Nouadhibou

ville de Mauritanie From Wikipedia, the free encyclopedia

Nouadhibou (en arabe : نواذيبو, à l'époque coloniale française : Port-Étienne[1]) est la capitale de la wilaya (région) de Dakhlet Nouadhibou, située sur le Râs Nouâdhibou, dans la partie occidentale de la République islamique de Mauritanie. C'est par le nombre d'habitants la deuxième ville du pays après Nouakchott, la capitale politique et administrative[2].

Faits en bref Administration, Pays ...
Nouadhibou
Nwadibu
نواذيبو
Port-Étienne
Nouadhibou
Le port artisanal de Nouadhibou
Administration
Pays Drapeau de la Mauritanie Mauritanie
Maire El Ghassem Ould Bellali
Démographie
Population 173 525 hab. (2023)
Géographie
Coordonnées 20° 56′ 42″ nord, 17° 02′ 13″ ouest
Localisation
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Nouadhibou
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Nouadhibou
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Géographie

Au bord de la plage à Nouadhibou. Mars 2020.

Établie sur la partie mauritanienne de la presqu'île du Râs Nouâdhibou (ancien Cap Blanc), frontalière au Sahara Occidental, Nouadhibou est la capitale économique et la deuxième plus grande ville mauritanienne.

La plupart des sources estiment sa population à plus de 100 000 habitants, voire 150 000[3]. La commune proprement dite en comptait 72 337 lors du recensement de 2000[4].

Histoire

La pêcherie de Port-Étienne en 1931

Par un arrêté du , le gouverneur général de l'Afrique-Occidentale française (AOF), Ernest Roume, nomme le port « Port-Étienne », en l'honneur de l'ancien ministre des Colonies, Eugène Étienne[5].

Nouadhibou était une escale de l'Aéropostale de Latécoère, du temps des pionniers de l'aéronautique, pendant l'entre-deux-guerres. Jean Mermoz et Antoine de Saint-Exupéry y relâchèrent souvent.

Depuis le début de l'année 2006[6], Nouadhibou est devenue un point de départ d'émigrants africains tentant de rejoindre les îles Canaries. Cette voie — extrêmement dangereuse pour accéder au continent européen — est devenue populaire en raison du renforcement mi-2005 des contrôles d'émigration le long de la côte marocaine et autour des enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla.

Au moins 58 personnes meurent en décembre 2019 dans le naufrage d'une embarcation à quelque 25 km au nord de la ville[7].

Économie

Le train de la SNIM à Nouadhibou.

C'est grâce au port de Point Central, à quelques kilomètres de Nouadhibou et de sa cité minière de Cansado, qu'est acheminé le minerai de fer de la mine de Zouerate, dont la gestion est assurée par la Société nationale industrielle et minière (SNIM), par l'un des plus grands trains du monde.

Nouadhibou abrite aussi une très importante activité de pêche, attirant les populations du sud du pays.

La ville est également réputée pour être un pôle d'échange – voire de trafic[8] – de météorites dans le Sahara.

Une route[9], inaugurée début 2005, relie dorénavant Nouadhibou à Nouakchott ; elle relie également la Mauritanie à la frontière sud du Sahara occidental administré et revendiqué par le Maroc. Ce nouveau moyen de communication fait qu'elle attire de plus en plus les populations du sud à la recherche de travail.

Un centre de rétention pour les migrants en situation irrégulière a d'ailleurs été créé avec le financement de l'Espagne, dans le cadre de la politique d'externalisation de l'asile menée par l'Union européenne.

Aéroport

L'aéroport de Nouadhibou permet des liaisons aériennes avec les îles Canaries et avec plusieurs villes de Mauritanie.

Notes et références

Annexes

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