La commune est côtière mais le village est à 3,4 km de Port-Blanc, le port le plus proche[3].
Le village est traversé par la D 31 reliant Lannion (16 km au sud-ouest) et Plougrescant (7 km au nord-est); et par la D 74 venant de vers Langoat (7,6 km au sud)[3].
Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique
Relief
Le finage de Penvénan est constitué pour l'essentiel d'un plateau en pente douce vers la Manche; les points les plus élevés sont dans la partie sud-ouest du territoire communal (92 mètres entre Croaz Squiriou et Binen; 81 mètres an niveau du château d'eau, à la limite communale avec Camlez) et à un degré moindre dans la partie sud-est de la commune (61 mètres près de Guermeur). Le bourg est vers 75 mètres d'altitude.
Le marais du Launay
Le marais du Launay.
Le marais du Launay.
Chemin de randonné à Crec'h Goulard.
Le littoral présente des aspects très contrastés: à l'ouest, le marais du Launay est le fond d'un ancien golfe marin désormais séparé de la mer par un cordon littoral et les altitudes restent de quelques mètres seulement au niveau de Crec'h Avel; entre Port-Blanc et Pellinec le littoral est rocheux (Rocher du Voleur, La Sentinelle) et le plateau le domine d'une quarantaine de mètres de hauteur. Le fond et le côté est de l'anse du Pellinec sont presque plats (le jardin botanique du Pellinec est vers une dizaine de mètres d'altitude) et les alentours de la pointe de Buguelès, bien que très découpés, sont aussi peu élevés (14 mètres à la chapelle Saint-Nicolas par exemple)
Le littoral de Penvénan
Rochers et grève le long du littoral.
Paysage marin près de Buguélès.
Port-Blanc (Penvénan) ː vue générale du site avec le rocher de la Sentinelle.
Le Rocher de la Sentinelle à Port-Blanc.
La commune possède un grand nombre d'îles et d'îlots, séparés entre elles et du continent par un estran découvrant souvent à marée basse: d'ouest en est, les principales îles sont l'Île Bruc[4], l'Île aux femmes[5], l'Île du Château-Neuf[6], l'Île Saint-Gildas, l'Île des Levrettes[7], l'Île du Milieu[8], Enez Illiec (Île Illiec)[9],[Note 1], l'Île Marquer[10], l'Île Bihan (au sud-est de l'île Marquer ä laquelle elle est rattachée)[11], l'Île aux Moutons[Note 2] et les Îles de Buguelès (Coz Castel[12], Île Balanec[13], Île Istan[14] et Île Ozac'h[15] et l'ancienne Île Bilo, désormais rattachée au continent). De multiples écueils découvrant uniquement à marée basse (par exemple Roc'h Ribin, Roc'h ar Skeï et Noguédou, Men Renoter, etc..) forment un paysage pittoresque mais d'accès dangereux[16].
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[18]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[19]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[20]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone «Littoral doux», exposée à un climat venté avec des étés cléments[21]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[22],[23].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,2°C, avec une amplitude thermique annuelle de 0,5°C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 813 mm, avec 13,6 jours de précipitations en janvier et 7,4 jours en juillet[18]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de La Roche-Jaudy à 8 km à vol d'oiseau[24], est de 11,8°C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 887,1 mm[25],[26].
La température maximale relevée sur cette station est de 37,2°C, atteinte le ; la température minimale est de −8,5°C, atteinte le [Note 4].
Au , Penvénan est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[28].
Elle est située hors unité urbaine[29]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lannion, dont elle est une commune de la couronne[Note 5],[29]. Cette aire, qui regroupe 40 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[30],[31].
La commune, bordée par la Manche, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[32]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[33].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de donnéeseuropéenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (65,7% en 2018), en diminution par rapport à 1990 (75,6%). La répartition détaillée en 2018 est la suivante:
zones agricoles hétérogènes (34,8%), terres arables (29,9%), zones urbanisées (22,2%), forêts (5,2%), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (4,6%), zones humides côtières (2,3%), prairies (1%)[34]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire: la carte de Cassini (XVIIIesiècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie
Le nom de la localité, sous la forme Penvean apparaît pour la première fois dans la "Vie latine" de saint Conval (fin Xesiècle ou début XIesiècle)[35] et est attesté sous les formes Penguennan en 1160, Penvennan en 1163, Penguennan en 1165, Peneguan en 1188, Penguennan et Penvennan en 1330, Penguenan en 1429, Penguennan en 1516, Penguenan en 1636, Penvenant en 1779[36].
