Paul Boeswillwald
architecte français
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Paul Louis Boeswillwald, né à Paris le et mort à Nogent-sur-Seine le , est un architecte français, inspecteur général des monuments historiques.
| Architecte en chef des monuments historiques | |
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| Architecte diocésain Bourges | |
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| Architecte diocésain Tours | |
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| Architecte diocésain Le Mans | |
| à partir du |
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| Nom de naissance |
Paul Louis Boeswillwald |
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| Élève |
Élève d'Eugène Viollet-le-Duc, il travaille avec lui à la restauration des remparts de Carcassonne. Il a eu comme élèves Max Sainsaulieu, Paul Vorin et Émile Maigrot.
Biographie
Famille et formation
Paul Louis Boeswillwald naît à Paris le [1],[2]. Il est le fils aîné de l'architecte Émile Boeswillwald[3],[4] et de son épouse Philippine Spitz (1817-1905).
Il est d'abord élève de son père[5] avant d'entrer à l'école des Beaux-Arts en 1863. Il y est élève d'Eugène Viollet-le-Duc[4] et de Charles Laisné[3].
Carrière
Le site de l'École des Chartes indique qu'à un moment de sa vie active il est professeur à l'école des Beaux-Arts, mais sans citer de date[5] ; Max Sainsaulieu[4] et Paul Vorin[6] sont de ses élèves.
En 1872, il est nommé rapporteur au Comité[5]. Suivent des nominations au poste d'architecte diocésain pour plusieurs diocèses : Le Mans (le 9 mars 1876), Tours (le 11 mars 1880) et Bourges (le 14 janvier 1883)[5].
Il collabore avec Viollet-le-Duc à la restauration des remparts de Carcassonne à partir de 1879[4],[5],[3]. En 1881, Anatole de Baudot écrit à son sujet : « Rapporteur expérimenté et travailleur ; ses exposés sont faits avec netteté et ses conclusions sont motivées ; rend des services très réels au Comité ». Émile Vaudremer note de son côté : « Architecte expérimenté, présente les affaires qu'il est appelé à traiter avec méthode et clarté »[5].
Le , il est attaché à la Commission des Monuments historiques[4].
En 1888, il est désigné inspecteur général-adjoint des monuments historiques[5]. Il est nommé inspecteur général en remplacement de son père le [4], lors de la restauration de la cathédrale Saint-Étienne de Toul.

Il prend sa retraite le [réf. nécessaire] et meurt à Nogent-sur-Seine le [7].
Vie privée
Paul Boeswillwald épouse Marguerite Louise Langlois (1849-1925) avec laquelle il a six enfants :
- le peintre Émile Artus Boeswillwald[4], (1873-1935), Louise Philippine (1875-1881), Louis Ernest (1877-1918), Jean-Paul (1881-1960), Marguerite (1884-1920) et Marie Louis Alice (1886-1911)
Restaurations
- remparts de Carcassonne, en collaboration avec Eugène Viollet-le-Duc ;
- cathédrale Saint-Étienne de Toul (1895-1929), à la suite de son père Émile Boeswillwald[8];
- collégiale Saint-Gengoult de Toul et son cloître[8] ;
- cathédrale Notre-Dame de l'Annonciation de Nancy[8] ;
- tour et pont d'Orthez ;
- remparts de Guérande ;
- Saint-Père-sous-Vézelay ;
- tour de l'Horloge[Laquelle ?] ;
- château de Foix ;
- église Saint-Éliphe de Rampillon ;
- église Saint-Pierre-et-Saint-Paul d'Appoigny ;
- abbaye de la Trinité de Vendôme ;
- des monuments à Bourges, dont la Cathédrale Saint-Étienne
- l'ancienne cathédrale Notre-Dame de Laon après la mort de Louis Sauvageot en 1907 ;
- hôtel de Cluny (Paris) ;
- Sainte-Chapelle (Paris).
Iconographie
- Son fils l'a représenté en 1895. Cette œuvre, exposée au salon des artistes français de 1895, a été offerte en 1982 au musée de Nogent-sur-Seine[n 1].