Plouay

commune française du département du Morbihan From Wikipedia, the free encyclopedia

Plouay [pluɛ] est une commune française située en région Bretagne, dans le département du Morbihan. Elle fait partie historiquement du Kemenet-Héboé et du Pays de Lorient. Plouay est surnommée la « Ville du Vélo »[1],[2] en raison de son engagement dans ce sport et de son accueil de nombreux événements de cyclisme. Chaque année, le dernier week-end d'août, la commune accueille la Bretagne Classic qui était autrefois connue sous le nom de Grand Prix de Plouay. Cet événement de cyclisme est très important pour la ville et attire de nombreux cyclistes professionnels chaque année. En 2000, elle a organisé les Championnats du monde de cyclisme sur route.

Faits en bref Administration, Pays ...
Plouay
Plouay
L'église paroissiale Saint-Ouen de Plouay.
Blason de Plouay
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Lorient
Intercommunalité Lorient Agglomération
Maire
Mandat
Gwenn Le Nay
2020-2026
Code postal 56240
Code commune 56166
Démographie
Gentilé Plouaysien, Plouaysienne
Population
municipale
5 755 hab. (2023 en évolution de +1,5 % par rapport à 2017)
Densité 85 hab./km2
Population
unité urbaine
12 260 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 54′ 56″ nord, 3° 20′ 02″ ouest
Altitude 83 m
Min. 13 m
Max. 164 m
Superficie 67,33 km2
Type Bourg rural
Unité urbaine Plouay
(ville isolée)
Aire d'attraction Lorient
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Guidel
Législatives Sixième circonscription
Localisation
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Plouay
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Plouay
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Plouay
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Plouay
Liens
Site web plouay.fr
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    Géographie

    Localisation

    La commune de Plouay appartient à la communauté d'agglomération de Lorient Agglomération. Elle appartient par ses traditions au Pays de Lorient et à la Basse Bretagne. Le bourg de Plouay, qui sert de chef-lieu de commune, est situé à vol d'oiseau à 13 km au nord-ouest de Hennebont et à 18,5 km au nord de la ville de Lorient.

    Géologie et relief

    La commune est vallonnée comme l'atteste la côte de Ty Marrec qui constituait autrefois la principale difficulté du circuit du Grand Prix de Plouay. Le territoire communal s'étage entre 13 mètres ( point le plus bas de la vallée du Scorff) et 164 mètres d'altitude. La forêt, qui couvre une surface de 1 679 ha soit 24,9 % de la superficie communale, occupe surtout les terrains en pente. La commune est située sur les grandes failles du Massif Armoricain allant de Nantes à la Pointe du Raz.

    Hydrographie

    Le Scorff est le principal cours d'eau de la commune. Il coule au fond d'une vallée encaissée et matérialise au nord et à l'ouest la limite avec les communes limitrophes de Berné, Guilligomarc'h et Arzano. Des cours d'eau de taille plus modeste drainent le territoire communal et matérialisent pour certains la limite communale : le ruisseau de Pont er Bellec dont le cours matérialise la frontière au nord avec la commune d'Inguiniel, le ruisseau Saint-Sauveur qui traverse le bourg, le ruisseau du Crano dont le cours matérialise en partie la frontière au sud avec les communes de Cléguer et Calan. Une station hydrométrique est située à Plouay au lieu-dit Pont Kerlo. La station est référencée J510221001 par le SANDRE.

    La vallée du Scorff
    Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
    Réseau hydrographique de Plouay[Note 1].

    Transports

    L'axe Lorient-Roscoff (D 769, ancienne route nationale 169) traverse la commune suivant un axe NNO/SSE. La départementale a été partiellement aménagée en 2x2 voies entre le bourg de Plouay et Lorient. La distance par la route entre le bourg de Plouay et Hennebont est de 17 km et entre le bourg de Plouay et Lorient de 20 km.

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec[4]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[5]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[6]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 11,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 034 mm, avec 14,9 jours de précipitations en janvier et 7,2 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de 11,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 149,0 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,3 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −9,6 °C, atteinte le [Note 2].

