Pierre-Marie Nyon
graveur français : Pierre-Marie et Eugène sont une même personne, dite aussi Nyon jeune
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Pierre-Marie Nyon dit, à tort, « Eugène Nyon », né en à Paris où il est mort le , est un peintre-graveur et illustrateur français. Il signe la plupart de ses premières estampes Nyon jeune.
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Biographie
Fils de Geoffroy-Étienne Nyon et de Marie Sophie Louise Roux[1], son père, né vers 1751, marié en 1791, descend d'une longue lignée de relieurs et de libraires-éditeurs parisiens remontant au XVIe siècle, et fut graveur au Dépôt de la Guerre sous la Révolution et l’Empire[2].
Pierre-Marie Nyon est l'élève de son père. Il signe Nyon jeune dès 1816 une planche intitulée Vue du Pavillon de Monceau, d’après Henri Courvoisier-Voisin (1757-1830), publiée chez Paul-André Basset. Il expose au Salon de Paris à partir de 1834 ; cette année-là il propose Une vue de Naples[3], puis de nouveau des pièces gravées en 1835 et 1836. Il y revient à compter de 1842, jusqu'en 1844, puis en 1847 et 1848.
Durant cette période, il est entre autres connu pour sa collaboration avec le peintre Charles Rauch commencée avec le Guide Pittoresque du voyageur en France (1834-1838) et au recueil collectif de la Galerie des Batailles de Versailles dirigé par Charles Gavard. Par ailleurs, ses gravures originales sont souvent inspirées de la forêt de Fontainebleau[4].
Il a pour élève Louis Marvy, un remarquable aquafortiste paysagiste[5], puis son neveu Henri Louis Joseph Nyon (1823-1888).
À partir de 1859, il abandonne la signature « Nyon jeune », d'une part parce que son père est mort, d'autre part pour ne pas être confondu avec son neveu Henri. Une confusion émerge cependant peu avant le Second Empire, et précisément au Salon de Paris de 1842[6], avec le prénom du dramaturge à succès Eugène Nyon, un lointain cousin, ce dont Pierre-Marie semble s'amuser. Cependant, des bibliographes prennent dans la foulée la fâcheuse habitude d'assumer l'existence supposé d'un graveur « Eugène » et d'un autre qualifié de « jeune », ce qui est une erreur doublée d'un invention : il s'agit de la même personne prénommée Pierre-Marie[2]. Au Salon de Paris de 1859, 1864 et 1866, où il présente non seulement des eaux-fortes originales mais aussi des peintures, il est d'ailleurs enregistré sous son identité de naissance[7].
Il meurt le 31 mars 1878 à son domicile, 49 rue Lecourbe[1].
Il eut une fille en 1846, Eugénie-Désirée, mariée en 1864 à Charles Naudin, graveur-géographe connu sous le nom de « Naudin-Nyon »[2].
- Vue de l'église de l'Hôtel Royal des Invalides, gravure rehaussée, vers 1816.
- Vue de la colonie agricole de Mettray, gravure originale, 1845.
- Point de vue de la reine Amélie - Forêt de Fontainebleau, gravure originale, avant 1848.
Ouvrages illustrés
- Louis Claude de Saulces de Freycinet, Atlas historique, gravures d'après Pierre-Antoine Marchais, Paris, Pillet ainé, 1825 [1 vol. ?].
- Vues pittoresques et monuments remarquables de l'Écosse, trente-deux vignettes gravées avec Lemaître, Pourvoyeur, Friedrich Schroeder, Pierre Eugène Aubert et Devillers pour les œuvres de Walter Scott, Furne, Paris, 1832[8]
- Eusèbe Girault de Saint-Fargeau, Guide pittoresque du voyageur en France, gravures d'après Rausch et al., Paris, Firmin Didot Frères, 6 volumes, 1834-1838.
- [collectif] Charles Gavard, Galeries historiques du palais de Versailles, Imprimerie royale, Paris, 1839-1846, tomes I à IX.
- Claude-François Denecourt, Indicateur historique et descriptif de Fontainebleau. Itinéraire du palais, de la forêt et des environs, Fontainebleau, S. Petit, 1839.
- Cyrille Pierre Théodore Laplace, Campagne de circumnavigation de la frégate l'Artémise, pendant les années 1837, 1838, 1839 et 1840, Paris, Imprimerie de Charles Lahure pour Arthus Bertrand, 1841-1850, vol. 1 à 6, planches gravées d'après François-Edmond Pâris.