Pierre Marc Johnson

avocat, médecin et homme politique québécois From Wikipedia, the free encyclopedia

Pierre Marc Johnson, né le à Montréal, est un avocat, médecin et homme politique québécois. Ministre sous René Lévesque et le premier chef à lui succéder à la tête du Parti québécois, il est premier ministre du Québec du au .

Premier ministreFrançois Legault
Législature43e
PrédécesseurAndré Fortin
SuccesseurAndré Fortin
Faits en bref Fonctions, Chef de l'opposition officielle du Québec ...
Pierre Marc Johnson
Illustration.
Pierre Marc Johnson en 2019.
Fonctions
Chef de l'opposition officielle du Québec

(1 an, 10 mois et 29 jours)
Premier ministre François Legault
Législature 43e
Prédécesseur André Fortin
Successeur André Fortin
Chef du Parti québécois

(2 ans, 1 mois et 12 jours)
Prédécesseur René Lévesque
Successeur Jacques Parizeau
Député à l'Assemblée nationale du Québec

(10 ans, 11 mois et 26 jours)
Élection 15 novembre 1976
Réélection 13 avril 1981
2 décembre 1985
Circonscription Anjou
Législature 31e, 32e et 33e
Groupe politique Parti québécois
Prédécesseur Yves Tardif
Successeur René Serge Larouche
Premier ministre du Québec

(2 mois et 9 jours)
Lieutenant-gouverneur Gilles Lamontagne
Vice-premier ministre Marc-André Bédard
Gouvernement Johnson
Législature 32e
Prédécesseur René Lévesque
Successeur Robert Bourassa
Ministre de la Justice

(1 an, 6 mois et 28 jours)
Premier ministre René Lévesque
Gouvernement Lévesque
Prédécesseur Marc-André Bédard
Successeur Raynald Fréchette
Ministre des Affaires sociales

(2 ans, 10 mois et 4 jours)
Premier ministre René Lévesque
Gouvernement Lévesque
Prédécesseur Denis Lazure
Successeur Camille Laurin
Ministre des Consommateurs, des Coopératives et des Institutions financières

(5 mois et 24 jours)
Premier ministre René Lévesque
Gouvernement Lévesque
Prédécesseur Guy Joron
Successeur Jacques Parizeau (Institutions financières et Coopératives)
Guy Tardif (Habitation et Protection du consommateur)
Ministre du Travail et de la Main-d'œuvre

(3 ans et 4 mois)
Premier ministre René Lévesque
Gouvernement Lévesque
Prédécesseur Jacques Couture
Successeur Pierre Marois
Biographie
Date de naissance (79 ans)
Lieu de naissance Montréal (Québec, Canada)
Nationalité Canadienne
Parti politique Parti québécois
Père Daniel Johnson (père)
Fratrie Daniel Johnson (fils)
Conjoint Hélène de Kovachich
Diplômé de Université de Sherbrooke
Université de Montréal
Profession Médecin
Avocat

Image illustrative de l’article Pierre Marc Johnson
Premiers ministres du Québec
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Il est député à l'Assemblée nationale du Québec de la circonscription d'Anjou de 1976 à 1987 et chef de l'opposition officielle de 1985 à 1987.

Biographie

Premières années

Fils de Daniel Johnson (père), également premier ministre du Québec de 1966 à 1968, et de Reine Gagné, Pierre Marc Johnson est né le à Montréal, au Québec (Canada). Il complète ses études au Collège Jean-de-Brébeuf en 1968 où il obtient un baccalauréat en science politique summa cum laude. Il termine ensuite une licence en droit à l'Université de Montréal en 1970, devient membre du Barreau du Québec en 1971 et complète un doctorat de médecine à l'Université de Sherbrooke en 1975. Il pratique la médecine en début de carrière, notamment à l'hôpital Maisonneuve-Rosemont, avant de se lancer en politique[1],[2].