    Davantage d’informations Mois, jan. ...
    Statistiques 1991-2020 et records station PLOUAY-SA (56) - alt : 75 m, lat : 47°54'58"N, lon : 3°20'40"O
    Records établis sur la période du au
    Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
    Température minimale moyenne (°C) 2,8 2,6 3,8 5,5 8,2 11,3 12,7 12,3 10,5 8,5 5,4 3,4 7,3
    Température moyenne (°C) 6,3 6,6 8,3 10,8 13,6 16,4 18 17,5 15,7 12,8 9,2 7 11,8
    Température maximale moyenne (°C) 9,8 10,6 12,7 16,1 19 21,5 23,3 22,8 21 17,1 13,1 10,5 16,5
    Record de froid (°C)
    date du record
    −9,6
    07.01.09
    −7,6
    27.02.18
    −4,9
    02.03.23
    −4,5
    04.04.22
    −1,8
    02.05.21
    1,5
    01.06.11
    4,9
    29.07.15
    4
    20.08.14
    0,2
    27.09.10
    −1,9
    30.10.18
    −5,8
    17.11.07
    −7,3
    19.12.09
    −9,6
    2009
    Record de chaleur (°C)
    date du record
    15,1
    29.01.24
    20,5
    27.02.19
    22,3
    24.03.12
    27,3
    20.04.18
    29,9
    25.05.12
    34,7
    17.06.22
    39,3
    18.07.22
    35,9
    13.08.22
    32,5
    04.09.23
    29
    08.10.23
    20
    01.11.15
    16,5
    19.12.15
    39,3
    2022
    Précipitations (mm) 150,7 114,6 80,4 81,3 67,9 71,2 55,9 66,1 54,6 114 136,3 156 1 149
    Record de pluie en 24 h (mm)
    date du record
    58,9
    01.01.24
    46,8
    15.02.20
    34,9
    03.03.09
    53,1
    02.04.24
    49,9
    09.05.12
    81,3
    10.06.16
    35,6
    29.07.18
    55,1
    31.08.24
    39,8
    04.09.08
    48,5
    01.10.20
    69,1
    13.11.10
    71,6
    23.12.13
    81,3
    2016
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    Source : « Fiche 56166005 » [PDF], sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/data, édité le : 06/10/2025 dans l'état de la base (consulté le )
    Diagramme climatique
    JFMAMJJASOND
     
     
     
    9,8
    2,8
    150,7
     
     
     
    10,6
    2,6
    114,6
     
     
     
    12,7
    3,8
    80,4
     
     
     
    16,1
    5,5
    81,3
     
     
     
    19
    8,2
    67,9
     
     
     
    21,5
    11,3
    71,2
     
     
     
    23,3
    12,7
    55,9
     
     
     
    22,8
    12,3
    66,1
     
     
     
    21
    10,5
    54,6
     
     
     
    17,1
    8,5
    114
     
     
     
    13,1
    5,4
    136,3
     
     
     
    10,5
    3,4
    156
    Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Plouay est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle appartient à l'unité urbaine de Plouay[Note 3], une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée[12],[13]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lorient, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[13]. Cette aire, qui regroupe 31 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[14],[15].

    Occupation des sols

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    Le tableau ci-dessous présente l'occupation des sols détaillée de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).

    Davantage d’informations Type d’occupation, Pourcentage ...
    Occupation des sols en 2018
    Type d’occupation Pourcentage Superficie
    (en hectares)
    Tissu urbain discontinu 3,7 % 249
    Zones industrielles ou commerciales et installations publiques 1,3 % 90
    Équipements sportifs et de loisirs 1,1 % 71
    Terres arables hors périmètres d'irrigation 40,0 % 2686
    Prairies et autres surfaces toujours en herbe 7,3 % 493
    Systèmes culturaux et parcellaires complexes 10,6 % 708
    Surfaces essentiellement agricoles interrompues par des espaces naturels importants 1,8 % 123
    Forêts de feuillus 11,7 % 787
    Forêts de conifères 6,2 % 414
    Forêts mélangées 15,4 % 1030
    Forêt et végétation arbustive en mutation 0,9 % 58
    Source : Corine Land Cover[16]
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    L'occupation des sols montre la prédominance des territoires agricoles sur la forêt et les milieux semi-naturels : 59,7 % contre 34,2 %. Les territoires agricoles ont perdu leur structure bocagère pour laisser place aux grandes parcelles de terre. La forêt, qui occupe 33,4 % de la surface communale, est constituée au 2/3 de feuillus. Les zones urbanisées sont passées de 184 ha en 1990 à 249 ha en 2018, soit une augmentation de 35%.

    Morphologie urbaine

    Le bourg constitue l'agglomération principale tandis que l'activité industrielle se concentre dans la ZA de Restavy, située à l'ouest du bourg à proximité de la voie rapide.

    Lieux-dits et écarts

    La plupart des micro-toponymes désignant des hameaux sont d'origine bretonne. Ceux commençant par ker (signifiant "village") sont les plus nombreux. Ceux commençant par ty désignent des maisons isolées. Ce que semble contredire le village de Ty Henry qui était l'un des plus peuplés de Plouay et comptait en 1408 une quarantaine de maisons. Ceux commençant par Mané signalent la présence d'un coteau. Lann Justice désigne une lande où s'exerçait la justice du seigneur de Pontcallec car un gibet s'y dressait. D'autres sont plus atypiques comme Malachappe[Note 5].

