Né à Narbonne le , François-Pierre Coffinhal-Laprade est issu d'un milieu bourgeois et cultivé, fils du procureur de la République Raymond Coffinhal-Laprade et de Suzanne Lucie Marie Moulenq[1], Pierre Laprade fréquente l'atelier d'Antoine Bourdelle dès 1896 et, bien que voué à la magistrature, le sculpteur l'encourage dans la voie artistique. Il entre à l'École des beaux-arts de Paris et n'y reste pas, préférant le travail solitaire. En 1900, Ambroise Vollard lui achète sa première œuvre. La même année, à l'Académie Eugène Carrière, Laprade rencontre Henri Matisse et les futurs Fauves auprès desquels il exposera en 1905 au Salon d'automne. Il participe au Salon des indépendants de 1901 et fait l'objet d'une exposition particulière chez Ambroise Vollard. Il travaille avec le céramiste André Metthey (1871-1920) et dessine des lithographies pour une édition de Manon Lescaut réalisée par Eugène Druet.
En 1906, il voyage en Italie et en Hollande, et expose collectivement chez Berthe Weill à Paris. Il expose à la Galerie Eugène Druet et participe au Salon de la Libre Esthétique à Bruxelles en 1907. En 1911, il exécute la première série des Pantins et épouse Christiane-Gabrielle-Charlotte de Gourcuff le 25 mars de cette année. En 1913, Pierre Laprade expose à l'Armory Show à New-York et à Chicago. Il dessine les costumes et décors pour l'opéra ballet Pygmalion au théâtre des arts de Jacques Rouché, ces décors sont peints et exécutés par le décorateur Georges Mouveau. Engagé durant la Première Guerre mondiale, il est décoré de la croix de guerre. Membre fondateur du Salon des Tuileries, il y expose jusqu'en 1930.
Brigitte Bouret, Joseph Déchelette, Fenêtre sur: Exposition, Roanne, Musée des beaux-arts et d'archéologie J. Déchelette, -, Roanne, Musée des beaux-arts et d'archéologie Joseph Déchelette, 2002.
Annette Haudiquet, Serge Tiers, De Courbet à Matisse Donation Senn-Foulds: Peintures, Paris, Somogy éditions d'art, 2005 (ISBN9782850568558).
François Roussier, Pierre Laprade (1875-1931), Paris, Thalia, 2010.