Physalia
genre de cnidaires
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Physalia (du grec phusallís, « vessie ») est un genre de cnidaires pélagiques urticants (de l'ordre des siphonophores).
Description
Les physalies, ou « fausses méduses », sont des animaux vivant en colonies prenant la forme d'un superorganisme unique ressemblant à une méduse, mais différent de celles-ci[1].
Les physalies sont des siphonophores marins composés d'un flotteur (pneumatophore) surmonté d'une « voile », et sous lequel sont attachés quatre types de polypes translucides aux nombreux tentacules longs et fins pouvant dépasser 50 mètres de long[2]. Très virulent, le venin des nématocystes de Physalia provoque de graves lésions urticantes, peut entraîner la cécité, des paralysies musculaires et, par suite, des collapsus cardio-vasculaires[3].
Biotope et répartition mondiale
Les Physalia se déplacent en grand nombre au large dans les mers tropicales, mais on peut en rencontrer parfois près des côtes aquitaines de la Charente-Maritime et même de Bretagne[4] où elles peuvent s'échouer. En juin 2025, une forte concentration de Physalia physalis a été observée dans les bouches de Bonifacio au large de la Corse et sur les plages de Sardaigne où un cas de piqûre mortelle avait été signalé en 2010.
Alors qu'il a été souvent indiqué que les physalies formaient une seule espèce présente dans l'ensemble des mers du globe, il a été montré en 2025 qu'il s'agit en fait de 4 espèces présentant à la fois des spécificités géographiques marquées et quelques chevauchements régionaux[5]. Physalia physalis se rencontre dans les eaux de l’Atlantique Nord et de l’Atlantique Sud-Ouest, tandis que Physalia utriculus présente une répartition bien plus étendue, couvrant l’intégralité des océans Pacifique et Indien, ainsi que l’Atlantique Sud-Ouest et le golfe du Mexique. Physalia megalista, quant à elle, se limite aux régions méridionales du Pacifique, de l’océan Indien et de l’Atlantique Sud-Ouest, partageant en partie son habitat avec les deux espèces précédentes dans cette dernière zone. Enfin, Physalia minuta affiche une distribution plus restreinte et localisée, confinée aux eaux entourant la Nouvelle-Zélande, la Tasmanie et la côte est de l’Australie.
Liste d'espèces
Selon World Register of Marine Species (13 novembre 2025)[6] :
- Physalia megalista Lesueur & Petit, 1807
- Physalia minuta Church & Dunn in Church et al. 2025
- Physalia physalis (Linnaeus, 1758)
- Physalia utriculus (Gmelin, 1788)
Seule P. physalis est admise par ITIS (13 novembre 2025)[7], ainsi que par NCBI (13 novembre 2025)[8], cette dernière indique 4 espèces autres dans le genre comme étant distinctes mais « non classées ». SeaLifeBase accepte seulement P. physalia et traite P. utriculus comme son synonyme[9].
C'est une étude publiée en août 2025[5] qui a mis en évidence l'existence effective des 4 espèces sur la base d'analyses de 4 000 images et des génomes de 151 exemplaires de physalies[10].
Une nouvelle espèce a été découverte[11] et décrite en octobre 2025 sur les côtes japonaises : Physalia mikazuki sp. nov. Yongstar, Ochiai & Lewis Ames 2025[12].
Annexes
Liens externes
- (en) Animal Diversity Web : Physalia (consulté le )
- (en) Catalogue of Life : Physalia Lamarck, 1801 (consulté le )
- (fr + en) EOL : Physalia Lamarck 1801 (consulté le )
- (fr + en) GBIF : Physalia Lamarck, 1801 (consulté le )
- (en) IRMNG : Physalia Lamarck, 1801 (consulté le )
- (fr + en) ITIS : Physalia Lamarck, 1801 (consulté le )
- (en) NCBI : Physalia (taxons inclus) (consulté le )
- (en) OEPP : Physalia (consulté le )
- (en) Taxonomicon : Physalia Lamarck, 1801 (consulté le )
- (en) WoRMS : Physalia Lamarck, 1801 (+ liste espèces) (consulté le )