Carrière politique

Une famille politique

Aux côtés de son frère et de son père, chaque Johnson a eu l'occasion de diriger un parti politique distinct et d'occuper la plus haute fonction politique de la province de Québec pendant un court laps de temps. Daniel, père, a été chef de l'Union nationale, conservateur, avait une position plutôt ambiguë sur la question de l'indépendance du Québec et a été premier ministre du Québec de 1966 à 1968. Pierre-Marc est, quant à lui, devenu en chef du Parti québécois (PQ), souverainiste et premier ministre pendant 2 en 1985. Son frère, Daniel fils, est subséquemment devenu chef du Parti libéral du Québec, fédéraliste, et premier ministre du Québec pendant neuf mois en 1994. Il est également le neveu de Maurice Johnson, député à la Chambre des communes du Canada de 1958 à 1962[2].

Entrée en politique

Pierre Marc Johnson est élu député de la circonscription d'Anjou en 1976 et fait ainsi son entrée en politique. Peu après, il fait son entrée au conseil des ministres : il devient dans le cabinet Lévesque, ministre du Travail et de la Main-d'œuvre du au puis ministre des Consommateurs, des Coopératives et des Institutions financières du au [2].

Réélu en 1981, il continue d'occuper la direction de plusieurs ministères québécois. Il est nommé ministre des Affaires sociales du au , ministre de la Justice et Procureur général du au , ministre délégué aux Affaires intergouvernementales canadiennes du au ainsi que ministre par intérim des Communautés culturelles et de l'Immigration du au [2].

Premier ministre du Québec

Pierre Marc Johnson en 2012, lors des négociations de l'Accord économique et commercial global.

Faisant face à un parti affaibli par de nombreuses démissions, le premier ministre René Lévesque annonce en été 1985 qu'il démissionnera de son poste et quittera la direction du parti à l'automne. C'est ainsi que Johnson est élu président du Parti québécois le et deviendra le suivant premier ministre du Québec. Il finira donc le mandat entamé par Lévesque et est donc pressenti comme candidat aux élections générales de 1985. Il reprend pour l'essentiel les mêmes ministres que ceux sous René Lévesque lors de la constitution de son gouvernement.

Durant son court mandat, il réussit néanmoins à négocier une entente avec le gouvernement du Canada afin de donner au Québec un statut spécial lors des délibérations des futurs sommets de la Francophonie[1].

Succédant au fondateur du PQ, René Lévesque, en tant que chef du parti et premier ministre du Québec, Johnson est défait par les libéraux de Robert Bourassa lors de ces élections du . Il occupe la fonction de chef de l'opposition officielle jusqu'au , date de sa démission comme président du PQ, chef de l'opposition officielle et député d'Anjou[2].

Après la politique

Pierre Marc Johnson refuse d'appuyer le référendum de 1995 au Québec sur la souveraineté. De 1988 à 1998, il est professeur de droit à l'Université McGill, au Centre de médecine d'éthique et de droit. Durant les décennies qui suivent, il est membre du conseil d'administration d'une myriade de sociétés commerciales et d'organisations liées au développement durable[2].

En , il crée des remous au sein du mouvement souverainiste en appuyant le candidat du Parti libéral du Québec à l'élection partielle dans Outremont, Raymond Bachand.

En , à la suite de l'effondrement du viaduc de la Concorde au-dessus de l'autoroute 19 à Laval (viaduc du boulevard de la Concorde), Pierre Marc Johnson est choisi pour présider la commission d'enquête publique. Cet incident a causé cinq morts et six blessés graves[3]. Cette nomination causé alors un certain malaise à cause des relations entre les entreprises qui ont participé à la construction du viaduc de la Concorde, leurs concurrents, et les membres de la commission dont Johnson lui-même[4].

En , il est nommé négociateur en chef du Québec dans le cadre des négociations de l'Accord économique et commercial global, un projet d'accord entre le Canada et l'Union européenne afin de faciliter le commerce et étendre les domaines de coopération[5].