    Un exemple : le hameau de Bécherel

    Situé à l'est du bourg, le faubourg de Bécherel avait traditionnellement une forte individualité (déjà en 1281 un acte ducal mentionnait Plouay et Bécherel comme deux entités distinctes [17] ; et au XVIIe siècle, le verdict d'un procès long de 14 ans statua que la famille de Pontcallec, suzeraine de Plouay, ne put plus lever l'impôt sur les terres de Bécherel, ce qui profita à la famille de Botderu, qui habitait le château de Kerdreho). L'oratoire de Bécherel est dédié à Notre-Dame-de-Bécherel[18]. Vers le milieu du XXe siècle Bécherel disposait de nombreux commerces, de sept bistros, etc.. De nos jours le quartier est devenu plus résidentiel, mais garde une partie de son particularisme[19].

    Toponymie

    Le nom de la localité est mentionné sous les formes Plozoe en 1308 ; Plozoc en 1368[20] ; Plouzay en 1387 ; Plouay en 1448, en 1536 ; Ploay en 1464[20][source insuffisante].

    Son nom breton est Ploue, prononcé localement [ploˈe].

    Plouay est une paroisse de la Bretagne du haut Moyen Âge comme l'indique son nom qui associe le mot breton plou signifiant « paroisse » au nom d'un saint évangélisateur. Par contre, l'identité du saint évangélisateur est sujette à débat. Il pourrait s'agir de saint Douë[Note 6] (comme le pensait Joseph Loth[21], mais Pierre Trépos en doute[22]), un moine gallois qui débarqua entre le Bélon et la Laïta et fonda sur la côte l'ermitage de Doëlan avant de devenir missionnaire itinérant et de franchir l'Ellé ou de saint Zay, un missionnaire originaire de Cornouailles disciple de saint Guénolé, fondateur de l'abbaye de Landévennec. Les formes anciennes du nom de la paroisse ne permettent pas de trancher. Toujours est-il que l'église catholique ne tarda pas à substituer à ce saint non officiel un autre saint reconnu celui-ci par le pape, saint Ouen[23].

    Histoire

    Préhistoire et Antiquité

    62 sites archéologiques sont recensés à Plouay, certains datant de l'Âge du bronze (tumulus de Malachap, sites funéraires à Moustervad, Kergussec et Kerscoulan, ..), d'autres de l'Âge du fer (tumulus de Kerman, sites funéraires de Maniero et de la Lande de Kerlucas, ..), d'autres de l'époque gallo-romaine (enceinte fortifiée de Kernonene, traces d'habitat à Kerman, Zandec et Keroman,..), du Moyen Âge (Sainte-Anne, Le Haras, .. ou de l'époque moderne (espace fortifié de Stang Nivinen, habitat de Mane Costy)[24].

    Un bûcher de crémation gaulois datant de l'Âge du fer a été découvert au nord de Plouay par une équipe de 8 archéologues en 2023[25].

    Un retranchement romain a occupé le site du promontoire formé par la rive convexe d'un méandre du Scorff, occupé plus tard par une maison forte au Moyen Âge et désormais par la chapelle Sainte-Anne du Scorff ; ce camp romain était défendu par une fortification de forme circulaire ayant 150 mètres de longueur, haute de 8 mètres et bordée de douves de 10 mètres, côté plateau. Le camp proprement dit était entouré d'un fossé de 5 m de largeur, encadré par deux parapets de 5 m de hauteur, écrit François-Marie Cayot-Délandre en 1847[26].

    Moyen Âge

    La paroisse de Plouay dépend de la seigneurie de Kemenet-Héboé, laquelle était soumise à la sénéchaussée d'Hennebont, ville qui était aussi son ressort ; cela subsista jusqu'à la Révolution française.

    En l'an 1281, le duc de Bretagne Jean Ier et Hervé IV de Léon firent un accord entre eux, qui portait que puisque le duc avait acheté de la dame de Ty Henry (Adelice Henry épouse du baron de Lanvaux) et de Geoffroy, son fils aîné, ce qu'ils possédaient dans la paroisse de Plouay et à Bécherel, ce prince, par cet acquêt, devait avoir la moitié du marché de Plouay. En conséquence, ils y firent à frais communs, une halle ou une cohue, qui coûta la somme de 178 livres, y compris le fonds de la terre où elle fut construite et la place qui l'environne[27].

    Époque moderne

    Maison dite "du Marquis" où s'exerçait la justice seigneuriale du Marquis de Pontcallec. Il s'agit probablement de la plus ancienne demeure de Plouay
    Carte de Cassini de la paroisse de Plouay (1789).

    Plusieurs seigneuries se partageaient les terres dont celles de Kerdrého et de Cunffio. Les seigneurs de Cunffio étaient des vassaux des seigneurs de Pontcallec dont les terres furent érigées en marquisat en 1667 en faveur d'Alain de Guer[Note 7] (1628-1702). Les seigneurs de Pontcallec disposaient du droit de haute, moyenne et basse justice et l'auditoire de justice était situé au bourg de Plouay (Il était anciennement au-dessus de la Halle [28]). Le chef-lieu de Plouay s'apparentait à un gros bourg ou à une petite ville selon les dires de Jean Baptiste Ogée et la paroisse comptait 5000 communiants[Note 8] à la veille de la Révolution Française. Toujours selon Jean-Baptiste Ogée le territoire fournissait une quantité prodigieuse de fougères et des landes ; les terres cultivées produisaient du grain, du cidre et du lin et il précise que c'est un pays assez plat et couvert[29].

