Oguri Cap

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Oguri Cap (1985-2010) est un cheval de course japonais, membre du Hall of Fame des courses japonaises, dont l'immense popularité contribua au renouveau des courses hippiques au Japon à la fin des années 1980.

PèreDancing Cap
MèreWhite Narubi
Père de mèreSilver Shark
SexeMâle
Faits en bref Père, Mère ...
Oguri Cap
Image illustrative de l’article Oguri Cap
Oguri Cap dans son haras en 1995

Père Dancing Cap
Mère White Narubi
Père de mère Silver Shark
Sexe Mâle
Naissance
Pays de naissance Drapeau du Japon Japon
Mort (à 25 ans)
Pays d'entraînement Drapeau du Japon Japon
Éleveur Inaba Bokujo
Propriétaire Koichi Oguri
Isoo Sahashi
Toshinori Kondo
Entraîneur Masao Sumi
Tsutomu Setoguchi
Nombre de courses 32
Nombre de victoires 22 (7 places)
Gains en courses ¥ 912 512 000[1]
Récompense 3 ans de l'année au Japon (1988)
Cheval d'âge de l'année au Japon (1990)
Cheval de l'année au Japon (1990)
Distinction Hall of Fame des courses japonaises (1991)
Dream Horses 2000 #3
Principales victoires Arima Kinen (1988, 1990)
Mile Championship (1989)
Yasuda Kinen (1990)
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Carrière de courses

Oguri Cap est né dans le district de Mitsuishi, dans la sous-préfecture de Hidaka, sur l'île d'Hokkaidō. D'origine modeste, il écume à 2 ans les hippodromes régionaux du circuit secondaire des courses japonaises sous l'égide de la National Racing Association (NRA) qui gère les courses organisées par les autorités locales. Il se produit notamment sur la piste en dirt de l'hippodrome de Kasamatsu, dans la préfecture de Gifu, où il est entraîné et où sa mère avait brillé en son temps. Il ne s'y trouve qu'un seul rival : March Tosho, qui lui inflige ses deux seules défaites de l'année, mais qu'il devance trois fois à son tour, surtout dès que la distance excède le pur exercice du sprint. Il termine l'année avec 9 victoires en 11 sorties.

En janvier 1988, son éleveur cède Oguri Cap pour 20 millions de yens à Isoo Sahashi, après que le poulain a enchaîné une huitième victoire d'affilée. Cette vente a lieu au grand dam de son entraîneur Masao Sumi, qui rêvait de lui faire gagner le Tokai Derby, à Nagoya, l'une des plus prestigieuses courses de la NRA. Car désormais, c'est le circuit principal des courses, celui de la Japan Racing Association (JRA), qui attend Oguri Cap, dont le maréchal-ferrant a été exceptionnellement autorisé à rester auprès de lui, bien qu'il ne possède pas la licence nécessaire pour travailler auprès des chevaux de la JRA. Le poulain quitte les boxes de Masao Sumi pour ceux de Tsutomu Setoguchi à Rittō, dans la préfecture de Shiga. Il débute dans le circuit de la JRA le 6 mars, dans un groupe 3 disputé à Hanshin. Bien que précédé d'une flatteuse réputation eu égard à ses exploits au niveau régional, et qu'il a prouvé à 2 ans qu'il pouvait réussir sur le gazon, il n'est que le deuxième favori, mais s'impose brillamment. Pour autant, pas question pour lui de disputer les classiques de la prestigieuse Triple couronne japonaise (Satsuki Shō, Tokyo Yushun, Kikuka Shō), malgré son succès fin mars dans le Mainichi Hai, une course préparatoire où Yaeno Muteki, futur lauréat du Satsuki Shō, se classe quatrième : Oguri Cap n'y est pas engagé, et la JRA, qui n'autorise pas les supplémentations (elles deviendront possibles en 1992) refuse de céder à la pression populaire. Oguri Cap se contente d'enchaîner les succès[Quoi ?], de 1 600 à 2 000 mètres, ajoutant quatre trophées à son palmarès, dont trois groupe 2 parmi lesquels le New Zealand Trophy où il pulvérise l'opposition et signe en 1'34"00 un nouveau record sur le mile de Fuchu, à Tokyo, le plus prestigieux hippodrome du Japon. En septembre 1988, Oguri Cap change à nouveau de propriétaire. Suspecté d'évasion fiscale, Isoo Sahashi, est contraint de céder son effectif, menacé d'interdiction de courir. C'est Toshinori Kondo qui emporte la mise, déboursant 550 millions de yens pour, la propriété du cheval devant revenir à Sahashi à l'issue de sa carrière de course.

