Ors

commune française du département du Nord From Wikipedia, the free encyclopedia

Ors est une commune française située dans le département du Nord, en région Hauts-de-France. La tendance locale semble être de prononcer le « s » final, mais ce n'était sans doute pas le cas au début du XXe siècle[1].

Faits en bref Administration, Pays ...
Ors
Ors
Le centre du village et le canal.
Blason de Ors
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Cambrai
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Caudrésis - Catésis
Maire
Mandat
Jacky Duminy
2020-2026
Code postal 59360
Code commune 59450
Démographie
Gentilé Orsois, Orsoises
Population
municipale
644 hab. (2023 en évolution de +0,16 % par rapport à 2017)
Densité 36 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 06′ 01″ nord, 3° 38′ 05″ est
Altitude Min. 133 m
Max. 167 m
Superficie 17,76 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Le Cateau-Cambrésis
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Cateau-Cambrésis
Législatives Dix-huitième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
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Ors
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Ors
Géolocalisation sur la carte : Nord
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Ors
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
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Ors
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    Le nom jeté des habitants d'Ors est les Enragés[2].

    Géographie

    Site et situation

    Ors est située dans la région Hauts-de-France, dans le sud du département du Nord, au contact des plaines céréalières du Cambrésis et du bocage de l'Avesnois. À vol d'oiseau, la commune est à 6,6 km du Cateau-Cambrésis, 29,2 km de Cambrai, 29,8 km de Valenciennes et 37,3 km de Saint-Quentin. La capitale régionale, Lille, est à 71,9 km[3].

    La plus grande partie territoire communal est située dans la vallée de la Sambre, affluent de la Meuse. Cependant la ligne de partage des eaux entre les bassins de l'Escaut et de la Meuse passe au nord du territoire, dans la forêt de Bois-l'Évêque : le ruisseau du Cambrésis issu du Flaquet Briffaut coule vers l'ouest et se jette dans la Selle, affluent de l'Escaut[4],[5].

    Autour d'Ors s'étendent des paysages de bocage. Le territoire de la commune est dans le périmètre du Parc naturel régional de l'Avesnois. Le village est en bordure du Bois-l'Évêque, qui est situé entièrement sur le territoire de la commune.

    Panorama du village.

    Voies de communication et transports

    Voies routières

    Ors est située à l'écart des axes principaux, au carrefour des routes départementales D160 de Mazinghien à Landrecies, D160B vers le nord à travers le Bois-l'Évêque, et D360 vers Catillon-sur-Sambre.

    Voies navigables

    Le canal de la Sambre à l'Oise à Ors
    Le canal de la Sambre à l'Oise à Ors

    La commune est située dans la haute vallée de la Sambre. Le canal de la Sambre à l'Oise, ouvert en 1839, traverse le village.

    Transports en commun

    La gare est située sur la ligne de Creil à Jeumont, à l'ouest du village. En semaine Ors est desservie par deux trains par jour, circulant entre Busigny et Jeumont.

    Le réseau Arc-en-Ciel dessert la commune par la ligne no 337 Mazinghien - La Groise - Le Cateau[6].

    Hydrographie

    Réseau hydrographique

    La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle est drainée par la Sambre canalisée, la rivière Sambre, la Sambre rive Gauche, la Briquette[7], la Motte[8], la Notre-Dame de Bonsecours[9], le ruisseau de l'Ermitage[10], le ruisseau des Aulnes[11] et un autre petit cours d'eau[12],[Carte 1].

    La Sambre canalisée est un canal, chenal et un cours d'eau naturel, d'une longueur de 101 km, qui prend sa source dans la commune de Rejet-de-Beaulieu, s'écoule vers le nord-est et franchit la frontière belge au droit de Jeumont[13].

    La Sambre, d'une longueur de 12 km, prend sa source dans la commune de Rejet-de-Beaulieu et se jette dans 0 à Landrecies, après avoir traversé quatre communes[14].