    Pierre Caudan, originaire de Plouay, un complice de Marion du Faouët, fut pendu en octobre 1752[30].

    Révolution française

    Plouay est attaqué par les Chouans le . La petite ville tombe sous l'assaut des troupes de Louis Calan. Le détachement républicain de 100 hommes qui s'y trouve s'enfuit à Hennebont après avoir eu deux tués et deux blessés. Louis Calan,de Pluméliau, surnommé Salomon, étendait son autorité des rives du Blavet à celle de l'Ellé. Ses hommes avaient l'habitude des coups de main. La nuit ils entraient en maître dans les petites localités. Ils déracinaient les arbres de la liberté, détruisaient les ateliers de salpêtre et dispersaient les documents administratifs. Le chef chouan fut arrêté 2 jours plus tard le au château de Kerdrého où il se laissa surprendre par un détachement de la garnison d'Hennebont après que ses hommes aient essuyés un échec lors de l'attaque la veille de la ville du Faouët[31].

    Le XIXe siècle

    A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Plouay en 1853 :

    « Plouay : commune formée de l'ancienne paroisse de ce nom ; aujourd'hui cure de 2e classe ; chef-lieu de perception b brigade de gendarmerie à pied ; bureau d'enregistrement. Il y a foire à Plouay les troisièmes lundis de janvier et de mars, le troième lundi de mai (à Notre-Dame-des-Fleurs), les troisièmes lundis de juillet, août, septembre, novembre et décembre. Marché le lundi de chaque semaine. Géologie : constitution granitique. On parle le breton[32]. »

    Une épidémie de variole sévit à Plouay en 1869 : elle fit 250 malades, dont 97 moururent[33]. En 1896 une épidémie de fièvre typhoïde frappe 32 personnes dans 5 hameaux de Plouay (« on accumule les déjections sur le fumier voisin du puits »)[34]. En 1901 c'est une épidémie de dysenterie qui frappe Plouay et Langonnet, entraînant de nombreux malades et des décès[35].

    En 1885 Auguste de Pluvié, maire, fut révoqué « pour avoir refusé de laisser afficher la profession de foi des candidats Républicains ; mais il fut réélu[36]. En 1882, candidat légitimiste, il avait été élu, sans concurrent, conseiller général du canton de Plouay[37].

    Le un important incendie détruisit quatre maisons d'habitation, cinq écuries et deux hangars, le tout couvert en chaume, dans le village de Brembenen[38]

    Le XXe siècle

    La Belle Époque

    Plouay : la route de Languidic au Moulin de la Ville au début du XXe siècle.
    Laveuses au Moulin de la Ville (carte postale du premier quart du XXe siècle)

    Une épidémie de dysenterie frappa Plouay en 1901[39]. Le journal La Dépêche de Brest et de l'Ouest indique dans son édition du que « des épidémies de fièvre typhoïde ayant éclaté dans les communes de Cléguer, Pont-Scorff et Plouay, aucune permission ou congé ne sera accordé pour aller dans ce[s] commune[s] »[40].

    Les horaires de la ligne de chemin de fer Lorient-Plouay-Gourin en 1917 (trafic voyageurs).
    Article du journal La Dépêche de Brest relatant les incidents liés à l'inventaire des biens d'église effectué à Plouay le .

    La ligne de chemin de fer d'intérêt local des Chemins de fer du Morbihan (l'avant-projet date de 1885[41]) allant de Lorient à Plouay via Pont-Scorff (elle passait entre le bourg de Pont-Scorff et Lesbin) et Cléguer, ouvrit le pour le tronçon Plouay-Baud-Locminé et le [42] ; la ligne fut prolongée jusqu'à Gourin en 1906, Plouay devenant alors un modeste carrefour ferroviaire. Ces deux lignes fermèrent le [43].

    Le curé de Plouay vit son traitement[44] suspendu en pour avoir prêché et enseigné le catéchisme en breton[45].

    Le un détachement de 120 gendarmes se rendit à Plouay pour maintenir l'ordre lors de l'inventaire des biens d'église ; quelques incidents se produisirent[46].

    La fin de la mission organisée à Plouay en 1909 donna lieu, en présence d'une foule nombreuse de fidèles, à l'érection d'un calvaire commémoratif.

    La Première Guerre mondiale

    Monument aux morts de Plouay (face sud).