Il reste désormais à Oguri Cap à se confronter aux tout meilleurs, dans les groupe 1. Sa première sortie à ce niveau se traduit par un premier accessit dans le Tenno Shō d'automne, derrière Tamamo Cross. Le voilà installé dans l'élite des pur-sang japonais, et il possède déjà le plus beau palmarès d'un cheval issu du circuit secondaire. Fin novembre, il participe à la Japan Cup, la plus célèbre course japonaise, et la seule alors ouverte aux étrangers, qui s'y pressent, emmenés par le vainqueur italien du Prix de l'Arc de Triomphe, Tony Bin : il s'y classe troisième derrière l'Américain Pay The Butler et Tamamo Cross, Tony Bin terminant cinquième. La consécration intervient un mois plus tard : dans l'Arima Kinen, dont les partants sont désignés par un vote populaire, Oguri Cap, monté exceptionnellement par le grand jockey Yukio Okabe, justifie le plébiscite (il arrive au deuxième rang du scrutin, derrière Tamamo Cross, avec près de 174 000 voix) et prend sa revanche sur Tamamo Cross pour l'emporter. Au nez et à la barbe des poulains classiques, il est élu meilleur 3 ans de l'année, quand son rival Tamamo Cross obtient le titre suprême de cheval de l'année. Pris par un enthousiaste quelque peu excessif, et certainement déçu par le verdict, l'écrivain Hitomi Yamaguchi note : « Tamamo Cross est le meilleur cheval du Japon, mais Oguri Cap est le meilleur cheval de tous les temps »[2].

Alors que sa saison de 4 ans s'annonce sous les meilleurs auspices, Oguri Cap se blesse en février, et ne reparaît en piste qu'en septembre. Il réussit ensuite un doublé dans le Mainichi Ōkan devant Inari One, un autre champion issu du circuit secondaire, qui vient de défrayer la chronique en remportant coup sur coup deux groupe 1 de la JRA, le Tenno Sho de printemps et le Takarazuka Kinen. Le mois suivant, il s'incline du plus court des nez dans le Tenno Sho d'automne face à Super Creek, puis ajoute un autre groupe 1 à son palmarès en s'adjugeant le Mile Championship. Dans la Japan Cup, il s'en faut d'une encolure pour qu'il obtienne la consécration, mais il prend sa revanche sur Pay The Butler, troisième à trois longueurs tandis que le vainqueur surprise du Prix de l'Arc de Triomphe, Carroll House, finit dans le lointain. En fin d'année, apparaissant fatigué, il ne peut faire mieux que cinquième de l'Arima Kinen remporté par Inari One.

