La pandémie a entraîné une recrudescence des traitements aux stéroïdes. Ce type de traitement semblait logique, car les corticostéroïdes possèdent des propriétés anti-inflammatoires, et l'inflammation est l'un des mécanismes proposés pour expliquer comment les virus altèrent l'odorat. Cependant, une revue Cochrane de 2022[9] n'a trouvé aucune preuve que les corticostéroïdes soulagent les troubles olfactifs persistants après une infection à la COVID-19.
Une revue de 2025[10] portant sur quatre études, dont deux essais contrôlés randomisés, n'a également montré aucun effet des corticostéroïdes oraux sur la fonction olfactive. Les sprays à base de stéroïdes ne semblent guère plus efficaces. Cette même étude abordant l'utilisation de corticostéroïdes topiques, a abouti à des résultats contradictoires, sans signification statistique, car les sprays ne peuvent pas atteindre la fente olfactive.
Un autre traitement semblerait présenter certain potentiel : Le plasma riche en plaquettes (PRP). Obtenu par centrifugation d'un échantillon de sang du patient, concentrant les plaquettes dans le plasma, des fragments cellulaires libèrent des facteurs de croissance et contribuent à stimuler la réparation tissulaire. Un essai contrôlé randomisé mené en 2022[11] a démontré que, chez les patients atteints de COVID-19 présentant un trouble de l'odorat, trois injections de PRP dans la fente olfactive multipliaient par plus de 12 les chances d'améliorer l'odorat, comparativement à un placebo. Son étude de suivi, réalisée en 2024[12], a montré que le PRP continuait d'améliorer l'odorat pendant plusieurs mois après les injections initiales.
Un espoir se présente pour l'avenir : Les recherches se poursuivent sur les cellules souches neurales, dont il a été récemment démontré qu'elles améliorent l'odorat chez la souris ayant subi une anosmie induite par le 3-méthylindole (scatol)[13].
Une rééducation peut être proposée[14].