Penvénan s’écrivant autrefois Penguennan et Penvennan. Penquenan ou Kenan pourrait bien rappeler Saint-Kenan (Vesiècle). On peut encore interpréter Penguenan, comme «extrémité du territoire de Guénan»[37].
Selon A. Marteville et P. Varin, «Penvénan est un exemple des transformations que subit aisément la langue bretonne par le changement de certaines consonnes. Son nom primitif était en effet Penguénan et guénan est devenu vénan»[38]. Selon Bernard Tanguy le nom proviendrait du bretonpenn (tête, sommet) et de l'hagionyme Gwenan (sainte Gwenan).
Des fouilles effectuées en 1829 et en 1836 dans l'Anse de la Saudraie ont permis de trouver des débris de mosaïquesromaines[40].
Moyen Âge
Selon Dom Morice en 1160 les Templiers auraient fondé un établissement à Penguénan (Penvénan)[38].
En , Henri de Bolingbroke, duc de Lancastre, futur roi Henri IV d'Angleterre, armé et équipé par le duc de Bretagne, part de Port-Blanc[41] avec dix navires[42] et fait voile vers l'Angleterre pour réclamer ses titres et terres que le roi Richard II lui a confisqués. Il déposera ce roi et se fera couronner à sa place sous le nom d'Henri IV. Dans sa pièce Richard II, Shakespeare cite Port-Blanc à l'acte II scène 1 vers 277.
Temps modernes
Carte de Cassini de la paroisse de Penvénan et de ses environs (1790).
«Penvenant: à 1 lieue un quart au Nord-Nord-Ouest de Tréguier, son évêché et subdélégation; et à 31 lieues de Rennes. Cette paroisse relève du Roi, ressortit à Lannion, et compte 1 700 communiants[Note 6]; la cure est à l'ordinaire. L'an 1233, Étienne, évêque de Tréguier, unit cette paroisse à la mense épiscopale. Ce territoire renferme des terres bien cultivées et fertiles en toutes fortes de grains. A peu de distance du bourg, près la chapelle de Saint-Mandé , sont deux moulins à vent, sur une élévation qui forme un très-beau point de vue. Guermel, Lancivilien et Péan-coët-larzan , sont des maisons nobles[43].»
Révolution française
La loi du découpe la France en départements, districts et cantons. Le canton de Penvénan est créé faisant ainsi partie des 90 cantons du département[44]. Les communes de Plougrescant, Trélévern, Trévou-Tréguignec, Coatreven et Trézény en font partie. Toutefois, cette existence sera de courte durée. Pour des raisons d'économie, en 1800, les subdivisions administratives sont revues et Penvénan redevient une simple commune, comme 48 autres communes du département[44].
Le XIXesiècle
François Habasque écrit en 1832[45]: «À mi-chemin de Perros à Tréguier (..) on trouve la commune de Penvénan. On y recueille chaque année une grande quantité de goémon, et personne n'ignore de quelle utilité est cet engrais pour les terres du littoral des Côtes-du-Nord. (..) Un arrêté du 12 prairial an XI interdit les drômes[Note 7], mais on en viole les dispositions sous le prétexte qu'on ne saurait les exécuter. «Comment, disent les habitants de plusieurs communes, et notamment ceux de Penvénan, comment nous serait-il possible de nous procurer assez de bateaux pour enlever les 300 charretées de varech que coupent, le premier jour, les mille personnes qui, sur nos côtes, se livrent à ce travail? Nous sommes, de temps immémorial, dans l'usage de nous servir de traîneaux, sans qu'il en soit résulté d'inconvénients graves; il ne s'agit que de prendre des précautions»[46].»
