Prissac
commune française du département de l'Indre
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Prissac est une commune française située dans le département de l'Indre, en région Centre-Val de Loire.
| Prissac | |||||
La place du 8-Mai en 2010. | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Centre-Val de Loire | ||||
| Département | Indre | ||||
| Arrondissement | Le Blanc | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Marche Occitane - Val d'Anglin (siège) |
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| Maire Mandat |
Gilles Touzet 2020-2026 |
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| Code postal | 36370 | ||||
| Code commune | 36168 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Prissacois | ||||
| Population municipale |
576 hab. (2023 |
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| Densité | 9,2 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 46° 30′ 39″ nord, 1° 18′ 31″ est | ||||
| Altitude | Min. 105 m Max. 199 m |
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| Superficie | 62,83 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Saint-Gaultier | ||||
| Législatives | Première circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Indre
Géolocalisation sur la carte : Centre-Val de Loire
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| Liens | |||||
| Site web | www.prissac.fr | ||||
| modifier |
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Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par l'Abloux, l'Anglin, la Sonne, la Caquignolle et divers autres petits cours d'eau. Incluse dans le parc naturel régional de la Brenne, la commune possède un patrimoine naturel remarquable composé d'un site Natura 2000 et une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique. La « vallée de l'Anglin et affluents » est une zone spéciale de conservation constituée de cortèges floristiques collinéens, de prairies humides riches en flore patrimoniale abritant plusieurs insectes de l'annexe II, émaillées de mares à Triton crêté, et de pelouses calcaires riches en Orchidées.
Prissac est une commune rurale qui compte 576 habitants en 2023, après avoir connu un pic de population de 2 184 habitants en 1836.
Le patrimoine architectural de la commune comprend trois immeubles protégés au titre des monuments historiques. L'église Saint-Martin, construite au XIIe siècle, est inscrite en 1928. Le château de la Garde-Giron, construit sur le type du château-cour du XVe siècle puis remanié fortement au XIXe siècle, est inscrit en 1989. La commanderie, une construction du XVe siècle, comportant un corps de bâtiment carré avec tourelle contenant l'escalier, et une tour carrée démantelée plus ancienne, est inscrite en 1927.
Géographie
Localisation
La commune est située dans le sud-ouest[1] du département, dans la région naturelle de la Brenne, au sein du parc naturel régional de la Brenne.
Les communes limitrophes[1] sont : Sacierges-Saint-Martin (5 km), Dunet (5 km), Luzeret (8 km), Lignac (8 km), Chalais (9 km), Oulches (12 km), Bélâbre (12 km) et Ciron (14 km).
Les communes chefs-lieux[1] et préfectorales sont : Saint-Gaultier (17 km), Le Blanc (23 km), Châteauroux (45 km), La Châtre (53 km) et Issoudun (71 km).
Hameaux et lieux-dits
Les hameaux et lieux-dits de la commune sont : le Châtelier, les Prots, Chilouet, la Roche-Chevreux, Charpenet, le Peu, le Moulin Neuf, les Aubris, le Carré, Theuret, Souvigny, Château Morand, le Gué de Laveau, Villeneuve, la Grande Filouse, la Breuille, la Renonfière, la Plaine, Beauvais, les Places et la Vavre[2]
Géologie et hydrographie
La commune est classée en zone de sismicité 2, correspondant à une sismicité faible[3].
Le territoire communal est arrosé par les rivières : Anglin[2], Abloux[2] et Sonne[2]. Le confluent de ces deux cours d'eau (Abloux et Sonne) est sur le territoire de la commune.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[6] et est dans la région climatique Centre et contreforts nord du Massif Central, caractérisée par un air sec en été et un bon ensoleillement[7]. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 814 mm, avec 1,2 jours de précipitations en janvier et 7,2 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Chaillac à 8 km à vol d'oiseau[10], est de 12,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 864,0 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 42 °C, atteinte le ; la température minimale est de −19 °C, atteinte le [Note 1].
Voies de communication et transports
Le territoire communal est desservi par les routes départementales : 10, 29, 32, 32D, 54, 55 et 94[13].
La ligne du Blanc à Argenton-sur-Creuse via Saint-Benoît-du-Sault passait par le territoire communal, quatre gares (La Roche-Chevreux, Prissac, Fontmorand et La Plaine) desservaient la commune. La gare ferroviaire la plus proche est la gare d'Argenton-sur-Creuse[13], à 20 km.
Prissac est desservie par la ligne L du Réseau de mobilité interurbaine[14].
L'aéroport le plus proche est l'aéroport de Châteauroux-Centre[13], à 58 km.
Le territoire communal est traversé par le sentier de grande randonnée de pays de la Brenne[2].
