Pokémon Link!
jeu vidéo de 2005
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Pokémon Link! (ポケモントローゼ, Pokemon Torōze, ou Pokémon Trozei! aux États-Unis) est un jeu vidéo de réflexion sur le thème des Pokémon sorti en 2005 au Japon et en 2006 dans le reste du monde sur Nintendo DS. Le jeu a été développé par Genius Sonority et édité par Nintendo et The Pokémon Company.
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| Réalisateur |
Manabu Yamana |
| Compositeur |
Tsukasa Tawada (en) |
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L’univers du jeu introduit le Bataillon Phobos, une organisation antagoniste distincte de celles des épisodes principaux de la franchise, et place le joueur dans un cadre scénarisé mêlant infiltration, collecte et affrontements de puzzle contre des boss. Le joueur incarne Mlle Lucy Piedléger, membre de la Secret Operations League du Professeur P, qui a pour mission de sauver les Pokémon.
Le jeu s’inscrit dans la lignée des titres dérivés de la franchise visant à explorer des genres alternatifs au jeu de rôle traditionnel. Le titre exploite notamment l’écran tactile et le double affichage spécifiques à la console, à travers le gameplay basé sur l’association de symboles représentant des Pokémon afin de les « lier » et de les capturer.
À sa sortie, Pokémon Link! reçoit un accueil globalement favorable. La presse salue son rythme dynamique, son utilisation du stylet et son approche originale de l’association d’icônes, qui lui permet de se distinguer des autres jeux du genre, malgré des réserves concernant la répétitivité et le nombre limité de modes.
Une suite, intitulée Pokémon Link: Battle!, paraît en sur Nintendo 3DS.
Trame
La région dans laquelle se déroule Pokémon Link! n’est pas identifiée. Le jeu met néanmoins en scène des Pokémon originaires des régions de Kanto, Johto et Hoenn.
Pour la première fois dans l'histoire de la licence, le joueur incarne un personnage féminin[1]. Il s’agit de Mlle Lucy Piedléger, une employée du Professeur P, le principal agent de la Secret Operations League (SOL)[2],[3]. Cette organisation, symbolisée par un Solaroc[4], a pour mission de secourir les Pokémon menacés par le Bataillon Phobos[2]. En alignant au moins quatre Pokémon identiques, ces derniers disparaissent de l'écran de jeu grâce au Téléporteur Trozei, un appareil qui transporte les Pokémon en sécurité par satellite s'ils sont alignés correctement[2],[5],[6]. Lucy commence son aventure accompagnée de deux partenaires, Capumain et Élecsprint[7] ; elle infiltre les bases ennemies, équipée du « rayon link »[7], un dispositif mis au point par le Professeur P, permettant de scanner les Poké Balls volées et de transférer vers la SOL des groupes de quatre Pokémon identiques[2],[8],[9].
Les ennemis principaux sont les membres du Bataillon Phobos, une organisation criminelle symbolisée par un Séléroc[4]. Celle-ci a volé un grand nombre de Poké Balls[2] dans le but d’alimenter une arme secrète, le canon à rayons Phobos[10]. Contrairement aux autres groupes antagonistes de la série Pokémon, le Bataillon Phobos ne compte que des généraux, sans subalternes. L’organisation dispose de nombreux entrepôts, ainsi que de six Véhicules Phobos abritant chacun un général que le joueur doit vaincre pour progresser dans l’aventure[11]. Les généraux utilisent divers moyens pour entraver l’action du joueur, tels que l’accélération du rythme, la transformation des Pokémon en silhouettes sombres ou l’utilisation de Jammer Balls (des roches), destinées à bloquer certaines cases[3],[12].
Système de jeu
Généralités

Pokémon Link! adopte un gameplay inspiré de jeux de réflexion tels que Tetris et Yoshi's Cookie. Les blocs prennent la forme d'icones représentant différents Pokémon. Ils tombent sur les deux écrans de la console Nintendo DS, mais seuls ceux de l’écran inférieur peuvent être déplacés et alignés. Chaque écran est divisé en une grille de cinq cases sur cinq. Le joueur peut déplacer les blocs horizontalement vers la gauche ou la droite avec le stylet. Lorsqu’un Pokémon est déplacé hors d’un bord de l’écran, il réapparaît automatiquement du côté opposé. Les blocs peuvent également être déplacés verticalement : ceux situés en bas d’une colonne remontent en haut, tandis que les déplacements vers le haut ne sont validés que s’ils aboutissent à un alignement. Un alignement de quatre Pokémon identiques déclenche une capture et entraîne leur disparition de l’aire de jeu. Chaque niveau impose au joueur d’atteindre un nombre déterminé de captures. Trois Pokémon « rares » sont annoncés et peuvent être capturés par niveau[2],[1],[5],[13],[14],[15].
