Questembert

commune française du département du Morbihan From Wikipedia, the free encyclopedia

Questembert [kɛstɑ̃bɛʁ] est une commune française située dans le département du Morbihan, en région Bretagne. La ville est le chef-lieu du canton de Questembert et le centre de Questembert Communauté.

Faits en bref Administration, Pays ...
Questembert
Questembert
Les halles de Questembert.
Blason de Questembert
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Vannes
Intercommunalité Questembert Communauté
(siège)
Maire
Mandat
Boris Lemaire (DVG)
2020-2026
Code postal 56230
Code commune 56184
Démographie
Gentilé Questembertois
Population
municipale
8 133 hab. (2023 en évolution de +7,22 % par rapport à 2017)
Densité 123 hab./km2
Population
unité urbaine
16 444 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 39′ 44″ nord, 2° 27′ 06″ ouest
Altitude Min. 27 m
Max. 128 m
Superficie 66,38 km2
Type Bourg rural
Unité urbaine Questembert
(ville isolée)
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Questembert
(bureau centralisateur)
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Questembert
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Questembert
Liens
Site web mairie-questembert.fr
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    Géographie

    Situation

    Points de repères

    Questembert est située approximativement entre les villes de Vannes, à 30 km, et Redon, à 35 km. Les plages les plus proches se trouvent à environ 20 km (Billiers, Damgan, Ambon). Le département voisin le plus proche est la Loire-Atlantique, à 25 km.

    Communes limitrophes

    Les distances entre l'hôtel de ville de Questembert et les mairies des communes les plus proches sont : Berric à 5,4 km, Larré à 6,7 km, La Vraie-Croix à km, Lauzach à 7,2 km, Sulniac à 7,6 km, Noyal-Muzillac à 7,8 km, Limerzel à km, Molac à 9,1 km et Le Cours à 9,3 km. Les communes en contact direct avec le territoire de Questembert sont : Larré, Pluherlin, Noyal-Muzillac, La Vraie Croix, Molac, Limerzel et Berric.

    Communes limitrophes

    Espaces naturels

    Questembert se situe en arrière du littoral, à 15 km de l'océan Atlantique et une vingtaine de kilomètres du golfe du Morbihan, dans un environnement alternant un paysage de bocage, agricole et naturel, fait de champs, prairies, haies, taillis, bois et landes. Son territoire est traversé par de petits cours d'eau, dont les principaux sont la rivière de Saint-Éloi et le Trévelo.

    L'étang de Célac est le principal plan d'eau de la commune. Celui-ci a fait l'objet à partir de septembre 2024 d'une grande vidange transformant l'étang en une zone humide et permettant de restaurer le cours naturel du ruisseau le Tohon[1].

    Hydrographie

    La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Saint-Éloi, le Saint Gentien, le Trévelo, le Moulin Pinieux[2], le Kervily[3] et divers autres petits cours d'eau[4],[Carte 1].

    Le Saint-Éloi, d'une longueur de 37 km, prend sa source dans la commune de La Vraie-Croix et se jette dans l'Océan Atlantique en limite d'Ambon et de Billiers, après avoir traversé six communes[5].

    Le Saint-Gentien, d'une longueur de 10 km, prend sa source dans la commune et se jette dans l'Arz à Pluherlin, après avoir traversé quatre communes[6].

    Le Trévelo, d'une longueur de 20 km, prend sa source dans la commune et se jette dans la Vilaine à Nivillac, après avoir traversé six communes[7].

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[8]. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec[9]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[10]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[11]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[12],[13].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 12,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 869 mm, avec 13,3 jours de précipitations en janvier et 6,6 jours en juillet[8]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Pleucadeuc à 12 km à vol d'oiseau[14], est de 11,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 907,2 mm[15],[16]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,7 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −11,6 °C, atteinte le [Note 1].

    Cadre géologique

    Carte géologique du Massif armoricain.

    La région de Questembert est située dans le domaine varisque sud-armoricain qui est un témoin de la tectonique tangentielle hercynienne[17], avec le cisaillement sud-armoricain constitué de deux branches. La branche sud est bordée au Nord par une bande de leucogranite (granite clair, à muscovite et biotite, semblable aux granites à deux micas qui jalonnent le cisaillement sud-armoricain)[18], épais de 2 km, issue de fondus anatectiques, daté de 329 ± 21 Ma, dont la forme, en « goutte d'eau renversée », montre une racine étroite[19]. Cette roche constitue le massif granitique de Grand-Champ/Allaire plus connu sous le nom de massif granitique de Questembert, qui forme un appendice de quelque 70 kilomètres de long pour quelque 5 kilomètres de large[20]. Ce massif est intrusif dans les schistes du briovérien (qui ne subsistent qu’à l’état de panneaux entre les lobes de ce massif dont ils forment l’encaissant) et localement paléozoïques affectées par un métamorphisme de contact ubiquiste[21].

