Vulgarisation

diffusion pédagogique de connaissances scientifiques auprès du grand public From Wikipedia, the free encyclopedia

La vulgarisation est, selon la définition du Trésor de la langue française informatisé, le « fait de diffuser dans le grand public des connaissances, des idées, des produits ».

Maxime Déchelle, dit Max Bird, vulgarisateur scientifique français à la fois youtubeur et animateur de télévision notamment de l'émission C'est toujours pas sorcier diffusée sur les chaînes et plateforme de France Télévision.

C'est une forme de diffusion pédagogique des connaissances qui cherche à mettre le savoir (et éventuellement ses limites et ses incertitudes) à portée d'un public non expert. C'est l'ensemble des actions permettant au public d'accéder à la culture, et en particulier aux cultures scientifiques, techniques, industrielles ou environnementales, c'est-à-dire aux savoirs, savoir-faire et savoir-être de ces disciplines.

Définition

Dans son sens le plus répandu, la vulgarisation est, selon le Larousse, l'« action de mettre à la portée du plus grand nombre, des non-spécialistes des connaissances techniques et scientifiques »[1]. Pour le dictionnaire Le Petit Robert, c'est « le fait d'adapter un ensemble de connaissances techniques, scientifiques, de manière à les rendre accessibles à un lecteur non spécialiste ». Enfin, pour le TLFi, c'est le « fait de diffuser dans le grand public des connaissances, des idées, des produits »[2].

La vulgarisation est intimement liée à la démarche scientifique, et fait partie des missions des chercheurs[a].

La vulgarisation permet au citoyen de se saisir d'un enjeu de la communauté scientifique, ce qui se développe via certains partenariats entre recherche et citoyens (science participative). Mais cette dernière piste reste encore marginale, comparativement à l'espace occupé par la vulgarisation plus « classique » (magazines, émissions de télévision, livres, musées de science, universités populaires, cours publics, etc.).

La vulgarisation est le lien volontaire de transmission qu'effectue un chercheur, un expert, un enseignant, un animateur, un médiateur, un conférencier, un journaliste du savoir qu'il produit ou maîtrise (science, culture au sens large, acquis par une communauté scientifique, technique et académiques, etc.) vers le public profane.

La vulgarisation inclut aussi, de fait, l'appropriation volontaire par le public de connaissances, y compris quand cette appropriation s'accomplit de manière autodidacte, sans passer par le contact direct avec des vulgarisateurs.

La vulgarisation se fait à plusieurs niveaux de complexité.

Elle est notamment orientée vers des néophytes ou le grand public :

  • information de publics très différents de l'état de l'art, de l'état des connaissances ; par exemple sur la question du changement climatique, les groupes de travail du GIEC publient régulièrement un Résumé à l'intention des décideurs[3], de même, en France, la Mission interministérielle de l'effet de serre a publié un Mémento des décideurs[4] ;
  • mise en place des conditions permettant au profane ou à l'amateur éclairé de pouvoir dialoguer avec les savants, sachants et spécialistes ;
  • entretien d'interactions et rétro-action entre public et experts, dont sur les réactions du public face aux usages faits des découvertes et savoirs techniques dans la société.

Mais elle prend, parallèlement, des formes nouvelles :