Après la création d’un alignement de quatre, une icône « Trozei Chance » (ou « Link Chance »[16]) apparaît, activant temporairement un mode de combo. Pendant cette phase, d’une durée de quelques secondes, des alignements de trois Pokémon deviennent possibles. Si le joueur continue à former des combinaisons dans un intervalle de deux secondes, des alignements de deux Pokémon sont alors autorisés[5],[13],[14]. Des combinaisons en forme de T ou de L peuvent également être réalisées[16].
Le Pokémon Métamorph apparaît fréquemment sous forme de bloc et joue le rôle de joker, pouvant être combiné avec n’importe quel autre Pokémon, y compris plusieurs types simultanément. Son apparition est garantie lorsqu’un alignement de cinq Pokémon est effectué. Les blocs de type jammer (« roche »), qui bloquent certaines cases et empêchent les combinaisons, ne peuvent être éliminés qu’en étant alignés avec un Métamorph. Bien qu'il apparaisse de manière aléatoire pendant les niveaux, un bloc supplémentaire tombe également lorsque le joueur réalise plus de combinaisons que nécessaire (par exemple un alignement de cinq Pokémon au lieu de quatre)[2],[5],[13],[14].

Pokémon Link! propose une mission secondaire consistant à compléter le Pokédex national (ou Trozei list)[14]. Pour enregistrer un Pokémon dans ce Pokédex, le joueur doit réussir un « Link », c’est-à-dire former un alignement avec ce Pokémon dans n’importe quel mode de jeu[17],[18]. Pour capturer l'ensemble des Pokémon, il est nécessaire de jouer à tous les modes de jeu[17]. 380 Pokémon sont disponibles à la capture[5]. Les caractéristiques de chaque Pokémon capturé ainsi que le niveau lors de la capture sont disponibles dans le Pokédex[19]. Il permet aussi de localiser des Pokémon non capturés à l'aide des informations du Professeur P[20].
Le Café Agent permet d'échanger et voir des Cartes Agent ; d'accéder au mode Espionnage, dans lequel chaque joueur peut voir le profil de son voisin et l'espionner pour récupérer des Pokémon rares ; et de voir le profil de chacun ensemble[21],[22],[23]. Des pièces récompenses peuvent être acquises si l'autre joueur possède Pokémon Donjon Mystère : Équipe de secours rouge et Équipe de secours bleue[22].
Un menu statistiques est présent où l'on peut retrouver notamment le Pokédex, les Links en continu — record du plus grand nombre de Link Chance en continu en mode éternel —, les Links simultanés — record du plus grand nombre de Link Chance simultané en mode éternel —, le meilleur score en mode éternel, ou encore le meilleur score en Duo[24].
Modes de jeu
Mode sans fin
Le mode sans fin se poursuit jusqu’à ce que l’aire de jeu soit entièrement remplie de blocs. Il est structuré en plusieurs niveaux, le joueur pouvant commencer à n’importe quel palier multiple de cinq déjà débloqué[25]. À mesure de la progression, les Pokémon communs et rares disponibles varient selon le niveau atteint[2],[26],[25]. L’objectif principal de ce mode est d’obtenir le score le plus élevé possible[27].
Mode Éternel
Le mode Éternel reprend les principes du mode sans fin tout en introduisant plusieurs variations. Ce mode est accessible uniquement après avoir achevé le mode Aventure dans sa version la plus difficile[1],[10]. Le joueur doit d’abord réaliser un Link (ou « alignement ») de cinq Pokémon, puis de quatre, et ainsi de suite[28]. Le décor est identique à celui de la tanière de M. Who, avec une grille élargie à sept colonnes au lieu de cinq. Les règles générales restent identiques à celles du mode sans fin, mais ces ajustements augmentent la difficulté et permettent l’apparition plus rapide de Pokémon rares[1].
