Pierre Cartier
mathématicien français
From Wikipedia, the free encyclopedia
Pierre Cartier, né le à Sedan et mort le à Marcoussis, est un mathématicien et directeur de recherche au CNRS français. Il est connu pour sa participation au groupe français de mathématiciens Bourbaki de 1955 à 1983.
| Directeur de recherche au CNRS | |
|---|---|
| - |
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nom de naissance |
Pierre Émile Jean Cartier |
| Nationalité | |
| Formation |
Collège Turenne de Sedan (d) (- Lycée Saint-Louis (- École normale supérieure (- Université de Paris (en) (docteur en philosophie) (jusqu'en ) |
| Activités |
| A travaillé pour |
École normale supérieure (à partir de ) École polytechnique (- Institut des hautes études scientifiques (- Université de Strasbourg (d) (- Institute for Advanced Study (- Centre national de la recherche scientifique (- |
|---|---|
| Membre de | |
| Directeurs de thèse | |
| Distinctions |
Biographie
Diplômes et carrière
Pierre Cartier est un ancien élève de l'École normale supérieure (promotion 1950), agrégé de mathématiques (1953)[1], docteur en mathématiques (thèse dirigée par Henri Cartan, soutenue en 1958 sous le titre « Dérivations et diviseurs en géométrie algébrique »), professeur à l’université de Strasbourg de 1961 à 1971 puis directeur de recherche au CNRS.
Il est membre du groupe Bourbaki de 1955 à 1983[2], et doyen et scribe du même groupe des années 1970 à 1983, année où il « prononce l'éloge funèbre » du mathématicien et propose de dissoudre le groupe Bourbaki en 1985 pour deux raisons :
- pour appliquer au groupe la même limite d'âge que celle qui s'applique à ses membres ;
- parce qu'il admet que le groupe a fini de remplir sa mission de modernisation des mathématiques[3].
En 1987, il commence à prendre part à l'organisation du séminaire de philosophie et mathématiques de l'ÉNS. Il continue cette activité jusqu'à son décès[4].
Décès
Pierre Cartier meurt le à Marcoussis (Essonne), à l'âge de 92 ans[5].
Hommages et distinctions
Prix
- Prix Ampère de l’Académie des sciences (1978)[6].
- Élu à l'Académie des science[Quand ?], ce qu'il refuse[7].
Hommages
- Rendant compte à sa femme de sa première rencontre avec Pierre Cartier, Alain Connes lui dit : « Je viens de rencontrer un type formidable. Il comprend tout, il a une curiosité insatiable et une ouverture d’esprit hors du commun. En plus, il a l’air sportif et il vient à Bures en vélo[8]. »
- Journées d'hommage à Pierre Cartier[9], , Institut des hautes études scientifiques.
- Hommage à Pierre Cartier (1932-2024)[10].
Vitalisme
Pour s'initier à la vitalité de la pensée de Pierre Cartier, il apparaît nécessaire d'entendre cette phrase de Lagrange: "On ne trouvera point de Figure en cet Ouvrage[11]."
Cartier s'en explique dans une conférence intitulée: "Le symbolisme mathématique des figures aux nombres et à leur transfiguration." La conférence est inscrite dans la cadre de la série, un texte, un mathématicien, publiée par la Société Mathématique de France[12].
Publications
- Mathematics in the 21st Century: 6th World Conference (texte électronique[13]), Lahore, , A.D.R. Choudary, Michel Waldschmidt, Bâle, Springer, 2015 (ISBN 9783034808590)
- The Grothendieck festschrift: a collection of articles written in honor of the 60th birthday of Alexander Grothendieck (texte électronique[14]), Boston, Birkhäuser, 2007 (ISBN 9780817645748) Reprise de la publication de 1990[15].
- The algebraic theory of spinors and Clifford algebras[16], œuvres complètes en anglais de Claude Chevalley, éditées par Pierre Cartier et Catherine Chevalley, Berlin - Heidelberg - New York, Springer, 1997 (ISBN 3-540-57063-2 et 0-387-57063-2)
