Órgiva
commune espagnole
From Wikipedia, the free encyclopedia
Órgiva est une municipalité de la province de Grenade dans la communauté autonome d'Andalousie en Espagne.
| Órgiva Órgiva | |
Héraldique |
Drapeau |
Vue d'Órgiva vers l'est | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Statut | Municipio |
| Communauté autonome | |
| Province | Grenade |
| Comarque | Alpujarra grenadine |
| Maire Mandat |
María de los Ángeles Blanco López (PSOE) 2015-2019 |
| Code postal | 18400 (Órgiva) 18410 (Bayacas (es)) 18418 (Las Barreras (es) et Los Tablones (es)) 18710 (Alcázar (es)) |
| Démographie | |
| Gentilé | orgiveño, -ña |
| Population | 5 728 hab. () |
| Densité | 43 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 36° 54′ 53″ nord, 3° 25′ 30″ ouest |
| Altitude | 450 m |
| Superficie | 13 400 ha = 134 km2 |
| Distance de Madrid | 483 km |
| Divers | |
| Saint patron | Sébastien de Rome (20 janvier) |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | http://www.ayuntamientodeorgiva.es/ |
| modifier |
|
Géographie

Localisation
La commune d'Órgiva se trouve dans le sud de l'Espagne, dans la partie est de la province de Grenade et dans l'ouest de la comarque Alpujarra grenadine (en espagnol Alpujarra Granadina)[1].
Motril est à 29 km sud-ouest ; Grenade à 63 km nord-nord-ouest ; Madrid à 479 km nord ; Gibraltar à 252 km ouest-sud-ouest (distances par route)[2].
Communes voisines
| Lanjarón | Cáñar ~ • ~ Carataunas | Pampaneira La Tahá |
||
| El Pinar | N | Torvizcón | ||
| O Órgiva[1] E | ||||
| S | ||||
| Vélez de Benaudalla | Lújar ~ • ~ Rubite | Polopos |
Órgiva jouxte El Pinar à l'ouest, Pampaneira au nord et Almegíjar à l'est-nord-est seulement par un quadripoint[1].
Histoire
À l’époque nazaríe (royaume de Grenade), Órgiva est désignée sous le nom Albastch (« plaine ») et constitue un bourg agricole organisé autour d’alquerías et de biens religieux (habices)[3],[4].
Après 1492, les capitulations permettent à Boabdil (Muhammad XII) de conserver des terres dans la zone, mais la population musulmane (devenue morisque après les conversions forcées) subit des restrictions croissantes[3]. La paroisse actuelle de Nuestra Señora de la Expectación a été édifiée sur l’emplacement d’une ancienne mosquée (une inscription « 1045 » a été retrouvée lors de travaux) ; l’édifice mudéjar élevé vers 1500 a été endommagé durant la rébellion morisque puis reconstruit en 1580[3].
Órgiva et l’ensemble de l’Alpujarra sont touchés par la révolte des Alpujarras (1568-1571), déclenchée par l’application de la pragmatique de 1567 interdisant langue et usages musulmans ; les combats impliquent notamment la tour-palais des comtes de Sástago et les forces morisques locales[5],[3].
Des travaux archéologiques récents dans la région (Bérchules, Juviles, et une tour d’alerte référencée à Órgiva) ont mis en évidence des éléments matériels liés à la guerre des Alpujarras, dont un campement morisque au « Tajo del Reyecillo », associé à la capture d’Abén Aboo en 1571, éclairant le contexte militaire et le patrimoine du XVIe siècle dans la comarque[6],[7].
Patrimoine
- Église paroissiale de Nuestra Señora de la Expectación : édifiée après la conquête chrétienne sur les vestiges d’une ancienne mosquée, datée de 1045 selon une inscription retrouvée. Un premier édifice mudéjar est construit vers 1500, mais il subit d’importants dommages pendant la révolte morisque de 1568. La reconstruction définitive date de 1580[3].
- Casa-Palacio de los Condes de Sástago : demeure seigneuriale fortifiée du XVIe siècle, également connue sous le nom de Casa Palacio de los Grandes de Santiago. Elle joua un rôle défensif durant la guerre des Alpujarras (1568-1571), en particulier face aux assauts des morisques. La tour principale subsiste et constitue l’un des emblèmes architecturaux de la ville[3].
- Tour de guet et croix de 1596 : dans les environs, une croix commémorative rappelle l’adjudication des terres à la noblesse après la répression de la révolte morisque. Des restes de tours d’alerte (atalayas) témoignent également du système défensif médiéval de la vallée[3].
Bibliographie
- (es) Antonio Domínguez Ortiz et Bernard Vincent, Historia de los moriscos: vida y tragedia de una minoría, Madrid, Alianza Editorial, , 39–47 p. (ISBN 978-84-206-2415-0)
- (es) Esteban Álvarez, Alejandro, « Habices del Reino de Granada averiguados en 1528 y 1531: la ṭāʻa Nazarí de Órgiva (Alpujarra) », Espacio, Tiempo y Forma. Serie III, Historia Medieval, vol. 34, , p. 323–358 (DOI 10.5944/etfiii.34.2021.26537)
- (es) Esteban Álvarez, Alejandro, « Conflictividad por rentas entre iglesia y señores temporales del reino de Granada (1527-1568): el caso de Órgiva », Studia Historica. Historia Moderna, Universidad de Salamanca, vol. 45, , p. 77–101
- (es) « Historia de Órgiva », sur Ayuntamiento de Órgiva (consulté le )
- (es) « Hallan en Bérchules los restos de un campamento militar morisco de la Guerra de Las Alpujarras », sur Universidad de Granada – UGRDivulga, (consulté le )
- (es) « Hallan en Bérchules (Granada) los restos de un campamento militar morisco de la Guerra de Las Alpujarras », Europa Press Andalucía, (lire en ligne, consulté le )