Le cadastre de 1834 indique la présence de 9 moulins dont 2 moulins à vent (Guernoter et moulin de la Comtesse), de moulins à eau (Guermeur, Kerdeval, Donan [en ruine] et les 2 moulins de Kerveniou) et de 2 moulins à marée (Pellinec et Buguélès)[47].
L'ancienne église paroissiale Saint-Pierre subit d'importants dégâts lors de la tempête du et une nouvelle église, l'église paroissiale Notre-Dame, est construite entre 1836 et 1838 pour la remplacer[48].
Un gisement d'huîtres «d'une dimension colossale» selon le Publicateur des Côtes-du-Nord est découvert en 1843 au large de Penvénan[49].
Plan cadastral de la commune de Penvénan (tableau d'assemblage, 1834).
A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Penvénan en 1853:
«Penvénan (sous l'invocation de la Vierge); commune formée de l'ancienne paroisse de ce nom; aujourd'hui succursale (..). Principaux villages: Bughelès, Kerguen, Kerrué, Guernolier, Pellinec, Toul-an-Stivel, Queffioec, Leurmin, Pencrec'h, Ty-Guen, Penprat, Keribot, Kerbelven, Kergoasdoué, Lescadou, Kerfontel, Kercoadou, Guermeur, Kerprigent, Kerigout, Kergeffroy, Kerfino, Poulfanc, Kerdeval, Mezoumeur, l'Isle-Meur, Landébédan, Lan-Sévilien, Coat-Claéren, Kergastel, Bois-Yvou, Crec'h-Goulard, Liors-Courtès, Poulpry, Crec'h-Avel, le Pont-Blanc, le Port-Blanc, Kerdavid, Castel-Kerriou, Crec'hc-Bleiz, Saint-Maudez, Gouver, Kermarquer, Kerbrian. Superficie totale 1 984 hectares 44 ares, dont (..) terres labourables 1 390 ha, prés et pâturages 191 ha, bois 38 ha, vergers et jardins 17 ha, landes et incultes 237 ha (..). Moulins: 8 ; routoirs: 60. (..) On voit en cette commune, outre l'église paroissiale, les chapelles Saint-Nicolas, Saint-Gueneval [en fait Saint-Gonval] et Saint-Maudez. La commune de Penvénan est située sur la côte; mais son chef-lieu a peut-être moins d'importance que le Port-Blanc, grand attérage situé à l'extrémité nord de ce territoire. Les navires de toute dimension peuvent aborder à ce petit port; aussi est-il devenu, depuis quelques années, le centre d'un certain commerce pour les grains. Son entrée est défendue par une batterie située sur l'Île-aux-Moines, et couverte par l'Île Saint-Gildas, l'un des innombrables îlots qui bordent cette côte, et dont les principaux sont Saint-Gildas, Levren, Crées, Illiec, Aîes, Baëllanec, Bilo, Islan, Vinic, Marquer, Castel-Coz, etc.. On voit en cette commune Lescado, à la famille Gillart; Kerbeulven, ancienne maison de plaisance des évêques de Tréguier et Pellinec, belle propriété appartenant à M. Saliou. Le pardon de la paroisse a lieu le dimanche de la Quasimodo. Tous les paysans qui ont des chevaux étalons les y conduisent, carapaçonnés et couverts de clochettes. Le pardon est une espèce de montre des étalons, et de prospectus pour la saillie. Il y a un autre pardon à Saint-Gildas le dimanche et le lundi de la Pentecôte; Saint-Gildas est en mer, à une lieue environ; dès que la mer se retire, et souvent avant qu'elle se retire, les paysans se lancent au galop vers la chapelle. C'est un grand honneur d'y arriver le premier, et assi un profit pour l'avenir; car la renommée s'attache au cheval et au cavalier. Arrivé à la chapelle, chaque cheval reçoit un pain qui a touché le pied du saint. La tradition porte que ceux qui ne sont pas conduits à Saint-Gildas ont la morve et autres maladies. Ce pardon est superbe. On voit dans le granite du rocher, l'empreinte du corps d'un homme: c'était, dit-on, le corps du saint. (..) Outre les terres nobles indiquées par Ogée, une information datant de 1695 cite Troguindy, Kerbeulven et Kerenadout. Géologie: graniteamphibolique. On parle le breton[38].»