    Le monument aux morts de Plouay porte les noms de 235 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale. Parmi eux 12 sont morts en Belgique (dont 9 dès l'année 1914, notamment à Maissin) ; Jean Carré est mort de maladie en 1916 au Cameroun ; Yves Tanguy en 1917, François Le Mouellic et Jean Leroux en 1918 dans l'actuelle Macédoine du Nord ainsi que Joseph Le Padan (en 1917) en Albanie, Louis Guennec (en 1918) en Serbie) et Joseph Jan ainsi que Louis Le Roux (en 1917) et Joseph Le Gloannec (en 1918) en Grèce (tous les huit faisaient partie de l'Armée française d'Orient) ; trois sont morts en mer : Joseph Hamon en 1914 à bord du navire anglais Newburn, Jean Daniel, matelot, en 1916 lors du naufrage du croiseur cuirassé Amiral Charner et Jean Raux en 1917 alors qu'il était à bord du vapeur Mont Viso attaqué par un sous-marin allemand en mer Méditerranée ; Jean Le Kernec est mort dans un accident d'hydravion au large de Saint-Raphaël en 1918 ; Mathurin Robic et Jacques Le Gorvo, alors en captivité en Allemagne, sont morts de maladie, tous les deux en 1918 ; la plupart des autres sont morts sur le sol français. Joseph Hello, Jean Le Bouar, Gildas Le Bourhis, Joseph Le Dréan, Louis Le Gallo, François Le Sciellour, François Morin, François Nicolas et Alphonse Philippe ont été décorés de la médaille militaire et de la croix de guerre[47].

    Par ailleurs un soldat (Pierre Ledain) a été tué au Maroc le lors de la bataille d'Elhri[48].

    L'entre-deux-guerres

    Le monument aux morts de Plouay, édifié par l'architecte Charles Chaussepied, est inauguré en septembre 1922 par Alphonse Rio, alors ministre de la Marine marchande et des pêches, en présence de tous les députés et sénateurs du département ainsi que du préfet du Morbihan[49].

    La lutte bretonne était fort pratiquée : « Depuis toujours on a aimé les luttes dans le beau pays de Plouay qui, il y a un peu plus de vingt ans, produisait des hommes comme les frères Flégeo, de Berné, les frères Lucas, de Calan, et surtout Pichon, de Lanvaudan, leur maître à tous » écrit le journal La Dépêche de Brest en 1934[50].

    Le comité des fêtes de Plouay organisait des manifestations sportives réputées ; par exemple le un « grand circuit routier international » ainsi qu'un « grand raid hippique sur route »[51]. Sous le nom de "circuit Warrior" une grande course cycliste était déjà organisée antérieurement, par exemple en 1924[52]. Ces courses cyclistes attiraient déjà des couruers réputés : par exemple dans celle organisée le on relève parmi les engagés les noms de Marcel Bidot, Sylvère Maes, Romain Maes, Ferdinand Le Drogo, etc[53].. Des tournois de lutte bretonne étaient aussi organisés : par exemple celui de juin 1932 rassembla 39 lutteurs devant plus de 2 500 spectateurs en dépit d'un temps incertain[54]. Déjà en 1928 le journal La Dépêche de Brest avait écrit qu'à Plouay on assiste « à une véritable renaissance de ce sport ancestral »[55].

    Le corps des sapeurs-pompiers de Plouay est créé en 1937.

    La Seconde Guerre mondiale

    Le les troupes allemandes occupent Plouay. Le 19 juin 1941 le conseil municipal de Plouay adresse le message suivant au maréchal Pétain : « Les membres du conseil municipal de Plouay, agissant au nom de leurs concitoyens, envoient au maréchal Pétain l'expression de leur sincère admiration pour l'œuvre de redressement que son gouvernement entend mener à bien »[56]

    Le monument aux morts de Plouay porte les noms de 34 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale dont Louis Courio, Marcel Le Gouic, Jean Le Mentec, Pierre Potier et François Yhuel, tués à l'ennemi dans le nord de la France et Jean Jaffré, victime d'un bombardement dans la Marne, lors de la Bataille de France au printemps 1940; Pierre Guillemoto est mort en 1941 et Louis Le Mouellic en 1942 alors qu'ils étaient prisonniers de guerre en Allemagne pour le premier et dans le Bas-Rhin, alors allemand, pour le second[48].

    Deux soldats allemands capturés à Plouay le .

