Onești

commune roumaine From Wikipedia, the free encyclopedia

Onești est une municipalité en Moldavie roumaine, dans le județ de Bacău. Elle est connue pour être la ville natale de Nadia Comăneci.

Nom officiel
(ro) Onești (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom local
(ro) OneștiVoir et modifier les données sur Wikidata
Pays
Faits en bref Nom officiel, Nom local ...
Onești
Une partie d'Onesti vue depuis la colline de Perchiu.
Nom officiel
(ro) Onești (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom local
(ro) OneștiVoir et modifier les données sur Wikidata
Géographie
Pays
Județ
Localisation géographique
Chef-lieu
Onești (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Superficie
90,17 km2Voir et modifier les données sur Wikidata
Altitude
210 mVoir et modifier les données sur Wikidata
Coordonnées
Démographie
Population
34 005 hab. ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Densité
377,1 hab./km2 ()
Fonctionnement
Statut
Municipalité de Roumanie (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Chef de l'exécutif
Adrian Jilcu (d) (depuis le )Voir et modifier les données sur Wikidata
Contient les localités
Borzești, Slobozia (d), Onești (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Jumelages
Histoire
Fondation
Identifiants
Code postal
601003–601159Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web
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Histoire

Onești en 1965

Durant le néolithique, la région d'Onești faisait partie de la civilisation de Coucouteni-Tripolie. Pendant l'antiquité, elle faisait partie de la Dacie et était habitée par les Carpiens dont les Carpates perpétuent le nom. Durant les invasions barbares, et après le passage des Goths et de nombreux peuples cavaliers nomades d'origines diverses, trois cultures vont marquer la région d'Onești : celle des Slaves (arrivés au VIe siècle), celle des Magyars (arrivés au IXe siècle, qui appellent la région Etelköz et dont les actuels Csángós perpétuent la présence) et celle des Coumans (arrivés au XIIIe siècle), assimilés au fil du temps par les Proto-roumains qui finissent, en 1359, par émanciper leur principauté de Moldavie des tutelles ruthène et hongroise.

Onești a été fondée le sous le règne du voïvode Étienne le Grand. L'étymologie d'Onești pourrait provenir du patronyme Ion (Jean en roumain, dont les nombreux diminutifs comprennent Oană, Onu prononcé « Onou », Onea ou Oana). En effet, les toponymes en ...eşti proviennent d'une tradition patronymique et toponymique des pays roumains qui du prénom d'un chef de famille ou d'un noble (par exemple Mihai « Michel ») crée un adjectif (par exemple Mihăilescu « tenant de Michel » devenant patronyme, au pluriel Mihăilești « les gens de Michel » ou « le village des gens de Michel » devenant toponyme).

En 1859, la Moldavie, en s'unissant à la Valachie, forme la Roumanie : Onești est depuis lors une ville roumaine.

Comme toute la Roumanie, Onești a souffert des régimes dictatoriaux carliste, fasciste et communiste de février 1938 à décembre 1989, mais connaît à nouveau la démocratie et sa situation économique et culturelle s'améliore depuis la chute de la dictature en 1989 et depuis son entrée dans l’Union européenne en 2007.

Jusqu'en 1952, Onești n'était qu'une petite bourgade moldave traditionnelle, vivant des produits du pastoralisme local et du flottage du bois des Carpates sur les rivières Trotuș et Cașin. En 1952, le régime communiste, alors dirigé par Gheorghe Gheorghiu-Dej, décide d'en faire une ville industrielle et une vitrine politique, en construisant le grand complexe industriel dédié aux transformations du bois de Borzești, des cités ouvrières avec de grandes barres d'immeubles (Cașin et Tineretului « de la jeunesse ») et des digues pour canaliser les cours d'eau. En 1956 les constructions sont en principe achevées (même si le chauffage, l'isolation, les ascenseurs et les adductions d'énergie et d'eau des cités nouvelles laissent à désirer... comme ailleurs dans le pays). Onești reçoit alors le statut prestigieux de oraș-erou al muncii ville-héros du travail ») et dix ans plus tard, en , change de nom pour prendre celui de Gheorghe Gheorghiu-Dej mort cette année-là. En 1990, après la chute de la dictature, les autorités locales et les habitants reprennent l'usage du nom d'Onești, ce qu'une loi votée en 1996 finit par légaliser.

En 2005, dix ans après la privatisation des ressources forestières et le début de la déforestation des Carpates (qui facilite d'érosion des sols) les rivières Trotuș et Cașin, gonflées par deux semaines de pluies, sortent de leurs lits mineurs mais, privées des zones d'expansion de leurs lits majeurs par les digues et les cités construites dans les années 1950, ravagent la ville. Le même phénomène se reproduit en 2010 mais avec beaucoup moins de dégâts.

Géographie

Onești est située dans la dépression de Tazlău-Cașin, aux pieds des Carpates moldaves, à une altitude moyenne de 200 m.

Politique, administration et démographie

Davantage d’informations Ann., Pop. ...
Historique des recensements
Ann. Pop.
195611 253
196635 663216,9%
197741 73817,0%
199258 81040,9%
200261 6814,9%
201139 172−36,5%
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Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1996 2012 Emil Lemnaru PSD  
2012 2015 Laurențiu Neghină PSD  
2015 2016 Alexandru Cristea UNPR Intérim
2016 2020 Nicolae Gnatiuc PSD  
2020 2024 Victor-Laurențiu Neghină PMP  
2024 en cours Adrian Jilcu PSD  
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Religion et culture

Saint Nicolas est le saint patron de la ville, dont les habitants sont majoritairement orthodoxes roumains. Le jour de la Saint-Nicolas, le 6 décembre, est le jour municipal d'Onești. Plusieurs églises orthodoxes roumaines sont présentes, dont celle de Saint-Nicolas, construite en 1843 et rénovée en 1883, classée monument historique. Il y a également plusieurs églises catholiques romaines dont celle des Saints-Pierre-et-Paul, et le monastère des Capucins qui est aussi la sanctuaire du bienheureux Jérémie de Valachie. La première pierre a été posée le 24 juin 1990.

Les attractions culturelles et touristiques populaires sont le monument dédié au centenaire de la Grande Union avec celui de la reine Marie, la bibliothèque municipale Radu Rosetti, le complexe sportif, construit en 1966 par l'architecte Mircea Mihăilescu (1920-2006), qui est considéré comme une particularité architecturale de la ville. C'est aussi la colline Perchiu et la croix des Héros qui se trouve au sommet de cette colline, le musée municipal d'histoire, un monument en acier dédié au poète national roumain Mihai Eminescu, et le parc municipal.

Personnalités liées à la ville

Jumelages

Drapeau de la France Eysines (France) depuis 1996[1]

Galerie

Notes et références

Liens externes

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