Joachim Gaultier du Mottay écrit en 1872 que Penvénan possède une école de garçons ayant 115 élèves et une de filles en ayant 56, que son «territoire [est] accidenté et découvert, peu boisé et planté de pommiers. Terres bonnes, bien cultivées et productives, quoique sablonneuses. Prés médiocres. Les landes comptent pour 1/8e environ dans la contenance de la commune», que «le chef-lieu de la commune a moins d'importance que le Port-Blanc, grand et bon atterrage situé à l'extrémité nord de son territoire, où des navires d'un fort tonnage relâchent avec sécurité quand le mauvais temps les empêchent de tenir la mer». Il précise aussi que «l'église paroissiale, construite en 1837, est sous le patronage de la sainte Vierge, et le pardon a lieu le dimanche de la Quasimodo». Il signale l'existence de six chapelles: Port-Blanc, Saint-Maudez, Saint-Nicolas, Saont-Gonval, Saint-Hérigin et Saint-Gildas (dans l'île de ce nom) et indique que des fabriques de soude existent le long du littoral[40].
Nicolas Lebras, père d'Anatole Le Braz, est instituteur à Penvénan entre 1874 et 1891[50].
Le le bateau La Madone avec cinq personnes à bord (Joseph de Lorgeril[Note 8], Le Du (marin), Le Bellec (jardinier) et deux mousses), chavira près de l'Île Tomé et se perdit corps et biens[51]. Le les quatre enfants Derrien, dont le père était fermier ä l'Île Saint-Gildas, scolarisés à Penvénan, qui étaient restés passer la nuit dans une petite maison que la famille possédait à Buguélès, embarquèrent ce jeudi matin pour rejoindre l'île; la barque chavira au cours du voyage et les quatre enfants se noyèrent[52].
Dans la nuit du 13 au des portraits du duc d'Orléans[Note 9], entourés de liserés tricolores et portant l'inscription: «Vive le duc d'Orléans!» furent apposés en grand nombre sur les murs de Tréguier, de La Roche-Derrien et des communes avoisinantes, dont Penvenan; la population a fait un très bon accueil à cette manifestation de propagande royaliste, écrit le journal Le Courrier de l'Aude[53].
Penvénan ː article du journal L'Ouest-Éclair à propos des élections municipales de 1900 opposant deux listes, l'une antidreyfusarde, l'autre dreyfusarde; le journal est clairement favorable aux antidreyfusards.
En 1902, l'abbé Camus, recteur de Penvénan, se justifie d'utiliser la langue bretonne: «Messieurs les instituteurs, eux aussi, font dans ce pays un usage fréquent du breton, même en public. C'est ainsi que M. le directeur de notre école communale ne craint nullement de se compromettre en faisant son petit prône en breton à la population réunie sur la place du bourg. (...) Et les candidats au Conseil général, à la députation, en quelle langue débitent-ils leurs boniments? En breton, en très mauvais breton parfois, mais toujours en breton, et il le faut bien, car c'est pour eux le seul moyen de se faire comprendre de la population[54]. L'amiral de Cuverville, sénateur, qui avait une propriété à Saint-Maudez en Penvénan[55], soutint énergiquement une protestation analogue de l'abbé Gayraud, alors député[56].
Cette pratique superstitieuse à Penvénan est décrite en 1903: «À Penvénan, les mères ont coutume de se rendre à l'église avec, sur les bras, le petit paresseux qui ne veut pas marcher, et de jeter dans le chœur quelques pièces de monnaie devant la statue de la Vierge, puis celles de saint Yves, du Mauvais riche et de Lazare. Elles vont elles-mêmes quérir ces sous, mais c'est le petit malade qui, de sa propre main, doit les déposer dans le tronc de la Vierge. Trois tours ensuite autour du sanctuaire, et il est certain que, dans la quinzaine, l'enfant fera ses premiers pas»[58].