    Voies de communication

    Routes

    L'ancienne route nationale 775 (aujourd'hui déclassée en route départementale) traverse d'ouest en est en passant au lieu-dit Bel-Air à km au nord du centre de la ville, permettant de rejoindre la RN 166 de Rennes à Vannes. Des routes départementales orientées nord-sud (dont la D1, surnommée «Route bleue»[22]) permettent d'accéder à la RN 165 de Nantes à Brest.

    Trains

    La voie de chemin de fer de Paris à Quimper traverse la commune d'est en ouest. La gare de Questembert, située à Bel-Air, est le lieu d'arrêt des TER Bretagne, permettant notamment de rejoindre les gares de Vannes ou Redon pour accéder aux correspondances avec le TGV Atlantique.

    Aéroports

    L'aéroport de Vannes-Meucon, réservé aux petits avions privés, est situé à moins de 20 km. Les aéroports ouverts au trafic national et international les plus proches sont : l'aéroport de Lorient - Bretagne Sud sur la base de Lann-Bihoué à 90 km ; l'aéroport de Nantes Atlantique à 100 km et l'aéroport de Rennes - Saint-Jacques à 90 km.

    Voie verte

    La voie verte de Saint-Malo à Rhuys s'arrête provisoirement à Bel-Air en Questembert. Elle permet notamment de rejoindre le chemin de halage du canal de Nantes à Brest et la ville de Ploërmel[23].

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Questembert est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[24]. Elle appartient à l'unité urbaine de Questembert[Note 2], une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée[25],[26]. La commune est en outre hors attraction des villes[27],[28].

    Occupation des sols

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    Le tableau ci-dessous présente l'occupation des sols de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).

    Davantage d’informations Type d’occupation, Pourcentage ...
    Occupation des sols en 2018
    Type d’occupation Pourcentage Superficie
    (en hectares)
    Tissu urbain discontinu 5,0 % 330
    Zones industrielles ou commerciales et installations publiques 1,1 % 72
    Équipements sportifs et de loisirs 0,7 % 47
    Terres arables hors périmètres d'irrigation 35,1 % 2301
    Prairies et autres surfaces toujours en herbe 15,1 % 994
    Systèmes culturaux et parcellaires complexes 29,6 % 1939
    Surfaces essentiellement agricoles interrompues par des espaces naturels importants 1,2 % 81
    Forêts de feuillus 3,1 % 203
    Forêts de conifères 4,0 % 265
    Forêts mélangées 5,0 % 331
    Source : Corine Land Cover[29]
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    Toponymie

    Le nom de la localité est attesté sous les formes Kaistemberth en 1160, Questebert et Questembert en 1164, Kestembert en 1255, Kestemberts en 1261, Questembert en 1266, Questelberz en 1387, Quinntembert en 1428, Questelbertz et Questebert en 1453, Quenstelbertz en 1482, Quitinber en 1630 et Guistemberg en 1636[30].

    En breton, Kistreberzh aurait pour origine « kisten berh », qui signifie « pays des châtaignes »[22]. Hervé Abalain, se fondant sur la forme de 1160, y voit un anthroponyme d’origine germanique dans lequel il identifie l’élément -berht, signifiant « illustre ». Il indique qu'Erwan Vallerie propose une interprétation toponymique faisant intervenir le terme kist(in), signifiant « châtaigne » en breton[31]. Erwan Vallerie estime par ailleurs que Questembert est située dans une zone où bretonnants et romanisants ont cohabité avant le recul du breton, ce qui expliquerait que des toponymes comme Questembert se présentent actuellement sous une forme romane plus ou moins influencée par la langue bretonne[32]. Selon Jean-Yves Le Moing, plusieurs hypothèses peuvent expliquer l’origine du nom de la localité. Il pourrait procéder du breton vannetais kesten, lui même dérivé du latin castanea, signifiant « châtaigner ». L'auteur propose également une explication par le breton kast (de castrum, le château), devenu kest, suivi de l'article en et du mot bert, devenu berth puis berz ou berh au sens de « dome » ou « motte », le bourg médiéval étant situé sur un point élevé[33].

    Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 76,0 % des toponymes de la commune sont bretons[34].

    En breton, le nom est attesté sous plusieurs formes : Kistreberh en vannetais[32], Kistreberc'h[30], Kestemberzh[35] et Kistreberzh[30],[35]. Cette dernière forme apparaît à partir de 1950 et devient la forme la plus fréquemment attestée dans les relevés de l’Office public de la langue bretonne jusqu’à la période contemporaine. Elle correspond également à la forme bretonne normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne[30], employée dans des ressources contemporaines qui indiquent se fonder sur les données de l’Office public de la langue bretonne[36],[37].

    En gallo, la localité est désignée sous le nom de Qhitembè[38]. Sa prononciation peut être notée [tʃitɑ̃be][39] [citɑ̃bɛ] ou [cetɑ̃be][40], et a été relevée par Henri-François Buffet dans un ouvrage de 1954, sous la forme Tchitchembè[41].

    Histoire

    Préhistoire et Protohistoire

    De nombreux vestiges datant du Néolithique, de l'âge du Bronze et de l'âge du Fer ont été découverts sur le territoire de la commune[42]. Des coffres de forme cylindrique ont été mis au jour et identifiés comme des ossaria, c'est-à-dire des urnes funéraires typiques des nécropoles rurales vénètes[43]. Cette interprétation est néanmoins contestée[44].

    Antiquité

    La voie antique reliant Rieux à Vannes traverse le territoire de Questembert et semble se confondre avec l’actuelle route de Vannes à Redon. De nombreux tessons de céramiques romaines, ainsi que des monnaies et des fragments de tegulae et d'imbrices ont été mis au jour[42].

    Moyen-Âge

    Arthur de La Borderie, reprenant l'Histoire de la Bretagne de Pierre le Baud, indique qu'Alain le Grand, roi de Bretagne, aurait écrasé les Vikings dans les environs de Questembert. Il estime date entre le 1er aout et le 8 novembre[45]. Des 15 000 Normands, 400 ou 40, selon les sources, eurent la vie sauve en s'enfuyant vers leurs bateaux. Mais cette localisation est remise en cause par les historiens modernes qui pensent que ce combat se serait déroulé nettement plus à l'est[réf. souhaitée].

    Alain le Grand est à associer à Judicaël, son rival devenu allié, tué à l'extrémité ouest du front, avant la bataille[réf. souhaitée]. Une stèle de granite de m de hauteur a été érigée place Gombaud en 1907 par l’Union Régionaliste Bretonne à l’occasion du millénaire de la mort du roi Alain le Grand. Elle commémore la victoire du chef breton sur les Normands[22].

    A partir du XIIe siècle, la paroisse de Questembert dépend de la châtellenie de Rochefort[46].

    Temps modernes

    Six missions paroissiales prêchées par des Lazaristes, furent organisées à Questembert en 1724, 1737, 1749, 1763, 1775 et 1787[47].

    Combat de Coëtbihan

    En 1793, Questembert est le théâtre d'affrontements entre Républicains et Chouans. Le combat de Coëtbihan en est l'épisode le plus sanglant.

    Le XXe siècle

    La Belle Époque

    En application de la loi sur les congrégations du , l'école congréganiste tenue par les Frères des écoles chrétiennes dût fermer à partir du [48].

    La Première Guerre mondiale

    Le monument aux morts de Questembert porte les noms de 192 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale[49].

    La Seconde Guerre mondiale

    Le monument aux morts de Questembert porte les noms de 32 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale[49]. Sept résistants ont été fusillés ou sont morts en déportation : parmi eux Albert le Brun[50] et Gabriel Malard[51], tous deux le à la caserne du Colombier à Rennes.

    La gare de Bel-Air, à la jonction entre la ligne ferroviaire Paris-Quimper et de celle qui venait de Malestroit, vit transiter (les transits étaient organisés par un hôtelier-restaurateur de Bel-Air) de nombreux aviateurs alliés cherchant à gagner des ports des Côtes-du-Nord afin de regagner l'Angleterre[52]. Un cheminot, Stanislas Pivaut, mourut en déportation le au stalag II-D de Stargard[53].

    Des résistants FFI de Questembert furent tués lors de combats contre les Allemands : Christophe Flatrès[54] le à Questembert et René Daniel[55] le à Nostang.

