Pierre Adolphe Hall
peintre suédois
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Pierre Adolphe Hall, né le à Borås et mort à Liège le , est un miniaturiste suédois de renom qui a également travaillé en France et dans la Principauté de Liège depuis le milieu jusqu'à la fin du XVIIIe siècle. Il a amené l'art de la miniature à son plus haut niveau.[réf. nécessaire]
| Naissance | |
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| Décès | |
| Nom de naissance |
Peter Adolf Hall |
| Nationalités | |
| Activité | |
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| Maître | |
| Conjoint |
Marie Adelaïde Gobin (d) |
| Enfants |
Adélaïde-Victorine Hall Lucie Hall (d) |


Biographie
Fils d'un notable suédois, Pierre Adolphe Hall est le miniaturiste le plus apprécié de sa génération, en France et avant la Révolution.
Après des études d'histoire naturelle à Greifswald, Hall est l'élève, en 1759, du pasteliste Gustaf Lundberg à Stockholm auprès duquel il restera jusqu'en 1766[2]. Il exerce ensuite à Paris où sa réputation de meilleur peintre en miniature lui vaut une belle clientèle fortunée[2]. Il eut une influence certaine sur Pierre Rouvier[3].
En 1771, il épouse Adélaïde Gobin (1752-1831), fille d'un riche marchand de Versailles et sœur de la Comtesse de Serre[2]. Leur première fille, Adélaïde Victoire Hall, voit le jour le [α 1].
Après la prise de la Bastille, Hall s'enrôle dans la Garde nationale. Ayant perdu l'essentiel de sa clientèle (émigrée), il cherche vainement à rencontrer le roi de Suède en cure à Aix-la-Chapelle. Il émigre en Belgique en 1791, s'installe alors à Spa, travaille à Liège et à Maastricht et réussit à gagner correctement sa vie.
Pierre Adolphe Hall meurt à Liège à l'âge de 54 ans, loin de sa famille restée en France et qu'il ne reverra jamais. Il aura révolutionné la miniature française par l'utilisation de l'ivoire comme support[α 2] : avec lui commence « l'âge d'or » de la miniature. Ce temps durera jusqu'en 1840, date à laquelle le daguerréotype détrônera la miniature.
Exceptionnellement doué, Hall réalise des miniatures sur des supports variés. Sa première miniature en émail date de 1771[α 3],[4], Hall ne tarde pas à obtenir des commandes de la famille royale. Une bourse lui est allouée pour parfaire son apprentissage en France. Alexandre Roslin introduit son compatriote à Paris.
Moins de trois ans après son arrivée, Hall a l'honneur de réaliser les portraits du Dauphin, du comte d'Artois et du comte de Provence. Il les exposera au Salon après avoir été agréé en 1769 à l'Académie royale. Hall expose encore au Salon de Toulouse en 1769 ainsi qu'au Salon de Paris de 1769 à 1789. À partir de 1771, il devient fournisseur de portraits en miniature pour le Département des Affaires étrangères.