Mode Aventure
Le mode Aventure constitue le mode scénarisé du jeu, dans lequel le joueur suit Lucy Piedléger face au Bataillon Phobos. La progression s’effectue à travers une série de mini-jeux visant à vaincre les généraux adverses et à récupérer les Pokémon volés[2]. Le jeu n'est pas linéaire, ce qui veut dire que le joueur peut décider de son challenge à chaque fois[12]. Le mode Aventure du jeu se compose de quatre types de niveaux :
- Laboratoire SOL : il sert de phase d’entraînement, destinée à apprendre au joueur les bases du gameplay et à lui enseigner certaines astuces[8].
- Stockage : ils représentent les niveaux standards, et existent en deux versions : Entrepôt secret (20) et Grand entrepôt (5). L’objectif consiste à relier un certain nombre de Pokémon. Les deux variantes diffèrent seulement par la quantité de Pokémon à capturer[11].
- Véhicule Phobos : le joueur y affronte les généraux du Bataillon Phobos, qui constituent les boss du jeu. Les véhicules portent le nom de Phobos Train (un train), Phobos Jet (un jet), Phobos Drill (une foreuse), Phobos Sub (un sous-marin), Phobos Walker (un marcheur) et, pour le boss final, le Phobosphère. Au cours de ces combats, les adversaires disposent de différentes capacités perturbatrices : ils peuvent insérer des Jammer Balls, qui bloquent les cases et ne peuvent être associées qu’à un Métamorph ; ils peuvent aussi faire disparaître les couleurs de l’écran, ne laissant visibles que les silhouettes des Pokémon ; enfin, lorsqu’il ne reste plus qu’un petit nombre de Pokémon à relier, ils peuvent augmenter brutalement ce total, rendant la victoire plus difficile[11].
- Tanière de Monsieur Who : elle constitue un niveau bonus où les Pokémon rares apparaissent plus fréquemment. Pour y accéder, le joueur doit dépenser une pièce de récompense[3],[29]. Le plateau y est plus large que d’ordinaire, comportant deux colonnes supplémentaires, et la partie y est chronométrée : elle dure deux minutes, plus le temps nécessaire pour achever une éventuelle phase de « Link Chance »[30].
Une fois le mode aventure principal terminé, le joueur déverrouille le Trozei Hard Adventure, une version plus difficile de l’histoire principale[11],[26].
Multijoueur
Le jeu propose plusieurs modes multijoueur[2],[27],[19]. Le mode Duel oppose deux joueurs cherchant à réaliser le plus grand nombre de captures, tandis que le mode Duo repose sur la coopération afin d’obtenir le meilleur score possible. Le multijoueur est accessible avec deux consoles Nintendo DS et un seul exemplaire du jeu, grâce au téléchargement d’une version Pokémon Link! mini. Cependant il ne permet pas la sauvegarde de la progression[2],[22],[31].
Positionnement dans le genre

Pokémon Link! s’inscrit dans la catégorie des jeux de réflexion fondés sur l’association d’éléments visuels, héritant de principes popularisés par des titres historiques comme Tetris mais s’inscrivant plus directement dans la lignée des jeux tile-matching, et plus spécifiquement de match-3 centrés sur la création de lignes d’icônes identiques[32],[33]. Il est l'héritage de jeux similaires sortis auparavant, comme Panel de Pon, puis dans le même univers, Pokémon Puzzle League sur Nintendo 64[34].
Comparé à d’autres jeux de réflexion de la même génération sur DS, Pokémon Link! partage avec des titres comme Zoo Keeper ou Yoshi's Cookie une orientation vers des parties courtes et un design pensé pour le support portable et la prise au stylet, mais il ajoute une couche de thématisation et d’objectifs (compléter un Pokédex, affronter des boss qui posent des contraintes spécifiques) qui le rapproche d’un spin-off narratif plutôt que d’un simple casse-tête abstrait[2],[5],[12],[26],[34],[35],[36],[37],[38].
Le gameplay du jeu se distingue par plusieurs choix techniques et de conception qui le différencient des représentants du genre : la mécanique de base exige l’alignement de quatre symboles identiques pour déclencher une capture avec des fenêtres temporaires autorisant ensuite des alignements à trois ou deux via le « Link Chance », l’apparition de pièces spéciales comme Métamorph qui fait office de joker et les différents obstacles. L’usage du double écran de la Nintendo DS ainsi que la façon dont les blocs tombent et peuvent être déplacés horizontalement ou verticalement avec recirculation d’un bord à l’autre, confèrent au jeu une logique de déplacement différente des mono-écrans et l'utilisation du stylet est un plus qui apporte cette sensation de vitesse au jeu. Ces ensembles sont autant d’éléments qui modulent le rythme et la stratégie par rapport à des titres plus classiques[13],[14],[34],[39],[40].