Urbanisme
Typologie
Au , Prissac est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[15]. Elle est située hors unité urbaine[16] et hors attraction des villes[17],[18].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (72,2 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (72,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (47,5 %), forêts (26,8 %), terres arables (12,5 %), zones agricoles hétérogènes (12,2 %), zones urbanisées (0,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,4 %)[19]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Logement
Le tableau ci-dessous présente le détail du secteur des logements[20] de la commune :
| Date du relevé | 2013 |
|---|---|
| Nombre total de logements | 548 |
| Résidences principales | 59,1 % |
| Résidences secondaires | 26,3 % |
| Logements vacants | 14,6 % |
| Part des ménages propriétaires de leur résidence principale | 80,9 % |
Risques majeurs
Le territoire de la commune de Prissac est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité faible)[21]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[22].
Pour anticiper une remontée des risques de feux de forêt et de végétation vers le nord de la France en lien avec le dérèglement climatique, les services de l’État en région Centre-Val de Loire (DREAL, DRAAF, DDT) avec les SDIS ont réalisé en 2021 un atlas régional du risque de feux de forêt, permettant d’améliorer la connaissance sur les massifs les plus exposés. La commune, étant pour partie dans le massif de Luzeraize, est classée au niveau de risque 4, sur une échelle qui en comporte quatre (1 étant le niveau maximal)[23].

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels[24].
Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 97,5 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (84,7 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 548 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 523 sont en aléa moyen ou fort, soit 95 %, à comparer aux 86 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[25],[26].
Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989, 1991, 1992, 2016, 2018 et 2019 et par des mouvements de terrain en 1999[21].
Toponymie
Ses habitants sont appelés les Prissacois[27].
Histoire
L'édifice le plus ancien est l'église paroissiale (dès les XIIe siècle et XVe siècle), autour de laquelle s'est développé le noyau primitif du bourg, ainsi que de l'autre côté de la route de Bélâbre. On retrouve dans la rue Roland-Meignien, la rue du Porche ou la rue Robert-Nogrette des bâtiments à croupe, une tour d'escalier, des ruelles très étroites marquant un parcellaire médiéval, des ouvertures à encadrement cintré ou chanfreiné, d'anciens porches, etc.
Jusqu'à la fin du XIXe siècle, la rue principale du bourg était la rue des Gerbauds, avant le percement de la route de Bélâbre à Saint-Benoît-du-Sault. Le long de cette route se sont donc construites des maisons de bourg à un ou deux étages, avec encadrements d'ouvertures et chaînages d'angle en grès ou calcaire taillé et enduit plein, généralement couvertes en ardoise. Les façades des bâtiments existants ont été refaites. Il y avait de nombreux chiens-assis (houteaux) sur les toits, ils ont aujourd'hui disparu. Des fermes étaient installées aux limites du bourg, certaines existent encore. La partie ouest du bourg était occupée par des haies et peut-être des murets. Enfin, des chemins faisaient le tour complet du village. Le bourg de Prissac a longtemps été important et attractif par le nombre de ses commerces : presque toutes les maisons étaient occupées par des artisans ou des commerçants, une centaine en tout dans les années 1920.
La commune fut rattachée de 1793 à 2015 au canton de Bélâbre.
Politique et administration
La commune dépend de l'arrondissement du Blanc, du canton de Saint-Gaultier, de la première circonscription de l'Indre et de la communauté de communes Marche Occitane - Val d'Anglin[16].
Elle dispose d'une agence postale communale[28].
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[33]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[34].
En 2023, la commune comptait 576 habitants[Note 2], en évolution de −6,04 % par rapport à 2017 (Indre : −2,77 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Enseignement
La commune dépend de la circonscription académique du Blanc.
Manifestations culturelles et festivités
Équipement culturel
Santé
Sports
Médias
La commune est couverte par les médias suivants : La Nouvelle République du Centre-Ouest, Le Berry républicain, L'Écho - La Marseillaise, La Bouinotte, Le Petit Berrichon, France 3 Centre-Val de Loire, Berry Issoudun Première, Vibration, Forum, France Bleu Berry et RCF en Berry.
Cultes
Économie
Culture locale et patrimoine
- Château de la Garde-Giron
- Château de la Roche-Chevreux
- Château de Prissac (centre bourg)
- Château Gailladin
- Église Saint-Martin
- Monument aux morts
- Musée du machinisme agricole[40]
- Musée du facteur rural[40]
- Espace Gutenberg[40]
Personnalités liées à la commune

- François de Biencourt (1708-1777), seigneur de La Fortilesse, (Mousquetaire de la seconde compagnie de la garde du Roi) & dame Marie Perette de Bouëx, dame de Villemort. Mariés à Prissac le 11 février 1744.
- Gaston Chérau (1872-1937), journaliste et homme de lettres français, membre de l'académie Goncourt, passe son enfance chez ses grands-parents maternels à Prissac. Il est inhumé dans le cimetière communal.
- Fernand Alamichel (1897-1967), général de brigade aérienne.
- Charles Sadron (1902-1993), chimiste, physicien. Fils de Jacques Sadron, né à Prissac en 1874.
Bibliographie
Chatel de Brancion (Laurence) [dir.], Val de Creuse et Val d'Anglin. Nature et patrimoine. Guide, Bélâbre, Histaval, 2023, p. 210-214, notice d'Hubert Jouot et Françoise Trotignon.