Toujours sur la brèche à 5 ans, et avec 27 courses dans les jambes, Oguri Cap étoffe encore son palmarès en rentrant victorieusement, sous la selle d'une star en devenir, Yutaka Take (qui vient de s'offrir le premier de ses 18 titres de champion jockey), dans le Yasuda Kinen, son troisième groupe 1, devant Yaeno Muteki et Osaichi George. Il enchaîne avec un premier accessit dans le Takarazuka Kinen, nettement battu par Osaichi George, mais devant Yaeno Muteki et Inari One. L'automne est beaucoup plus laborieux : Oguri Cap est inexistant dans le Tenno Sho de Yaeno Muteki, puis la Japan Cup remportée par l'Australien Better Loosen Up. L'idole est déchue. Mais les idoles ne meurent jamais. Malgré ses déboires, et en signe de son immense popularité, Oguri Cap est encore plébiscité pour l'Arima Kinen, terminant en tête du scrutin avec près de 147 000 voix. Et le champion gris, monté par Yutaka Take, miraculeusement renait de ses cendres pour remporter un ultime succès devant 180 000 personnes. Sa légende étant faite, il se retire après 22 victoires en 33 courses et un titre de cheval de l'année. La traditionnelle cérémonie d'adieux pour les champions japonais a lieu non pas une, mais trois fois : à Kyoto le 13 janvier 1991, à Kasamatsu le 15 (où 40 000 personnes se pressent pour l'acclamer, soit le double de la population de la ville[3]) et à Tokyo le 27, devant 76 000 personnes. Depuis ce jour, la chanson "La ballade d'Oguri Cap" est diffusée après chaque cérémonie d'adieux. En 1991, Oguri Cap est aussitôt admis au Hall of Fame des courses japonaises, dès sa première année d'éligibilité[4].