    Le monument aux morts de la Résistance, situé dans le cimetière, porte les noms de 16 résistants de Plouay morts pour la France ; parmi eux Joseph Le Cam, responsable FFI ayant organisé notamment une filière d'évasion vers l'Espagne, déporté au camp de concentration de Neuengamme et mort le , et Jules Le Gal, chef d'une section du maquis des Montagnes Noires, membre du réseau Vengeance, déporté aussi à Neuengamme, mort le , tous les deux quelques jours après leur libération du camp de concentration[Note 9] ; Pierre Cotonnec, Raymond Hello, Joseph Le Gloannec en juin 1944 et François Valy en juillet 1944 ont été fusillés par les Allemands dans la citadelle de Port-Louis ; Marie Gourlay et Anne Mathel, agentes de liaison FFI, ont été fusillées à Bubry le ainsi que Vincent Hello, aussi résistant FFI, fusillé à Querrien le ; Émile Sturgeon a été tué lors des combats de la Poche de Lorient le à Inzinzac ; Albert Mahé, résistant FFI, a été tué à l'ennemi à Neaux (Loire) le  ; Jean Daniel, soldat des Forces françaises libres, a été tué en Italie le dans la province de Sienne ; Piere Mouello est mort dans le Bas-Rhin le et Jean Le Pesquer est mort accidentellement en Allemagne le , tous les deux étaient aussi membres des Forces françaises libres[57].

    L'après Seconde Guerre mondiale

    9 soldats originaires de Plouay sont morts pendant la guerre d'Indochine (dont Émile Le Galloudec, mort des suites de ses blessures le à Saïgon, décoré de la Légion d'honneur et de la croix de guerre, François Courtet, tué à l'ennemi au Viet-Nam le et Jean Le Gloannec, tué à l'ennemi le dans le Tonkin) et 3 (André Doussal, Francis Le Bigot et Louis Mentec) pendant la guerre d'Algérie[48].

    Événements

    La paroisse de Plouay est sous le patronage de saint Ouen. Lors des fêtes patronales qui avaient lieu au mois d'août diverses manifestations sportives étaient organisées dont une course de vélo. Par la suite la course de vélo est devenue le Grand Prix de Plouay, puis la Bretagne Classic Ouest-France.

    Blasonnement

    Les armoiries de Plouay se blasonnent ainsi :

    De sinople au pairle d’or – au chef d’hermine chargé d’une trangle ondée d’azur.
    Devise : digemér mat é Ploué (bon accueil à Plouay).

    Politique et administration

    Tendances politiques et résultats

    Liste des maires

    La mairie.

    Pendant 88 ans les membres de la famille de Pluvié, une famille de châtelains résidant au château de Manéhouarn, ont dirigé la municipalité. Quatre générations se sont succédé à la tête de celle-ci.

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
    13 février 1790 17 février 1790 Yves Mahé    
    17 février 1790 1791 Paul-Olivier Le Corre    
    13 novembre 1791   Joseph-Marie Horel[Note 10]    
    19 juillet 1800 1 août 1804 Gilles Lorient[Note 11]    
    2 août 1804   Joseph Eugène Maho[Note 12]   Secrétaire de mairie.
    1811 1811 Jean Barré[Note 13]   Notaire.
    1811 1815 Comte Hyacinthe du Botderu   Député. Membre de la Chambre des Pairs
    1816 1836 Auguste de Pluvié[Note 14]   Comte. Propriétaire et rentier. Conseiller général.
    1837 1840 Fortuné de Pluvié[Note 15]   Comte. Fils d'Auguste de Pluvié, maire précédent. Propriétaire. Conseiller général.
    1841 1846 Édouard de Kermasson[Note 16]    
    1847 1869 Julien-François-Marie Cornily[Note 17]   Notaire.
    1870 1881 Fortuné de Pluvié   Déjà maire entre 1836 et 1840.
    1882 1925 Auguste de Pluvié[Note 18] Conservateur Comte. Fils de Fortuné de Pluvié, maire précédent. Propriétaire du château de Manehouarn. Conseiller général de Plouay. Vice-président du Conseil général du Morbihan (1882-1919). Décédé en fonction
    1925 1935 Jacques-Joseph de Pluvié[Note 19]   Comte. Fils d'Auguste de Pluvié, maire précédent. Propriétaire.
    1935 1945 Pierre-Marie Le Floch[Note 20] RG Greffier de justice de paix. Conseiller général de Plouay (1922-1940). Maintenu dans ses fonctions de maire en 1941 par le régime de Vichy.
    1945 mars 1959 Antoine Le Floch[Note 21]   Pharmacien. Fils de Pierre-Marie Le Floch, maire précédent.
    mars 1959 mars 1989 Yves Le Cabellec[Note 22] CD puis
    UDF-CDS
    Chapelier. Résistant en 1944-1945[58].
    Député du Morbihan (6e circ.) (1974-1981)
    Conseiller général de Plouay (1970-1988)
    mars 1989 octobre 2017 Jacques Le Nay UDF puis UMP
    puis UDI
    Horticulteur
    Député du Morbihan (6e circ.) (1993-2012)
    Conseiller général de Plouay (1988-2001)
    Président de la CC de la Région de Plouay (1997-2008)
    octobre 2017[59]
    Réélu en 2020[60]
    en cours Gwenn Le Nay UDI puis
    Horizons[61]
    Assistant parlementaire
    Conseiller départemental de Guidel (depuis 2021)
    Vice-président de Lorient Agglomération
    Fermer

    Population et société

    Démographie

    Évolution démographique

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[62]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[63].

