans un nouvel éco[28]-quartier Hoche-Sernam, qui est un programme d'aménagement d'une vingtaine d'hectares situés à l'est de la ville. Le terrain occupé précédemment par l'armée et la SNCF accueille des logements étudiants, ainsi que d'autres structures de vie[29]. La première tranche de ce campus est inscrite au contrat de projets État-Région 2007-2013, et les premiers logements étudiants sont livrés à la rentrée 2010[30]. Il doit accueillir à terme un millier d'étudiants de filières générales et professionnelles.

La cour de l'Université Hoche après sa réhabilitation

L'ancien hospice de l'humanité est réhabilité par l'architecte Jean-Luc Lauriol avec la maîtrise d'ouvrage du Rectorat. Les travaux sont réalisés en plusieurs étapes avec la volonté de remettre l'université en ville. La première réalisation se concentre sur un des deux pavillons d'angle avec la création d'un grand péristyle contemporain qui redistribue tous les locaux par des escaliers extérieurs aux coursives. Elle est inaugurée fin octobre 2013.

Le 3 mars 2025, après deux mois de travaux, le dôme de la chapelle du site Hoche est posé. Construit en zinc et pesant 29 tonnes, ce dôme repose sur une ossature en bois et intègre un lanterneau central permettant l’apport de lumière naturelle et la ventilation de l’édifice. Il constitue un repère architectural fort dans le paysage urbain du quartier.

Ce chantier s’inscrit dans le cadre de la rénovation globale du site Hoche, pour un montant total de 1,95 million d’euros. Le coût spécifique de la reconstruction du dôme s’élève à 365 000 euros. Le projet a été conçu par l’agence d’architecture Traverses de Montpellier et réalisé par l’entreprise Structures Bois Couverture, basée au Crès. Des Compagnons du Devoir ont également participé à la réalisation de cet ouvrage.

La seconde partie de Hoche concerne la création d'un pôle science[29] qui sera livré à la rentrée 2026. Cette seconde partie marquera la fin de la réhabilitation du site.

Le Campus de Mende

Depuis la rentrée 2024, Nîmes Université a repris la gestion du Campus de Mende, anciennement sous la supervision de l’Université de Perpignan UPVD.

Ce campus est installé dans les bâtiments de l’ancienne caserne Lamolle, qui abritait autrefois le 142ᵉ régiment d’infanterie.

Moins d’une centaine d’étudiants évoluent dans un cadre convivial, avec : six salles de cours, deux salles informatiques, une bibliothèque équipée d’un fonds documentaire, un amphithéâtre, un local pour l’association des étudiants de Mende et un hall équipé de tables, distributeurs de boissons et micro-ondes.

Vie étudiante

Sociologie

Les étudiants de l'université sont inscrits pour 87,2 % en premier cycle, et pour 7,6 % en deuxième cycle. Les étudiants en troisième cycle sont inscrits dans l'une des universités partenaires. La population est à 67 % féminine. Ces étudiants représentent 38,8% des étudiants inscrits dans l'agglomération nîmoise, et 2,2 % des étudiants inscrits en région Occitanie[31].

Concernant l'origine des étudiants, ceux-ci proviennent géographiquement à 26% de Nîmes à 29% du département et pour 45% d’entre eux ils viennent d’autres départements. Ils sont à 50 % boursiers. Ils sont pour 75 % d'entre eux titulaires d'un baccalauréat général, pour 17 % titulaires d'un baccalauréat technologique, pour 7 % d'un baccalauréat professionnel, et pour les trois quarts des étudiants de première année des primo-bacheliers. Par ailleurs, 65 % des étudiants changent d'université pendant leur cursus.

Associations étudiantes

Les activités associatives sont portées au niveau institutionnel par un vice-président « enseignement, aide à la réussite et vie étudiante », et par un vice-président étudiant nommé par le président de l'université, et issu d'un bureau de la vie étudiante, composé exclusivement d'élus étudiants. Les projets menés dans ce cadre associatif peuvent être reconnus dans le cadre des études à hauteur de cinq ECTS en première et deuxième année de licence. Un financement est assuré à hauteur d'un millier d'euros annuel affecté au bureau de la vie étudiante, ainsi que par 75 % des fonds de solidarité et de développement des initiatives étudiantes pour les différents projets associatifs[32].

Quatorze associations sont recensées sur l'université, la plupart étant des associations de filière. La plupart des activités sont par ailleurs concentrées sur le site Vauban[32]. En 2011, la maison des étudiants est ouverte accueillant les associations étudiantes dans 4 locaux de 11 mètres carrés.

Évolution démographique

Évolution démographique de la population universitaire

2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009
3 059[33]3 269[34]2 931[35]3 225[36]3 437[37]3 190[38]3 005[39]3 276[40]
Davantage d’informations - ...
2010 2011 2022 2023 2024 - - -
3 414[41]3 362[42]6 0045 8175 988---
Fermer

Identité visuelle

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

Bibliographie

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