Développement
Le jeu est développé par Genius Sonority et édité par The Pokémon Company et Nintendo pour la console Nintendo DS[5],[13].

Ce n'est pas le premier jeu de la licence Pokémon du studio japonais Genius Sonority, fondé en par d’anciens membres de Heartbeat (notamment Manabu Yamana) et soutenu financièrement par Hiroshi Yamauchi via Nintendo[41],[42]. Ils ont auparavant travaillé sur Pokémon Colosseum et Pokémon XD : Le Souffle des ténèbres[41],[42]. Pokémon Link! constitue cependant le premier jeu portable du studio[41].
Le développement est dirigé par Manabu Yamana, fondateur de Genius Sonority[43]. Le game design est confié à Akihiko Miura, tandis que la direction artistique revient à Jamie Turner[17]. La bande-son est composée par Tsukasa Tawada (en)[17],[44], compositeur récurrent des productions du studio. Le projet est supervisé par Chiharu Sugaya, en qualité de responsable du développement[45].
Le mot japonais Torōze (ou sa romanisation en Trozei dans le titre nord-américain) signifie « Prenons ! » ou dans le contexte de Pokémon « Attrapons-les ! »[46]. Une autre possibilité est que Trozei soit probablement inspiré du terme « Tetris »[2]. Quant à Link, il ne s'agit pas d'une référence au personnage de la série de jeux Zelda mais bien de sa traduction littérale, « lier »[38].
Commercialisation
Pokémon Link! paraît sur Nintendo DS en version cartouche, d'abord au Japon à l’automne 2005 sous le nom Pokemon Torōze puis est commercialisé en Amérique du Nord et en Europe au printemps 2006, renommé respectivement pour l'occasion Pokémon Trozei! et Pokémon Link![47],[48]. Le jeu est publié à une période traditionnellement calme pour les sorties de jeux vidéo, ce qui limite son succès commercial[37]. La sortie coïncide cependant avec un regain d’intérêt pour les jeux de réflexion sur Nintendo DS, stimulé par des titres comme Tetris DS et Meteos, qui exploitent l’écran tactile et offrent une prise en main rapide. Cette tendance générale souligne l’attrait renouvelé des joueurs pour les mécaniques de réflexion adaptées à la console portable[37].
Selon les médias spécialisés de l’époque, le jeu dépasse rapidement les 100 000 exemplaires vendus peu après sa sortie en , puis s'écoule à environ 220 000 unités sur le marché japonais au cours de son cycle de vie initial[49],[50].
Accueil
| Média | Note |
|---|---|
| Consoles + (FR) | 14/20[51] |
| Computer and Video Games (UK) | 7/10[26] |
| EGM (US) | 6,7/10[52] |
| Game Informer (US) | 8,3/10[53] |
| GamePro (US) | 4/5[17] |
| NGC Magazine (UK) | 7,8/10[54] |
| Nintendo Power (US) | 8,5/10[37] |
| Média | Note |
|---|---|
| 1UP.com (US) | 6,5/10[18] |
| Eurogamer (UK) | 7/10[14] |
| Gamekult (FR) | 5/10[38] |
| GameSpot (US) | 7,1/10[13] |
| GameSpy (US) | |
| GamesRadar+ (US) | |
| GameZone (US) | 7,5[26] |
| IGN (US) | 8/10[34] |
| Jeuxvideo.com (FR) | 13/20[5] |
| Jeuxvideo.fr (FR) | 3/5[40] |
| Nintendo Life (UK) | |
| HonestGamers (USA) | 7,5/10[56] |
| NintendoWorldReport (USA) | 8/10[2] |
| Média | Note |
|---|---|
| GameRankings | 72,62%[57] |
| Metacritic | 74/100[58] |
| MobyGames | 6,7/10[59] |
| SensCritique | 4,6/10[60] |
Dans l’ensemble, le jeu obtient une note « généralement favorable » ou « moyenne » sur l’agrégateur Metacritic, avec un score de 74/100. Pour beaucoup, le jeu est une bonne surprise sans révolutionner le genre. Ce résultat reflète que, bien que le titre soit apprécié pour son concept et son exécution globale, il suscite aussi des réserves sur certains aspects, notamment le nombre limité de modes de jeu[58]. Sur le plan des utilisateurs, la même plateforme recense une moyenne d’environ 7,8/10 ce qui traduit un accueil globalement positif parmi les joueurs[58].