    En 2023, la commune comptait 5 755 habitants[Note 23], en évolution de +1,5 % par rapport à 2017 (Morbihan : +4,33 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    3 6563 5163 6023 6323 8164 2104 0474 3084 362
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    4 5604 3604 2814 0934 2614 5264 5394 4304 572
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    4 6974 7774 9204 8214 7724 5904 3805 1204 112
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
    3 9643 8764 0534 3684 8344 7595 1125 2935 604
    Davantage d’informations - ...
    2021 2023 - - - - - - -
    5 7845 755-------
    Fermer
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[64] puis Insee à partir de 2006[65].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Pyramide des âges

    La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 33,2 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (31,2 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 28,0 % la même année, alors qu'il est de 31,3 % au niveau départemental.

    En 2018, la commune comptait 2 812 hommes pour 2 914 femmes, soit un taux de 50,89 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,51 %).

    Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

    Davantage d’informations Hommes, Classe d’âge ...
    Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[66]
    HommesClasse d’âgeFemmes
    0,5 
    90 ou +
    1,7 
    8,0 
    75-89 ans
    11,9 
    17,0 
    60-74 ans
    16,6 
    21,5 
    45-59 ans
    20,4 
    18,1 
    30-44 ans
    17,6 
    15,1 
    15-29 ans
    13,4 
    19,6 
    0-14 ans
    18,3 
    Fermer
    Davantage d’informations Hommes, Classe d’âge ...
    Pyramide des âges du département du Morbihan en 2022 en pourcentage[67]
    HommesClasse d’âgeFemmes
    0,8 
    90 ou +
    2,2 
    8,8 
    75-89 ans
    11,9 
    20,8 
    60-74 ans
    21,9 
    20,4 
    45-59 ans
    19,8 
    16,9 
    30-44 ans
    16,2 
    15,6 
    15-29 ans
    13 
    16,7 
    0-14 ans
    14,9 
    Fermer

    Économie

    Revenus de la population et fiscalité

    Les indicateurs de revenus et de fiscalité à Plouay et dans l'ensemble du Morbihan en 2016 sont présentés ci-dessous.

    Davantage d’informations Morbihan ...
    Revenus des ménages à Plouay (56) en 2016.
    Plouay[68] Morbihan[69]
    Nombre de ménages fiscaux2 408332 909
    Nombre de personnes dans les ménages fiscaux5 587740 023
    Médiane du revenu disponible par unité de consommation (en euros)20 16220 607
    Part des ménages fiscaux imposés46,0 %49,1 %
    Fermer

    Entreprises et commerces

    Plouay est un petit centre d'industrie agro-alimentaire avec une usine de transformation et de conservation de la viande de volaille Celtys (170 salariés, fermé à l'automne 2013), une usine de découpe et transformation de porcs et volaille Délice mondial (50 salariés), les salaisons et charcuteries AT France (40 salariés) . En outre Plouay accueille la Forge Lebéon (45 salariés), la maçonnerie Garniel (30 salariés), les revêtements Doré sol (30 salariés), la menuiserie bois et pvc Loy (25 salariés), les transports Kerjean (30 salariés). Un supermarché Carrefour emploie 30 salariés et La Poste 20 salariés. Une ferme cidricole située à Locunel utilise pour commercialiser sa production le nom la petite reine.

    Davantage d’informations Total, % com (% dep) ...
    Établissements actifs par secteur d'activité au [70],[71]
    Total % com (% dep) 0
    salarié
    1 à 9
    salarié(s)
    10 à 19
    salariés
    20 à 49
    salariés
    50 salariés
    ou plus
    Ensemble496100,0 (100) 32713518142
    Agriculture, sylviculture et pêche5811,7 (10) 489100
    Industrie285,6 (6) 1012222
    Construction6613.3 (9,7) 3625230
    Commerce, transports, services divers27254,8 (60,1) 18578720
    dont commerce et réparation automobile10020,2 (15,1)6531310
    Administration publique, enseignement, santé, action sociale7214,5 (14,2) 4811670
    Fermer

    Secteur primaire

    Le tableau ci-dessous présente les principales caractéristiques des exploitations agricoles de Plouay, observées entre 1988 et 2010, soit sur une période de 22 ans[72].

    198820002010
    Nombre d’exploitations1499261
    Nombre d’exploitations ayant des vaches laitières934940
    Nombre d’exploitations ayant des poulets de chair et coqs75280
    Cheptel - gros bétail (nombre de têtes)8 2118 3457 003
    Vaches laitières (nombre de têtes)1 9921 4571 261
    Vaches nourrices (nombre de têtes)1144281
    Surface agricole utile (SAU) (ha)3 6163 5923 402
    Superficie en terres labourables (ha)2 5023 0663 169
    Superficie toujours en herbe (ha)1 067486195

    Culture locale et patrimoine

    Langue bretonne

    Le nom de la commune est Ploue en breton.