    La Sambre est une rivière franco-belge, affluent de la Meuse, de 190 km de long. La section qui traverse la commune débute à Landrecies et se termine à Rejet-de-Beaulieu, après avoir traversé cinq communes[15].

    Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
    Réseau hydrographique d'Ors[Note 1].

    Deux plans d'eau complètent le réseau hydrographique : l'étang des Jouteurs (0,2 ha) et l'étang du Flaquet Briffaut (1,4 ha)[Carte 1],[16].

    Gestion et qualité des eaux

    Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Sambre ». Ce document de planification concerne un territoire de 1 253 km2 de superficie, délimité par le bassin versant de la Sambre. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le , puis modifié le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le syndicat mixte du Parc naturel régional de l'Avesnois[17].

    La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site dédié géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité[Carte 2].

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[18]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[19]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[20] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[21]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[22],[23].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 815 mm, avec 12,6 jours de précipitations en janvier et 9,4 jours en juillet[18]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Hilaire-sur-Helpe à 20 km à vol d'oiseau[24], est de 10,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 802,4 mm[25],[26]. La température maximale relevée sur cette station est de 39 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −18,5 °C, atteinte le [Note 2].

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Ors est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[27]. Elle est située hors unité urbaine[28]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction du Cateau-Cambrésis, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[28]. Cette aire, qui regroupe 11 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[29],[30].

    Occupation des sols

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (54,6 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (56 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (40,3 %), prairies (38,8 %), terres arables (15,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,4 %), zones urbanisées (2,2 %), eaux continentales[Note 4] (0,5 %)[31]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    Toponymie

    Le village est mentionné au long des XIIe au XIVe siècles sous les noms Orcetum, Ors ou Orceium. L'origine du nom est incertaine. L'une pourrait être trouvée dans le roman ortz ou orts jardin » ou « verger », du latin hortus), une autre dans les noms de lieux germaniques, ors se rapportant parfois à l'est (oster), Ors étant à la limite est du Cambrésis[32],[33],[34]. Il est à noter également que le terme "ors" signifie "ours" en Picard, à rapprocher peut-être de l'étymologie de la commune d'Orsinval (Nord), située à 25 kilomètres.

    Histoire

    Moyen Âge

    La forêt voisine fut donnée le à l'évêque de Cambrai Rothard par l'empereur du Saint-Empire Othon III. De là le nom de Bois-l'Evêque qu'elle a encore aujourd'hui. La forêt devint domaniale sous la Révolution[35].

    En 1033 l'empereur Conrad II confirme à l'abbaye Saint-André du Cateau la possession de l'église d'Ors (« ecclesia de Orceto ») que lui avait précédemment donnée Gérard Ier, évêque de Cambrai[36].

    Nicolas de Fontaines, évêque de Cambrai, fit construire en 1255 au bord de la rivière une vaste forteresse pour garder le passage de la vallée de la Sambre. Cette motte féodale dotée d'un donjon, d'une triple enceinte et de fossés fut connue sous le nom de « Mâle Maison » (ou « fière » maison), mais aussi de « Malmaison » car elle était source de conflits avec les seigneurs locaux. Elle fut démantelée en 1429, ce qui fit dire à Enguerrand de Monstrelet : « Ce fut grand dommage, car c'était la non pareille et la mieux édifiée qui fut en tout le pays à l'environ, et le plus fort lieu. ». Des fouilles eurent lieu en 1884 à l'instigation de M. Wuillot, maire de l'époque. On y retrouva « des murailles d'une épaisseur de 1,20 mètre, des traces de galeries souterraines, des armes, des vases, des ossements, des flèches, des boulets en grès, des débris de tuiles et de poterie, des éperons en fer revêtus d'une mince couche d'or, un fer de lance à trois tranchants assez bien conservé ». Des pierres ont été extraites pour l'entretien des chemins et la construction des bâtiments[37].