    L'après Seconde Guerre mondiale

    Un soldat originaire de Questembert est mort pour la France pendant la Guerre d'Indochine et un autre pendant la Guerre d'Algérie[49].

    Le XXIe siècle

    La centrale solaire de l’Épine est inaugurée le  ; ses 5 000 panneaux photovoltaïques produisent 3 100 MWh ; elle est installée sur une ancienne décharge à cheval sur les communes de Limerzel et Questembert[56].

    La commune fait appel depuis 2005 à des chevaux territoriaux de race bretonne pour la réalisation de tâches de service public (entretien d'espaces verts, transports de personne...)[57]. En 2025, une pétition est lancée par un conseiller municipal apparenté LFI de Rochefort-en-Terre, et relayée par le micro-parti Révolution écologique pour le vivant, contre l'utilisation de ces chevaux ; elle est signée par 25 000 personnes[57]. Le maire divers gauche de la commune répond que les chevaux de trait municipaux de Questembert travaillent 4 heures par jour maximum, et sont bien traités[57].

    Économie

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[58]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[59].

    En 2023, la commune comptait 8 133 habitants[Note 3], en évolution de +7,22 % par rapport à 2017 (Morbihan : +4,33 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    3 4682 7892 7153 4883 5613 7553 5903 8363 803
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    3 8443 9404 0494 0214 1134 1554 1314 1024 152
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    4 0764 1194 3574 0714 2064 2294 1874 1984 062
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
    4 0684 2094 6614 9615 0765 7276 2726 5857 021
    Davantage d’informations - ...
    2014 2019 2023 - - - - - -
    7 3997 8628 133------
    Fermer
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[60] puis Insee à partir de 2006[61].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Politique et administration

    Tendances politiques et résultats

    Élection présidentielle de 2022

    Élection présidentielle de 2017

    Élection présidentielle de 2012

    Élection présidentielle de 2007

    Élection présidentielle de 2002

    Élections municipales 2014

    Liste des maires

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
    1907 1913
    (décès)
    Hippolyte Guillemin   Officier à la retraite
    Conseiller général (1910-1913)
    1913 1946 Jules Pabois   Chevalier de la Légion d'honneur
    1946 1959 Louis Herrou   Greffier
    mars 1959 mars 1977 Jean Grimaud RI puis PR Commerçant
    Député de la 1re circonscription du Morbihan (1963-1978)
    mars 1977 mars 1989 Jean de Kerangat DVD Expert forestier
    mars 1989 juin 1995 Bernard Thomyre SE-DVG Ancien responsable administratif
    Médaille militaire
    juin 1995 mars 2014 Paul Paboeuf PS Enseignant en IUT retraité, ancien adjoint au maire
    Président de la CC du pays de Questembert (1997-2014)
    mars 2014 25 mai 2020 Marie-Annick Martin DVD[66]
    (UDC)
    Retraitée
    Conseillère départementale (2015-2021)
    25 mai 2020 en cours Boris Lemaire[67] DVG Cadre Yves Rocher
    Conseiller départemental (depuis 2021)
    Vice-président de Questembert Communauté (depuis 2020)
    Fermer

    Politique environnementale

    Questembert se caractérise par la mise en place de[68] :

    • système d'autostop participatif, entre le centre-ville et la gare, appelé Questen'pouce[69] ;
    • système de collecte des déchets triés par traction hippomobile[70] ;
    • « pédibus » pour deux écoles maternelles/primaires ;
    • « coulée verte » périurbaine ;
    • minimum de 20 % de produits alimentaires biologiques et locaux servis dans la restauration scolaire ;
    • filière bois-énergie locale et réseau de chaleur bois pour le chauffage de la piscine communautaire et le centre de loisirs ;
    • « zéro phyto » depuis 2013.
    Ramassage des déchets à Questembert par les chevaux.

    Enseignement

    Français

    La commune abrite un lycée (Marcelin-Berthelot), deux collèges (Saint-Joseph, Jean-Loup Chrétien), trois écoles maternelles et primaires (école Beau Soleil, école Notre-Dame, école Écol'eau Graines) et une maison familiale rurale. En 2008, l'institut de Questembert a procédé à un échange avec le Cinco Villas constaté de Ejea de los Caballeros, Saragosse, Espagne.[Quoi ?]

    Bilingue : français breton

    Une école Diwan ouvre en 2000 et ferme en 2020[71].