    La langue autrefois pratiquée dans la commune était le breton bas-vannetais.

    L’adhésion à la charte Ya d'ar brezhoneg a été votée par le conseil municipal le . La commune a obtenu le label de niveau 1.

    À la rentrée 2016, 126 élèves sont scolarisés dans la filière bilingue publique (soit 16 % des enfants de la commune inscrits dans le primaire)[73].

    Lieux et monuments

    Sites naturels

    Vestiges préhistoriques et antiques

    Châteaux et manoirs

    Château de Manéhouarn.
    Château de Kersily (vers 1907).

    Église et chapelles

    • Église paroissiale Saint-Ouen. Le monument aux morts se trouvant sur sa place est construit en 1923 par l'architecte Charles Chaussepied et le sculpteur Gauthier. La partie centrale à quatre côtés rectangulaires est ornée de plaques de marbre blanc sur lesquelles sont gravés les noms des Plouaysiens tués au cours de la Première Guerre mondiale. Les quatre piliers d'où partent les arcs-boutants[84] qui rejoignent la partie centrale sont surmontés de sculptures représentant les corps d'armée de la Grande Guerre (fantassin, artilleur, aviateur et marin)[85].
    • Chapelle Saint-Sauveur, reconstruite au XVIIIe siècle[87].
    • Chapelle Sainte-Anne du Scorff : située sur un promontoire rocheux situé dans la rive convexe d'un méandre très accentué du Scorff, à proximité d'un ancien camp datant de l'Âge du fer, devenu une maison forte au Moyen Âge, la chapelle date du XVIe siècle, mais a été remaniée plusieurs fois les siècles suivants et prolongée d'une sacristie. Sa façade ouest est dotée d'une porte en arc de plein cintre et d'un clocheton carré. À l'intérieur le chœur abrite une statue de sainte Anne et Marie datant du XVIIe siècle et d'autres, plus récentes, de saint Joachim, saint Yves, saint François et sainte Thérèse. Une fontaine de dévotion (1791), ainsi qu'une croix monumentale (1836), sont situées en contrebas. Un pardon, avec une procession jusqu'à la fontaine, est organisé chaque dernier dimanche de juillet[88].
    • Chapelle Saint-Vincent-Ferrier : située dans le village de Saint-Vincent, elle date de 1829 et est dédiée à saint Vincent Ferrier[89].
    • Chapelle Saint Hubert : elle date du XVIIIe siècle, mais est en bonne partie ruinée[90]. Sa fontaine de dévotion était réputée guérir la rage[91].
    • Chapelle Saint Sébastien : elle date du XVIIIe siècle ; une fontaine de dévotion et une croix monumentale se trouvent à proximité[92].
    • Chapelle Notre-Dame-de-Vrai-Secours : la chapelle initiale datait du XVIe siècle, mais elle a été reconstruite au XVIIIe siècle[94].

    Les croyances et coutumes liées à la fontaine située à proximité telles qu'elles existaient en 1904 sont décrites dans un article de la Revue des traditions populaires[95].

    • Chapelle Notre-Dame de Sion : chapelle du château de Ménéhouarn construite en 1661 par la famille Pluvié ; en partie détruite par l'ouragan de 1987, elle a été restaurée entre 1989 et 1998 par la commune de Plouay à qui la chapelle appartient depuis 1985, de même que le château.
    • Oratoire Notre-Dame : cet oratoire, situé dans le village de Bécherel, a été construit en 1950 à l'emplacement de l'ancienne chapelle Notre-Dame de Bécherel, détruite en 1804 ; il abrite un autel surmonté d'une pietà du XVIe siècle retrouvée dans l'étang du Moulin et provenant probablement de l'ancienne chapelle[96].

    Maisons et autres établissements

    • La maison dite du Marquis, ancien siège de la juridiction de la seigneurie de Pontcallec.
    • Le moulin de Coët Cren, sur le Scorff.
    • Le moulin de la Rue Neuve.
    • Plusieurs maisons et fermes présentent un intérêt patrimonial[98].
    • Le lavoir de Kerspern, l'un des derniers à avoir été utilisé jusque vers 1980.
    • Le vélodrome de Manehouarn a été mis en service en 2004 ; sa piste forme un anneau de 250 mètres de longueur pour 5,2 mètres de largeur[99].

    Costume

    Le costume porté à Plouay était celui porté dans le Pays de Lorient (Bro an Oriant).

    Portrait d'habitants de Plouay en costume (début du XXe siècle)

    Randonnée

    La commune est parcourue par 300 km de sentiers de randonnée[100]. Le GR de pays Scorff Blavet Océan emprunte la vallée du Scorff entre le Pont Neuf et l'ancien moulin à papier du Paou et le GR 38 traverse la partie nord de la commune.

    Personnalités liées à la commune

    Notes et références

    Voir aussi

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