  • dans un monde où les disciplines scientifiques et techniques se sont fortement complexifiées et évoluent très rapidement, il existe aussi un large mouvement de vulgarisation scientifique produite par des disciplines complexes vers d'autres disciplines complexes (dont les acteurs sont parfois pour les premiers l'équivalent d'un public profane). Elle est nécessaire pour la fécondation croisée des savoirs et la transdisciplinarité. Les revues à comité de lecture et leurs articles scientifiques jouent ce rôle. La vulgarisation des sciences dites « dures » vers les sciences humaines et sociales et inversement ou avec d'autres domaines de la culture vulgarisée participe aussi à cette dynamique ;
  • les approches collaboratives se développent (Wikipédia, les Wikibooks et les Wikiversités ainsi que les démarches de sciences citoyennes entrent dans cette dynamique) ;
  • une communauté des ressources scientifiques libres se développe et ouvre de nouvelles perspectives. Elle propose des articles scientifiques, des bases de données et des logiciels gratuits et publiés en licences (Creative Commons, open source, etc.).
    Cette approche est notamment encouragée par Harold Varmus (prix Nobel de médecine) qui, s'inspirant de l'efficacité apportée aux physiciens par Internet, promeut les articles en accès libre[5] et les données open source pour une science plus collaborative et ouverte, qui permet également, mais plus rapidement et d'une manière plus riche, l'évaluation par les pairs de la communauté scientifique[6]. Le comité d'éthique du CNRS a lui-même recommandé en 2007 la diversification des publications open source, malgré l'opposition des éditeurs de publications scientifiques : « Les revues en libre accès et les archives ouvertes sont des étapes vers un modèle optimisé, encore à créer, où les impératifs de libre diffusion, les préoccupations éthiques, les critères de qualité et ceux d’équilibre économique seraient mieux conjugués, peut-être par auto-régulation entre auteurs et lecteurs »[7]. « Faciliter pour le plus grand nombre l’accès aux connaissances, acquises grâce à l’effort financier public, en les considérant comme un bien universel, au sein des pays les plus développés mais aussi au-delà de leurs frontières, relève d’un choix éthique majeur »[7], écrivait le comité d'éthique du CNRS. Le CNRS recommandait même l'« obligation de dépôt des résultats dans des archives ouvertes »[7], en rappelant que la recherche est souvent financée par de l'argent public[7] ;
  • depuis les années 2000, le terme de « médiation scientifique » tend progressivement à se substituer à celui de « vulgarisation scientifique ». Il recouvre toutefois un ensemble de pratiques plus vaste, au sens où la médiation scientifique relève davantage d'un dialogue[8] entre science et société, appuyé par des approches participatives prenant en compte les opinions et valeurs des différents publics, que d'un simple processus de transfert de connaissances et de culture scientifiques.

Moyens et acteurs

La vulgarisation est de nature pédagogique. Elle est en cela très proche de la médiation culturelle, vocable plutôt utilisé pour les arts et la culture générale. Un rapprochement dont témoigne l'idée de « médiation scientifique ».

Elle s'appuie sur des moyens de communication, des médias et de plus en plus des approches multimédias. « Être précis et compréhensible par le plus grand nombre, sans simplifier à l’extrême un message qui pourrait devenir mensonger, nécessite un effort et des compétences dont l’importance est souvent sous-estimée »[9], rappelait début 2010 le Comité consultatif national d'éthique pour les sciences de la vie.

Bibliothèques publiques

La Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg (BNU) rassemble depuis 1992 un fonds de vulgarisation scientifique et d'histoire des sciences et des techniques, constitué de publications destinées à un public non spécialiste, « permettant d'alimenter la réflexion et la recherche dans des domaines variés : sciences et éthique, sciences et religions, sciences et société, développement durable, écologie, zoologie, climatologie, biologie, informatique… »[10]. La bibliothèque disposait en 2010 d'une collection de plus de 12 000 ouvrages de vulgarisation scientifique et médicale, ainsi que d'abonnements à 44 périodiques imprimés et à 62 revues électroniques[10].

Musées scientifiques

Expérience de la cage de Faraday au Palais de la découverte.

L'histoire de la vulgarisation par des expositions temporaires ou permanentes d'objets de science et de culture commence avec l'école, et pour les sciences avec les sociétés savantes et les cabinets de curiosités du siècle des Lumières.

La France a développé des centres de culture scientifique, technique et industrielle (CCSTI). Les plus célèbres sont le Palais de la découverte et la Cité des sciences et de l'industrie de La Villette. Les États-Unis ont renouvelé le genre ces dernières décennies avec des institutions telles que l'Exploratorium[11] de San Francisco,  qui se veulent plus près d'une expérience accessible par les sens  et où les enfants peuvent toucher sans risquer de casser quelque artefact. Le Québec a développé quelque chose de semblable avec le Centre des sciences de Montréal.

Cette approche diffère sensiblement de celle des années 1935-1970 où la France se caractérisait par une séparation franche entre ce qui était scientifique (le « pourquoi », caractérisé par le Palais de la découverte) et de ce qui était technique (le « comment faire pour que », caractérisé par le Musée des arts et métiers). Cette séparation n'existait pas en Grande-Bretagne (Science Museum de Londres), ni en Allemagne (Deutsches Museum à Munich), où l'on exposait ensemble sciences et techniques sans d'ailleurs prendre le soin de toujours les différencier.

