Jean-Marie Pardessus
jurisconsulte français de la Restauration
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Jean-Marie Pardessus, né à Blois le et mort à Vineuil le , est un magistrat, juriste et homme politique français, principalement actif en Loir-et-Cher, pendant le Premier Empire et la Restauration.
| Conseiller à la Cour de cassation | |
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| Conseiller général de Loir-et-Cher | |
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| Député des Bouches-du-Rhône | |
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| Député de Loir-et-Cher | |
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| Député de Loir-et-Cher | |
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| Maire de Blois | |
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Louis-Athanase Bergevin (d) |
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Cimetière du Père-Lachaise, Grave of Pardessus de Rozière (d) |
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Biographie
Il est le fils de Jean-Thomas Pardessus, avocat en Parlement et juge au tribunal civil de Blois en 1812, et de Catherine Bergevin[1]. Sa famille est attachée à l'ancienne monarchie, son frère Jean-Thomas, officier des armées vendéennes, est fusillé en 1794[1] et son père emprisonné à Orléans.
Défenseur officieux dans sa ville natale, à Blois, pour le compte de prêtres insermentés et d’émigrés, il plaide, en l'an IX, pour l'un des accusés dans l'affaire Clément de Ris[2].
Juge à la cour criminelle de Loir-et-Cher, maire de Blois en 1806 à la suite son oncle Louis-Athanase Bergevin[3], il est élu, le , par le Sénat conservateur, député de ce département au Corps législatif, où il prend part aux délibérations juridiques. Après sa réussite au concours d'agrégation, il est nommé, le , professeur de droit commercial à la faculté de Paris occupant la chaire qui vient d'être créée.
Ayant adhéré au retour des Bourbons, il devient, le , député du grand collège du Loir-et-Cher et siége à droite, tout en conservant une certaine indépendance :
« Les électeurs de mon département m’ont dit : “Servez le roi”. Ils ne m’en ont pas dit autant du ministère. »
— Dictionnaire des parlementaires français.
Membre de la commission de la caisse d'amortissement le et conseiller à la Cour de cassation en 1821, il rentre au parlement, le , comme député du grand collège du Loir-et-Cher contre M. de La Géraudière. Il est réélu successivement, par le grand collège des Bouches-du-Rhône, le , le et le .
De 1818 à 1820, il édite les Œuvres d'Henri François d'Aguesseau en 16 volumes in octavo.
En 1820, il fait partie en tant que député du Loir-et-Cher de la commission des souscripteurs pour l'acquisition du château et du domaine de Chambord afin de l'offrir au duc de Bordeaux, petit-fils de Charles X et prétendant à la Couronne de France sous le nom d'Henri V[4].
Il continue de siéger à droite, et finit par se ranger parmi les membres les plus intransigeants de la Chambre.
Ayant refusé, en 1830, de prêter serment au nouveau gouvernement par fidélité aux Bourbons, il est destitué de ses fonctions de professeur et de conseiller à la Cour de cassation. Il s'occupe alors, à titre privé, de travaux de législation et d'histoire.
Il est membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres depuis 1828.
Il est enterré au sein de la 51e division du cimetière du Père-Lachaise, à Paris.
Publications

- Traité des servitudes (Blois, 1806)
- Traité du contrat et des lettres de change (Paris, 1809, 2 volumes)
- Cours de droit commercial (1813-1817, 4 volumes)
- Collection des lois maritimes antérieures au dix-huitième siècle (1828-1845, 6 volumes). Sur Gallica : t. 1 ; t. 2 ; t. 3 ; t. 4 ; t. 5 ; t. 6.
- Tableau du commerce antérieurement à la découverte de l'Amérique (1834)
- Sur l'origine, du droit coutumier en France (1839)
- Us et coutumes de la mer (1847, 2 volumes). Sur Gallica : t. 1 ; t. 2 ( reproduit et complète les quatorze premiers chapitres de la Collection des lois maritimes antérieures au dix-huitième siècle).
- Les diplômes mérovingiens (Tomes 1 et II, 1843-1846)
- Tomes IV, V et VI de la Table chronologique des Chartes et diplômes
- Tome XXI des Ordonnances des rois de France, une bonne édition de la Loi salique (1843)
Héraldique
Jean-Marie a porté les armes familiales[réf. nécessaire], néanmoins, les héraldistes ne sont pas tous d'accord quant au blasonnement des armes de la famille Pardessus :
Charles Poplimont dans La France héraldique (1874) les décrit lui « d’azur à trois lis de jardin d’argent, aux pieds desquels est couché un lévrier de même, la tête contournée »[5].
Jean-Baptiste Rietstap dans son Armorial général (1887) les décrit « d’azur à un lis de jardin à trois fleurs, au pied duquel est couché un lévrier, le tout d’argent » par « concession du roi Louis XVIII »[6].
Albert Révérend dans Titres, anoblissements et pairies de la Restauration (1905) indique que Jean-Anne Pardessus, notaire à Blois, est créé chevalier héréditaire par lettres patentes du 9 septembre 1824 « avec règlement d'armoirie : d'azur à une tige de lys au naturel et au chien braque, couché au pied et le corps contourné, d'argent, accolé de gueules, et la tête tournée à dextre »[1]. Les auteurs du Grand armorial de France (1948) indiquent pour la famille Pardessus « chevalier héréditaire en 1824 » avec les mêmes armes[7].
Hommages
À Blois, la rue Pardessus, située dans le quartier du Puits-Châtel (en centre-ville), rend hommage à son ancien maire.
