Opérateur de compétences

type d'organisme français chargé d’accompagner la formation professionnelle des salariés (depuis 2019) From Wikipedia, the free encyclopedia

Un opérateur de compétences (Opco) est un organisme français agréé par l'État chargé d’accompagner la formation professionnelle des salariés. Ces organismes remplacent, depuis le , les 20 anciens organismes paritaires collecteurs agréés, dans le cadre de la loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel » qui réforme en profondeur le système de la formation professionnelle[1].

Missions des Opco

Financement

Les Opco assurent le financement des contrats d’apprentissage et de professionnalisation, selon les niveaux de prise en charge fixés par les branches professionnelles[2].

Appui technique

Les Opco apportent un appui technique aux branches professionnelles pour établir la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, ainsi que déterminer les niveaux de prise en charge des contrats d’apprentissage et des contrats de professionnalisation ; et enfin les accompagner dans leur mission de certification (construction des référentiels de certification qui décrivent précisément les capacités, compétences et savoirs exigés pour l’obtention de la certification visée).

Mise en œuvre du compte personnel de formation (CPF)

Les Opco favorisent la transition professionnelle des salariés, notamment par la mise en œuvre du compte personnel de formation dans le cadre des projets de transition professionnelle. Depuis le le financement du compte personnel de formation est assuré par la Caisse des dépôts et consignations[3].

Service de proximité

Les Opco assurent un service de proximité au bénéfice des très petites, petites et moyennes entreprises, permettant d’améliorer l’information et l’accès des salariés de ces entreprises à la formation professionnelle, ainsi que d’accompagner ces entreprises dans l’analyse et la définition de leurs besoins en matière de formation professionnelle, notamment au regard des mutations économiques et techniques de leur secteur d’activité.

Les 11 Opco

  • Afdas : culture, industries créatives, médias, communication, télécommunication, sport, loisirs et divertissement[4]
  • AKTO : entreprises et services à forte intensité de main-d’œuvre (chaînes de restaurants, portage salarial, enseignement privé, restauration rapide, activité du déchet, travail temporaire, propreté, …)[5]
  • Constructys : construction au service des entreprises et salariés du bâtiment, du négoce des matériaux de construction, négoce de bois et des travaux publics[6]
  • OCAPIAT : coopération agricole, agriculture, pêche, industrie agroalimentaire, territoires[7]
  • Opco Atlas : assurances, banques, finances, bureaux d'études (ingénierie, numérique et événementiel)[8], qui possède 4 marques et sites dédiés à l'orientation : J'assure mon futur[9], Concepteurs d'Avenirs[10], Je Compte[11] et J'investis l'avenir
  • Opco EP : entreprises de proximité (artisanat, professions libérales, …)[12]
  • L'Opcommerce : entreprises du commerce (vente, négoce, commerce de détail, commerce de gros, import-export…)[13]
  • OPCO Mobilités : automobile, ferroviaire, transport urbain, transports routiers de voyageurs et marchandises, logistique, services, transport maritime, fluvial, ports, tourisme…[14]
  • OPCO Santé : secteur privé de la santé (médico-social, santé au travail, hospitalisation privée...)[15]
  • OPCO 2i : industrie (plasturgie, métallurgie, pharmaceutique, pétrole, papiers-cartons, céramique, ameublement, textile, bijouterie…)[16]
  • Uniformation : cohésion sociale (Protection sociale, centres socio-culturels, Familles Rurales, animation, aide à domicile, France Travail, Ateliers et chantiers d'insertion, régies de quartier, habitat social…)[17]

Évaluation

Un rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS) a évalué l’efficience de ces onze Opco, confirmant leur efficacité dans le conseil aux entreprises, l’attractivité des métiers, le développement de l’apprentissage et la mise en place d’outils numériques, mais soulignant aussi des coûts de fonctionnement élevés et très variables, liés à la hausse des effectifs et à la dégradation de leur situation financière[18].

Le rapport, rendu le 18 novembre 2025, recommande des mesures fortes d'efficience (rationalisation de la gestion des contrats d'apprentissage et des dossiers de formation (« la gestion des dossiers de formation mobilise 42 % des effectifs des Opco (...) Le coût moyen de gestion d'un contrat d'apprentissage se situe autour de 200 €, nettement plus élevé que celui des autres dossiers de formation ») ; réduction des surfaces immobilières ; mutualisation des systèmes d'information et financement des missions d'appui aux branches, représentant plus de 200 M€ et 1 500 emplois d'économies sur un total de 720 M€ de frais et 6 300 salariés en 2024[18].
Il invite aussi à renforcer les missions de conseil et de contrôle pour lutter contre la fraude ; envisager le transfert de la gestion des contrats d’apprentissage à l'Agence de services et de paiement (ASP), ce qui pourrait selon la Cour des comptes générer 100 M€ d’économies ; améliorer le pilotage financier des Opco par la délégation générale à l'emploi et à la formation professionnelle[18].

Notes et références

Voir aussi

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