Quatre frères Le Roux (membres d'une famille d'agriculteurs qui exploitaient la ferme de Kermenguy) sont morts du fait de la Première Guerre mondiale :Émile Yves[Note 10], décédé le d'une maladie contractée en service à l'hôpital militaire de Saint-Mandé; Joseph Marie[Note 11], tué à l'ennemi le ä Tamines (Belgique); François Marie[Note 12], noyé le lors du naufrage du chalutier arméLe Saint-Louis; Eugène Marie[Note 13], marin, mort le chez ses parents, mais d'une maladie contractée pendant la guerre[63].
Le monument aux morts, réalisé par le sculpteur Yves Hernot, est inauguré le [64].
L'Entre-deux-guerres
Yvon Nicolas est mort de maladie contractée en service en 1919 à Penvénan et Joseph Le Berre, matelot, est mort en 1920 à Rochefort dans des circonstances non précisées[65].
Au cours d'un transport d'armes, Roger Bervet, originaire de Paris, fut arrêté en même temps que cinq autres de ses camarades le à Penvénan. Emmené à la feldgendarmerie de Plouaret où il fut atrocement torturé, Roger Bervet fut aperçu pour la dernière fois à Lanvollon en même temps que ses compagnons d'infortune. On ignore le lieu où il a été exécuté car le corps n'a jamais été retrouvé[67]. Il avait 24 ans.
Après la Seconde Guerre mondiale, Buguélès a été un temps surnommé "Stalingrad" «parce que sur 400 électeurs il y a bien 380 communistes. Le bureau [de vote] le plus communiste de France a jailli en pleine "Terre des prêtres" (..) C'est chez le fils Jézéquel, instituteur à "Stalingrad" que M. Jacques Duclos en personne vient chaque année passer ses vacances» écrit le journal France-Soir[68].
Lors du recensement de 1946 Penvénan comptait 168 exploitations agricoles et 32,5% de la population totale vivait de l'agriculture[69].
Lors de la tempête des 11 au , à Penvénan, de nombreux bateaux furent projetés par les vagues loin à l'intérieur des terres[70].
Au premier tour des élections municipales de 2014 dans les Côtes-d'Armor, la liste DVD menée par Michel Deniau, le maire sortant, remporte la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 890 voix (52,07%, 18 conseillers municipaux dont 4 conseillers communautaires élus), devançant la liste PS menée par Alain Hamel (819 voix, 47,92%, 5 conseillers municipaux dont un communautaire), lors d'un scrutin marqué par 26,38% d'abstention[72].
Au second tour des élections municipales de 2020 dans les Côtes-d'Armor, marqué par une quadrangulaire, la liste DVD menée par Denise Prud'homm remporte la majorité des suffrages, avec 552 voix (36,65%, 16 conseillers municipaux dont 2 communautaires), devançant respectivement celles menées par[73]:
Monique Garel —soutenue par le maire sortant qui ne se représentait pas— (DVD, 488 voix, 32,40%, 4 conseillers municipaux élus),;
La commune de Penvénan a rejoint BRUDED en 2006, un réseau d'échanges entre communes et intercommunalités engagées dans le développement durable. BRUDED signifie Bretagne Rurale et Rurbaine pour un développement durable et compte des adhérents répartis sur toute la Bretagne et la Loire-Atlantique. À travers ce réseau, les élus peuvent partager leur culture du développement durable lors de visites et de rencontres, échanger autour de leurs projets et offrir une meilleure visibilité à leurs actions.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10000habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinqans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[80]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[81].
En 2023, la commune comptait 2 584 habitants[Note 31], en évolution de +1,81% par rapport à 2017 (Côtes-d'Armor: +2,18%, France hors Mayotte: +2,36%).
L'adhésion à la charte Ya d'ar brezhoneg a été votée par le Conseil municipal le .
À la rentrée 2017, 60 élèves étaient scolarisés dans la filière bilingue publique (soit 26,8% des enfants de la commune inscrits dans le primaire)[83].
