Passais
ancienne commune française du département de l'Orne
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Passais (ou Passais-la-Conception) est une ancienne commune française, située dans le département de l'Orne en région Normandie, devenue le une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Passais Villages.
| Passais Passais-la-Conception | |
Les deux chapelles Notre-Dame-de-l'Oratoire. | |
Blason. |
|
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Orne |
| Arrondissement | Alençon |
| Intercommunalité | Communauté de communes Andaine-Passais |
| Maire délégué Mandat |
Claude Lecherbonnier 2014-2020 |
| Code postal | 61350 |
| Code commune | 61324 |
| Démographie | |
| Gentilé | Passagiens |
| Population | 769 hab. (2022) |
| Densité | 46 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 31′ 07″ nord, 0° 45′ 27″ ouest |
| Altitude | Min. 143 m Max. 207 m |
| Superficie | 16,68 km2 |
| Élections | |
| Départementales | Bagnoles-de-l'Orne |
| Historique | |
| Intégrée à | Passais Villages |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | www.passais.fr |
| modifier |
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Elle est peuplée de 769 habitants[Note 1].
Géographie
La commune se situe au sud-ouest du département de l'Orne, au sud-ouest de la région Normandie, dans la région naturelle et bocagère du Domfrontais, également appelée « Passais ». Son bourg est à 10 km à l'est du Teilleul, à 12 km au sud-ouest de Domfront et à 15 km au nord de Gorron[1].
Le point culminant (207 m) se situe au sud-ouest, près du lieu-dit les Rotelles. Le point le plus bas (143 m) correspond à la sortie du ruisseau du Pont Barrabé du territoire, au nord. La commune est bocagère.
Toponymie
Histoire
Comme en témoignent un dolmen, la Table au Diable, et le menhir du Perron situé près du hameau du Chêne-aux-Fées, cette région fut occupée dès le Néolithique.
La forêt de Pissais (Passais) faisait partie du territoire des Aulerces Diablintes[4].
Au VIe siècle, l'ermitage de Saint-Auvieu est fondé lors de l’évangélisation du Passais. Il devient ensuite une possession de l’abbaye Saint-Julien-du Pré. Au VIIe siècle, la localité était le centre du pagus Muffa. Au début du XIIe siècle l'ermitage de Saint-Auvieu fait partie des possessions de l’abbaye de Savigny[6],[7],[8].
En 1060, Guillaume Le Conquérant prend possession de la région[9].
Ce n'est qu'en 1466 que Jean II, duc d'Alençon, qui avait des besoins d'argent, décida de faire défricher cette partie de la forêt de Passais. En 1475, Louis XI créa une nouvelle paroisse qu'il dénomma « Conception-Notre-Dame-en-Passais », en l'honneur de la Vierge Marie dont il était un dévôt. L'église fut consacrée en 1480.
Sous l'Ancien Régime, Passais est le chef-lieu d'un archidiaconé dépendant du diocèse du Mans. Cet archidiaconé était subdivisé en cinq doyennés : Passais en Normandie, Passais au Maine, La Roche Mabile, Javron et Sillé-le-Guillaume[10]. Le doyenné de Passais, qui ne formait qu'un au Moyen Âge, fut ensuite subdivisé. Au XVIIIe siècle, Passais se trouve dans sa partie normande.
En 1852, un pèlerinage fut organisé à la chapelle Notre-Dame-de-l'Oratoire où une fresque, peinte, entre 1932 et 1952, par André Jouault, natif du canton, relate les évènements religieux du Passais[11].
Le , Passais intègre avec deux autres communes la commune de Passais Villages[12] créée sous le régime juridique des communes nouvelles instauré par la loi no 2010-1563 du 16 décembre 2010 de réforme des collectivités territoriales. Les communes de L'Épinay-le-Comte, Passais et Saint-Siméon deviennent des communes déléguées et Passais est le chef-lieu de la commune nouvelle.
Héraldique
Politique et administration

Le conseil municipal est composé de quinze membres dont le maire et trois adjoints[16]. Ces conseillers intègrent au complet le conseil municipal de Passais-Villages le jusqu'en 2020 et Claude Lecherbonnier devient maire délégué.
Démographie
En 2022, la commune comptait 769 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (en 2004, 2009, 2014, etc. pour Passais[17]) et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations[Note 2]. Passais a compté jusqu'à 2 240 habitants en 1821.
Économie
Lieux et monuments
- Église Notre-Dame, du XIXe siècle. La précédente a été bâtie sous Louis XI en 1477.
- Château de Bellefontaine, du XIXe siècle.
- Manoir de la Guérinière, du XVIIe siècle, inscrit Monument historique[20].
- Manoir du Pas-de-la-Vente.
- Deux chapelles Notre-Dame-de-l'Oratoire, 1852 et 1927.
- La Table au Diable et le menhir du Perron, deux sites mégalithiques classés Monuments historiques[21],[22].
L'église Notre-Dame. Le château de Bellefontaine. Le manoir de la Guérinière. La chapelle de l'Oratoire de 1852. La chapelle de l'Oratoire de 1927. La Table au Diable. Le menhir du Perron. Il n'existe plus un menhir auprès du 'Ruisseau du Chêne aux Fées.' Le monument aux morts.
Activité et manifestations
Sports
L'Association sportive Passais-Saint-Fraimbault fait évoluer trois équipes de football en divisions de district[23].
Manifestations
La fête locale a lieu le dernier dimanche de chaque mois d'août et s'appelle la Saint-Mathieu.
Personnalités liées à la commune
- Julien Pouchard (1656 à Passais - 1705), philosophe, membre de l'Académie des inscriptions.
- Luc René Charles Achard de Bonvouloir (1744 à Passais - 1827), homme politique.
- Julien Alexandre Achard de Bonvouloir (1749 - 1783), officier.
- Eugène-François-Charles Achard de Bonvouloir (1776 à Passais - 1866), député du Calvados en 1823.
- Alphonse Ferré des Ferris (1805 à Passais - ?), homme politique.
- André Jouault (1904 -1987), artiste peintre, auteur des fresques de la chapelle de l'Oratoire.
- Marie-Louise Delby (1906 à Passais - 1942), actrice.
Littérature
- En 2011, Martine Pottier situe son roman La Dralleuse autour de Passais-la-Conception à la fin du XIXe siècle.
- Jules Appert et Comte Gérard de Contades, Bibliothèque ornaise - Canton de Passais - Essai de bibliographie cantonale, Paris, H.Champion, , 85 p. (présentation en ligne)
Voir aussi
Bibliographie
- Claude Groud-Cordray, In confinio Abrincatensis regionis: l’aristocratie des espaces frontaliers du IXe au milieu du XIIe siècle, HAL open science-Normandie Université, , 476 p. (lire en ligne)
- Éric Van Torhoudt, La résistance franco-bretonne à l’expansion normande dans le nord-ouest de la Neustrie (924-954) : une marche de Normandie ?, Presses universitaires de Rennes, (lire en ligne)
- Jean-Pierre Brunterc'h, Géographie historique et hagiographie : la vie de saint Mervé, Mélanges de l'école française de Rome, , 63 p. (lire en ligne)
