Palmi

commune italienne From Wikipedia, the free encyclopedia

Palmi (en calabrais : Parmi) est une commune italienne de 18 010 habitants[2] située dans la ville métropolitaine de Reggio de Calabre. Industrieuse cité agricole, commerciale et balnéaire, elle figure parmi les plus importantes de la plaine de Gioia Tauro et de la province entière.

Faits en bref Noms, Nom calabrais ...
Palmi
Palmi
Palmi vue du mont Sant'Elia.
Drapeau de Palmi
Drapeau
Noms
Nom calabrais Parmi
Administration
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Drapeau de la région de Calabre Calabre 
Ville métropolitaine Reggio de Calabre  
Maire Giuseppe Ranuccio (PdL)
Code postal 89015
Code ISTAT 080057
Code cadastral G288
Préfixe tél. 0966
Démographie
Gentilé palmesi
Population 18 024 hab. (31-09-2025[1])
Densité 567 hab./km2
Géographie
Coordonnées 38° 22′ 00″ nord, 15° 51′ 00″ est
Altitude 228 m
Superficie 3 180 ha = 31,8 km2
Divers
Saint patron San Nicola di Mira
Fête patronale 6 décembre
Localisation
Localisation de Palmi
Localisation dans la ville métropolitaine de Reggio de Calabre.
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Palmi
Géolocalisation sur la carte : Italie
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Palmi
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Palmi
Liens
Site web Site officiel
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    Géographie

    Topographie

    Palmi est située au bord de la mer Tyrrhénienne, au pied du mont Sant'Elia, sur une terrasse surplombant la Costa Viola (« côte violette »).

    Le territoire communal est en grande partie constitué d'une succession de collines en terrasses qui se dégradent rapidement vers la mer entre falaises, petites plages et écueils. Le centre-ville est positionné sur une terrasse s'élevant à 228 m d'altitude en moyenne tandis que, plus au nord, le hameau de Taureana n'excède guère les 100 m. Le reste de la municipalité est occupé au sud par le mont Sant'Elia (582 m) et, près du littoral au nord-ouest, par un terrain plat accueillant la station balnéaire du Lido di Palmi.

    Au-delà du territoire communal, au nord, s'étend la piana di Gioia Tauro plaine de Gioia Tauro », parfois dite de Palmi[3]), deuxième plaine de Calabre en termes de superficie.

    C'est au promontoire situé à l'extrémité occidentale de la ville, le Capo Barbi, que commence la Costa Viola[4]. Cette appellation touristique tire son nom du fait que la mer, non loin de la côte, atteint des profondeurs élevées, conférant à l'eau une couleur sombre que le crépuscule teint de reflets violacés caractéristiques. La pointe Motta se trouve juste au nord du Capo Barbi.

    La littoral de Palmi, notamment dans les baies de la Marinella et de la Tonnara, est riche en grottes marines et en écueils, parmi lesquels on compte les grottes des Sirènes et de l'Arcudace pour les premières ainsi que les rochers Trachini, la Pietra Galera et le célèbre Scoglio dell'Ulivo (imposant rocher maritime sur lequel a poussé un olivier pluriséculaire) pour les seconds.

    Hydrographie

    Le cours d'eau principal est le fleuve Petrace, qui marque la limite nord-est du territoire communal depuis la localité de Pontevecchio jusqu'à son embouchure en mer Tyrrhénienne. Son débit moyen est d'environ m3/s.

    Climat

    Le climat de Palmi est typiquement méditerranéen, caractérisé par des sécheresses estivales bien marquées et des hivers assez humides.

    Toponymie

    La tradition attribue l'étymologie du nom de Palmi à l'abondance de palmiers qui poussent sur son territoire. La première mention attestée de « Palmis » apparaît dans un acte de Roger Ier, comte de Calabre, en 1085. Au XVIe siècle, Gabriele Barrio la nomme « Parma » mais elle apparaît sous le nom de « Palma » sous la plume de Fra Lando Alberti. Ce n'est qu'en 1669 que l'on commence à trouver la forme « Palmi », qui ne prévaut définitivement sur ses concurrentes qu'à partir de l'unification italienne en 1861.

    Histoire

    Le territoire communal est peuplé dès l'âge du bronze, comme en témoignent les découvertes révélées lors des fouilles menées dans la grotte de la Pietrosa ou les vestiges de cabanes découverts à Taureana.

    Des débuts de l'Antiquité classique jusqu'au Xe siècle, la cité de Tauriana s'est développée sur l'actuel territoire communal de Palmi. Certaines légendes racontent que sa fondation serait du fait des Achéens. L'hypothèse historique la plus accréditée la date plutôt dans la seconde moitié du IVe siècle av. J.-C., lorsque des peuplades bruttiennes, après s'être affranchies des Lucaniens, auraient conquis une partie de la Calabre méridionale. La ville est mentionnée dans des documents d'époque ultérieure, notamment par Tite-Live qui affirme que les Taureani ont soutenu Rome lors de la deuxième guerre punique en 212 av. J.-C. En 951, Tauriana est détruite par les milices de l'émir Al-Hasan ibn Ali de Palerme et une partie de ses habitants, qui vivaient du commerce maritime, s'installe sur les hauteurs, entre le mont Aulinas et le fleuve Métaure, où se trouvaient déjà quelques fermes.