Résumé de carrière

Davantage d’informations Date, Hippodrome ...
Date Hippodrome Pays Course Statut Distance Surface Jockey Place Écart Vainqueur ou deuxième
1987, 2 ans
19 mai Kasamatsu Drapeau du Japon Japon Inédits   800 m Dirt Tatsuhiko Aoki 2e / 10 1/2 March Tosho
2 juin Kasamatsu Drapeau du Japon Japon Maiden   800 m Dirt Kazunari Takahashi 1er / 7 4 North Hero
15 juin Kasamatsu Drapeau du Japon Japon Conditions   800 m Dirt Tatsuhiko Aoki 1er / 9 7 Fuetchars
26 juillet Kasamatsu Drapeau du Japon Japon Conditions   800 m Dirt Kazunari Takahashi 2e / 7 encolure March Tosho
12 août Kasamatsu Drapeau du Japon Japon Conditions   800 m Dirt Kazunari Takahashi 1er / 8 2 ½ March Tosho
30 août Kasamatsu Drapeau du Japon Japon Akikaze Junior   1 400 m Dirt Katsumi Ando 1er / 10 5 ½ March Tosho
4 octobre Kasamatsu Drapeau du Japon Japon Junior Crown   1 400 m Dirt Katsumi Ando 1er / 9 nez March Tosho
14 octobre Chukyo Drapeau du Japon Japon Chukyo Hai   1 200 m Turf Katsumi Ando 1er / 12 2 Ardent Love
4 novembre Nagoya Drapeau du Japon Japon Chunichi Sports Cup   1 400 m Dirt Katsumi Ando 1er / 12 2 ½ Hello Princess
7 décembre Kasamatsu Drapeau du Japon Japon December Special   1 600 m Dirt Katsumi Ando 1er / 10 6 ½ Young Ojiya
29 décembre Kasamatsu Drapeau du Japon Japon Junior Grand Prix   1 600 m Dirt Katsumi Ando 1er / 10 4 ½ Tokai Shak
1988, 3 ans
10 janvier Kasamatsu Drapeau du Japon Japon Gold Junior   1 600 m Dirt Katsumi Ando 1er / 10 2 ½ March Tosho
6 mars Hanshin Drapeau du Japon Japon Pegasus Stakes Gr. 3 1 600 m Turf Hiroshi Kawachi 1er / 10 3 Lager Black
27 mars Hanshin Drapeau du Japon Japon Mainichi Hai Gr. 3 2 000 m Turf Hiroshi Kawachi 1er / 10 encolure Fundredictor
8 mai Kyoto Drapeau du Japon Japon Mainichi Broadcast Kyoto Yonsaitokubetsu Gr. 3 2 000 m Turf Katsumi Minami 1er / 15 5 Koei Spurt
5 juin Fuchu Drapeau du Japon Japon New Zealand Trophy Gr. 2 1 600 m Turf Hiroshi Kawachi 1er / 13 7 Lindhoshi
10 juillet Chukyo Drapeau du Japon Japon Takamatsunomiya Kinen Gr. 2 2 000 m Turf Hiroshi Kawachi 1er / 8 1 ¼ Land Hiryu
9 octobre Fuchu Drapeau du Japon Japon Mainichi Ōkan Gr. 2 1 800 m Turf Hiroshi Kawachi 1er / 11 1 ¼ Sirius Symboli
30 octobre Fuchu Drapeau du Japon Japon Tenno Sho (automne) Gr. 1 2 000 m Turf Hiroshi Kawachi 2e / 13 1 ¼ Tamamo Cross
27 novembre Fuchu Drapeau du Japon Japon Japan Cup Gr. 1 2 400 m Turf Hiroshi Kawachi 3e / 14 1 ¾ Pay The Butler
25 décembre Nakayama Drapeau du Japon Japon Arima Kinen Gr. 1 2 500 m Turf Yukio Okabe 1er / 13 1/2 Tamamo Cross
1989, 4 ans
17 septembre Nakayama Drapeau du Japon Japon Sankei Sho All Comers Gr. 3 2 200 m Turf Katsumi Minami 1er / 13 1 ¾ All Dash
8 octobre Fuchu Drapeau du Japon Japon Mainichi Ōkan Gr. 2 1 800 m Turf Katsumi Minami 1er / 8 nez Inari One
29 octobre Fuchu Drapeau du Japon Japon Tenno Sho (automne) Gr. 1 2 000 m Turf Katsumi Minami 2e / 14 encolure Super Creek
19 novembre Kyoto Drapeau du Japon Japon Mile Championship Gr. 1 1 600 m Turf Katsumi Minami 1er / 17 nez Bamboo Memory
26 novembre Fuchu Drapeau du Japon Japon Japan Cup Gr. 1 2 400 m Turf Katsumi Minami 2e / 15 encolure Horlicks
24 décembre Nakayama Drapeau du Japon Japon Arima Kinen Gr. 1 2 500 m Turf Katsumi Minami 5e / 16 4 ¾ Inari One
1990, 5 ans
13 mai Fuchu Drapeau du Japon Japon Yasuda Kinen Gr. 1 1 600 m Turf Yutaka Take 1er / 16 2 Yaeno Muteki
10 juin Hanshin Drapeau du Japon Japon Takarazuka Kinen Gr. 1 2 200 m Turf Junichiro Oka 2e / 10 3 ½ Osaichi George
28 octobre Fuchu Drapeau du Japon Japon Tenno Sho (automne) Gr. 1 2 000 m Turf Sueo Masuzawa 6e / 18 5 ¼ Yaeno Muteki
25 novembre Fuchu Drapeau du Japon Japon Japan Cup Gr. 1 2 400 m Turf Sueo Masuzawa 11e / 15 6 Better Loosen Up
23 décembre Nakayama Drapeau du Japon Japon Arima Kinen Gr. 1 2 500 m Turf Yutaka Take 1er / 16 3/4 Mejiro Ryan
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Popularité

Oguri Cap en 2008

La popularité dont jouissait Oguri Cap, surnommé "Le monstre gris", n'a d'égale que celle de Seabiscuit dans l'Amérique des années 30, ou celle de Haiseiko, devenu un phénomène de société au Japon dans les années 70 après qu'il sut, lui aussi, passer du rang de vedette locale à celui de star nationale, et suscité le premier "boom" des courses au Japon (le "Haiseiko boom", en 1973)[Interprétation personnelle ?]. Venu de la campagne, d'origine très modeste, Oguri Cap lui aussi draina les foules sur les hippodromes, avec ses compères du "Heisei Big Three", Super Creek et Inari One, et fut à l'origine du second "boom" des courses japonaises[5][source insuffisante], qui s'appuya également sur les succès de Yutaka Take. L'un et l'autre furent mis en avant par la JRA dans de massives campagnes de communication. En 2000, il termine en troisième position du Dream Horses 2000, un classement des 100 meilleurs chevaux japonais du XXe siècle sur la base d'un vote populaire[6].