Après avoir travaillé dans quelques cabinets d'avocats, il intègre en 2014 le cabinet Lavery, De Billy à Montréal comme avocat-conseil. En 2017, il est nommé avocat émérite[6].

Il siège au conseil d'administration du CORIM depuis et il en est le président depuis [7].

Distinctions

Johnson est nommé membre de la Société royale du Canada en , grand officier de l'Ordre de la Pléiade le puis honoré du titre de Grand Ambassadeur par le Réseau des diplômés de l'Université de Sherbrooke en . Le , il est élevé au rang de grand officier de l'Ordre national du Québec pour sa contribution exceptionnelle à la vie québécoise et reçoit un doctorat honorifique de l'Université de Montréal en 2014[2].

Résultats électoraux

Résultats électoraux de Pierre Marc Johnson

Davantage d’informations Nom, Parti ...
Élection générale québécoise de 1976 dans Anjou [8]
Nom Parti Nombre
de voix
% Maj.
     Pierre Marc Johnson Parti québécois 19 440 56,1 % 8 324
     Yves Tardif (sortant) Libéral 11 116 32,1 % -
     Albert Rossi Union nationale 2 938 8,5 % -
     Fernand Roy Ralliement créditiste 744 2,1 % -
     Réjean Pelletier Parti national populaire 233 0,7 % -
     John Penner NPD Québec 151 0,4 % -
Total 34 622 100 %  
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Davantage d’informations Nom, Parti ...
Élection générale québécoise de 1981 dans Anjou [9]
Nom Parti Nombre
de voix
% Maj.
     Pierre Marc Johnson (sortant) Parti québécois 20 355 56,8 % 5 420
     Pierre Brien Libéral 14 935 41,7 % -
     Frank Anselmo Union nationale 543 1,5 % -
Total 35 833 100 %  
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Davantage d’informations Nom, Parti ...
Élection générale québécoise de 1985 dans Anjou [10]
Nom Parti Nombre
de voix
% Maj.
     Pierre Marc Johnson (sortant) Parti québécois 16 258 48,6 % 354
     Denis Ricard Libéral 15 904 47,5 % -
     Claire Brassard NPD Québec 977 2,9 % -
     Rolf Bramann Vert 317 0,9 % -
Total 33 456 100 %  
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Résultats électoraux du Parti québécois sous Johnson

Davantage d’informations Partis, Chef ...
élections précédentes • Résultats des élections générales de 1985 • élections suivantes
Partis Chef Candidats Sièges Voix
1981 Élus Nb % +/-
     Libéral Robert Bourassa 122 42 99 1 910 307 56 % +9,91 %
     Parti québécois Pierre-Marc Johnson 122 80 23 1 320 008 38,7 % -10,57 %
     NPD Québec Jean-Paul Harney 90
-
-
82 588 2,4 % -
     Progressiste conservateur André Asselin 48
-
-
35 210 1 % -
     Parti indépendantiste (1985) Denis Monière 39
-
-
15 423 0,5 % -
     Socialisme chrétien 103
-
-
11 712 0,3 % -
     Union nationale André Léveillé 19
-
-
7 759 0,2 % -3,77 %
     Vert 10
-
-
4 613 0,1 % -
     Parti humaniste 17
-
-
3 050 0,1 % -
     République du Canada 28
-
-
2 240 0,1 % -
     Mouvement socialiste 10
-
-
1 809 0,1 % -
     Crédit social uni 12
-
-
1 650 0 % +0,01 %
     Communiste Samuel Walsh 10
-
-
834 0 % +0,00 %
     Indépendant[note 1] 22
-
-
9 380 0,3 % +0,14 %
     Sans désignation[note 2] 14
-
-
5 024 0,1 % -
Total 666 122 122 3 411 607 100 %  
Le taux de participation lors de l'élection était de 75,7 % et 52 625 bulletins ont été rejetés.
Il y avait 4 576 600 personnes inscrites sur la liste électorale pour l'élection.
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Notes et références

Annexes

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