    Époque contemporaine

    En , des combats opposèrent autour d'Ors et de Catillon-sur-Sambre des troupes françaises commandées par le général Jacques Fromentin à des forces autrichiennes supérieures en nombre. À cette occasion le clocher d'Ors s'effondra sous la mitraille française, les Autrichiens s'étant réfugiés dans le village. Avant la bataille les paysans d'Ors avaient été réquisitionnés pour construire des redoutes. Ils le furent encore après la bataille pour enterrer les morts autrichiens. En avril ils furent à nouveau réquisitionnés, avec ceux de villages environnants, pour creuser des tranchées autour de Landrecies assiégée par les Autrichiens. C'est dans ces circonstances que les habitants d'Ors auraient gagné leur surnom d'« Enragés »[38].

    Ors connaît de grands changements au XIXe siècle : le canal de la Sambre à l'Oise est ouvert en 1839. En 1852 la Compagnie du Nord est autorisée à prolonger vers Erquelinnes la ligne de chemin de fer de Paris à Saint-Quentin : l'ouverture à la circulation des trains a lieu en 1855. La ligne, qui relie Paris à Bruxelles, connaît un trafic important : on y recense quotidiennement en 1900 le passage de « 22 trains de voyageurs, 21 express et 33 trains de marchandises soit en tout 76 trains ». Une halte de voyageurs est ouverte à Ors en 1884. En 1891 la commune sollicite et obtient, moyennant un emprunt de 25 000 francs, la création d'une « voie de garage pour wagons complets », en raison de l'augmentation du trafic commercial lié à l'industrie beurrière. La gare draine aussi les ouvriers des environs vers les usines de la région d'Aulnoye-Aymeries[39],[40]. L'exode rural s'observe dès cette époque : la population passe de 1312 habitants en 1851 à 767 en 1911.

    Lors de la Première Guerre mondiale, une offensive franco-britannique, connue sous le nom de bataille de la Sambre, est lancée en direction de Maubeuge et Mons à l'aube du . Le premier obstacle à franchir est le canal de la Sambre à l'Oise. Des combats ont lieu à Ors, au cours desquels le lieutenant Wilfred Owen du Manchester Regiment est tué. Cent-sept soldats britanniques sont inhumés au cimetière militaire, et 63 autres dans le cimetière communal[41].

    La forêt du Bois-l'Évêque et le village voisin de Pommereuil furent très endommagés le par une tornade de type F4 sur l'échelle de Fujita[42]

    La commune a abrité le camp militaire d'Ors entre 1932 et 2008. Il devait d'abord servir à accueillir des installations annexes à la ligne Maginot. Pendant la Seconde Guerre mondiale l'Allemagne y installa des bâtiments et dépôts de munitions, et commença la construction d'une base de V2, restée inachevée en raison de la libération de la région. Après la guerre le camp servit de dépôt de munitions, notamment pour la base aérienne 103 Cambrai-Épinoy[43],[44].

    Politique et administration

    La mairie
    La mairie

    Administration municipale

    La commune comptant moins de 1 500 habitants en 2008, le nombre de conseillers municipaux est de 15. Depuis 2001, le maire est Jacky Duminy. Ors est membre de la Communauté de communes du Caudrésis-Catésis, qui comprend 46 communes et 65 874 habitants en 2014.