Lieux et monuments
Monuments religieux
L'église Notre-Dame, dans le bourg de Penvénan, construite entre 1836 et 1838 par l'entrepreneur Charles Kerleau; elle est en forme de croix latine et construite en granite; sa tour-porche est restée inachevée (absence de flèche)[48].
La chapelle Saint-Nicolas de Buguélès, probablement datée du XVIIesiècle[85].
La chapelle Saint-Gonval est un édifice située dans l'ancienne frairie de Trégonval datant probablement du XVIIIesiècle[86]. Un lavoir se trouve à proximité[87].
Bas-reliefs de part et d'autre du passage ouvert dans le mur d'enceinte de l'ancien presbytère.
Un des bas-reliefs sur le mur de l'ancien presbytère.
L'île Saint-Gildas[89], célèbre pour sa chapelle[90], son oratoire[91] et pour son pardon aux chevaux, au large de Port-Blanc. L'île a été donnée en 1960 à la Fondation Carrel par la veuve d'Alexis Carrel à la condition d'y établir une fondation monastique et est désormais propriété privée.
Le pardon aux chevaux du
Le départ de la procession depuis Buguélès vers l'Île Saint-Gildas.
Chevaux en chemin vers l'Île Saint-Gildas.
La statue de saint Gildas portée pendant la procession.
De nombreuses maisons et fermes présentent un intérêt patrimonial[122]
De nombreux chemins de randonnée dont le GR 34, le circuit du Marais du Launay (7,5 km), celui de Crec'h Goulard (6,5 km), celui de Pellinec (8 km) et le grand circuit de Buguélès (15 km)[123].
Augustin Hamon (1862-1945), originaire de Saint-Nazaire, ayant grandi à Paris, puis s’étant installé à Port-Blanc en 1904, était un véritable homme d’influence pour certains mouvements bretons.
Marie-Hélène Lefaucheux (1904-1964), femme politique, résistante, promotrice des droits de la femme à l'ONU a résidé au Port-Blanc et possédait l'île des femmes.
Population municipale de référence en vigueur au 1erjanvier2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1erjanvier2025, date de référence statistique: 1erjanvier2023.
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Bertrand Dumarché, «Municipales. Denise Prud'homm remporte le second tour à Penvénan: Avec 36,65% des suffrages, la liste menée par Denise Prud'homm enlève 16 sièges au conseil de Penvénan. Une défaite pour Monique Garel qui a immédiatement quitté la salle», Le Trégor, (lire en ligne, consulté le ).
«Fernand Le Duc élu maire pour la deuxième fois: C'est sans surprise que Fernand Le Duc a été élu maire de Penvénan pour la seconde fois.», Le Télégramme, (lire en ligne, consulté le ).
Bertrand Dumarché, «Le maire ne se représente pas: le bilan de Michel Deniau à Penvénan: Après deux mandats de maire de Penvénan, Michel Deniau a décidé de ne pas se représenter. Le bilan de ces 12 années dans le fauteuil de premier magistrat», Le Trégor, (lire en ligne, consulté le ).
«Municipales à Penvénan. Denise Prud’homm élue maire sans suspense: Ce samedi 4 juillet 2020, à l’occasion de l’installation du conseil municipal de Penvénan (Côtes-d’Armor), Denise Prud’homm a été élue maire, sans grande surprise. L’étonnement était ailleurs», Ouest-France, (lire en ligne, consulté le )«La séance aura surtout été marquée par l’absence du maire sortant, Michel Deniau, et de sa première adjointe, Monique Garel, pourtant élue, mais ne souhaitant pas siéger».
«[http://<span%20class="error">Modèle%20%5B%5BModèle:Lien%20web|{{Lien%20web}}%5D%5D%20:%20paramètre%20«%20titre%20»%20manquant.<span%20class="ouvrage">%20<small%20style="line-height:1em;">(consulté%20le%20<time%20class="nowrap"%20datetime="2025-12-04"%20data-sort-value="2025-12-04">4%20décembre%202025)%5B%5BCatégorie:Page%20du%20modèle%20Lien%20web%20comportant%20une%20erreur|titre%5D%5D. Le Jardin de Pellinec]», sur jardin-de-pellinec.fr(consulté le ).
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