    Politique et administration

    Liste des maires

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Les maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    2012 en cours Giovanni Barone Centro-Destra  
    Les données manquantes sont à compléter.
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    Jumelages

    Population et société

    Sports

    Le football est le sport le plus populaire à Palmi. L'équipe de football principale est l'US Palmese 1912 qui a joué pendant cinq saisons en Serie C, manquant, entre autres, les séries éliminatoires en 1935 pour l'accès à la Serie B. En outre, en 1934, la Palmese a joué deux matches amicaux contre l'AS Roma et l'AC Fiorentina.

    En cyclisme sur route, le , Palmi était la ville départ de la onzième étape du Tour d'Italie 1982. La ville a été traversée par la caravane du Giro d'Italia dans onze autres éditions. En outre Palmi a été ville-étape pour de nombreuses éditions du Tour de Calabre et, surtout, le Tour de la province de Reggio de Calabre. Sur l'ascension du Monte Sant'Elia, les plus grands noms du cyclisme italien ont animé l'ascension vers le sommet. On peut notamment citer Fausto Coppi, Gino Bartali, Felice Gimondi, Fiorenzo Magni, Francesco Moser, Gastone Nencini et Vittorio Adorni.

    Culture et patrimoine

    Lieux et monuments

    Églises catholiques

    Cathédrale de Palmi.
    Intérieur du Sanctuaire de la Vierge Marie du Mont Carmel.
    • Cathédrale de Saint-Nicolas : co-cathédrale du diocèse d'Oppido Mamertina-Palmi. Le bâtiment est dans le style néo-roman et préserve une peinture du XVIIIe siècle de Notre-Dame de la Lettre Sacré et la relique du Sacro Capello (it) (saint cheveu).
    • Église Notre-Dame du Sauvetage : construite en 1788, dans le style baroque tardif, a été reconstruite au XXe siècle. Sur l'autel principal se trouve une statue de Notre-Dame du Sauvetage, datant du XVIIIe siècle.
    • Église Notre-Dame du Rosaire : construite en 1937 dans le style néo-roman, à l'intérieur se trouve une statue vénérée de saint Antoine de Padoue.
    • Église de la Sainte Famille : construite en 2005, est un exemple de l'architecture moderne.
    • Église de Marie Immaculée et de Saint-Roch : construite en 1954 sur un site où se trouvait auparavant deux églises distinctes de ces deux saints. Elle abrite les statues, très vénérées par le peuple, de Saint-Roch et l'Immaculée Conception.
    • Sanctuaire de la Vierge Marie du Mont Carmel : construite en 1927 dans le style baroque, est classée parmi les atouts de la région de Calabre en raison de sa beauté artistique. Dans le bâtiment, se trouve la statue miraculeuse de la Vierge Marie du Mont Carmel, datée du XVIIIe siècle.
    • Église de la Sainte Croix (XVIIe siècle) : de style baroque, est le plus ancien lieu de culte dans le centre-ville et est également considéré par le ministère de la Culture comme un « bien d'intérêt historique et artistique ». Sur le maître-autel se trouve un crucifix en bois du XVIIe siècle.
    • Église de Saint Elias : construite en 1958, la petite église sur le sommet de la montagne du même nom est bâtie sur un lieu de culte construit en 884 par saint Élie d'Enna. À l'intérieur se trouvent des statues de Notre-Dame de la Montagne et de saint Élie.

    Fontaines monumentales

    • Fontaine de Paume (1922), située au centre de la place Amendola et construite dans le style baroque par l'architecte et sculpteur Giuseppe Jommi Sutera. Le travail reprend l'idée de l'ancienne « fontaine du marché », qui se trouvait sur la place du 1er mai jusqu'en 1886. En 1977 a été émis un timbre qui reproduit le travail dans la série « Les fontaines d'Italie ».
    • Source de Saint-Roch (2010), réalisée par l'artiste Maurizio Carnevali et l'architecte Bagalà. La fontaine représente une sculpture en bronze de Saint-Roch avec un chien en train de boire.

    Architecture militaire

    • Tour sarrasine, tour de guet côtière datant du XVIe siècle. Elle a été construite en 1565 par Carlo Spinelli, duc de Seminara, dans le cadre de la reconstruction de la ville en 1549. Le bâtiment est protégé par un avis du et est situé dans le parc archéologique des Tauriani.

    Monuments

    • Monument aux morts (1932), une œuvre créée par l'artiste Michele Guerrisi et inaugurée lors d'une cérémonie en présence de Humbert II d'Italie et Marie-José de Belgique. Le monument, situé sur la place de la mairie, se compose d'un groupe sculptural basé à blocs de granit en forme de croix grecque, sur laquelle il y a deux groupes de figures de bronze. Le premier groupe est constitué d'un soldat et d'un fripon. Le deuxième groupe est représenté par deux mères unies dans la douleur et la foi. Derrière eux, il y a deux colonnes de marbre de Carrare. À la base des colonnes sont gravés les noms de 203 citoyens de Palmi tombés durant la Grande Guerre.
    • Mausolée de Francesco Cilea (1962), travaux également conduits par l'architecte Michele Guerrisi et Nino Bagalà pour accueillir le corps de Francesco Cilea. Le mausolée se compose d'un mur de maçonnerie sur lequel sont disposés des bas-reliefs avec des représentations de scènes du mythe d'Orphée et Eurydice, tout autour d'une sculpture en bronze qui représente la muse Erato. Le mausolée contient une crypte décorée de mosaïques contenant les restes de l'époux Cilea.

    Sites archéologiques

    Personnalités liées à la commune

    Notes et références

    Liens externes

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