Pierre Hubac
écrivain français
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Pierre Hubac (1894-1963), pseudonyme littéraire d'Aimé Sarrus, est un écrivain français.
| Nom de naissance | Aimé Laurent Antonin Sarrus |
|---|---|
| Naissance |
[1] Toulon |
| Décès |
[1] (à 69 ans) Le Pecq |
| Activité principale | |
| Distinctions |
Prix des bouquinistes (1953) |
| Genres |
|---|
Œuvres principales
Carthage (1946), Tistou les Mains Vides (1951).
Principalement actif à l'époque du Protectorat français de Tunisie, il publie des romans historiques notamment Les Masques d'Argile et Carthage publié en 1946. il participe à la création de la Société des écrivains d’Afrique du Nord et des Éditions de la Kahéna, avant de revenir en France où il retourne à ces origines provençales avec en 1951 la publication de Tistou les Mains Vides, qui obtient en 1953 le prix des bouquinistes.
Biographie
Pierre Hubac est le pseudonyme littéraire d'Aimé Sarrus[a] provençal né à Toulon en 1894. En 1911, il part en Afrique du Nord dans le Protectorat français de Tunisie[b].
En 1919, Pierre Hubac participe activement à la création de la Société des écrivains d’Afrique du Nord[5]. Dans les années 1920, il se fait connaitre des lecteurs tunisiens en publiant dans la presse locale des « articles de polémique et de critique » ainsi que « des contes burlesques et des nouvelles »[6].
C'est au début de l'année 1928 que les éditions Argo publient son premier roman : Les Masques d'Argile[6]. À cette époque il est « professeur au Lycée Carnot à Tunis »[7].
En 1929, Pierre Hubac est à l'origine de la création des Éditions de la Kahéna, alors société mutuelle finançant par des souscriptions la publication des ouvrages sélectionnés[8].
Dans les années 1930[c], Pierre Hubac, qui est Président de la Société des écrivains de l'Afrique du Nord, réside en Tunisie « où il préside à la vie artistique et littéraire »[9] et participe « à l'élaboration de la législation foncière domaniale »[d]. Son épouse, Ginevra est notamment l'auteur, sous le nom de Ginevra Pierre Hubac, d'une rubrique littéraire dans le Bulletin des écrivains Nord-Africains. Le premier , elle signe une « préface féministe »[10] pour La Marocaine : mœurs, condition sociale, évolution de Tahar Essafi[11].
Publications
Ouvrages
- 1928 : Les Héritiers d'Amilcar, t. 1 : Les Masques d'Argile : Histoire carthaginoise (Roman), Paris, Éditions Argo, 255 p. (BNF 32260170, présentation en ligne).
- 1929 : Gueux de mer (Nouvelles), Carthage, Éditions de la Kahena, coll. « Série A », 47 p. (BNF 35575567).
- 1929 : Une femme... et la peur (Roman), Paris, Calmann-Lévy, 5e éd. (1re éd. 1929), 217 p. (BNF 32260169).
- 1946 : Carthage (Roman), Paris, Éditions Marcel Daubin, coll. « La Vie dans l'histoire », 291 p. (BNF 32260167) - nouvelle édition Bellenand 1952 (BNF 32260168).
- 1948 : Les Nomades (Roman), Paris, Éditions Marcel Daubin, coll. « La Vie dans l'histoire », 296 p. (BNF 32260171)
- 1948 : Tunisie, Paris, Berger-Levrault, 160 p. (BNF 34199042) - réédition 1954 (BNF 36277625).
- 1949 : Les Barbaresques : Histoires d'outre-mer. 2 (Roman), Paris, Berger-Levrault, 263 p. (BNF 32260166).
- 1951 : Tistou les Mains Vides (Roman), Paris, Éditions Milieu du monde, 238 p. (BNF 32260172, présentation en ligne).
Articles et autres
- 1930 : Paroles provençales : discours prononcé à Bizerte à l'occasion de la commémoration de F. Mistral, Carthage, La Kahena, 48 p. (BNF 35766463).
- 1931 : Avenir et mission de la nouvelle littérature coloniale : manifeste présenté au premier Congrès de Littérature Coloniale Française, juin 1931, Carthage, La Kahena, 19 p. (BNF 37149062, présentation en ligne).
- 1931 : « Le problème du nomadisme en Tunisie », Terre, Air, Mer (revue), , p. 99-116 (résumé).
- 1934 : « Voyage au fond de la Hara », L'Univers Israélite, no 19, , p. 561-563[13].
- 1945 : « Le Grenier de Rome », dans Albert Prévaudeau, Maurice Mercier, Anne-Marie Kiffer, Marius Leblond, La Grande France, Paris, J. Peyronnet (BNF 32545312).
- 1945 : « Une civilisation calomniée : Carthage ou Mille ans de paix africaine », dans Pierre Arthur Roux-Freissineng, Thérèse Herpin, Marius Leblond, Jean Vidailhet, La Grande cause, Paris, J. Peyronnet (BNF 32590414).
- 1950 : « Moloch », Cahiers Charles de Foucauld, vol. La Tunisie, no 18, , p. 3-30[14].
Prix
- 1928 : Prix littéraire de la « Meilleure Nouvelle », attribué par La Dépêche Tunisienne[15].
- 1953 : Prix des bouquinistes, pour Tistou les Mains Vides[16].