Valérie Précigout, pour Jeuxvideo.com, souligne que, si l’univers Pokémon constitue un atout évident, c’est avant tout « l’efficacité du concept » qui ressort. La rédactrice du site français précise que ce puzzle-game exploite bien la DS et qu’il convaincra surtout les amateurs de stylet et de réflexion rapide, même si l’on peut objecter que le titre ne se démarque pas radicalement de ses concurrents dans le genre comme Tetris DS et Meteos. Concernant l'histoire, elle « se veut volontairement simpliste et ne présente pas de réel intérêt, mais elle a néanmoins le mérite d'exister »[5]. Pour JeuxVideo.fr, Pokémon Link! illustre la volonté de la licence de se diversifier sur DS, en proposant un jeu de réflexion à la Puzzle League de la N64 ou Puzzle Challenge sortis sur Game Boy Color. Le site salue un concept accessible, visuellement agréable et enrichi d’un multijoueur. En revanche, la rédaction regrette une durée de vie trop courte, une difficulté mal équilibrée et un scénario purement prétexte, qui empêchent le titre de s’imposer comme un indispensable sur le long terme[40]. Dans son test, Gamekult souligne que le jeu repose sur un concept de réflexion classique consistant à lier des Pokémon identiques au stylet, avec une légère originalité dans la gestion des enchaînements. Malgré une réalisation soignée, un univers charmant et la présence d’un mode multijoueur local, le titre peine à convaincre : trop simpliste, peu ambitieux et souffrant d’un fort sentiment de déjà-vu face à des références du genre[38].
Du côté anglophone, le site GameSpot qualifie le jeu de plaisant et recommandable dans l’ensemble, tout en regrettant « le nombre plutôt limité et prévisible de modes de jeu »[13]. L’analyse souligne que la mécanique de base, aligner des icônes Pokémon pour les effacer, fonctionne avec fluidité et convient bien au support Nintendo DS, mais que le manque d’options peut freiner ceux qui cherchent un puzzle-game plus riche ou varié[13]. Il regrette aussi que la chance ait un poids trop important dans le gameplay et que « certaines icônes sont moins distinctes que d'autres »[13]. Pour Eurogamer, Pokémon Link! est une agréable surprise. Il estime que, bien que le jeu propose un nombre de modes réduit, son mode aventure principal se révèle aussi plaisant, sur de courtes sessions, que des titres du même genre comme Zoo Keeper. Le média souligne également la qualité des fonctions multijoueur, tout en regrettant qu’elles soient probablement peu exploitées par les joueurs car il faut être proche physiquement[14]. Le site GameSpy souligne que le jeu est certainement amusant et facile à prendre en main, mais qu’il manque de profondeur pour maintenir l’intérêt sur le long terme. Le site se questionne sur la date de sortie différée dans le monde et son rapprochement avec celle de Tetris DS, jeu du même genre. Il note que ce titre est surtout un passe-temps mais que c'est probablement un bon jeu de réflexion pour les plus jeunes[55].
Suite
Une suite du jeu, intitulée Pokémon Link: Battle! en Europe et Pokémon Battle Trozei en Amérique du Nord, paraît sur Nintendo 3DS en . Elle est à nouveau développée par Genius Sonority et publiée par The Pokémon Company et Nintendo sous forme exclusivement dématérialisée via le Nintendo eShop[61].
Le jeu est annoncé lors d’un Nintendo Direct en et sort quelques semaines plus tard : le au Japon, le en Europe et le en Amérique du Nord. Il reprend la formule du premier opus en y intégrant plus de sept cents créatures, soit la quasi-totalité des Pokémon recensés jusqu’à la sixième génération avec 718 créatures et des éléments stratégiques issus des jeux principaux[61].
À sa sortie, Pokémon Link : Battle! reçoit un accueil critique modérément favorable, obtenant une moyenne d’environ 70 % sur Metacritic[62]. Les testeurs saluent la fluidité de son système de jeu et la richesse de son contenu, tout en soulignant une certaine répétitivité et une difficulté limitée, caractéristiques qui le destinent surtout aux amateurs de jeux de réflexion occasionnels ou aux collectionneurs de Pokémon[63].