Approches critique et éthiques

Analyse critique

En réaction à la praxis, aux modes et formats dominants de vulgarisation (TV, Presse souvent réductrices ou sensationnalistes), des courants plus ou moins formalisés récusent ou tout au moins questionnent une vulgarisation à outrance et souvent peu éthique ou transparente. Elles constatent, craignent ou jugent que :

  • certaines vulgarisations sont orientées ou instrumentalisées dès l'amont, c'est-à-dire par le vulgarisateur lui-même ou par celui se présentant comme tel (la différence entre certains articles de vulgarisation et le publireportage est parfois ténue) ; des informations tronquées peuvent faire naître de faux espoirs puis des désillusions ;
  • certaines vulgarisations sont tronquées ou rendues trompeuses au stade d'un second filtrage, par des médias contraints pour retenir le public de sacrifier aux recettes de la simplification et du sensationnalisme (filtrage d'une partie de l'information, par exemple plus spectaculaire, vendeuse, ou les confortant dans leur image ; emplois d'expressions anthropomorphisantes[b] ; engouement collectif pour certains travaux scientifiques de chercheurs qui n'échappent à l'influence ni de leur époque ni des effets de mode théorique interne à leur discipline)[13] ;
  • une appropriation éventuellement sauvage et déformante d'une information par une partie du public peut conduire à des rumeurs et des chaînes de désinformation. Les personnes mal informées colportent alors à leur tour les messages vers d'autres, sans rigueur scientifique ou en ré-articulant une information fausse ou incomplète dans de nouveaux raisonnements non fondés aux conséquences imprévisibles[14]. C'est un phénomène notamment analysé par des observateurs comme Anne Cauquelin et Roger Lenglet (opinion publique) qui étudient l'appropriation des informations vulgarisées par le public lui-même.

De telles dérives peuvent être expliquées par de nombreux facteurs (politiques, institutionnels, religieux, commerciaux ou d'image, etc.). Si elles sont volontaires, elles s'apparentent à une désinformation et posent en outre des questions juridiques particulières (forme de diffamation).

Enjeux éthiques

L'enjeu que représente la vulgarisation prend de l'ampleur dans le même temps que sont réalisées les avancées scientifiques et culturelles, en considérant que la somme et la complexité de l'information à diffuser est croissante dans le temps. De plus, internet permet de tendre une certaine idée de démocratisation de cette méthode de diffusion. Son rôle est ainsi exponentiel puisque l'écart entre la population et la connaissance se creuse. Dans cette perspective, la vulgarisation prend une portée quasiment politique, car elle est outil d'information et point de jonction à la fois entre une spécialisation sans limites, et des citoyens pour qui les réalités exposées par les spécialistes paraissent de plus en plus occultes. Ainsi, elle peut être l'objet de manipulations à des fins n'ayant rien à voir avec l'élévation scientifique ou culturelle de la population (voir Approches critique et éthique).

  • Les enjeux éthiques semblent plus évidents dans certains domaines sensibles :
  • Le rôle du vulgarisateur est particulièrement difficile dans des domaines émergents exposant à des risques nouveaux et difficilement prévisibles (OGM, nanotechnologie, nucléaire, smog électromagnétique, clonage, fécondation assistée, NBIC, etc.), qui suscitent des questions socialement vives, voire des controverses sociotechniques.
  • Sur la base d'une vulgarisation parfois peu transparente, partiale et donc peu crédible, on demande souvent au public un « consentement éclairé », un avis qui peut ensuite justifier des actions potentiellement dangereuses ou au contraire un principe de précaution qui - par définition - ne peut être appuyé sur des certitudes.
  • Des auteurs comme le sociologue Pierre Bourdieu, Daniel Jacobi (sémioticien), ou la Revue Alliage (publiée par Jean-Marc Levy-Leblond), la Fondation sciences citoyennes ainsi que le Cirasti avec ses rencontres nationales de l'animation scientifique et technique et son observatoire des Exposciences s'inscrivent également dans ce courant critique et éthique.
  • Une question délicate est le moment opportun pour divulguer une information, surtout s'il s'agit de résultats préliminaires. Selon sa perception des enjeux, une partie du public trouvera qu'une information a été prématurément divulguée, alors qu'une autre trouvera qu'on a trop tardé à la divulguer.
    Le vulgarisateur est parfois aussi le relai d'un lanceur d'alerte, éventuellement confronté à l'urgence ou au principe de précaution.
    Le vulgarisateur ou sa hiérarchie, son rédacteur en chef, etc. peuvent subir des pressions, ou craindre qu'une information n'engendre des troubles et alors s'autocensurer (Didier Sicard évoquait en 2004 une Recherche « sommée de prouver sans inquiéter »[15]). Chaque cas est alors un cas particulier que le vulgarisateur doit traiter en son âme et conscience.
  • L'accès récemment démocratisé à Internet a un double effet ; il encourage l'expertise citoyenne et l'analyse critique, notamment en permettant d'accéder vite et directement à de nombreuses sources originales (souvent en anglais, mais avec des outils de traduction pouvant aider le lecteur, le comité éthique du CNRS recommandant d'ailleurs de ne pas favoriser l'anglais et d'encourager le bilinguisme et l'utilisation de la traduction automatique[7]). Certaines de ces sources sont vulgarisées par leurs auteurs eux-mêmes, ou accompagnées de commentaires critiques, éventuellement pluridisciplinaires et collaboratifs.
    Inversement, un internaute naïf ou ne prenant pas le temps de croiser ses informations ou d'en vérifier les sources, est — sur internet et dans la blogosphère — également exposé à une information mal vulgarisée et surabondante. Il peut alors lui-même contribuer à amplifier des rumeurs (ou à les dénoncer et parfois les corriger ?).
    De plus, la question de la fracture numérique peut cumuler ses effets à ceux des inégalités traditionnelles d'accès à l'information.