    Liste des maires

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs[45]
    Période Identité Étiquette Qualité
    1753   Louis Cléande Lempereur  
    1755   Antoine Collet  
    1759   Gaspard Boucher  
    1763   Antoine Derampe  
    1764   André Joseph Vallez  
    1773   Jean Adrien Bracq  
    1783   Louis Joseph Selliez  
    1788   Jean-Baptiste Pamart  
    1790   Jean François Fichero  
      2 novembre 1797 Philippe Willot  
      18 juillet 1798 Jacques Boucher  
      23 septembre 1800 Zacharie Joseph Vallez  
      15 octobre 1801 François Boucher  
      16 novembre 1802 Zacharie Vallez  
    16 novembre 1802 6 décembre 1815 Jacques Joseph Danjou    
      22 octobre 1831 Louis Bouchez  
      28 janvier 1835 Auguste Constantin Selliez    
      16 octobre 1839 Jacques Danjou  
      26 mars 1848 Isidore Pamart  
      7 août 1850 Henri Auguste Selliez  
      23 octobre 1855 Louis Bouchez  
      7 mars 1859 Antoine Dominique Givry  
      15 mai 1871 Isidore Pamart  
      14 janvier 1872 Cyrille Gille  
      22 janvier 1878 Charlemagne Burillon  
      18 mai 1884 Pascal Wuillot  
        Clément Manesse  
    avant 1988 ? Aimé Hurson sans étiquette  
    en cours Jacky Duminy[46]    
    Les données manquantes sont à compléter.
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    Rattachements administratifs et électoraux

    Ors est située dans l'arrondissement de Cambrai. La commune est rattachée au canton du Cateau-Cambrésis et à la dix-huitième circonscription du Nord.

    Ors relève du tribunal d'instance de Cambrai, du tribunal de grande instance de Cambrai, de la cour d'appel de Douai, du tribunal pour enfants de Cambrai, du conseil de prud'hommes de Cambrai, du tribunal de commerce de Douai, du tribunal administratif de Lille et de la cour administrative d'appel de Douai[47].

    Population et société

    Démographie

    Évolution démographique

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[48]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[49].

    En 2023, la commune comptait 644 habitants[Note 5], en évolution de +0,16 % par rapport à 2017 (Nord : +0,43 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    1 1411 2101 1261 2311 2891 2701 3021 3221 312
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    1 1711 1491 1751 024939888922783797
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    823786767738756704701697739
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
    743744683630697712685663656
    Davantage d’informations - ...
    2018 2023 - - - - - - -
    636644-------
    Fermer
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[50] puis Insee à partir de 2006[51].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Pyramide des âges

    La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 35,7 %, soit en dessous de la moyenne départementale (39,5 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 25,9 % la même année, alors qu'il est de 22,5 % au niveau départemental.

    En 2018, la commune comptait 319 hommes pour 317 femmes, soit un taux de 50,16 % d'hommes, légèrement supérieur au taux départemental (48,23 %).

    Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

    Davantage d’informations Hommes, Classe d’âge ...
    Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[52]
    HommesClasse d’âgeFemmes
    0,3 
    90 ou +
    0,9 
    5,0 
    75-89 ans
    7,6 
    20,7 
    60-74 ans
    17,4 
    20,7 
    45-59 ans
    19,6 
    17,2 
    30-44 ans
    19,2 
    14,7 
    15-29 ans
    15,8 
    21,3 
    0-14 ans
    19,6 
    Fermer
    Davantage d’informations Hommes, Classe d’âge ...
    Pyramide des âges du département du Nord en 2022 en pourcentage[53]
    HommesClasse d’âgeFemmes
    0,5 
    90 ou +
    1,5 
    5,5 
    75-89 ans
    8,2 
    14,9 
    60-74 ans
    16,4 
    19 
    45-59 ans
    18,4 
    19,5 
    30-44 ans
    18,7 
    20,7 
    15-29 ans
    19,1 
    19,9 
    0-14 ans
    17,7 
    Fermer

    Enseignement

    La commune d'Ors est rattachée à la circonscription scolaire Cambrai / Le Cateau du bassin d'éducation du Cambrésis, qui dépend de l'inspection académique du Nord et de l'académie de Lille. La commune gère une école de niveau élémentaire (école maternelle et élémentaire)[54].

    Cultes

    Ors fait partie de la paroisse Notre-Dame de la Fraternité en Cambrésis, regroupant 17 communes et rattachée au doyenné du Cateau-Cambrésis et à l'archidiocèse de Cambrai. Le lieu de culte est l'église de l'Assomption[55].

    Économie

    Revenus et fiscalité

    En 2011, le revenu fiscal médian par ménage était de 27 743 , ce qui plaçait Ors au 20 022e rang parmi les 31 886 communes de plus de 49 ménages en métropole[56].