    Culture et patrimoine

    Musique traditionnelle

    Le couple biniou-bombarde, implanté traditionnellement en Basse-Bretagne depuis le XVIIIe siècle, est aussi attesté dans la région de Questembert vers 1850[72].

    Histoire linguistique

    En 1806, Questembert est noté par l'enquête impériale menée par Charles Coquebert de Montbret comme bretonnante. En 1843, dans l'enquête mené par M. Ogée[73], on y indique qu'on y parle le français. Le pays de Questembert avec celui de Muzillac appartient au « pays d'A-Bas », qui a fait l'objet d'un travail de collectage coordonné par Philippe Blouët[72], réalisé notamment dans les années 1980 par le cercle celtique-bagad de Questembert. Plusieurs publications sont à signaler (cahier de pays avec disque « Dastum numéro 6-chants traditionnels du bas pays- Muzillac Questembert » en 1982, « Sonneneù bro Gwened ihuel 1 et 2 » par le cercle celtique de Questembert, puis un CD avec livret trilingue breton gallo français « chants du pays de Questembert » édité par l'association locale Andon[74] et les éditions Alain Pennec en 2002, composé de chants collectés et réinterprétés, en français, gallo et en breton)[réf. nécessaire].

    Si aucun locuteur natif du breton n'a été répertorié sur la commune de Questembert depuis le XIXe siècle, l'usage du gallo y est très largement répandu jusque dans la seconde moitié du XXe siècle et compte encore de nombreux locuteurs au début du XXIe siècle[75]. Le parler gallo de Questembert possède quelques particularités phonétiques, notamment la prononciation ([mɛ]) pour «moi» ou la finale des verbes en -er qui se prononce [e] et non [ə] comme dans le bassin rennais. L'influence du breton s'y fait aussi sentir, quoique de façon marginale, sur certains mots, comme youtes (bouillie) qui est issu du breton yod, ou pobran (bouton d'or) dérivé du breton pav-bran[76].

    Patrimoine architectural

    Animation culturelle

    Questembert bénéficie d'une riche animation culturelle.

    Infrastructures

    Événements culturels

    • Festival de théâtre jeune public Festi'Mômes[77], fondé en 2005, annuel jusqu'en 2015, puis biennal ;
    • Festival des arts de la rue Festives Halles[78], annuel de 1997 à 2016 ;
    • Salon du livre jeunesse[79], fondé en 2000, annuel jusqu'en 2015, puis biennal.

    Tradition : le chêne guérisseur du Hulo

    « À Questembert, au lieu-dit "Le Hulo", on peut voir une niche contenant une statue de la Vierge Marie, l'ensemble étant fixé au tronc d'un vieux chêne tout au bord de la route. Des petits vêtements y sont souvent accrochés, car Notre-Dame-du-Hulo est invoquée pour guérir les maladies infantiles comme la rache, la gourme ou l'impétigo. En accrochant un linge ayant été porté par le petit malade, on obtenait la guérison par transfert. Cette même Vierge pouvait, paraît-il, aider les jeunes femmes à trouver un époux. Cette tradition était encore bien vivante avant la Seconde Guerre mondiale »[80].

    Héraldique

    Les armoiries de Questembert se blasonnent ainsi :

    D'or à un châtaignier arraché de sinople.

    Sports et loisirs

    • Hippodrome du Resto.
    • La Bogue d'Or de Questembert : club omnisports fondé le regroupant actuellement six sports dont le football, le tennis de table, la gymnastique, le GRS Twirling, la marche randonnée et la pétanque. La section football évolue en DSR. Tandis que celle du tennis de table évolue en D2 du comité du Morbihan de la FFTT. Le nom du club fait référence à la signification du nom de la commune en breton ("pays de la châtaigne").
    • Les Avettes de Questembert : club de basket évoluant dans les championnats départementaux de la FFBB.
    • Le HBCRK Handball Questembert : club de handball créé en 1991 dont l'équipe masculine évolue en Pré-Régionale (haut niveau départemental) et l'équipe féminime évolue elle aussi dans les championnats départementaux de la Fédération française de handball.
    • Le CARQ : club d'athlétisme, running et cross-country crée en 1993 affiliée à la Fédération française d'athlétisme113 licenciés en 2022 .
    • Questembert a accueilli le Tour de France 1997 le .

    Personnalités liées à la commune

    Notes et références

    Voir aussi

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