Déontologie de la vulgarisation

  • En France, le Comité consultatif national d'éthique pour les sciences de la vie (CCNE) a publié en 1995 un premier avis[16] sur « l’information scientifique relative à la recherche biologique et médicale ». En 2010, il a émis un second avis[9], insistant sur le fait que (…) « Si l’information n’est pas correctement transmise – complète, honnête, compréhensible par un profane – le consentement « informé » perd tout son sens ».
    Cet avis est assorti de recommandations visant « à améliorer la qualité de l’information que les scientifiques se doivent de transmettre à la société ». Le comité ajoute qu'« il est important que le public ait la certitude que l’information qui lui parvient via différents média est validée. Or personne n’est mieux placé que le chercheur lui-même pour valider une information scientifique ».
  • De leur côté le scientifique ou l'expert ont la responsabilité de devoir adapter leur langage au niveau de compréhension de leurs interlocuteurs. Ils doivent cependant éviter le jargon scientifique ou technique, sans pour autant galvauder ni rendre approximative l'information ; c'est un équilibre souvent difficile à trouver. « Il est alors extrêmement souhaitable que l’information transmise, en général par un journaliste, ait été, chaque fois que possible, validée par le chercheur lui-même quant à sa signification et quant à l’importance qu’elle revêt pour le public ».
  • Parfois un vulgarisateur ou scientifique bon communicant, ou doué d'une verve inhabituelle, devient une star appréciée des médias. Il peut être mis en avant, éventuellement bien plus que ne le justifierait la reconnaissance par ses pairs. On cherche alors aussi à lui faire rendre des avis sur des domaines qu'il ne maîtrise pas nécessairement. Il devrait se garder de tomber dans ce piège, et la déontologie des journalistes voudrait qu'on ne l'y pousse pas. Dans le feu de l'action et du direct on peut comprendre quelques dérives, mais dans la presse, elles paraissent plus suspectes. Ce phénomène peut être renforcé par le fait que nombre de bons scientifiques, échaudés par des communications mal faites, mal comprises ou mal rapportées par les médias venus les interroger peuvent ensuite éviter de réitérer l'exercice.
  • La vulgarisation médicale et de santé présentant des enjeux éthiques particulièrement forts, avec d'une part le poids du lobby pharmaceutique et d'autre part des risques de dérives liées à l'amateurisme ou à la non-mise à jour de certains sites.
    Plusieurs initiatives, parfois encadrées par les états cherchent à encourager de bonnes pratiques et professionnaliser ces acteurs.
    Par exemple, la Fondation HON (Health On the Net) promeut une information en ligne qui soit claire, vérifiée, appropriée et efficace. Elle a produit un code de conduite HONcode qui permet à un site respectant ce code d'afficher le logo HON sur sa page d’accueil[17]. Une convention de partenariat a été signée en France par HON et la Haute Autorité de Santé qui promeut une certification des sites proposant des informations sur la santé.
    Les sites informant sur la médecine, les médicaments, sont désormais invités par la loi[18] à afficher sur leur page d'accueil leurs liens avec des sites institutionnels (caisses d’assurance-maladie, Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFFSSAPS) ou Haute Autorité de santé (HAS)) et à demander (depuis ) à la HAS une certification volontaire (Plus de 700 sites répondant aux critères ont été certifiés entre 2007 et début 2010)[19].