La notoriété d'Oguri Cap dépassait les amateurs du turf : ayant acquis le titre d'idole, il fut le premier cheval à faire l'objet d'un merchandising appuyé, avec la commercialisation de figurines à son effigie[3]. Dans le film L'École de Yōji Yamada (1993), on entend des élèves discutés avec passion des mérites d'Oguri Cap. Enfin, Oguri Cap est l'une des figures majeures du manga Uma Musume Pretty Derby.

Au haras

Fin janvier 1998, Oguri Cap intègre le haras Yushun à Niikappu, sur son île natale d'Hokkaidō. Il y est accueilli comme une star : 300 personnes l'attendent, le maire y va de son discours, et le tout est diffusé en direct à la télévision locale[7]. En mai, lors d'une journée porte ouverte, 6 000 personnes viennent lui rendre visite, soit davantage que la population de Niikappu[7].

L'étalon est syndiqué sur la base de 1,8 milliard de yens, à raison de 60 parts de 30 millions de yens, pour cinq ans. Las, l'idole des hippodromes se révèle piètre étalon et, bien qu'il resta tout au long de sa vie une véritable attraction touristique, il est peu à peu délaissé par les éleveurs, ne saillissant à partir de 1998 plus qu'une poignée de modestes poulinières. Il est finalement retiré de la monte en 2006, après avoir sailli deux juments. Dans la nuit du 2 au 3 juillet 2010, Oguri Cap est découvert dans son paddock allongé, avec une jambe fracturé. Ne pouvant être sauvé, il est euthanasié[8]. Diverses cérémonies funéraires sont organisées à Niikappu (où une statue à son effigie a été érigée en , Kasamatsu et Tokyo, et son livre de condoléances recueille 14 000 signatures de tout le pays[9].

Origines

La popularité d'Oguri Cap, on l'a dit, tient à ses origines modestes, mais aussi à sa robe grise, qui lui valut son surnom de "Monstre gris", et qu'il tient de ses deux parents et de son grand-père, le fameux Native Dancer, alias "The Grey Ghost". Dancing Cap, le père d'Oguri Cap, était un modeste cheval de handicap, né aux États-Unis et qui fit carrière en Grande-Bretagne avant d'être exporté au Japon en 1973. Il avait pour lui sa belle naissance, puisque sa mère Merry Handicap était une brillante sprinteuse, lauréate de la July Cup et troisième du Prix de la Forêt. La progéniture de Dancing Cap s'illustra essentiellement sur le circuit de la NRA.

White Narubi, la mère du champion, se produisit uniquement sur l'hippodrome de Kasamatsu, là où son fils allait se faire un nom. Elle y remporta quatre courses en huit sorties, avant de s'avérer une formidable poulinière puisqu'elle donna également Oguri Roman, fille d'un Américain importé, Bravest Roman. Elle aussi passée par Kasamatsu, où elle remporta six de ses sept sorties, pour une deuxième place, remporta le classique Oka Shō en 1994, mais sans pouvoir confirmer par la suite.

Pedigree

Davantage d’informations Origines de ...
Origines de Oguri Cap (JPN), mâle gris né en 1985
Père
Dancing Cap
1968
Native Dancer
1950 
Polynesian Unbreakable
Black Polly
Geisha Discovery
Miyako
Merry Hadcap
1962
Grey Sovereign Nasrullah
Kong
Croft Lady Golden Cloud
Land of Hope
Mère
White Narubi
1974
Silver Shark
1963 
Buisson Ardent Relic
Rose Olynn
Palsaka Palestine
Masaka
Never Narubi
1969
Never Beat Never Say Die
Bride Elect
Senju Guersant
Star Narubi (famille 7-d)[10]
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Références

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