Paul Devaux

personnalité politique belge From Wikipedia, the free encyclopedia

Paul Devaux (né le à Bruges, mort le à Bruxelles) est un homme d'état libéral belge du XIXe siècle qui a participé à la fondation de l'État belge.

Naissance
Décès
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Nationalité
Faits en bref Député de la Chambre des représentants de Belgique, Membre du Congrès national ...
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Biographie

Origines et formation

Paul Louis Isidore Devaux est né lors de la période française de l'histoire de la Belgique, le à Bruges, alors chef-lieu du département de la Lys. Il est le fils de Jacques Devaux, avocat et membre du Corps législatif de l'Empire français, et d'Isabelle de Brouwer. Ses parents décèdent alors qu'il n'a pas atteint l'âge adulte. Le , il épouse Anne Van Praet, sœur de Jules Van Praet, futur conseiller du roi Léopold Ier[1]. Il est le père de Jules Devaux, diplomate et proche collaborateur du roi Léopold II de Belgique.

Il fait des études secondaires d'abord à Bruges puis au lycée de Bruxelles. Après l'intégration des provinces belges au Royaume uni des Pays-Bas dès 1815, il part faire des études à la Sorbonne à Paris de 1817 à 1819,. En 1820, il s'inscrit à la Faculté de droit de l'Université de Liège et en sort docteur en droit en 1824[1].

Carrière

Il s'inscrit comme avocat au barreau de Liège où il rencontre Joseph Lebeau et Charles Rogier. Avec eux, il fonde le le journal Matthieu Lansbergh, journal politique, littéraire, de l’industrie et du commerce qui devient le le Politique. Ce journal libéral adopte progressivement une tendance franchement unioniste des catholiques et des libéraux contre la politique autoritaire du gouvernement des Pays-Bas.

Lors de la révolution belge de 1830, pour laquelle il prend parti, il est élu comme député au Congrès national par la ville de Bruges, Paul Devaux est partisan de l'instauration d'une monarchie constitutionnelle parlementaire plutôt que d'une république. Il défend dans un premier temps la candidature d'Auguste de Leuchtenberg contre celle de Louis d'Orléans pour devenir le premier roi des Belges. De même, il est mandaté par le gouvernement provisoire pour participer au comité chargé de rédiger le projet de Constitution belge[2].

Le , il prend part au gouvernement de Joseph Lebeau en tant que membre sans portefeuille du Conseil des ministres du Régent de Belgique[2]. Constatant l'opposition des puissances européennes à la candidature d'Auguste de Leuchtenberg, c'est lui qui suggère à Joseph Lebeau, chef du gouvernement provisoire, la candidature du prince Léopold de Saxe-Cobourg-Gotha au trône de Belgique. Le 11 mai 1831, mandaté par Joseph Lebeau, Devaux se rend à Londres comme commissaire du gouvernement belge auprès de la Conférence de Londres sur l'avenir de la Belgique et se joint à la délégation belge déjà sur place. Alors que les négociations piétinent, sa mission est double : d'une part d'obtenir l'assentiment du prince Léopold à la couronne de Belgique et d'autre part, trouver une issue favorable aux négociations avec les puissances européennes (en vue notamment de fixer les limites territoriales de la Belgique). Il obtient satisfaction sur ces deux points : le prince Léopold donne son accord et les puissances européennes signent le le Traité des XVIII articles. Le prince Léopold peut devenir roi des Belges après approbation du Congrès national en juillet 1831[3], il prête serment le avec le nom de Léopold Ier.

Après la constitution de la Belgique et la fixation définitive de ses frontières par le Traité des XXIV articles en avril 1839, il fonde le journal La revue nationale dont il est le directeur. Il s'y montre favorable à la création de partis politiques que permettent désormais la paix signée avec les Pays-Bas et le cadre légal stable créé par la Constitution belge. Il est l'un des fondateurs de l'Echo du Parlement, journal à tendance libérale. Il jette aussi les bases d'un parti libéral gouvernemental qui s'opposera à la politique du parti catholique[4].

Fin de vie

Il garde des liens avec sa ville d'origine en demeurant conseiller communal de Bruges de 1836 à 1875[5]. En 1860, il aide Charles Rogier à la rédaction d'une nouvelle version de La Brabançonne, dont le texte est toujours celui en vigueur pour la version francophone de l'hymne national belge[6],[7].

Il est député à la Chambre des représentants jusqu'en juin 1863[2].

Le , il reçoit des funérailles avec les honneurs militaires à l'église Notre-Dame du Sablon à Bruxelles et est inhumé au cimetière de Laeken[5].

Participation

Paul Devaux était membre de la classe de lettres de l'Académie royale de Belgique et a participé à de nombreuses publications à caractère historique[5].

Hommages et distinctions

Notes et références

Liens externes

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