Publications et médias

Les organismes de publications scientifiques (articles, revues, publications, colloques) s'adressent principalement aux spécialistes dans un processus d'évaluation par les pairs.

Par opposition, les médias de masse ont par essence pour rôle de transmettre de l'information aux publics non-spécialisés. C'est cependant dans les médias traditionnels, souvent par le biais d'une actualité ou de sujets de société chargés émotionnellement et en opposition avec la cognition nécessaire à l’acquisition de la connaissance[20],[21].

Le livre et la presse

Au XVIIIe siècle durant la période des Lumières, des penseurs ont théorisé la pédagogie moderne en faveur de l'éducation du peuple et la vulgarisation scientifique. Les mouvements d'éducation populaire et le milieu scientifique ont fait émerger la nécessité de la vulgarisation scientifique, tant pour lutter contre la désinformation et les superstitions que pour élever le niveau global de connaissance des peuples. Les premiers outils de connaissances abordables sont alors les dictionnaires encyclopédiques, qui vont être diffusés sous la forme de fascicules ou de livres en format poche. Le rôle prépondérant des colporteurs puis l'apparition des premières gares ferroviaires (années 1840) permet cette diffusion accélérée. À partir des années 1880, du moins en Occident, la liberté de la presse, l'éducation pour tous, la fondation de grandes bibliothèques publiques, ouvrent encore le champ de l'acquisition des savoirs.

Des périodiques de vulgarisation scientifique sont apparues progressivement au XIXe siècle. Au début du siècle suivant, des magazines tels que Sciences et Vie, fondé en 1913 en France, connaissent le succès[22],[23],[24].

Audiovisuel et Internet

Entre 1920 et 1990, la radiophonie puis la télévision montent en puissance et deviennent des canaux de transmissions de savoirs. Un des premiers films de vulgarisation scientifique, The Einstein Theory of Relativity, est sorti aux États-Unis en 1923.

L’essor des nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC) a permis de démultiplier cette offre ces dernières décennies, via le web notamment[25].

Des livres de la collection d'origine américaine Pour les nuls, qui propose des ouvrages de vulgarisation sur tous les sujets.

Revues de vulgarisation

Émissions télévisées

Émissions radiophoniques

Chaîne TV spécialisée

La chaine de télévision Science & Vie TV est spécialisée dans la vulgarisation.

Internet

Il existe de très nombreux sites web contribuant à la vulgarisation : d'une part les sites de revues scientifiques ou alimentés par des agences de presse spécialisées (comme Agence Science-Presse). D'autre part, les sites enrichis par la communauté des internautes à travers des blogs[30], ou des outils collaboratifs comme Wikipédia.

Dans les années 2010, la vulgarisation en vidéo s'est développée notamment à travers des chaînes YouTube et des créateurs influents comme ExperimentBoy, DirtyBiology ou encore Acermendax[31],[32], [33] ,[34]. Les premières chaînes sont créées vers 2014 et 2015, puis leur nombre explose[35]. De véritables communautés sur les réseaux sociaux débattent autour de leurs gourous sur les questions scientifiques et sociétales mises en lumière en vidéo[36].

À côté de ces émissions, il existe aussi des bandes dessinées en ligne de vulgarisation comme JKX Comics créée par des doctorants américains[37].

Animation scientifique et technique

Formation

En France, quelques masters formant à cette forme de communication existent[40], et une formation de journalisme scientifique est donnée à l'école supérieure de journalisme de Lille depuis les années 1990. Des formations courtes existent également, généralement destinées à des chercheurs ou ingénieurs, par exemple par le Centre de vulgarisation de la connaissance à l'université Paris-Sud, ou par des organismes privés comme Agent Majeur ou Science et partage. Des formations courtes existent aussi à destination des doctorants pour les préparer à des concours du type de Ma thèse en 180 secondes. Il existe toutefois bien plus de formations, souvent professionnalisantes, à la médiation scientifique[41]. Certains livres permettent également d'apprendre à vulgariser[42],[43],[44].

Au Québec, l'ACFAS[45] offre des activités de formation en communication scientifique afin que les chercheuses et chercheurs, les étudiantes et étudiants en recherche et les personnes passionnées par la science puissent acquérir et développer leurs compétences pour vulgariser la science.

Notes et références

Voir aussi

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