    Population active et emploi

    Ors se trouve dans le bassin d'emploi du Cambrésis. L'agence France Travail/Pôle emploi pour la recherche d'emploi la plus proche est localisée au Cateau-Cambrésis.

    En 2013, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 427 personnes, parmi lesquelles on comptait 74,9 % d'actifs dont 66,3 % ayant un emploi et 8,7 % de chômeurs[57].

    On comptait 177 emplois dans la zone d'emploi, contre 194 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 285, l'indicateur de concentration d'emploi était de 62 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offrait près de deux emplois pour trois habitants actifs[57].

    Entreprises

    Les entreprises Dufour-Delattre (fabrication d'éléments de construction en béton) et Transports Dufour (transport de fret de proximité) sont les principaux employeurs de la commune.

    Culture locale et patrimoine

    Des joutes nautiques ont lieu à Ors chaque année le . La tradition remonte au Moyen Âge[58].

    Lieux et monuments

    Le polissoir
    Le polissoir
    L'église.

    La Maison forestière Wilfred-Owen est un lieu de mémoire et de création dédié au poète anglais Wilfred Owen[59],[60] et à son œuvre, dont la conception est due à l'artiste anglais Simon Patterson[61].

    Le polissoir du lieu-dit Le Flaquet dans le Bois-l'Évêque est inscrit aux Monuments historiques depuis 1980[62].

    La motte castrale, située au sud du village et en partie entamée lors du creusement du canal de la Sambre à l'Oise, est inscrite aux Monuments historiques depuis 1993[63].

    L'Église de l'Assomption date de 1858. Construite en brique et en pierre bleue sur les plans d'André Louis de Baralle, architecte du diocèse de Cambrai, elle remplace l'église précédente bâtie en 1727 et détruite en 1794[64] par les Autrichiens pendant le siège de Landrecies. Dans l'intervalle les offices ont longtemps été chantés dans une ancienne brasserie[65].

    Le canal de la Sambre à l'Oise est un canal à bief de partage au gabarit Freycinet reliant les vallées de la Sambre et de l'Oise.

    Les deux cimetières militaires britanniques de la Première Guerre mondiale situés sur le territoire de la commune:

    Personnalités liées à la commune

    Le carré militaire du cimetière communal d'Ors
    Le carré militaire du cimetière communal d'Ors

    Cinéma

    Le village et la forêt du Bois l'Évêque ont servi de décor au tournage du film Les Lulus de Régis Hautière (2021), adaptation des trois premiers tomes de la bande dessinée La guerre des Lulus de Hardoc[68].

    Héraldique

    Les armes d'Ors se blasonnent ainsi : « D'or à trois lions d'azur, au chef de gueules chargé d'une Notre-Dame-de-Grâce de carnation à mi-corps, tenant à senestre l'Enfant Jésus, et vêtue de gueules et d'azur[69]. »

    Les trois lions sont du Cambrésis, qui porte « d'azur aux trois lionceaux d'or », et Notre-Dame-de-Grâce est la patronne de Cambrai (le seigneur d'Ors était le comte-évêque de Cambrai).

    Pour approfondir

    Bibliographie

    • Henri Busin, Monographie communale de Ors, Inspection primaire du Quesnoy, (lire en ligne)
    • Louis Boniface, Etude sur la signification des noms topographiques de l'arrondissement de Cambrai, Valenciennes, Impr. Louis Henry, (lire en ligne)
    • Eugène Mannier, Études étymologiques, historiques et comparatives sur les noms des villes, bourgs et villages du département du Nord, Paris, Auguste Aubry, Libraire-Éditeur, (lire en ligne).
    • (revue) Wilfred Owen , nord', revue de critique littéraire du Nord-Pas-de-Calais no 52 (www.revue-nord.com)

    Articles connexes

    Liens externes

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    Notes et références

    Related Articles

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