Philippe Viard
évêque catholique français
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Philippe Joseph Viard, né le à Lyon (France) et mort le à Wellington (Nouvelle-Zélande)[1] est un prêtre catholique mariste et le premier évêque de Wellington en Nouvelle-Zélande
| Roman Catholic Bishop of Wellington (Port Nicholson) (d) Diocèse de Wellington (d) | |
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Francis Redwood (en) | |
| Administrateur apostolique Diocèse de Wellington (d) | |
| - | |
| Évêque titulaire Orthosias in Caria (d) | |
| à partir du |
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Prêtre catholique (à partir du ), évêque catholique (à partir du ) |
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Biographie
Formation
Fils de Claude Viard et Pierrette-Charlotte (née Rolland), il suit ses études primaires à l'école paroissiale de Saint-Nizier, puis entre au petit séminaire d'Argentière vers 1827 et au grand séminaire Saint-Irénée de Lyon en 1831. Il est ordonné prêtre à la cathédrale Saint-Jean de Lyon le par Jean-Gaston de Pins, puis devient vicaire à Lyon, jusqu'en 1839.
Mariste
Philippe Viard rejoint la société de Marie le , récemment formée. Après quelques mois de noviciat, il y prononce ses vœux le suivant[2]. Le jour d'après, il part avec quelques compagnons pour la Nouvelle-Zélande. Ils embarquent à Londres le à bord de l' Australasian Packet. Ils arrivent à Sydney le puis voyagent sur le Martha vers la Nouvelle-Zélande, où ils arrivent le . Ils sont accueillis par Jean-Baptiste Pompallier, arrivé l'année précédente. Celui-ci envoie en Philippe Viard évangéliser les Maoris à Tauranga, aidé d'un catéchiste maori, Romano[1].
Le , Pompallier fait de lui son vicaire général et l'appelle à Kororareka. Viard et Pompallier voyagent ensemble à bord de la goélette Sancta Maria pour faire le tour du pays afin d'évangéliser les populations. C'est en novembre à Akaroa qu'ils apprennent le meurtre de Pierre Chanel à l'île de Futuna en avril. Ils décident donc de partir à bord de la goélette pour Wallis-et-Futuna, escortés par la corvette française L'Allier. Pompallier demeure à Wallis, tandis que Viard amène la dépouille de Pierre Chanel à la baie des Îles, en . Viard retourne ensuite en à Wallis avec du matériel et des provisions afin de s'occuper des îles du Pacifique[1].
Évêque
En , Pompallier rappelle Philippe Viard en Nouvelle-Zélande lui apprenant par lettre qu'il a été nommé évêque in partibus d'Orthosias (de) et évêque auxiliaire d'Auckland pour épauler Pompallier. Philippe Viard se rend donc à Sydney sur le trajet de retour vers la baie des Îles, afin de pouvoir se faire consacrer évêque par John Bede Polding, ce qui a lieu le . Quelques mois plus tard, Pompallier doit se rendre à Rome pour informer le pape et les dicastères et il laisse donc Viard œuvrer en Nouvelle-Zélande.
Le , dimanche de Pentecôte, Viard ordonne à Kororareka Jean-Georges Collomb S.M.[3] qui part comme vicaire apostolique pour le nouveau vicariat de Mélanésie et de Micronésie, mais il meurt de fièvres quelques mois plus tard alors qu'il est à Rook Island en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Le , Viard reçoit une lettre de Rome l'informant que la Nouvelle-Zélande est désormais divisée en deux territoires ecclésiastiques : celui du nord avec Auckland tenu par Pompallier et celui du sud avec Wellington désormais dirigé par Viard. De cette façon, Rome résout la querelle qui oppose Pompallier à sa propre congrégation et les maristes de Nouvelle-Zélande sont envoyés suivre Viard.
Viard arrive par bateau à Wellington en . Il achète une terre à Thorndon et à la vallée de Hutt. À Thorndon, les frères maristes qui accompagnent les pères maristes construisent un presbytère, ainsi qu'une maison pour les sœurs maristes. Un peu plus tard, il bénit la première pierre de la future cathédrale Sainte-Marie (ouverte en 1851, aujourd'hui cathédrale du Sacré-Cœur de Wellington). Avec un immense territoire et peu de missionnaires, ils arrivent tout de même à ouvrir des missions à la vallée de Hutt, à la vallée de Hawkes et à Nelson, puis Whanganui en 1852. En 1860, le vicariat est élevé au rang de diocèse et Philippe Viard devient donc le premier évêque de Wellington. Il fait venir les sœurs françaises de Notre-Dame de la Mission (à Napier, Christchurch et Nelson) et les sœurs irlandaises de la Miséricorde. Lorsque de nouveaux maristes arrivent, des missions ouvrent à Christchurch et à New Plymouth en 1860, puis dans la région de Marlborough en 1864.
Une nouvelle phase s'ouvre avec la ruée vers l'or à Otago et dans le Westland. Dès le début des années 1860, des maristes sont actifs en permanence à Dunedin, Invercargill et autour des mines d'Otago. Il visite Otago et Canterbury en 1864, la partie nord de l'île du Sud et le Westland en 1866. Dans cette dernière région, des prêtres irlandais accompagnent les vagues d'immigrés partis coloniser ces nouvelles terres ou embauchés dans les mines. Ainsi des paroisses sont érigées à Greymouth, Hokitika, Kumara, Ngahere, Charleston, Ross, Westport et Reefton.
Ce n'est que le que Viard se rend en France pour réunir des fonds et à Rome pour exposer la situation en Nouvelle-Zélande. C'est à ce moment que le diocèse de Dunedin est érigé dans l'île du Sud. Viard assiste à Rome aux sessions du concile Vatican I. Il est de retour en Nouvelle-Zélande le , mais il est malade. Il meurt le [2]. Il est enterré à la cathédrale Sainte-Marie ; sa dépouille est transférée plus tard à la nouvelle cathédrale du Sacré-Cœur de Wellington.